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tives que les Anglais associent à presque tous leurs mets. On doit à M. Braconnot l'analyse du poivre long; ce chimiste, indépendamment d’une matière résineuse, d’une huile âcre de gomme, de matière animale et de sels à base de potasse , y a décélé la présence d’un principe sui generis , qu’il a appelé capsicine. T. C.

Propriétés hygiéniques et médicales. — Cette plante, qui remplace le poivre avec avantage, était connue des Romains , qui l’employaient comme condiment. Dans l’Inde, dans les Antilles et sous le climat des tropiques, on fait usage du piment comme favorisant la digestion et stimulant les fonctions de l’estomac; il est mêlé aux aliments et sert d’assaisonnement dans tous les mets. Il est à remarquer que le piment est facilement supporté par les organes digestifs dans les climats chauds, tandis que dans nos contrées, où il a moins d’énergie, il irrite violemment la bouche, détermine une sécrétion abondante de salive et un sentiment d’ardeur et de brûlure dans l’arrière-bouche , qui persiste souvent pendant plusieurs heures. C’est surtout réduit eu poudre ou coupé en morceaux dans les aliments, que l’on fait usage du piment; on le fait aussi confire dans le vinaigre avec des fruits verts et des légumes, sous le nom d’achars. Le piment a été quelquefois employé comme médicament dans la dyspepsie ou langueur d’estomac , dans la paralysie , les fièvres de mauvais caractères, l'hydropisie ; c’est un puissant stimulant qui peut être administré avec avantage dans les pays chauds, mais qui est peu usité dans nos climats; cependant il a été employé quelquefois comme moyen de rubéfaction sur la peau, dans les cas où les sinapismes n’agissaient pas avec assez d’énergie. Le suc de piment étendu d’eau a été aussi ordonné en collyre dans des ophthalmies chroniques.

Comme condiment, le piment, qui est sans doute avantageux dans les pays chauds , ne convient point à nos climats, il détermine fréquemment des irritations gastriques et intestinales ; je l’ai vu, chez une jeune dame créole qui était nourrice, communiquer au lait des qualités tellement irritantes , que l’enfant qu’elle allaitait alors, âgé de quelques semaines , eut une gastro-entérite très-grave, qui ne cessa que lorsque la mère se fut mise à un régime doux et rafraîchissant. Si le piment est toléré et même utile sous les climats des tropiques , où il ranime les fonctions de l’estomac débilité par les sueurs et l’état de relâchement de la peau, il doit être proscrit dans notre zône tempérée, où sa trop grande énergie peut notablement altérer la santé. J • B.

Piment brûlant. (Y. Persicaire .)

Piment enragé (mat. méd.) , s. m. C’est le capsicum minimum , espèce de piment à petit fruit que l’on cultive dans le midi de la France, et qui est beaucoup plus actif que le piment ordinaire. L’ardeur brûlante qu’il cause dans la bouche, lorsqu’on le mâche , est si vive , que la sensation en dure plusieurs jours; il est usité comme condiment , et l’on comprend que l’on ne doit en user qu’avec réserve . J . B .

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