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cas le point d’arrêt est marqué, et, sauf quelques exceptions , comme dans certaines maladies , au début des convalescences, après avoir souffert de la faim , on peut aller jusque là; dans le second , presque toujours on le dépasse, et l’on risque d’en être puni tôt ou tard. Chez celui-ci la diète devient nécessaire ; il faut émétiser, purger, saigner celui-là; cet autre a la goutte, etc., etc. L’appétit simplement, sobrement satisfait, n’expose pas à ces misères. Toutefois , comme il est difficile de répudier les attraits de l’art culinaire, qu’on ait du moins le soin de ne pas se gorger, de ne pas aller plus loin, sitôt qu’il se manifeste un sentiment de dégoût et de plénitude.
L’appétit varie suivant plusieurs circonstances que nous allons sommairement indiquer : il est plus vif, plus répété dans l’âge où le corps grandit et se fortifie. Les enfants et les j eunes gens sont ceux qui supportent le plus péniblement l’abstinence. On mange plus quand le temps est frais ou froid et sec que quand il est chaud et humide; les habitants du Nord sont plus voraces que ceux du Midi. 11 faut plus d’aliments aux hommes qu’aux femmes; les sujets vigoureux, livrés à des exercices rudes, en consomment davantage. Il est toujours bon que l’appétit soit ainsi en rapport avec l’âge, les saisons, les climats, les sexes, les tempéraments , les occupations. Cette harmonie suppose une régularité précieuse dans les fonctions de nutrition. Il est des circonstances au contraire dans lesquelles l’appétit est réellement maladif; tel est le cas des personnes maigres et voraces, qu’elles aient ou non des vers , des névroses de la digestion, comme la boulimie, le pica, des irritations fallacieuses del’estomac, des diarrhées con- ! somptives , etc.
L’appétence des aliments est très-significative j en santé , et mérite une grande attention dans les maladies. Lorsque l’appétit augmente ou se perd ! sans cause appréciable , il a besoin d’être surveillé, tandis que sa régularité est l’indice d’une santé parfaite. Le désir d’aliments est communément un bon signe dans les maladies, il vaut mieux avoir à le contrarier qu’à l’attendre. Il manque ordinairement dans les affections fébriles aiguës. Dans celles qui sont chroniques il demande une attentive appréciation. Certainement l’opinion populaire , qu’on ne peut vivre sans aliments, a fait grand nombre de victimes ; mais les médecins qui ont exagéré le principe opposé , en abusant de la diète , ont fait beaucoup de mal aussi. L’instinct des malades ne doit pas être traité légèrement, leurs appétences et leurs dégoûts méritent d’être pris en considération. Il esttrès-vrai qu’on observe parfois de l’anarchie entre les sensations instinctives et les besoins réels , que des aliments dési- | rés se montrent bientôt nuisibles; mais la règle ne doit pas être sacrifiée aux exceptions, et il faut y regarder de bien près avant de refuser toutes les substances nourrissantes au malade qui éprouve franchement de l’appétit.
Indépendamment des maladies il est plusieurs causes qui diminuent l’appétit ; le défaut d’exercice, la contention d’esprit, les peines de l’àme, les passions en général, une alimentation déme- j
surée , trop fréquente, trop uniforme. Conséquemment on remédie à cela par la gymnastique, les distractions, un peu de diète aidée de boissons acidulés ou amères , plus d’ordre dans les repas , plus de variété dans les aliments. Trop de sommeil aussi ôte l’appétit, d’où le proverbe: Qui dort dîne... Pour d’autres développements, voyez Aliment , Digestion, Condiments, etc. A. Lagasquie.
applicata ( hyg .). Mot latin dont on se sert en hygiène pour désigner les choses appliquées à la surface du corps; comme les cosmétiques, les bains, les vêtements, etc. Les applicata constituent une des six divisions de l’hygiène. (Y. ces divers mots.) J. B.
apbe , adj. (de asper rude). On entend par saveur âpre celle qui est d’une astringence très-prononcée à laquelle se mêle quelque chose de la saveur acide. En anatomie , la ligne âpre du fémur est une saille longitudinale située derrière cet os et qui donne attache à divers muscles dont la plupart servent à fléchir la cuisse. J. B.
apyrexie (path.), s. f.(d’apyrexiaqui a la même signification). C’est le temps qui sépare les accès | d’une fièvre intermittente. On dit que l’apirexie | est complète lorsque le malade entre les accès i ne présente aucun symptôme de fièvre , dans le | cas opposé l’apirexie est incomplète. L’apirexie , j est plus ou moins longue suivant le type des fièj vres, elle peut varier depuis quelques heures jus- ! qu’à deux ou trois jours, suivant la longueur de l’accès , et suivant que la fièvre est quotidienne , tierce, quarte, etc. (V. Fièvre intermittente.)
arachnitis ( méd .), s. f. C’est l’inflammation de l’arachnoïde, une des membranes qui enveloppent le cerveau. (Y. Fièvre cérébrale.)
arachnoïde (anat.),s. f.(du grec arachnè , toile d’araignée , et de éidos , forme) , qui ressemble à une toile d’araignée. On appelle ainsi , à cause de son extrême ténuité, une des trois membranes qui enveloppent le cerveau. L’arachnoïde, placée entre la pie-mère et la dure-mère, appartient à la classe des membranes séreuses ; comme toutes celles-ci, elle est mince, polie, continuellement humectée de sérosité et composée de deux feuillets qui sont contigus. L’un extérieur adhère à la dure-mère et la tapisse dans une grande partie de son trajet, l’autre intérieur est en rapport avec la pie-mère; elle ne pénètre pourtant pas comme celle-ci dans les anfractuosités cérébrales , mais elle vient tapisser l’intérieur des ventricules du cerveau, en formant la toile choroïdienne. L’arachnoïde enveloppe de même le prolongement du cerveau, connu sous le nom de moelle épinière, en présentant deux feuillets. On n’a pas encore découvert de vaisseaux rouges dans cette membrane ; cependant son inflammation n’est pas rare; et presque toujours elle s’accompagne d’une phlegmasie des deux autres membranes du cerveau, elle porte alors le nom de méningite, et constitue cette affection si redoutable chez les enfants , que l’on connaît dans le monde sous le nom de fièvre