‹ Dictionnaire de médecine usuelleChapitre 122 sur 298 · IS · texte numérisé non relu

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tifs, etc. On devra encore donner des bains de pieds irritants, en un mot prévenir par tous les moyens possibles l'inflammation du cerveau. Ltes vésicatoires appliqués a la nuque nous ont plusieurs fois très-bien reus-i pour faire revenir la eonna'ssance et empêcher l’irritation de se fixer sur l’encéphale Quand le crâne est fracturé, ou que le chirurgien reconnaît qu’un épanchement existe dans un certain point, le trépan devient applicable, et les auteurs sont remplis de faits excessivement remarquab'es dans lesquels son emploi a été suivi d’un brillant si c ès. INous ne parlons pas ici de ces liqueurs vulnéraires que l’on fait prendre au malade dans le but de prévenir la formation d’abcès, et dont l’usage est plutôt nuisible qu’utile: formées en grande partie de p autes aromatiques infusées dans de l’alcool , leur action sur l’estomac est d’y déterminer une irritation plus ou moins vive dont le retentissement sur le cerveau peut entraîner précisément les accidtnts que l’on veut éviter. Aussi devra t-on mettre le malade à une diète sévère, aux boissons délayantes, et lui interdire même quelque temps après la guérison l’usage du \ in et des alcooliques, dont les elfets sur le cerveau sont connus de tout le monde.

2° Blessures de In poitrine. — Les p'aies qui ne pénètrent pas dans la cavité de la poitrine présentent les indications que nous avons exposées en parlant des plaies en général ; nous ne nous y arrêterons pas. Occupons-nous seulement des cas dans lesquels l’instrument, et c’est presque toujours un instrument piquant, après avoir traversé toute l’épaisseur des parois oe la poitrine, va blesser quelqu’un des organes si importants qu’elle renferme. Les anciens chirurgiens al tachaient une grande importance à savoir si une plaie était ou non pénétrante; mais les moyens mis en usage pour s’en assurer ayant été reconnus entachés de graves inconvé ients, et le traitement ne se basant que sur les syn ptômes ressentis par le malade, on a renoncé auiouid hui à de dangereuses manœuvres d’exploratii n. Quant aux sympômes fournis par le blessé, si, après l’accident, il éprouve de la suffocation, s’il crache du sang vermeil écumeux, que de l’air s’échappe p r la plaie, ce qui se reconnaît à l’agitation rte la fLmm« d’une bougie qu’on eu approche, on doit croire que le poumon est. blessé. S’il est pris de faibn sse, qu’il pa isse, que ses extrémités deviennent froides et que sa peau se recouvre d’une sueur glacee, il est a cran dre qu’un gros vaisseau n’ait etc ouvert, er qu’une hémorrhagie ne se fasse à I intérieur. Ce diagnostic fâcheux sera surtout confirmé si l’examen de la poitrine fait reconnaître les s gnes d’un épanchement. Toutefois, n’oublions pas que l’état moral aans lequel se trouve le blessé, que la co ère. la terreur, etc., peuvent donner lieu aux accidents nerveux que nous venons de signaler; enfin, quand ou voit des syncopes répétées, que les battements du cœur sont tumultueux irréguliers, il est permis de croire à une lésion du cœur ou seulement de son enveloppe, le péricarde.

Une complication assez commune des plaies pénétrantes et même non pénétrantes de la poitrine, c’est Y emphysème ; on désigne par ce mot une infiltration de l’air , provenant soit de l'extérieur, soit, et c’est le cas le plus commun, du poumou

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blessé, et qui se répand dans l'épaisseur des parois de la poitrine. Cette infilti ation peut ne pas se borner au voisinage de la partie blessée, mais s’étendre au col, au visage, etc. On reconnaît l’emphysème au soulèvement de la peau et au bruit de craquement que fait entendre l’air passant dans les eellules du tissu cellulaii e quand on vient a comprimer les parties tuméfiées.

