‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 91 sur 316 · API · texte numérisé non relu

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de Montaigne , tom. l«r, liv. Ier, chap. xx, p. 128. Edit, de Lefèvre, 6 vol. in-12. Paris, 1818.)

Nous avons pensé être agréable aux personnes qui n’auraient pas lu les Essais, en transcrivant cette plaisante histoire, dont, au reste, les exemples ne sont pas rares dans les anciennes chroniques. Et bien qu’il arrive que nos forces puissent quelquefois nous abandonner en présence des Grâces, et défaillir au moment où nous en aurions le plus besoin , ainsi qu’on vient de voir, il n’en faut pas moins conclure, en thèse générale, que le meilleur et le plus sur des aphrodisiaques est encore la société d’une femme belle , aimable et tendre.

Si la faiblesse et l’impuissance des organes génitaux étaient la conséquence d’une vie déréglée et du libertinage, nous eussions très- certainement passé sous silence tout ce qui concerne les remèdes aphrodisiaques, quoique l’esquisse que nous en avons donnée soit aussi peu attrayante qu’elle est fidèle d’ailleurs; mais, comme une foule de causes peuvent diminuer ou même anéantir, chez les gens les plus sages et les plus vertueux, l’aptitude à goûter les plaisirs physiques de l’amour, la science et la philosophie doivent mettre toutes leurs ressources au service des malheureux privés de la plus délicieuse des jouissances, et, avec elle, de la faculté de reproduire son semblable, obligation que la nature a imposée à tout être organisé, dans l’intérêt évident de la perpétuité de l’espèce. F.-E. Plisson.

aphthes (méd.), s. m.p. En latin aphlhœ, en grec aphtai, de aptô , je brûle. La plupart des auteurs confondant, sous cette dénomination, presque toutes les formes que peut présenter l’inflammation de la bouche , l’ont appliquée, tantôt à des ulcérations, tantôt aune rougeur, tantôt à des exsudations de diverse nature , tantôt enfin à la gangrène elle-même de cette partie. Suivant nous, et d’accord avec les pathologistes modernes, le mot aphthe doit être exclusivement réservé à une éruption vésiculo -pustuleuse dont le siège le plus ordinaire est la membrane muqueuse qui revêt intérieurement la bouche. (Nous décrirons aux mots Stomatite, Muguet, etc., les affections improprement désignées sous le nom d’aphtes.)

Au début, cette maladie se présente sous la forme de petites élevures rouges, offrant à leur sommet un point blanc ou gris de perle. Dès le second ou troisième jour, ces espèces de pustules se rompent en laissant échapper le liquide qu’elles renferment , et elles sont remplacées par autant de petites ulcérations arrondies, grisâtres, superficielles, en général fort douloureuses, et dont la durée varie de quelques jours à une ou plusieurs semaines.

La face interne des lèvres et des joues, la langue sur ses deux faces , à sa pointe et sur ses bords, les gencives et la voûte palatine, sont, avec le voile du palais, les parties sur lesquelles on a le plus souvent occasion d’observer cette ] éruption. Très-rarement en France, mais assez * communément en Hollande et dans certains pays ! froids et humides où elle règne quelquefois d’une

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