‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 85 sur 316 · ANO · texte numérisé non relu

ANO

annulaire (ànat.) , adj. On] se sert de celte expression en anatomie pour désigner des organes ou des portions d’organes qui ont la forme d’un anneau. Ainsi il existe un ligament annulaire du radius, des ligaments annulaires du carpe et du tarse, une protubérance annulaire au cerveau; le muscle sphincter de l’anus a aussi été nommé muscle annulaire ; le cartilage cricoïde du larynx a reçu le nom de cartilage annulaire. On nomme doigt annulaire le quatrième doigt de la main, parce que c’est celui où l’on place le plus ordinairement les anneaux. J. B.

anodins, et plus exactement Anodyns ( thérap .), adj. pl. ( anodina et rectius anodyna, Celse). La signification de ce mot est assez bieD indiquée par son étymologie ( a privatif, et odunë, douleur) C’est un synonyme de calmants ou parégoriques (parégoréô, j’adoucis, je calme) ; mais on se tromperait fort si l’on supposait que les substances et agents que les médecins emploient pour faire cesser la douleur, et même pour la dissiper entièrement, puissent constituer une classe spéciale et déterminée de médicaments, comme sembleraient le faire croire les expressions : remèdes anodyns. Ces agents sont trop disparates et trop différents les uns des autres, pour qu’il soit logique de les réunir sous le même titre.

Dans nombre de circonstances , en effet ( dans les affections douloureuses sans fièvre), on se sert des narcotiques et surtout des préparations opiacées, afin d’enchaîner la douleur et de procurer un peu de repos ; tandis que dans d’autres, non moins nombreuses (telles que les inflammations aiguës en général), c’est aux substances aqueuses , mucilagineuses , huileuses , gommeuses, gélatineuses , qu’on préfère avoir recours, avec beaucoup de raison, pour atteindre au même but. La saignée, les sangsues , les bains , les lavements , les cataplasmes ordinaires, sont aussi d’excellents moyens d’apporter du soulagement aux souffrances des malades en proie à des affections inflammatoires. Il n’est pas jusqu’à l’instrument tranchant, quelque paradoxal que cela paraisse au premier abord, qui ne puisse être regardé comme unpuissant anodyn, puisqu’un coup de bistouri, en donnant issue au pus d’un abcès chaud , met fin , presque sur-le-champ , à des douleurs devenues quelquefois intolérables. La science des médicaments ne peut donc que gagner à rejeter tout-à-fait cette expression, d’ailleurs un peu vieillie et même surannée.

F.-E. Plisson.

anomal (path.), adj. , du grec a privatif, et de omalos, égal, régulier; irrégulier. On emploie ce mot pour désigner une maladie don lia marche est insolite et en dehors des faits ordinairement observés; on donne également le nom d’affection anomale à une maladie dont le caractère ne rentre dans aucun des cadres pathologiques indiqués jusqu alors. Ainsi une épidémie nouvelle et non encore observée est considérée comme une maladie anomale ; les maladies nerveuses sont sujettes à de grandes anomalies. J. B.

anomocephale yzool.) , du grec a privatif, norègle . et héphalè , tête. C’est le nom sous

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