Traitement. — Dans les cas douteux, il faut agir comme si la plaie, était pénétrante et avec lésion de viscères importants; ainsi, dès le moment de l’aecident , saignées générales abondantes , que l’on peut hardiment renouveler. Ces saignées sont d’autant plus utiles, que dans les premiers moments l’émotion qui accompagne la blessure fait refluer le sang vers les organes centraux de la respiration, c’est-à-dire vers le poumon, occasionne de la suffocation, et prédLpose à l’inflammation de l’organe blessé. Le r. pos le plus absolu sera ordonné; le malade sera condamné à un silence rigoureux et à une diete sévère; la moindre infraction â ce régime peut être mortelle. Des boissons adoucissantes, fraîches l’été et tièdes l’hiver, seront accordées au malade. Le chirurgien devra surveiller bien attentivement I état, de la poitrine, voir si le poumon s’enflamme, ou si la poitrine se remplit de sang. Dans ee dernier cas, c’est à sa sagacité de décider s’il convient de donner issue au sang épanché par la plaie ou par une opération, ou si la résorption peut en être esperée.

3° Plaies de l'abdomen. — Ici encore nous ne parlerons que des plaies pénétrantes; toutefois, nous rappellerons ce que i ous avons déjà dit plus haut, que des contusions violentes peuvent blesser gravement les viscères contenus dans le ventre , sans que les parois en soient le moins du monde affectées.

Quand la plaie pénétrante a été ’aite par un instrument tranchant, Us intestins s'échappent presque toujours par l’ouverture qui vient de leur être offerte, tt viennent saillir au-dehors; il faut alors examiner soigneu'iment s'ils ne sont pas blessés, les laver avec de l’eau îiède s’ils sent >ouhlés par de la terre, du sable, etc , et. dans le cas où leur intégrité est constatée, les faire rentrer dans le ventre à l’aide de pressions doucement ménagées. Cette réduction des intestins herniés doit être faite le p us tôt possible, afin que le contact de l’air n’irrite pas la ii.tmbiane d’enveloppe de ces viscères, toujours si disposée à s’enflammer, et dont les inflammations sont si graves. Si l’intestin est ouvert dans une portion de son étendue , une suture sera pratiquée pour obtenir le recollement des bords de la solulion de continuité, puis les fils qui ont servi a la suture seront laissés hors de la plaie, de manière à maintenir au niveau de cette même plaie la portion blessée de l'intestin que l’on a fait rentrer dans le ventie; alors da s les cas heureux, il s'établit un travail d'adhésion entre les bords *de la blessure d’une part, et de l’autre entre l’intestin et l’orifice interne de la plaie , et une, guérison complète peut ainsi être obtenue. Dans certains cas , la portion de viscère qui est sortie ne pouvant plus rentrer à cause de l’étroites.œ relative de l’ouverture qui leur a donné passage, on est obligé d’avoir recours à une incision de débridement.

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Si c’est on instrument piquant qui a blessé , il n’est pas toujours facile de savoir quel est l’organe qui a été blessé ; mais à peu de chose près les indications sont toujours les mêmes. Du reste, ces blessures sont d’ordinaire fort graves, et cependant on cite des cas de guérison vraiment extraordinaires d'i>>dividus qui ont eu le corps traversé de part en part par des balles, des épées, etc.

Le traitement est ici , à quelques nuances près, le même que celui des plaies pénétrantes de poitrine ; c’est ainsi que, si les iutestins, et surtout l’estomac, sont blessés, on prescrira une diète rigoureuse; les liquides pouvant s’échapper par l’ouverture du tube alimentaire, s’épancher dans la cavité du ventre, et causer des accidents peut-être mortels, l’usage des boissons sera interdit ; on trompera la soif des malades en leur faisant sucer des tranches d’orange ou de citron, des morceaux de glace pilée, eu leur permettant de se laver souvent la bouche avec de l’eau acidulée; les bains seront aussi d’un grand secours ( V. Absorption), tant pour calmer la soif que pour prévenir ou adoucir l'inflammation de l’enveloppe péritonéale des viscères. Dans ce même but, les sangsues appliquées en grand nombre seront ici préférées aux saignées généralts. Beaugrand.

