‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 96 sur 316 · ARE · texte numérisé non relu

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dents; la portion osseuse du frontal qui est au-dessus des yeux a reçu le nom d’arcade orbitaire. Sur les côtés de la face sont les arcades zygomatiques; vers le pli de l’aine est l’arcade crurale. (V. ces mots.) Les artères forment aussi des arcades anastomotiques. (V. Anastomose.) J. B.

arcane ( thérap .), s. m. (de area, coffre, cassette). Sous ce nom on désignait des médicaments dont la préparation était tenue secrète, et dont les an- j ciens alchimistes faisaient un grand mystère ; plu- , sieurs médicaments qui ont reçu le nom d ’arcanum sont tombés dans un juste oubli , aujourd’hui que leur composition n’est plus un secret. J. B.

archée ( physiol. ), s. m. (du grec arche principe autorité, puissance).Cemot adopté par Paracelse etVanHelmont a été employé pour désigner le principe, l’agent intérieur de nos mouvements et de nos actions ; il présidait à toutes les fonctions et les dirigeait; il pénétrait la matière, la pétrissait; enfin, suivant ces auteurs, c’est un être actif, intelligent, qui existe en nous et à qui tout est soumis, matière et intelligence. Indépendamment de cet être dominateur général, Yan Helmont admettait qu’il y avait un archée pour chaque organe, lequel existait d’une manière indépendante , quoique soumis à l’archée principal. Cette manière d’expliquer les phénomènes de la vie est aujourd’hui abandonnée , elle n’a pu résister à la philosophie moderne éclairée par les sciences naturelles. J. B.

archiatre, s. m. (du grec arche, puissance, et de iatros, médecin). Nom que l’on donnait dans l’empire grec au premier médecin de l’empereur; en France ce nom était donné au premier médecin des rois. Ce mot n’est presque plus usité. J. B.

ardent ( path . ), adj. (de ardere , brûler). On a donné le nom de mal des ardents à une épidémie d’érysipèle ou de charbon pestilentiel qui ravagea laFrancedanslel2meetlel4me siècle. On donnait autrefois le nom de fièvre ardente à une fièvre bilieuse inflammatoire très-intense ; aujourd’hui ce mot ne s’emploie plus que comme adjectif; on dit des yeux ardents pour indiquer des yeux rouges et injectés, une urine ardente pour celle qui est d’un rouge très-foncé ; ce mot s’emploie aussi pour caractériser la rougeur d’une inflammation ; on dit un rouge ardent. J. B.

ardeur (path.), s. f. Sentiment d’une chaleur vive dans une partie. On dit ardeur d’estomac pour indiquer un sentiment douloureux de cuisson et de chaleur dans cette partie. [Y. Aigreur.) Ardeur du visage pour la coloration et la chaleur de cette portion du corps; l’ardeur de l’urine est la sensation brûlante occasionnée par ce liquide lors de son émission. j. b.

arénation [thérap.) , s. f. Opération qui consiste à couvrir le corps ou une de ses parties de sable chaud. Y. Sable ( Bains de).

aréole (anat. et path.) ( areola , diminutif d’area, aire) .Nom que l’on donne aux interstices que lais-

sent entre eux dans nos organes , les fibres , les vaisseaux et les nerfs qui les constituent; c’est dans l’intervalle formée par ces aréoles que s’épanchent les sucs propres aux organes; le phosphate de chaux, qui donne aux os leur solidité , s’épanche dans les aréoles formées par les vaisseaux qui entrent dans leur structure. On donne aussi le nom d’aréole au cercle rouge ou brunâtre qui entoure le mamelon. La coloration rouge qui entoure les boutons de quelques éruptions de la peau telles que la variole, la vaccine, etc., a reçu le nom d’aréole. J. B.

argent ( chim .) , s. m. (Diane.) Ce métal se trouve à l’état natif, surtout au Mexique , au Pérou. On en trouve aussi en Espagne, eu France. Il est cristallisé ou en masses ; on le trouve aussi uni au soufre, au sulfure de plomb, au cuivre, etc.

L’argent est solide , blanc , très-briliant; il pèse dix fois et demie autant que l’eau. Il peut être tiré en fils très-fins ; on peut aussi , en le passant au laminoir , en faire des feuilles très-minces.

Si on le met en contact avec de l’acide nitrique (eau-forte) , il se dissout et il se dégage des vapeurs d’une couleur jaune-orangé qui pourraient donner lieu à des accidents , si elles étaient respirées en grande quantité. On a donné à cette dissolution d’argent dans l’eau-forte le nom de nitrate d’argent. Lorsqu’il a été fondu et coulé en petits cylindres, il est appelé nitrate d'argent fondu ou pierre infernale.

Cette préparation d’argent est la seule que les médecins emploient. Mais il faut prendre beaucoup de précautions si on l’administre à l’intérieur , car c’est un poison très-énergique. En pilules, on l’administre à la dose d’un huitième d’un quart d’un demi-grain par jour, et on va en augmentant petit à petit jusqu’à deux, trois, quatre grains et plus. Le médecin seul peut diriger son emploi.

Mais c’est surtout comme caustique qu’il est employé, quelquefois en dissolution dans l’eau, mais le plus ordinairement solide , fondu et coulé en cylindres.

La pierre infernale est employée pour ronger les chairs fougueuses , diriger et favoriser la cicatrisation des plaies. On l’emploie aussi pour cautériser les piqûres faites par un instrument enduit de liquides putréfiés. On peut l’administrer en injection; mais, dans ce cas, le médecin seul l’emploie.

Le nitrate d’argent peut être cristallisé ; alors il est sous forme de lames minces, transparentes ; il peut se trouver en cylindres noirâtres ( pierre infernale). Si on le met sur les charbons ardents, il fournit des vapeurs jaunes qui se dégagent et de l’argent métallique qui reste sur le charbon.

S’il est dissous dans l’eau, il tache la peau en violet ; en y versant du chromate de potasse, il donne un précipité rouge de chromate d’argent. Le mercure en sépare de l’argent cristallisé (arbre de Diane) ; si on y verse une dissolution de sel commun (. chlorure de sodium), on obtient un précipité blanc cailleboté qui devient violet par l’action de la lumière; il n’a pas d’action sur l’économie animale. C’est le chlorure d’argent.

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