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l'intestin grêle qui en est affecté. Les ulcérations intestinales dues au ramollissement de tubercules situés entre les tissus de l’intestin sont très-fréquentes chez les phthisiques.
Les causes de la phthisie sont quelquefois assez difficiles à saisir : on doit cependant noter parmi les plus communes l’hérédité, le tempérament lymphatique, l’existence de quelque affection scrofuleuse, les excès, les chagrins , une nourriture insuffisante, l’habitation dans un lieu humide et mal aéré, et la privation d’exercice. Pour appuyer l’influence de ces dernières causes, nous dirons que la plupart des singes du Jardin des Plantes, renfermés dans leur cabane , meurent phthisiques au bout de peu d’années, et qu’il en est de même des vaches de Paris, qui ne sortent jamais de leurs étables. En général , toutes les causes débilitantes , quelles qu’elles soient, peuvent développer la phthisie, d’autant plus facilement que le sujet y sera plus disposé par sa constitution , son tempérament, et surtout ses antécédents de famille. On a considéré aussi un refroidissement subit , une bronchite, une pneumonie, une pleurésie, comme pouvant amener la phthisie; mais le plus ordinairement ces causes n’agissent qu’accidentellement en aidant le développement des tubercules chez des sujets prédisposés , et ce n’est que dans des cas très rares qu’on peut les considérer comme déterminant , à elles seules, la phthisie pulmonaire.
Aucun âge n’est exempt de la terrible maladie qui nous occupe; elle frappe depuis le fœtus dans le sein de sa mère, jusqu’au vieillard âgé de plus de soixante-dix ans; mais elle est surtout fréquente chez les jeunes gens de dix-huit à trente ans; elle s’observe aussi très-souvent chez les enfants audessous de dix ans. Attaquant les deux sexes, l’affection tuberculeuse du poumon est cependant plus commune chez les femmes. Elle se développe dans toutes les saisons, sous tous les climats, dans toutes les localités ; si l’on en croit cependant quelques observations récentes, elle serait très-rare dans les pays marécageux, là où régnent habituellement les fièvres intermittentes.
Sous le rapport des symptômes et des signes physiques à l'aide desquels ou peut la reconnaître , la phthisie présente trois périodes ordinairement assez marquées, mais dont la transition de l’une à l’autre est insensible. Dans la première, qui correspond à l’état cru des tubercules, on observe une petite toux sèche ou suivie d’une expectoration séreuse peu abondante, une légère dyspnée, quelques douleurs thoraciques et de l’amaigrissement ; souvent ce dernier phénomène est le premier à paraître et reste seul pendant quelque temps : dans cette période apparaissent aussi souvent des hémoptysies plus ou moins abondantes, qui , quelquefois, se montrant au début seulement , ne se renouvellent pas dans les autres périodes , mais qui, dans d’autres'circonstances , reparaissent de temps en temps jusqu’à la terminaison de la maladie. Les crachements de sang, parfois assez considérables et assez subits pour simuler les vomissements de sang, sont, en général, un signe fâcheux, et, lorsqu’ils apparaissent, surtout chez les hommes, ils doivent faire présumer l’existence des tubercules, sans que cependant ils l’indiquent d’une manière absolue : ou a eu maintenant de fréquentes occasions de noter
des exceptions à la règle générale que nous expo sions tout-à- l’heure. Dans la première période, i est rare qu’il y ait une fièvre continue, quelque accès fébriles se montrent à peine de temps ei temps, et les fonctions digestives sont ordinaire ment intactes ; il y a seulement un peu d’affoiblis sement musculaire coïncidant avec la maigreui Dans ces circonstances, la percussion et l’ausculté tion sont quelquefois impuissantes, et ne donnen aucun résultat, lorsque le6 tubercules sont isolés c en petit nombre ; mais lorsque quelques tubercule sont agglomérés, alors la percussion rendant son la clavicule ou dans la région sus-scapulaire d’u ou des deux côtés un son plus mat que normale ment, et l’auscultation faisant entendre une au° mentation du bruit expiratoire en intensité et e durée, un léger craquement sec ou un bruisse ment font reconnaitre au médecin la présence d ces tubercules encore crus.
Dans la deuxième période, les tubercules se ra mollissent, la toux devient alors plus fréquente, plu facile, plus grasse, l’expectoration est opaque, coir posée de crachats grisâtres ou verdâtres, striés, n se mêlant pas bien les uns aux autres de manièr à former une masse homogène ; la dyspnée est plu considérable, la maigreur augmente , les forces d minuent, les fonctions digestives subissent souver une altération caractérisée par une diarrhée qui re vient de temps en temps, et la fièvre s’observe plu souvent, tantôt même devient continue avec des ex< cerbations le soir, tantôt prend une forme internail tente quotidienne, revenant chaque soir sous form d’un léger frissonsuividesueuroccupantparticulièn ment les parties supérieures du corps. A ce momenl la percussion constate un son mat au sommet d’un o des deux poumons, et l’auscultation fait entendr dans les mêmes points un craquement humide ou râl muqueux manifeste. Dans cette période, ordinain ment, les femmes cessent de voir leurs règles, moic abondantes déjà depuis le début. Dans ce momer; aussi se prononce cette singulière déformation de ongles qui se recourbent, et des doigts qui grossi: sent en massue à leur extrémité, déformation à h quelle on doit attacher une certaine importanc pour le diagnostic de la maladie.
Dans la troisième période enfin, les caverne sont formées , la dyspnée est très-grande, la tou très-facile fait expectorer des crachats opaques, qi quelquefois, entièrement purulents, se mêlent dan le crachoir sous forme de bouillie épaisse, mais son cependant le plus ordinairement isolés les uns de autres, nageant dans une sérosité semblable à l’ea de gomme, et présentant, soit une forme arrondi qui les a fait comparer à des pièces de monuai ( crachats nummulaires), soit des bords déchiqueté qui les fait ressembler à des petites boulettes d coton, ou quelquefois à des corps étoilés. En mêm temps, le marasme se prononce de plus en plus , 1 diarrhée survient habituellement d’une manièr continue, la fièvre s’établit pour ne plus cesser, un sueur abondante baigne chaque nuit le visage , le bras et surtout la poitrine ; la faiblesse est extrême et la mort arrive le plus souvent sans crise, sou forme d’asphyxie lente.
Dans cette dernière ^‘iode , le son entièremen mat à la pp^-vasion , dans les points du poumon ma fade , prend quelquefois un caractère de pot fêb
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