PiiANTAiw [bot. et mat. méd .), s. f. planlago genre de plantes de la tétrandrie monogynie, L., qui a donné son nom à la famille des Plantaginées, J. Quelques espèces de ce genre s .nt emp oyées en médecine et sont réputets astringentes et fébrifuges.

Grand Plantain (plantago major)-, il croît dans les prés, dans les jardins et dans tous les lieux cultivés; c’est une p’ante annuelle, à feuille pétiolée, ovale, large, inégalement dentée, à hampe cylindrique, haute d’un pied environ ; o « dit qu’en Laponie elle acquiert jusqu’à 4 ou 5 pieds de hauteur: elleest surmontée d’un épi linéaire de fleurs blanches, accompagnées de bractées, calice et corolle à quatre divisions, quatre étamines, un style et capsules à deux loges polyspermes. Le petit plantain , plantago lundi lata, et le moyen plantain, plunlago media, sont deux espèces vivaces; le premier a les feuilles lancéolées, et le seconl, nommé aussi plantain blanc à cause des poils qui couvrent ses feuilles et ses tiges, a des ép s ovoïdes. Les trois espèces paraissent jouir des mêmes propriétés; on prépare une eau distillée avec la racine du plantain moyen, qui est plus grosse que celle des espèces précédentes, que l’on emploie principalement dans les collyres. Les feuilles de planta n ont été employées en cataplasme^ sur les vieux ulcères, dont on dit qu’elles hâtent la cicatrisation. La décoction de la racine et des feuilles a été employée dans les fièvres intermittentes; le suc de plantain a été prescrit à la dose de 2 à 3 onces ; le sirop et l’extrait ont été employés dans les mêmes cas que le suc de plantain, c’est-à dire comme astringent et fébrifuge.

Plantain des sables , psyllium , plantago psyllium, ou vulgairement herbe-aux- puces, à cause des ses graines qui ressemblent à ces insectes ; il peut être employé comme succédané de la graine de lin, à cause de la graude quantité de mucilage que contiennent ses graines.

Plantain d’eau ( alisma plantago ); c’est une plante de la famille des Alismacées, qui est d’une saveur aqueuse et âcre; ses feuilles rubéfient for tement la peau ; sa racine, qui est bulbeuse, a été recommandée en Russie comme propre à guérir la rage, ma s elle est sansaction. J. -P. Bkaude.

plantaire (anal.), adj. et s. Se dit de certaines parties appartenant a la plante des pieds; il existe une aponévrose plantaire, (\es artères etner fs plantaires, des ligaments plantaires. La plante des pieds reçoit en anatomie le nom de région plantaire, divisée en externe, interne et moyenne. V. au Suppl.

plantes (bot.), s. f. Les plantes sont des êtres organisés, privés de sensibilité et de mouvement, qui constituent le régne végétal. Leur nombre est très-considérable ; elles varient de forme et de caractère suivant les climats et les localités ; aussi les a-t-on divisées par familles, genre et espèces, et les botanisteslesont groupées en prenant commemoyens de classilication certains caractères généraux de leur organisation. Nous n’entrerons pas dans l’exposition de ces systèmes ou méthodes de classification, dont les principaux sont dus a Linné, à Tournefort et à Jussieu. Le système de Linné, fondé sur le nombre des étaminesetdes pistils des fleurs, aété longtemps le seul suivi par les botanistes; il est encore employé aujourd’hui ; aussi Lavons-nous indiqué concurremment avec la m thode de Jussieu, beaucoup plus moderne, imitée en partie du système de Tournefort, et qui classe les plantes par famille, en raison de leurs analogies. Cette classification , qui a reçu le nom de méthode naturelle, parce qu’elle est fondée sur les caractères naturels des plantes, n’offre pas dans son ensemble les mêmes disparates que présente souvent le système de Linné. On trouvera dans les traités de botanique l’exposition de ces diverses classifications, avec l’ensemble des faits qui ont servi a les établir.

