‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 90 sur 316 · A PH · texte numérisé non relu

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méthode offre le double avantage d’exciter localement la plupart des parties qui sont le siège de l’aphonie , et d’établir une espèce de révulsion dans la membrane muqueuse du tube intestinal. Presque tous les astringents et surtout le sulfate de zinc, l’alun, le sous-acétate de plomb, etc., ont une action très-énergique sur l’état d’aphonie de l’arrière-bouche et du commencement de la membrane muqueuse laryngo-pharyngienne.

M. le docteur Trousseau guérit en cinq jours une aphonie qui existait depuis trois mois, en pratiquant la cautérisation de la membrane muqueuse du larynx. Le caustique dont ce praticien se servit, fut une solution concentrée de nitrate d’argent, portée, à l’aide d’une éponge convenablement fixée sur une tige en baleine, jusqu’à l’entrée du larynx ( Bulletin général de thérapeutique.) Cette méthode cesse de paraître téméraire et dangereuse , lorsque l’on réfléchit aux modifications importantes qu’exerce le nitrate d’argent sur toutes les membranes muqueuses. M. Bennati, en 1831, publia des observations d’aphonies chroniques guéries à l’aide de gargarismes, dans lesquels il faisait entrer l’alun à fortes doses, ou à l’aide’ de l’insufflation de celte même substance en poudre, plusieurs fois par jour, selon le procédé de M. Bretonneau. Tout en reconnaissant les avantages de cette méthode dans les cas d’atonie des organes modificateurs de la voix, nous ne pouvons pas nous dispenser d’en signaler les inconvénients.

Dans le mois de décembre 1835, nous vîmes une dame de Milan, affectée d’une aphonie complète, suite d’une suppression de règles; le rétablissement de la menstruation fit disparaître en quelque sorte l’état d’aphonie. Mais la voix resta rauque et voilée ; il y avait un léger gonflement delà membrane muqueuse qui tapisse l’isthme du gosier; la couleur de cette membrane était pâle; le voile du palais un peu déprimé. Cette dame, ayant entendu dire que la méthode de M. Bennati rendait la voix plus forte et plus sonore, montra le désir de se soumettre à cette espèce de traitement; elle fit usage, d’abord, d’un gargarisme composé d’alun, de décoction d’orge et de sirop diacode , quatre fois par jour, et la guérison ne se fit pas attendre; mais au bout de dix jours , sans aucune cause connue , la voix devint une autre fois voilée. Nous employâmes le gargarisme précédent, mais sans aucun succès; nous procédâmes à l’insufflation de la poudre d’alun, selon la méthode de M. Bretonneau. Il y avait amélioration immédiatement après le traitement ; mais, quelques jours après, la malade revenait à son premier état. La dose de l’alun fut portée jusqu’à seize gros; nous fîmes disparaître l’état d’aphonie, en passant, sur les parties malades, une barbe d’une plume imbibée dans une solution de miel rosat et d’acide sulfurique.

Une maîtresse de pension, que M. Bennati luimême avait guérie d’une aphonie chronique , à l’aide de l’insufflation et des gargarismes d’alun, présenta les mêmes phénomènes, trente-six jours après la guérison : cette rechute fut très-opiniâtre, et nous n’obtînmes la guérison qu’à l’aide d’une

solution très-peu concentrée de nitrate d’argent fondu. Nous avouons que ces faits ne sont pas suffisants pour détruire un grand nombre d’observations de M. Bennati, et prouver les dangers et l’inutilité de l’usage répété des astringents alumineux; mais notre objection est plutôt basée sur la pathologie. On sait généralement que l’emploi inconsidéré des substances astringentes et répercussives sur les membranes muqueuses rendent , à la longue, ces membranes épaisses, et comme calleuses, et qu’il faut employer, de jour en jour, de nouveaux excitants, pour rendre ces membranes un peu sensibles à l’action des médicaments. On peut citer, comme exemple, le canal nasal, l’urètre, et la membrane muqueuse des paupières; or les mêmes phénomènes doivent avoir lieu dans la membrane muqueuse qui tapisse les organes modificateurs de la voix. Nous ne voulons pas exclure pour cela toute espèce de gargarisme astringent, mais nous voulons combattre l’usage répété et les doses très-fortes que l’on emploie. Du reste, nous préférons toucher une seule fois les parties de l’arrière -bouche avec une solution plus ou moins concentrée de nitrate d’argent fondu , au lieu de les gargariser un grand nombre de fois avec les astringents; la guérison ainsi est plus prompte, et on ne craint pas une rechute.

