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qui lui fournit ses autres aliments. Il en est qui lui préparent des aliments par le fait de leur seule industrie , telles sont les abeilles. Une grande partie des vêtements qui le défendent contre le froid et l’humidité sont des dépouilles des animaux. Ils en est encore qui l’aident à saisir les autres espèces; quelques-uns lui fournissent des poisons et des médicaments.
S anson- Alphonse.
animalcule [zool.), s. m. On appelle ainsi des animaux très-petits, qui ne peuvent être aperçus distinctement qu’à l’aide du microscope; la plupart d’entre eux vivent dans des liquides, de là le nom d'infusoires qu’on leur donne également. Parmi les diverses théories proposées pour expliquer la cause des maladies, se trouve celle où l’on admet que de petits animalcules peuvent s’engendrer spontanément dans le sang ou s’introduire du dehors dans l’économie , et occasionner , par leur présence , la plupart des maladies qui affligent l’espèce humaine ; par exemple, la peste, la syphilis, etc. Des médecins distingués, et le grand Linné lui-même, ont partagé cette opinion ; récemment même, on a soutenu que le choléra était apporté par des myriades de petits insectes ; il est inutile de faire remarquer que ces explications sont des hypothèses dénuées de preuves , et qu’on n’a jamais vu ces prétendus animalcules. On ne connaît, jusqu’à présent, qu’une seule maladie qui doive son origine à la présence d’un petit insecte; c’est la gale. (V. le mot acarus .) M. Owen , savant anatomiste anglais , a découvert récemment une espèce d’entozoaire microscopique dans les muscles de plusieurs cadavres. Ces animalcules étaient enveloppés dans une poche d’un quart de ligne de long; leur forme était celle d’un petit ver roulé en spirale ; à une des extrémités, on apercevait une bouche transversale : M. Owen leur a donné le nom de trichina spiralis. Depuis Leeuwenhoeck , on sait que , dans le sperme de l’homme et dans celui des animaux , il existe une quantité prodigieuse de petits animalcules , dont la forme approche de celle du têtard ; on ne peut les voir qu’avec le secours du microscope. Dans une des théories modernes de la génération , on fait jouer un grand rôle à ces animalcules. (Voy, sperme, génération.) J.- P. Beaudk.
animalisation (physiol. ), s. f. Transformation des alimens en la propre substance de celui qui s’en nourrit. (V. digestion, nutrition ) J. B.
animaux nuisibles ( hyg . publ .), s.m.La golice, chargée de veiller au bien-être des habitants, a constamment défendu d’élever dans l’intérieur des villes les animaux dont le séjour était susceptible de compromettre la salubrité.
Paris , dont la nombreuse population exige des soins particuliers pour y maintenir l’ordre et la propreté , a des lois de police positives à cet égard. Déjà, du temps de saint Louis, une ordonnance de 1191 défendit d’élever des porcs dans la ville; Charles V étendit cette défense aux pigeons par un édit de 1368, et enfin une ordonnance du pré-
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vôt de Paris, rendue en 1502, proscrivit les oies et les lapins , sous peine d’amende.
Cette défense d’élever des oies fut surtout motivée par la consommation prodigieuse qui s’en faisait alors , et qui avait fait donner aux rôtisseurs le nom d’oyers. Mais, plus tard, une sentence du prévôt de Paris, du 18 juin 1523, ayant accordé aux poulaillers établis dans les faubourgs de Paris la permission de nourrir telle quantité d’oisons que bon leur semblerait , on ne tarda pas à recueillir les fruits de cette tolérance ; les nourrisseurs en élevèrent des quantités incroyables et se rapprochèrent successivement du centre de la ville ; de sorte que , dit un auteur , Paris devint un vaste et infect poulailler.
Les immondices de ces animaux , jointes à celles des rues , dont on n’avait pas tout le soin possible , répandaient partout l’infection et occasionnaient des maladies contagieuses. Aussi , dans le but de détruire ces graves inconvénients, François 1” rendit , en novembre 1539 , un édit défendant à toutes personnes de tenir, faire tenir, ni nourrir , en quelque lieu que ce soit, en la ville et faubourgs de Paris , aucuns pourceaux , truies , oisons , pigeons , i'tc., sous peine de confiscation et de punition < orporelle.
Cet édit fut renouvelé depuis par de fréquentes ordonnances; et aujourd’hui, l’ordonnance de police, en date du 3 décembre 1829, rendue pour Paris seulement, a reproduit une partie de ces dispositions. Des réglements analogues existent dans quelques autres villes de France.