Les plantes ont été aussi divisées, en raison de la durée de leur existence, en annuelles, bisannuelles, et vivaces; le signe qui signifie annuel est représenté par un cercl avec un poin au centre o ; c'est le symbole de l’année ; celui de bisannuel, pur le signe de la plané e Mais $ .qui achève sa révolution en près de deux années; celui de vivace parle signe de la planète Jupiter^, dont la révolution est de onze années; enlin le signe de Saturne -J, indique les pantes lig euses.

C’est parmi le règne végéial que l’homme trouve les plus grandes ressources pour ses besoins; sanour riture.ses remèdes, ses vêtements sonten grande partie empruntés ; ux plantes ; aussi les a t on divisées sous ces rappoits en plan'es alimentaires, médicinales, et économiques. Souvent une même plante, dans ses diverses part es , remplit tes trois destinations que nous venons d indiquer. Toutes les parties des plantes peuvent être utilis: es dans les trois categories ci-dessus : les fruits : les feuilles et les racines servent ordinairement d’aliments; les fleurs, les tiges, les racines, les bois, les écorces, les sucs qui en découlent sont le plus souvent employés sous le rapport ménical et economique. Un long ouvrage suffirait à peine pour indiquer toutes les ressources que l’homme tf • e des végétaux. Dai s ce Dictionnaire nous avons sui toui insisté sur toutes les p.antes qui sont employées comme ail-

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ment ou comme médicament; nous avons même indiqué les sei-' i. -es que ces végétaux peuvent rendre à l’industrie; mais nous avons négligé de traiter des plantes qui n’ont qu’un usage purement, industriel, pensant que leur description appartient suit aux traités de botanique appliquée, soif aux ouvrages purement de technologie. J. -P. Beaude.

PLANTES MÉ3ICIKTALES ( pol v méd. ). La vente des plantes médicinales a constamment excité l’attention de l’autorité. On comprend que plusieurs de ces plantes pouvant donner lieu à des accidents en raison de leur nature vénéneuse , on dut imposer des conditions spéciales aux individus qui sont chargés de ce commerce; aujourd’hui les pharmaciens et les herboristes sont seuls autorisés a vendre ces plantes, et les herboristes ne doivent même vendre que des plantes indigènes. Nous allons rappeler ici les principales dispositions qui règlent l’exercice de cette dernière profession, renvoyant pour le reste au mot Pharmacien.

L’exercice de la profession d’herboriste a été réglé pour la première fois par la loi du 21 germinal an xi. Il est à croire que cette profession se confondait avec celle de pharmacien , en ce sens que les pharmaciens vendaient presque ex lusi veinent les plantes qui faisaient partie du domaine de la pharmacie. Ce privilège paraîtrait même leur avoir été concédé par les anciens règlements: nous trouvons, en effet, dans les statuts et ordonnances rendus pour les marchanda apothicaires - épiciers et les marchands épiciers de la ville de Paris, des privilèges accordés pour les simples qui s'appliquent au corps humain pour l’entre h nement et conservation delà .-ante ; les mêmes statuts défendent de s'entremettre et entreprendre de composer, vendre et distribuer , soit publiquement , soit autrement , aucune médecine , drogues , épiceries simples ou composées , conserves , etc., servant à la confection des dites médecines , si on n’a été apprenti/, fait chef-d’œuvre et reçu maître apothicaire-e picier (Statuts de 1G38).

