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■PÉEIEÎ3X fanai.), s. m. Ce muscle, qui est situé â la face dorsale du pied, a été nommé, par Bichat, ipetit extenseur des orteils; il s’étend de la face externe du calcanéum aux phalanges des orteils, où il s’attache par des divisions tendineuses , étroites et grêles. — Ou a donné le nom d 'artère pédieuse ou dorsale du tarse, à la continuation de l’artère tibiale antérieure , qui s’étend depuis la partie moyenne du coude-pied jusqu’à l’extrémité postérieure du premier os du métatarse , où elle pénètre à travers l’espace inter-osseux, pour se distribuer à la plante du pied (Y. Pied.) J. B.
pébiluve (thérap.), s. m. On donne le nom de pédiluves ou de bains de pieds à une immersion des pieds dans de l’eau chaude, soit simple, soit additionnée de substances médicamenteuses.
Au mot Bain, on a indiqué la plupart des bains de pieds mis en usage, et nousnous contenterons ici de donner quelques préceptes généraux sur l’usage des bains de pieds comme dérivatifs.
Les bains de pieds doivent être pris rès-chauds et de peu de durée : dix à douze minutes sont le terme ordinaire. Les pieds doivent être plongés dans l’eau seulement jusqu’à la cheville, et l’eau doit être entretenue très-chaude pendant la durée du pédiluve. — On peut, afin d’éviter la sensation douloureuse que l’on éprouve en plongeant ses pieds dans de l’eau trop chaude, n’employer que de l’eau peu chaude d’abord , que l’on réchauffera avec de l’eau voisine de l’ébullition, et qui sera versée près des parois du vase dans lequel on prend le bain : un entonnoir est un moyen très-commode pour l’addition de cetfe eau très-chaude. Les pieds doivent être très-rouges lorsqu’on les retire du bain, et l’on peut ajouter à l’action de ce dernier, en les enveloppant de laine cardée ou en vêtissant des chaussettes de laine.
Les pédiluves, comme bains locaux, peuvent être tièdes et émollients , lorsqu’il s’agit de traiter une inflammation ou une lésion des pieds; ils rentrent alors dans ce qui a été dit de général sur les bains locaux. (V. Bain et Manuluve.) J. B.
pédoiwcüle [bot. et anat. ), s. m. (peduncu- /tts .En botanique, on donne le nom de pédoncule à la tige qui sert de support à une fleur ou à un fruit. — En anatomie , on a donné le nom de pédoncule du cerveau et du cervelet à des prolongements médullaires qui ont aussi été désignés sous les noms de bras et de cuisses de la moelle allongée.
péiîcan fchir.), s. m. C’est un instrument recourbé en forme de crochet, qui sert à l’extraction des dents; il est peu usité aujourd’hui.
pellagre ( pathologie cutanée ), s. f. (de deux mots italiens pelle, agra, qui signifient peau rude ou chagrinée). On désigne ainsi une maladie de la peau caractérisée par une inflammation chronique de cette membrane , avec rougeur et formation de squammes et de fissures, occupant particulièrement les parties exposées au soleil, accompagnée ou suivie de désordres fonctionnels ordinairement trèsgraves, du côtédes appareils digestif et cérébro-spinal.
La pellagre a été regardée longtemps comme exclusivement endémique, et bornée à certaines loca-
lités de la Lombardie, de l’Espagne, au littoral des Landes et au bassin d’Arcachon en France. Cependant, quelques observations toutes récentes de MM. Th. Boussel, Gibert et Devergie , démontrent qu’elle peut se montrer ici, à Pans , d’une manière sporadique.
La maladie dont nous parlons se montre plutôt chez les adultes et les vieillards que chez les enfants, chez les femmes que chez les hommes. L’hérédité est une cause prédisposante très-énergique , généralement admise aujourd’hui. Quant aux causes directes ou efficientes, on a accusé l’action du soleil, l’usage de certains aliments (pain fait avec des céréales de mauvaise qualité, etc.), de certaines eaux; mais l’action la plus puissante paraît, comme l’a démontré tout récemment M. Léon Marchand, consister dans les conditions de misère au milieu desquelles vivent les habitants des contrées où la pellagre est endémique. Aussi l’auteur que nous venons de citer n’hésite-t-il pas à la nommer maladie de misère. Les désordres généraux dont nous allons parler, en décrivant la maladie, nous semblent appuyer cette manière de voir. — La marche de la pellagre peut être partagée en trois périodes ou degrés.