Dans quelques cas d’aphonie catarrhale chronique, nous avons vu disparaître cette affection à l’aide d’une douche de vapeurs , appliquée sur la région antérieure du cou, à l’aide d’un petit appareil portatif auquel nous avons adapté un tuyau qui se termine par une espèce de surface con cave, ayant un grand nombre de trous, et qui s’adapte parfaitement à la surface de la partie convexe à laquelle on l’applique. Quand l’aphonie est trèsancienne , en rapprochant de la peau le jet de vapeur, on peut produire une espèce d’escoriation sans cependant faire éprouver aux malades de bien vives douleurs : ce moyen vaut mieux que les vésicatoires volants. Ces douches déterminent une puissante dérivation au dehors, et, répétées plusieurs fois, la résolution des engorgements des parties sous-jacentes.

Les praticiens , dans ces derniers temps , ont guéri l’aphonie chronique à l'aide du séton et des sinapismes devant le cou, ainsi que l’huile de croton-tiglium, employée en frictions sur les parties latérales du cou.

Quant à l’aphonie considérée sous le rapport juridique, la médecine légale ne possède pas encore désignés certains pour constater si elle est réelle ou simulée. On rencontre souvent de grands criminels qui, pour se soustraire aux inquisitions de la justice , feignent un état d’aphonie complète ; dans ces cas , il n’y a d’autres moyens que de les surprendre pendant leur sommeil pour leur faire pousser des cris violents, et s’assurer si l’aphonie est réelle ou simulée; mais ces moyens ne sont pas très -puissants pour des hommes déjà rusés et j qui sont toujours dans un état d’alerte.

I Dans les grandes villes, les médecins sont sou- I vent appelés par les directeurs des théâtres, pour I constater l’état d’aphonie des artistes, qu’on croit I toujours simulée. Il est bon de savoir que chez la

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plupart des chanteurs et des comédiens , la membrane muqueuse de l’arrière-bouche, ainsi que l’isthme du gosier, le voile du palais, et les amygdales sont ordinairement très-rouges, et présentent un état d’irritation chronique qui peut exister sans aphonie, et viceversâ. On peut rencontrer des cas d’aphonie ayant leur siège dans le larynx, sans que les organes modificateurs de la voix soient altérés. L’année dernière , M. le docteur Fossati et moi, nous fûmes consultés pour constater l’état d’aphonie de madame F. Lo....; cette dame, à six heures et demie du soir, était bien portante; à huit heures , quand elle devait jouer son rôle, elle devint complètement aphone. Nous n’observâmes aucun phénomène hystérique et convulsif; or il est presque impossible de voir une aphonie catarrhale complète se déclarer en une heure et demie ; la malade avait la membrane de l’arrière-bouche rouge et très-irritée; mais, comme nous venons de le dire, ces signes ne sont pas suffisants : ainsi, dans ces doutes , nous conclûmes que l 'aphonie pouvait être simulée. Du reste , dans des cas pareils , comme il ne s’agit pas de grands criminels , et que le médecin n’est pas un maître de conscience, il doit s’en rapporter à la loyauté et à la bonne foi des artistes, et avoir plutôt des égards pour leur santé que pour les intérêts financiers de l’administration.

S. Furnari.

aphrodisiaques (mat. méd.) , adj. pl. (aphrodisiaca). On comprendra aisément , et sur-le-champ, de quel genre de propriétés sont pourvus les médicaments dont il va être question , si l’on veut bien faire attention que l’expression , qui sert à les caractériser, est dérivée du grec aphros , écume, d’où l’on sait qu’ Aphrodite ( aphrodité ), déesse de la volupté, la même que Yénus , tire son nom et son origine.

Le vœu de la nature et l’institution du mariage ayant évidemment pour but final la reproduction de l’espèce , les médecins ont dû s’occuper de bonne heure des moyens de remédier aux divers empêchements , obstacles ou accidents qui peuvent s’opposer à l’accomplissement de cette importante fonction. Mais déjà, dès la plus haute antiquité, l’attrait du plaisii , d’une part, et, de l’autre, la honte attachée à l’impuissance et à la stérilité, avaient fait rechercher, avec ardeur, tous les expédients qu’on a supposés capables de faire atteindre à ce double résultat. Il est vrai que le feu de ses passions, bien plus, sans doute, que le désir de se voir renaître dans ses enfants, poussa l’homme voluptueux de ces siècles reculés, comme encore aujourd’hui , à toutes sortes d’extravagances qu’il ne serait peut-être pas sans intérêt de rappeler, pour éclairer l’histoire des égarements du cœur humain, si les turpitudes de l’âge d’or rêvé par les poètes , si le cynisme du bon vieux temps, comme on l’appelle, si les désordres et les vices qui infestent nos grandes villes, nous permettaient d’aborder, avec quelque liberté, ces impudiques peintures.