De nombreux abus durent nécessairement résulter de cette confusion inexplicable de deux professions si différentes l’une de l’autre, les pharmaciens et les épiciers. Ces abus portèrent principalement sur la vente des plantes médicinales ; elle finit insensiblement par être distraite de la pharmacie, par être conliée à des gens sans connaissance de la matière, et enfin par être abandonnée aux épiciers, auxquels les règlements posiérieurs à ceux que nous venons de citer avaieut reconnu le droit de vendre en détail et au poids médicinal la manne, la rhubarbe, le séné, la casse, ainsi que les bois et racines. (Déclaration du roi du 20 avril 1777.) Les dispositions de la loi du 21 germinal an xi et de l’arrêté du 25 thermidor suivant, durent donc avoir d’excellents résultats pour la santé publique. Suivant ces actes , nul ne peut exercer la proh-ssion d’herboriste ni vendie des plantes ou des parties de plantes médicinales, indigènes, fraîches ou sèches, sans avoir subi auparavant, dans nue des écoles de pharmacie, ou par-devant un jury de medecine, un examen qui prouve qu’il co naît exactement les plantes médicinales et les précautions nécessaires pour leur dessication et leur conservation. Les frais de cet examen sont de 50 francs à Paris et de

30 francs dans les départements. 11 est délivré aux herboristes un certificat d'examen par l'école ou le jury par lesquels ils ont été examinés, et ce certificat doit être enregistré à 'a mairie du lieu où ils s'établissent ; l’enregistrement a lieu à la préfecture de police pour les herboristes qui s’établissent dans le. ressort de cette administration.

Les herboristes sont, en outre, soumis aux visites annuelles prescrites pour les pharmaciens. Chacun d’eux paie 4 francs de rétr hution annuelle pour cette visite, conformément aux lois de finances.

Dans le ressort de, la préfecture de police, une ordonnance, en date du 14 nivôse an xu, défend aux herboristes de cumuler d’autre commerce que celui de grainetier.

Cette disposition est en harmonie avec celle qui défend aux pharmaciens de faire dans leur officine aucun autre commerce que celui des drogues et préparations médicamenteuses. Il y a souvent trop de rapports apparents entre les substances alimentaires et les substan es médi inal< s , pour qu elles soient concurremment vendues par le même individu. D’un autre côté, on a voulu que l’herboriste fut entièrement livré aux soins qu’exige sa profession , et n’en fût pas distrait, du moins dans le même local, par des occupations qui fussent par trop étrangères à l'herboristerie.

Les herboristes doivent se conformer aux disposions de la loi du 21 germinal an xi, concernant la conservation et la vente des substances vénéneuses, sous peine d’encourir les peines portées par cette loi. Nous devons ajouter que la cour de cassation a décidé, par un arrêt du 29 décembre 1820, que les dispositions de la loi du 21 germinal an xi s'appliquaient non-seulement aux poisons minéraux, mais à tous les poisons, de quelque nature qu’ils fussent, par conséquent aux poisons végétaux vendus soit par les pharmaciens, soit par les herboristes.

A Paris, il existe un marché spécialement consacré à la vente des plantes médicinales. La police de ce marché est réglée par une ordonnance de police en date du 14 nivôse an xu.

A. Tiiébuchet.

plasbïa ( physiol. ), s. m. Nom donné à la partie liquide du sang dans laquelle nagent les globules microscopiques. (Y. Sang.)

PLATrnE \chim.), s. m. C est un métal rangé par Thénard dans la 6e seciion, qui est celle qui renferme les métaux les moins oxydables. Le platine a été découvert, en 17 41 , par Wool, essayeur à la Jamaïque. Ce métal, qui est infusible à nos feux de for^e les plus intenses, est seulement fusible au chalumeau à gaz hydrogène et oxygène; son infusibilité et son inaltérabilité l’ont fait employer pour confectionner des instruments de chimie, d«s vases a distiller les acides dans les grandes manufactures : son haut prix, qui est déplus de trois fois celui de l’argent, ne l’a pas empêché d’etre employé même pour les plus grands vases distillatoires, tant les services qu’il rend sont inappréciables. Le platine, qui n’est point employé en médecine, a remplacé en chirurgie l’or avec lequel on confectionnait certains instruments destines à séjourner dans les tissus ou dans les cavités naturelles ; il est employé avec avantage dans l’art du dentiste. Les principales mines de platine sont