Première période. — La maladie débute par du malaise, de la soif, du dégoût pour les aliments, des lassitudes; les digestions sont difficiles; au bout d’un temps variable, les symptômes extérieurs apparaissent, ils se montrent presque toujours en mars ou avril, et cessent en juillet, août et septembre. La peau des mains, des pieds , de la face , du cou, et de la partie antérieure delà poitrine, devient rouge, tendue, brûlante. Bientôt cette rougeur disparait, la peau se fendille, et l’épiderme s’en détache incessamment sous forme de squammes blanches, plus ou moins larges , quelquefois furfuracées. (Y. Peau.) A l’automne, le malade semble guéri.
Deuxième période. — Au printemps suivant, les mêmes phénomènes reparaissent, mais avec plus d’intensité. Les digestions sont devenues très-laborieuses, le ventre est douloureux, etc. Dans cette période, des accidents du côté de l’axe cérébro-spinal se manifestent; il y a des faiblesses dans les membres, des douleurs le long de la colonne vertébrale, et des secousses tétaniques qui tendent à renverser le tronc en arrière ; des maux de tête, des vertiges, des désordres de l’intelligence , qui sont particulièrement caractérisés par l’exaltation religieuse ; une mélancolie profonde et une tendance au suicide ; c’est ce qu’on nomme la folie ou manie pellagreuse. Barement le délire est aigu. En même temps la peau est rude, rugueuse , fendillée , couverte de squammes. Ces phénomènes cessent de nouveau dans le milieu ou à la fin de l’été, et peuvent reparaître ainsi à la même époque pendant plusieurs années. Arrivée au second degré, il est rare que la maladie guérisse.
Troisième période. — Les symptômes déjà énoncés sont portés au plus haut point : la langue est sèche, quelquefois noire ; la soif vive, l’appétit nul; diarrhée. La face livide et terreuse porte l’empreinte d’une décrépitude anticipée. La folie, parvenue à son apogée , pousse le malade au suicide ou même à l’homicide. One circonstance assez singulière, c’est la similitude du genre de mort que choisissent ces malheureux : presque tous vont se noyer (hydromanie du docteur italien Strambio). La faiblesse des membres est telle, que l’usage en est presque entiè-
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rement aboli : la peau est dure, épaisse, recouverte de squammes imbriquées et cornées. Si le malade ne se tue pas, il meurt épuisé par la diarrhée, dans le marasme le plus profond.
Cette maladie est, comme on le voit, fort grave ; si elle est prise à son premier degré, le malade peut guérir ; mais au second , cette espérance n’est plus permise, la terminaison fatale survient alors au bout d’un nombre d’années variable. Mais dans les derniers temps , le malade, dans l’intervalle des attaques, reste dans un état de faiblesse et d’idiotisme tout particulier.
D’après ce que nous avons dit des causes, on comprend que le premier soin du médecin doit être déplacer le malade dans des conditions hygiéniques meilleures que celles au milieu desquelles il vivait : un air pur, des soins de propreté, une bonne nourriture , tels sont les premiers moyens à mettre en usage, si faire se peut.
Au début , si le sujet est vigoureux, on pourra faire une ou deux saignées : des bains adoucissants, des astringents, des narcotiques légers pour calmer la diarrhée, seront mis en usage dans la première période. Dans la seconde et la troisième, les accidents du côté de l’axe cérébro-spinal seront combattus par les révulsifs cutanés , les opiacés , etc. Mais, nous le répétons , à une époque avancée , la guérison est un fait excessivement rare et tout-àfait exceptionnel. E. Beaugrand.
PEixiCTcriE (anat.) , s. f. On donne ce nom à toute membrane mince; c’est un diminutif de pellis, peau.
pelviem, [anat.), adj. (de pel-
vis, bassin), se dit des organes qui ont rapport au bassin. La cavité du bassin est dite cavité pelvienne ; les membres abdominaux sont dits aussi membres pelviens, parce qu’ils sont la continuation du bassin. (Y. ce mot.)