Les trois règnes, qui se partagent toutes les substances de notre globe, ont été mis à contri-

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bulion pour en obtenir des remèdes aphrodisia ques. Les minéraux pourtant n’en contiennent réellement aucun de cette nature, pas même parmi les pierres précieuses dont plusieurs ont, bien à tort, été gratifiées de cette propriété. Qu’il nous suffise de citer l’émeraude, qu’on employait fréquemment à cet usage du temps du célèbre curé de Meudon, qui, comme on sait, était aussi médecin : « Esméraugde , est confortative du membre naturel, suivant Orphée, de Lapidibus. Jean de Renou , de materia medica , prétend , au contraire, qu’elle détruit la concupiscence charnelle. Autant l’un que l’autre. » OEuvres de F. Rabelais , tom. III , aux erotica verba , art. Esméraugde.)

On a cru être plus heureux dans les essais qu’on a faits des substances organiques; mais c’est à peine si, dans la multitude de celles que les auteurs ont le plus vantées comme aphrodisiaques, il s’en trouve quelques-unes qui soient vraiment douées de la propriété d’agir de cette manière sur nos organes. Nous en exceptons toutefois les aliments échauffants et très-nutritifs, qui, en même temps qu’ils réparent les forces, incitent , stimulent, ébranlent, plus ou moins puissamment, tous les systèmes de l’économie et , par suite , celui delà génération. On range, dans cette catégorie, les viandes fumées, salées ou rôties, le gibier, le poisson, les œufs , les truffes, le salcp , le sagou, le tapioka, l’arrow-root, et généralement toutes les fécules. Joignez-y le cacao, qui justifie si bien , lorsqu’il a été converti en chocolat, la qualification de theobroma (mets des dieux) que lui a donnée Linnée. Nous ne ferons que nommer également le céleri, l’ail, la roquette, la moutarde, le poivre, la cannelle, le girofle, la muscade, le macis, la vanille, et le ginseng ou ninseng, si célèbre chez les Chinois, et que la cupidité des Hollandais vendait jadis , à toute l’Europe , au poids de l’or. Indiquons encore les graines de chanvre, et surtout le pollen de ses fleurs, qui ont aussi joui d’une immense réputation sous ce rapport.

Indépendamment des matières que nous venons de passer en revue, il en est d’autres encore, telles que le musc, la civette, l’ambre gris, qui ont été préconisées au-delà de toute mesure, quoique leur vertu aphrodisiaque ne soit peutêtre pas mieux démontrée, du moins comme propriété spéciale et élective. Mais en est-il de même des cantharides et du phosphore ? C’est ce que nous allons examiner en peu de mots.

Nul doute que ce ne soit à l’irritation que l’appareil génito-urinaire ressent de l’activité des cantharides , qu’il ne faille rapporter les effets aphrodisiaques qu’elles peuvent quelquefois produire , lorsqu’on est assez heureux pour échapper aux mille périls qu’elles font courir bien plus sûrement. Qui n’a entendu parler, en effet, des accidents affreux, des morts violentes, des horribles empoisonnements dont la poudre, la teinture , et les autres préparations de ces insectes ont été cause? Nous en pourrions raconter d’innombrables exemples; mais ils seront mieux placés à l’article Cantharides (V. ce mot), où l’on ne

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manquera pas , sans doute , de sigualer les plus mémorables d’entre ceux qui ont été bien observés. Aussi de quelle prudence excessive ne faut-il pas user dans l’emploi de ce redoutable agent pharmacologique pour éviter de semblables malheurs? Personne n’ignore aujourd’hui que ce sont ces dangereux coléoptères qui forment la base des breuvages et des filtres amoureux , des diablotins d’Italie, des pastilles dites à la Richelieu , des dragées et autres sucreries que les courtisanes sont dans l’habitude d’offrir aux infortunés qui s’exposent à leurs fatales séductions, à leurs caresses mortelles. A peine ces pernicieux bonbons sont-ils avalés, que bientôt de funestes signes apparaissent, puis de plus alarmants , et enfin les plus formidables de tous, pour peu que la dose de ces présents envenimés soit trop élevée. C’est ainsi qu’on les a vu enflammer la prostate, déterminer d’épouvantables priapismes, faire uriner le sang, susciter d’horribles convulsions , jeter dans un délire furieux, et frapper de mort, au milieu de ces scènes de douleurs, le téméraire qui les avait acceptés comme un gage assuré de jouissances ineffables 1