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en Sibérie dans la chaîne de l’Oural , et au Pérou. On a remarqué que ce métal avait clans ces local it s un gisement semblable ; ou le trouve e n pépites mêlées aux sables qui sont immédiatement au-dessous de la terre végétale. J. B.

plessimètre (méd.), s. m. du grec plesseïn, frapper, et mitron, mesure). On donne ce nom à un petit disque d’ivo're d’une ligne d'épaisseur et de deux pouces de largeur, que l’on applique sur les parois de la poitrine, et sur lequel on frappe pour pratiquer la percussion. Cet instrument a pour objet d’empécher le choc douloureux des doigts sur la poitrine du malade que I on examine. (V. Percussion et Auscultation.) J. B.

pléthore ( palh .), s. f. (olethora, du grec pléthô , je remplis). On désigne ainsi une surabondance de sang dans le système circulatoire, qui est ordinaiiement caractérisée par la rougeur de la peau, le gonfl ment des vaisseaux sanguins superficiels, la dureté du pouls, une augmentation de la chaleur animale, la tendance aux hémorrhagies actives, des douleurs vagues dans les membres, de la pesanteur de tète, de la somno'ence, quelquefois même des vertiges, la rougeur et le gonflement des yeux et de la face, le battement des artères carotides. Cet état, qui se développe ordinairement chez les personnes d’un tempérament sanguin , doit laisser craindre qu’il ne se manifeste sous son influence, soit une congestion cérébrale, soit une inflammation d’un organe important comme le poumon, les plèvres, le péritoine, le cerveau et ses membranes.

Les moyens que l’on peut employer pour combattre la pléthore sont les évacuations sanguines,, le régime, quelquefois les purgatifs. L’hygiène a l ac- ;tion Ja plus efficace pour modifier es dépositions .du tempérament pléthorique: il est important 'd’éviter les aliments trop nourrissants et trop substantiels, les boissons fermentées, les liqueurs alcooliques, le café, qui activent la circulation et qui ajoutent encore aux inconvénients de la pléthore. ,On devra également éviter le plus qu’il sera possible de trop rapprocher les évacuations sanguines par la lancette ou les sangsues, afin de ne p dut y habiiuer le su et. On favorisera, au contraire, les évacuations sanguines périodiques, telles que les flux mens'rnels, les flux hémorrhoï iaux. Bien que les épistaxis soient souvent très avantageux, et qu’ils aient quelquefois conjuré des accidents graves vers le cerveau, il n’est pas toujours prudent de les provoquer; il est plus convenable de remplacer ce moyen, qui joue un rôe très important dans la médecine des Orientaux , par des saignées déplétives et dérivatives, tel!» s que des applications de sanjsues à l’«nus , des saignées du pied, des ventouses scarifiées, etc.

La pléthore a reçu le nom de pléthore locale , lorsque la congestion sanguine a lieu spécialement sur un organe; cet état local peut se manifester lors même qu’il n’existe aucun svmptême de pléthore générale; il précède ordinairement l’inflammation des organes, et l’accompagne dans tous les cas. (V. Irritation, Inflammation.) J. B.

pléthorique (path.), adj. Se dit d’un individu sujet à la pléthore. [Y. ce mot.)

pleurésie (méd.),s. f. La pleurésie est l’inflammation de la plèvre. Cette maladie, connue de^ puis la plus haute antiquité, décrite par Hippocrate, Cœlius Aurelianus, Galien, etc., a néanmoins souvent été confondue avec la pneumonie, ces deux affections ayant des symptômes à peu près semblables et existant souvent ensemble ; mais cette erreur ne petit plus être commise actuellement, grâce aux lumières acquises par de nombreuses autopsies, grâce surtout aux moyens plus parfaits de diagnostic que nous possédons depuis l’application de la percussion er de l'auscultation à l’étude des maladies.