Les travaux auxquels se sont livrés les commissions sanitaires, lors de la première invasion du choléra en 1832, ont prouvé quelle influence fâcheuse pouvait exercer sur la salubrité la conservation de ces animaux dans des localités mal disposées , et surtout dans l’intérieur des maisons. On ne saurait donc trop insister sur le maintien et l’exécution des réglements dont nous venons de parler; iis doivent figurer au premier rang parmi les actes de l’autorité qui intéressent la santé publique.
A. Trebuchet.
animisme (philos, méd .), s. m. Il existe en médecine deux systèmes différens pour expliquer les phénomènes de la vie ; dans le premier, l’on admet que les lois ordinaires de la physique, de la chimie et de la mécanique, suffisent pour rendre raison des effets de l’organisme , et du jeu merveilleux des fonctions vitales ; cette opinion, qui a été celle de quelques philosophes de l’antiquité, de Démocrite, d’Épicure, de Lucrèce , a été soutenue, dans ces derniers temps , par Reil, Sœmmering, Cabanis, etc. , et récemment encore par le chef célèbre de l’école physiologique,' Broussais. Dans le second système, au contraire, on fait inlervenir un principe, une puissance particulière, une âme (Y. ce mot) indépendante de la matière, mais pouvant lui donner des lois, et résister à certaines actions physiques et chimiques; présidant, en un mot, à l’organisation des animaux et de l’homme. Cette théorie constitue l’animisme, qu’on a encore appelé vitalisme, spiritualisme, suivant qu’on a établi certaines nuances. Elle a eu
de tout temps de nombreux partisans , à la tête desquels il faut placer , dans les siècles anciens , Pythagore, Platon, Hippocrate, Galien , etc., et, dans les temps modernes, une foule de médecins et de philosophes, Yan-Helmont, Stahl, Sydenham, Méad , Sauvages , Barthès , etc. Dans cette doctrine, la nature ou le principe organisateur réagit sans cesse contre les agents extérieurs, contre le froid, le chaud, l’humidité, etc.; il résiste à l’action chimique , qui tend à produire la putréfaction ; il veille à tout ; c’est lui qui , dans les blessures, amène la cicatrisation ; quelquefois il provoque une fièvre salutaire, pour rejeter au dehors un principe nuisible ; toute maladie n’est même qu’une lutte entre l 'agent morbide et le principe conservateur* Tantôt le mal l’emporte et la mort survient ; d’autres fois la nature redouble d’efforts, provoque une crise salutaire, et le malade guérit. Il est bon d’avertir ici que beaucoup de médecins , tout en admettant une âme pour la vie intellectuelle, refusent à la vie organique , au jeu des organes indépendants de la volonté, le principe conservateur et immatériel dont nous avons parlé. J.-P. Beaude.
amis (bot.), s. m. On désigne sous ce nom le fruit d’une plante de la famille des Ombellifères , le Nimpinella anisum, qui est originaire des contrées méridionales de l’Europe et de l’Orient. Elle fait partie de l’agriculture de certaines contrées ; ainsi on la cultive à Malte, près d’Alicante en Espagne, dans les provinces de l’empire russe qui avoisinent la mer Noire , autour d’Albi , eu Provence et même en Touraine. Ces petits fruits ont une saveur chaude, aromatique, et possèdent les propriétés excitantes qui en sont la conséquence. En Allemagne et en Italie, ils entrent dans la composition du pain et de la plupart des pâtisseries. En France, on fait avec l’anis de petites dragées, et les médecins le prescrivent sous forme de poudre ou d’infusion ; il convient surtout lorsque des gaz sont accumulés dans les intestins, et qu’ils occasionnent, en les distendant, de vives douleurs , que l’on a désignées sous le nom de coliques venteuses. L’anis, en provoquant la contraction des intestins, favorise l’expulsion des vents. Ce n’est qu’avec réserve qu’on doit faire usage de ce médicament sans l’avis du médecin , car si les coliques étaient dues à un état inflammatoire , l’usage de l’anis aurait les plus graves inconvéniens. Deux huiles, que renferme la graine, l’une volatile et contenue dans l’enveloppe (péricarpe), l’autre fixe , sont les principes actifs de l’anis.
Ams étoilé {badiane), s. m. Ce fruit n’a d’autre analogie avec l’anis indigène qu’une certaine conformité d’odeur et de saveur. 11 est formé par un certain nombre de petites coques disposées autour d’un point central , ce qui l’a fait comparer à une étoile. C’est VIlicium anisatum , arbre de la famille des Magnaliacées, qui vient en Chine et au Japon. L’anisette de Bordeaux ne doit le parfum et le goût qui la font rechercher qu’à la badiane.
Martins.
ankyloelépharon ( chir .), s. m. du grec ankilè, resserrement, et de blépharon, paupière On donne
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