Quelque terrible que soit l’administration inconsidérée des cantharides à l’intérieur, celle du phosphore est peut-être plus périlleuse encore, soit qu’on le fasse dissoudre dans l’éther, soit qu’on le prenne sous forme pilulaire. Ce corps, si extraordinaire sous tant de rapports, fournit à la matière médicale le plus énergique et le plus incendiaire de tous ses agents, soit dit ici sans figure ou avec figure, comme on voudra, attendu que personne, bien certainement, ne s’avisera jamais de contester qu’il ne le soit au suprême degré dans l’une et dans l’autre de ces acceptions. D’après ce qu’on savait des propriétés chimiques du phosphore, il est presque incroyable qu’on ait osé le donner à l’intérieur; c’est cependant ce qui est arrivé dans plusieurs contrées de l’Europe, particulièrement en Allemagne , en France et en Angleterre. Le professeur Alphonse Leroy, si connu par ses étranges paradoxes, n’a pas craint de se soumettre à la dévorante activité de cette substance, et a pu constater, dans les courageuses expériences qu’il a tentées sur luimême, la prodigieuse puissance qu’elle exerçait sur tous les systèmes du corps vivant, et spécialement sur l’appareil reproducteur. Il ressentit, dit-il, ses forces musculaires doublées, et une irritation vénérienne insupportable. Hâtons-nous d’ajouter qu’il ne tarda point à se repentir de son aventureuse audace; car, très -peu de temps après s’être ingéré le poison , il fut en proie aux plus atroces douleurs, et à chaque instant sur le point de perdre la vie.

A présent, que nous sommes suffisamment étendus au sujet des corps matériels en possession réelle ou apparente de la faculté de ranimer les feux amortis de l’amour, il serait peutêtre bon que nous nous entretinssions encore de quelques autres moyens qui, il est vrai, ne nous inspirent plus , à nous incrédules du dix-neuvième siècle, que dédain et pitié, mais qui n’ont pas moins été fort goûtés et appréciés de nos respec-

tables aïeux. Nous voulons parler de l’art de dénouer V aiguillette, dont tout le secret consiste à savoir appliquer un remède purement imaginaire à une maladie également imaginaire. Voici , à cette occasion, une petite histoire très-gaiement contée par Montaigne :

« Un comte de très-bon lieu, de quii’estois fort privé, se mariant avecques une belle dame , qui avoit esté poursuy vie de tel qui assistoit à la feste, mettoit en grande peine ses amis, et nommément une vieille dame sa parente, qui présidoit à sesnopces, et les faisoit chez elle, craintive de ces sorcelleries : ce qu’elle me feit entendre. Je la priay de s’en reposer sur moy. J’avoy, de fortune, en mes coffres certaine petite pièce d’or plalte, où estoient gravées quelques figures célestes, contre le coup du soleil, et pour oster la douleur de teste, la losgeant à poinct sur la cousture du test; et pour l’y tenir, elle estoit cousue à un ruban propre à rattacher soubs le menton : resverie germaine à celle de quoy nous parlons. Jacques Peletier, vivant chez moy, m’avoit faict ce présent singulier. J’advisay d’en tirer quelque usage, et dis au comte qu’il pourroit courre fortune comme les autres, y ayant là des hommes pour luy en vouloir prester une ; mais que hardiment il s’allast coucher; que ie lui ferois un tour d’amy, et n’espargnerois à son besoing un miracle qui estoit en ma puissance, pourveu que sur son honneur il me promeist de le tenir très-fidèlement secret : seulement, comme sur la nuict on iroit lui porter le resveillon, s’il luy estoit mal allé, il me fist un tel signe. U avoit eu l'ame et les aureilles si battues, qu’il se trouva lié du trouble de son imagination, et me feit son signe à l’heure susdicte. Je luy dis lors à l’aureille, qu'il se levast, soubs couleur de nous chasser, et prinst en se iouant la robbe de nuict que i’avoy sur moy (nous estions de taille fort voisine), et s’en vestist tant qu’il auroit exécuté mon ordonnance, qui feust, quand nous serions sortis, qu’il se retirast à tumber de l’eaue; dist trois fois telles parolles, et feist tels mouvements qu’à chacune de ces trois fois il ceignist le ruban que ie luy mettois en main, et couchast bien soigneusement la médaillé qui y estoit attachée , sur ses roignons , la figure en telle posture : cela faict, ayant, à la dernière fois , bien estreinct ce ruban pour qu’il ne se peust ny desnouer ny mouvoir de sa place , qu’en toute asseurance il s’en retournast à son prix faict, et n’oubliast de reiecter ma robbe sur son lict, en manière qu’elle les abriast touts deux. Ces singeries sont le principal de l’effect; nostre pensée ne se pouvant desmesler que moyens si estranges ne viennent de quelque abstruse science : leur inanité leur donne poids et révérence. Somme, il fut certain que mes characteres se trouvèrent plus vénériens que solaires, plus en action qu’en prohibition. » Puis , notre auteur ajoute : « Ce feut une humeur prompte et curieuse qui me convia à tel effect esloingné de ma nature. Je suis l’ennemy des actions subtiles etfeinctes ; et hay la finesse, en mes mains , non-seulement récréative, mais aussi proufilable : si l’action n’est vicieuse, la route l’est. » (Essais de Michel

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