l.es caractères anatomiques de la pleurésie sont faciles à saisir : ils consistent dans un état de rougeur de la surface séreuse enflammée, rougeur due à I rujection des vaisseaux du tissu crilulaire sousséreux, dans la présence de fausses membranes à la surface interne de la plèvre, et dans l’existence d’un épanchement liquide. Les fausses membranes, molles et faciles à détacher au d but de l’inflammation, deviennent plus tard solides, adhérentes aux deux faces de la plèvre, et demeurent même après la guérison sous forme de brides ou de lames celluleuses qui obturent la cavité pleurale. L’épanchement, dont la quantité varie infiniment, est tantôt composé de séros té limpide, tantôt d’un liquide sanguinolent [pleur ésie hémorrhagique) tantôtd’un liquide lactescent ou même purulent. C’est surtout dans la p'eurésie chronique que le liquide a l’apparence du pus ; dans une aune variété de cette forme de maladie, on trouve des tubercules tapissant les surfaces pleurétiques et les fausses membranes elles-mêmes : c’est la pleurésie tuberculeuse. Par suite de la presence de l 'épanchement, le poumon se trouve comprimé et réduit à un petit volume. Dans les pleurésies chroniques, il devient quelquefois si petit, et il est telle tient recouvert par une fausse membrane, qu’au premier abord on ne l’aperçoit pas. C’est dans d s circonstances semblables qu’on a cru qu’il avait été fondu par lasuppuration.

Les altérations anatomiques caractérisant la pleurésie se rencontrent dans un espace plus ou moins grand, et indiquent au juste par leur présence l’étendue de la maladie. El es peuvent exister sur toute la surface d'une des plèvres, quelquefois môme dans les deux (pleurésie double ); d'autres fois, elles n’occupent que le tiers, la moitié d’une des membranes séreuses; et dans quelques cas rares, elles sont encore plus bornées, et ne se trouvent que sur la surface de la plèvre correspondant au diaphragme {pleurésie diaphragmatique), ou sur la portion pleurale située entre la scissure qui sépare les lobes du poumon ( pleurésie interlobaire ) : ces pleurésies partielles, qui provoquent peu de symptômes locaux, sont très-difficiles à reconnaître pendant la vie, et ne sout le plus souvent aperçues qu’à l’autopsie.

La pleurésie survient quelquefois à la suite d’une contusion d’un des côtés de la poitrine, à la suite d’une plaie pénétrante de la poitrine, soit par uu instrument piquant ou tranchant, soit par une arme à feu ; dans ces cas on lui donne le nom de pieu résie traumatique. Le plus ordinairement, elle est causée par l'action du froid, et surtout du froid humide. Un refroidissement subit, lorsque le corps est eu sueur, est souvent le poiut de départ de cette

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maladie, qu’on désigne alors vulgairement sous le nom de sueur rentrée. Dans d'autres circonstances, la pleurésie ne survient plus comme maladie isolée, elle est consécutive à une autre affection; telle est celle qui se déclare pendant le cours d’un rhumatisme articulaire aigu, et celle qui accompagne la présence des tubercules pu monaires: cette maladie, en effet, est très-fréquente chez les phthisiques, ainsi que le prouvent les aut"psies qui nous montrent si souvent sur le cadavre des tuberculeux des fausses membranes pleurétiques, traces d’anciennes pleurésies; c’est à cette dernière affection, qui vient compliquer la principale, que sont dues les douleurs éprouvées par les phthisiques dans d fférents points de la p u tri ne. Les perforations du poumon, soit par suite de tubercules, de gangrène, d’abcès, d’hydatides, etc., donnant lieu à un épanchement de matière plus ou moins irritante dans la cavité de la plèvre, sont aussi des causes de pleurésie, causes rares d’ailleurs, comme l’accident qui les produit.