peIiVImÈtre ( accouch .), s. m. Nom donné à un instrument destiné à mesurer les diamètres du bassin. Il existe plusieurs pelvimètres; un des plus usités est un compas d’épaisseur, dont une des branches s’applique sur la partie antérieure du pubis, et l’autre sur le sacrum, à la hauteur de la symphyse sacro-vertébrale, pour mesurer le diamètre antéropostérieur du bassin, et l’on déduit ensuite l’épaisseur des os et des muscles, pour avoir le diamètre du détroit supérieur du bassin. Ce moyen, qui n’est pas d’une exactitude rigoureuse , avait déterminé Coutouly à inventer un instrument analogue au compas du cordonnier, et dont les branches, introduites dans le vagin , mesuraient par leur écartement le diamètre intérieur du détroit. Ce moyen désagréable , et quelquefois douloureux, peut être remplacé par l’introduction du doigt indicateur, dont l'extrémité est posée sur la symphyse sacroiliaque , tandis que le bord radial est ramené audessous de l’arcade pubienne, avec l’ongle du doigt indicateur; de l’autre main, on marque sur le bord du doigt l’endroit où touche le bord inférieur de l’arcade pubienne : la distance mesurée donne , moins six lignes réservées pour l’épaisseur du pubis , le diamètre antéro-postérieur du détroit supérieur. (V. Bassin et Accouchement .) J. B.
pemphîgüs ( path .), s. m. (du grec pemphix bulle, ampoule). On désigne ainsi une maladie de
la peau, aiguë ou chronique, caractérisée par la formation de bulles (Y. Peau ) analogues à celles que détermine l’action des cantharides ou de l’eau bouillante, lesquelles donnent lieu , après leur rupture , à une desquammation , suivie d’une légère maculature à la peau.
Cette même affection est encore décrite par les auteurs sous les noms de pemphix , pompholix , fièvre bulleuse [febris bullosa). Alibert la range dans l’ordre des eczèmes, et Willan dans l’ordre des squammes.
Causes. — Les recherches de Billard et de M. Valleix ont prouvé que le pemphigus était assez commun dans la première enfance, particulièrement à l’état aigu. Chez les adultes, c’est la forme chronique qui domine. Il n’est pas démontré que les hommes y soient plus exposés que les femmes. On l’observe d’ordinaire pendant les chaleurs de l’été, particulièrement dans les régions froides ou tempérées, là où les habitants ne sont pas accoutumés à l’action du soleil. Une mauvaise nourriture, la misère , la malpropreté , des chagrins , certains états morbides généraux ou locaux, paraissent favoriser le développement du pemphigus. M. Plumbe l’a vu régner épidémiquement à Chelsea. — Il n’est pas contagieux.
Symptômes. — Ils diffèrent notablement, suivant que la maladie est à l’état aigu ou chronique.
1° Pemphigus aigu. — Il n’est pas commun ; quelques auteurs (Willan, Bateman) ont révoqué en doute son existence, mais les faits observés par Gilibert, Biett, Alibert, MM. Cazenave et Schedel, Gibert , etc. , établissent parfaitement sa réalité. Nous-mêmes avons eu l’occasion d’en rencontrer un très- bel exemple à l’hôpital Saint-Louis sur un jeune homme d’une quinzaine d’années.
Les auteurs partagent la marche du pemphigus aigu en trois périodes. Dans la première, dite période d'invasion, le début est souvent marqué par du malaise, des douleurs vagues , de la fièvre, qui durent deux à trois jours. D’autres fois, la maladie débute tout-à-coup, et la seconde période ( éruption) se montre d’emblée. Celle-ci est caractérisée par l’apparition sur plusieurs parties du corps, ordinairement sur le ventre ou la poitrine, ou même surtout le corps, de plaques rouges plus ou moins rapprochées, et sur lesquelles l’épiderme ne tarde pas à se soulever par le fait d’un épanchement séreux. Le volume des bulles ainsi formées varie depuis la grosseur d’un pois jusqu’à celle d’une noisette ou d’une petite noix. Quelquefois, ces bulles sont groupées, et quelques-unes peuvent se réunir en une seule, qui acquiert alors ou dépasse les dimensions d’un gros œuf. La sérosité épanchée est ordinairement jaunâtre et limpide, quelquefois lactescente. Yers le second ou troisième jour, les bulles commencent à se flétrir, et le cinquième ou sixième, elles se rompent et laissent échapper le fluide qu’elles contenaient. En même temps, sauf le cas de complication, les symptômes généraux, s’ils existaient, disparaissent complètement. Enfin, dans la troisième période, il se forme à la place de la bulle une petite écaille mince , qui ne tarde pas à être entraînée par une desquammation épidermatique. Des taches d’un rouge obscur persistent pendant quelque temps là où étaient les bulles. Plusieurs éruptions peuvent ainsi avoir lieu d’une ma-
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