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bains , des lotions émollientes et des injections de même nature. Le phimosis congénial peut donner lieu, lorsque le prépuce a été ramené avec violence au-delà de la base du gland, à une autre maladie; c’est le paraphimosis, dont nous parlerons plus loin.
Lorsque le phimosis est détermiué par les causes dont nous avons parlé , telles qu’une inflammation du prépuce, ou le développement de chancres sur le bord de cet organe , il ne présente pas encore d’inconvéoients sérieux tant qu'il n’existe pas d’ulcérations graves sur le gland, à sa base ou à la face interne du prépuce. Le traitement antiphlogistique est celui que l’on doit employer; les bains généraux et locaux, les injections émollientes suffisent souvent pour calmer les douleurs et guérir l’affection. Mais lorsque les ulcérations cachées sont rebelles, ou qu’il existe un gonflement inflammatoire considérable qui peut faire craindre des désordres, on doit alors avoir recours à l’opération qui a pour but d’ouvrir le prépuce et de mettre à découvert le gland. Cette opération, à laquelle on a donné le nom d’opération du phimosis, a pour but de diviser le prépuce et de laisser à découvert les parties qui sont au-dessous; elle se pratique en introduisant par l’ouverture de cet organe un bistouri à lame étroite, dont la pointe est masquée par une petite boule de cire : lorsqu’il est parvenu au fond du prépuce, on fait alors saillir la pointe en dehors, en ayant soin de ramener fortement le prépuce en avant; on le divise ainsi d’arrière en avant. D’autres chirurgiens pratiquent cette opération d’une manière analogue à la circoncision, en faisant l’amputation de l’extrémité rétrécie du prépuce; mais les résultats de cette opération sont moins sûrs, et la guérison de la plaie qui en résulte est souvent plus longue et plus difficile.
L’inflammation violente du prépuce dans le phimosis peut en déterminer la gangrène, et j’ai vu Dupuytren, dans un cas de ce genre, pratiquer l’ablation complète de l’organe; ce moyen nous paraît préférable à celui qui aurait pour résultat de laisser des lambeaux de prépuce, qui seraient une véritabie incommodité après la guérison.
Paraphimosis. — Cette maladie est le plus souvent déterminée, chez les personnes qui ont l’ouverture du prépuce étroite, par l’action de ramener avec effort le bord libre du prépuce en arrière de la base du gland; elle peut avoir lieu aussi par des corps en forme d’anneaux dans lesquels l’extrémité du pénis aura été engagée. Dans ces diverses circonstances, le gland se gonfle, se tuméfie; l’étranglement qui existe à sa ba?e empêche le retour du sang par les veines, l’inflammation se manifeste, et la gangrène devient inévitable si l’on ne pratique pas l’opération. Lorsque l’étranglement est produit par le prépuce, l’opération consiste à pratiquer des incisions de débridements sur le bord libre de cet organe qui forme l’étrauglement, à augmenter ainsi son ouverture , puis saisissant le gland tuméfié dans la main recouverte d’un linge, de le comprimer fortement, de diminuer ainsi son volume en refoulant les liquides, et lorsque ce volume a été as>ez réduit, de repousser le gland en arrière en même temps que l’on ramène le prépuce en avant. Lorsque la réduction est opérée, on applique sur l’organe des compresses trempées dans une décoction émolliente.