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nière successive, et la maladie, au lieu de durer huit à dix jours, peut durer trois et quatre semaines.

2° Pemphigus chronique. — Il est beaucoup plus commun que le précédent, et tantôt général, tantôt limité à une certaine portion de tégument. Il se montre surtout sur des sujets âgés, vivant dans la misère , et épuisés par la débauche et la crapule.

Le début a lieu à peu près comme dans le cas précédent, moins la fievre. Des plaques rouges se lormeut à la surface de la peau , et se recouvrent d’une bulle. Celle-ci, au bout de quelques jours, se rompt, et laisse dans le point qu’elle occupait une place excoriée qui se recouvre de croûtes minces et brunâtres. A mesure que les bulles s’ouvrent et se cicatrisent, il s’en forme de nouvelles dans les parties voisines, et la maladie peut durer ainsi pendant des mois, des années. Quand le pemphigus est ancien et grave , toute la surface qu il occupe est recouverte d écailles larges, grisâtres ou jaunâtres, se recouvrant l’une sur l'autre, ce qui donne à la partie malade l’aspect hideux d’une peau de serpent ou de poisson.

Quand le pemphigus est très-étendu , le malade est souvent obligé de garder le lit : il y a alors ordinairement des accidents d’entérite chronique, de la diarrhée, de l’amaigrissement, et le malade finit par succomber dans le marasme et l’épuisement. Telle n’est pas, il faut le dire bien vite, la terminaison la plus ordinaire du pemphigus. Quand il est limité, on le voit, après une durée de temps variable , cesser progressivement , et la peau reprendre son apparence ordinaire.

L’affection qui nous occupe ne peut guère être confondue qu’avec le rupia syphilitique : mais dans ce dernier, les bulles sont plus petites, et donnent lieu à des ulcérations que recouvrent des croûtes brunes et épaisses. Quant à l’érysipèle bulleux, l’aspect général de la peau s'oppose à toute confusion. Lorsque la maladie dure depuis longtemps, les écailles dont nous avons parlé lui donnent une grande ressemblance avec l'herpès squammeux humide; mais la circonstance des bulles qui ont précédé les écailles fera reconnaître le pemphigus.

Le traitement du pemphigus aigu n’exige pas un grand appareil thérapeutique. Une saignée ou une application de sangsues à l’anus, si le sujet est fort et la fièvre intense, commencera la cure. Dans les cas ordinaires, on aura simplement recours aux boissons délayantes, on piquera les bulles, et la sérosité une fois écoulée , on pansera avec un peu de cérat étendu sur un linge fenestré.

Si le mal est chronique et peu considérable, quelques émollients, des bains, de légers laxatifs triompheront facilement du pemphigus Mais dans les cas graves, on emploiera les bains adoucissants d’abord, puis alcalins. Des purgatifs seront administrés de temps en temps, à moins que l’état des voies digestives ne s’y oppose. Les démangeaisons vives qui existent quelquefois seront calmées par des lotions narcotiques (jusquiame, morelle, pavot). A l’insomnie on opposera, mais avec réserve, les opiacés.

Quand il y a de la diarrhée, que le sujet est âgé, misérable, on aura recours aux toniques, limonades vineuses, préparations de quinquina, ferrugineux. Enfin, le régime est ici d’une grande importance; le malade sera envoyé à la campagne, et sou-

mis à un régime doux et analeptique. Dans cette affection, il faut surtout craindre les récidives , et se tenir toujours prêt à les combattre par l’emploi des mêmes moyens. E. Beaugband.

pénil ( anat .), s. m., éminence située au-dessus des organes génitaux et devant le pubis, qui, dans l’un et l'autre sexe, se couvre de poils vers l’âge de la puberté, Chez les femmes, le pénil a reçu le nom de mont de Venus.

pénis ( anat. ), s. m., mot latin passé dans le langage anatomique pour désigner la verge, organe copuluteur chez l’homme. Le pénis est situé au-dessous de la symphyse du pubis. Dans l’état ordinaire, il est mou, cylindroïde, terminé en avant par le gland, corps arrondi qui est recouvert par un repli de la peau que l’on nomme le prépuce. Le gland est lui-même percé, à son extrémité, par une ouverture qui est la terminaison du canai de l’urèthre; à la base du gland sont des follicules muqueux qui sécrètent le smegma, matière épaisse, blanchâtre, très-odorante.

Le pénis est formé par les corps caverneux qui s’étendent des branches de l’ischion jusqu’à la base du gland. Ce sont ces organes qui, par leur gonflement, déterminent l’érection. Le canal de l’urèthre est situé à la partie postérieure de la verge, entre les deux corps caverneux; il se gonfle également dans l’érection, et c’est lui qui, par son épanouissement, forme le gland. L’arière dorsale de la verge est située à la partie antérieure du pénis, elle est assez volumineuse. Les fonctions du pénis sont de servir à la génération , en portant la semence dans les organes de la femme. (Y. Génération et Génitaux (Organes.)

Pénis (Maladies du). — Les maladies du pénis, que les auteurs désignent ordinairement sous le nom de maladies de la verge , sont assez peu nombreuses; nous ne parlerons ici que des maladies qui sont spéciales à cet organe. En première ligne sont le phimosis et le paraphimosis, puis l’inflammation du pénis, ou phlegmon de cet organe, le cancer de la verge, etc.; la blennorrhagie est une maladie spéciale a l’uretre , et qui a été décrite au mot qui lui est propre, ainsi que les chancres.

Phimosis (du grec phimosis, de phirnos, licou , bâillon). On donne ce nom à l’étroitesse de l’ouverture du prépuce qui empêche de découvrir le gland. Cette éiroitessede l’ouverture du prépuce peut être naturelle ou le résultat de chancres qui se sont développés sur le bord libre du prépuce, ou même de l’inflammation de cet organe , qui , en déterminant l’engorgement de ces parties, fait perdre aux tissus leur extensibilité naturelle. Le phimosis naturel ou congénial ne présente aucun inconvénient tant que les parties qu’il recouvre ne sont point affectées d’inflammation ou d’ulcérations ; quelques soins de propreté, des injeciions d’eau tiède par l’ouverture du prépuce suffisent pour empêcher l’accumulation de l’humeur sébacée qui , dans l’état ordinaire, est sécrétée à la base du gland. Lorsque l’on ne prend pas ces précautions, cette humeur peutcontracterdes propriétés âcres et irritantes qui peuvent déterminer une inflammation de la membrane muqueuse qui revêt la face interne du prépuce, et par suite, un écoulement purulent qui a été confondu avec la blennorrhagie , mais qui n’est que ce que les anciens auteurs ont nommé gonorrhée bâtarde ou balanite (Y. ce mot) , affection qui cède à des

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