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qu’ils renferment une huile analogue à celle que fournissent les amandes amères, amygdalœ amarœ , et on la lui substitue souvent dans le commerce. On l'administrait autrefois comme fébrifuge , mais l’incertitude de son action, la proportion très-notable d’acide prussique qu’elle contient, en ont fait abandonner l’usage. C’est vraisemblablement à l’influence de cet acide, qui se fait sentir dans la pulpe même du fruit, que le pêcher qui croît en Perse a été signalé par Galien, Nicandre et l’école de Salerne, comme fournissant un fruit délétère. Si l’on en croit Olivier de Serre, il aurait en effet vu dans les jardins d’Ispahan des pêchers qui probablement avaient servi de souche à l’espèce importée en Europe , et qui lui étaient restés bien inférieurs en qualité. La supériorité de nos pêches est incontestablement due à l’usage inconnu des anciens , et si heureusement mis en pratique à Montreuil, de dresser ces arbres en espalier, et de les placer sous la protection bienfaisante de murs convenablement exposés ; car le pêcher cultivé en plein vent ne présente pas seulement une végétation moins vigoureuse, exemple le pêcher de vigne, son fruit mûrit aussi moins complètement, surtout sous le climat de Paris.
On connaît un assez grand nombre de variétés de pêches. Duhamel en a fourni quatre catégories, les principales sont : les pavies-perses ou pêches mâles, dont la peau est couverte de duvet , la chair ferme presque cassante, et tellement adhérente au noyau qu’on l’en sépare difficilement ; elles se conservent plus longtemps que les pêches ordinaires ou femelles, et acquièrent dans les contrées méridionales une grande suavité; et les brugnons , considérés en France comme une autre sous- variété, mais dans d’autres pays, et notamment en Angleterre, comme espèce distincte. Ils atteignent généralement un volume moins considérable que la pêche proprement dite ; leur peau est lisse , luisante et dépourvue de duvet; leur chair peu savoureuse est adhérente au noyau. Par la coction, le brugnon prend du goût, et forme un aliment agréable et sain très-approprié à la suite des maladies inflammatoires; il est plus nourrissant, et partant moins laxatif que la pêche.
Les fleurs et les feuilles de pêchers sont réputées laxatives et vermifuges. On prépare avec les premières un sirop purgatif que l’on administre aux enfants et aux personnes de constitution délicate ou affaiblies par de longues maladies.
La préparation du sirop de fleurs de pêchers consiste à prendre un kilogramme de fleurs récemment cueillies , à les faire infuser pendant douze heures dans trois kilogrammes d’eau pure , exprimant , laissant déposer et décantant ; on fait ensuite dissoudre dans le macératum six kilogrammes cinq cents grammes de sucre blanc , on clarifie et on rapproche en consistance convenable. On administre ce sirop à la dose de quinze à soixante grammes.
COUVERCHEL.
pecquet (réservoir de), (ant.), c’est le canal thoracique. (Y. Lymphatiques.)
pectine ( chim .), s. f. (du grec pectis , gelée). JNom donne, par M. Braconnot, a un principe végétal qui est la gelée que l’on obtient du suc des fruits. La pectine existe abondante dans les groseilles • aussi M. Guibourt avait-il proposé de lui donner le
nom de grossaline. La pectine , comme on doit le penser , joue un rôle important dans la confection des gelées et des conserves. (Y. ces mots et Groseille) . Cette substance , à laquelle on a reconnu quelques propriétés acides , a aussi été désignée sous le nom d 'acide pectique. J. B.
pectine ( anat .), s. m. On donne ce nom à un muscle situé à la partie interne et supérieure de la cuisse; il se fixe supérieurement au corps du pubis, et inférieurement au fémur, à une ligne qui s’étend du petit trochanter à la ligne âpre de cet os. La partie inférieure de ce muscle est formée par un tendon aplati. Il contribue à fléchir la cuisse sur le bassin, à la rapprocher de celle du côté opposé, et à déterminer la rotation en dehors. J. B.
pectique (Acide) [chim.]. (V. Pectine .)
pectgrai. (anat.), adj. et s. ; se dit des choses qui ont rapport à la poitrine. En anatomie, on désigne, sous les noms de grand et petit pectoral, deux muscles larges, aplatis, qui sont situés sur la partie antérieure et supérieure de la poitrine. — Le grand pectoral s’étend de la clavicule, de la face antérieure du sternum et des cartilages des six premières côtes, à la partie supérieure de l’humérus, à laquelle il s’attache par un tendon aplati au bord de la coulisse bicipitale de cet os. Le grand pectoral est un muscle puissant; il forme cette saillie que l’on observe à la partie supérieure et latérale de la poitrine; il contribue à rapprocher le bras du tronc, et sert à l’élévation des parois de la poitrine dans la respiration. — Le petit pectoral est situé au-dessous du précédent , et il s’étend des deuxième, troisième et quatrième côtes à l’apophyse coracoïde de l’omoplate. Ce muscle sert à fixer l’épaule au tronc, et il favorise la respiration en servant à l’élévation des côtes.
En matière médicale, on donne le nom d 'espèces pectorales au mélange à parties égales de feuilles sèches de capillaire, d’hysope, de véronique et de lierre terrestre. Ces feuilles s’emploient en infusion dans les catarrhes et les affections des organes de la poitrine. — Ou a donné le nom de pastilles , de pâte et de sirop pectoraux, à une foule de préparations qui toutes ont pour but d’être employées dans les maladies de la poitrine. J. B.
pectoriloquxe ( mèd .), s. f. Voix venan* de la poitrine; c’est un symptôme de la plus grande importance dans les maladies de poitrine. Il est perçu à l’aide du stéthoscope, ou de l’oreille appliquée sur les parois de la poitrine. (V. Auscultation.)
pédiculaire (Maladie) ( mèd .), s. f. (Y Phthiriase.)
pédicule (bot. et path .), s. m. ( pediculus , pe tit pied). Le pédicule, en botanique, est cette partie étroite ec grêle qui soutient certaines parties des végétaux. — En chirurgie, on donne le nom de pédicule à l’étranglement ou partie rétrécie qui soutient certaines tumeurs ; on dit alors que la tumeur est pédiculée.
pédicure (chir.), s. m. On donne ce nom à ceux qui exercent cette partie de la petite chirurgie qui consiste à soigner et enlever les cors et durillons qui existent aux pieds.
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