La pleurésie attaque les deux sexes, elle survient à tous les Ages, dans toutes les sai.-ons, et chez les gens de tout tempérament ; toutefois, comme pour la plupart des inflammations, l’Age adulte, le tempérament sanguin , le sexe masculin, une vie active, paraissent être des causes prédi-posantes ; le printemps et l'hiver sont aussi les saisons pendant lesquelles on observe le plus de pleurésies.

Ordinairement, la pleurésie débute par un frisson assez violent et d'une dorée assez longue : au frisson succède de la fièvre , puis apparaissent comme symptômes plus spéciaux de la maladie une petite toux sèche ou suivie d'une expectoration incolore et spumeuse, une douleur de côté, dont le siège d élection est au - dessous du mamelon du côté malade, et une légère diificu'té de respirer. Dans la matière expectorée, quelquefois se trouvent quelques frets de sang, mais jamais le sang ne compose le crachat entier, à moins de complication. La douleur dont nous venons de parler est or tinairemeut lancinante, aiguë, quelque- I fois elle s’étend dans tout le côté, mais le plus souvent, comme nous l'avons dit, elle siège sous le sein. Dans les pleurésies circonscrites, cependant, telles que celles qui surviennent fréquemment chez les phthisiques, la douleur se fait sentir dans le lieu affecté. La toux , 1 éternuement , les mouvements brusquesaccroissent rette douleur, qui, dans les premiers jours, est aussi augmentée par la pression exercée sur le côté malade ; c’est pour éviter cette pression que le malade se couche habituellement alors sur le dos ou sur le côté sain. Plus tard, la douleur est moins aiguë, la pression n’est plus douloureuse, mais l’étouffement est souvent plus considérable; c’est alors aussi que le malade se couche sur le côté malade : la respiration étant gênée, le côté sain de la poitrine a besoin d’ètre dilaté en entier pour que le poumon puisse prendre le plus d’air possible, ce qui n’aurait pas lieu si ce côté était appuyé sur le lit.

La fievre est ordinairement assez forte dans les premiers jours, le malade ressent de la soif, de la chaleur par tout le corps, et le pouls, fort, plein, fréquent, s’élève souvent jusqu’à cent ou cent vingt pulsations. Au bout de quelques jours, surtout si le malade a été soumis à un traitement antiphlogistique , le pouls devient moins fort et moins fré-

quent, et la fièvre peut même cesser entièrement^ il est rare néanmoins qu’elle ne reparaisse pas de temps en temps, surtout le soir, sous la forme d’accès caractérisés par un léger frisson suivi de malaise et d’un peu de chaleur ou de moiteur. Ces accès peuvent ainsi figurer une sorte de fièvre intermittente quotidienne , qui, si elle est jointe à un point de côté et à de l’étouffement, doit faire rechercher s’il n'existe pas une pleurésie.

Les symptômes que nous venons d’exposer sont souvent assez peu marqués; quelques-uns des plus caractéristiques, tels que le point de côté et l’étouffement, appartiennent à d’autres affections: aussi la pleurésie serait-elle souvent méconnue, ainsi que ce a a dû arriver plus d’une fois avant la découverte de l’auscultation, si nous n’avions, au moyen des signes physiques, la possibilité d’arriver à constater positionnent l’existence de l’épanchement liquide qui est la suite presque inévitable de toute inflammation pleurétique. Je dis presque inévitable, parce que,, dans quelques cas rares , la maladie, designée alors sous le nom de pleurésie sèche , ne s’accompagne d’aucun épanchement ; dans cette variété, les symptômes ne durent ordinairement que quelques jours, eton peut considérer la maladie comme étant avortée.

Les signes physiques qui ont le plus de valeur sont ceux qu’on obtient à l’aide de la percussion et de l’auscultation : du côté malade , le son, au lieui d'être clair et naturel , acquiert de la matité ; c’est surtout au moyen de la percussion médiate qu’on peut apprécier ce changement, sensible d’abord en bas, en arrière, et sur les côtés, et indiquant la présence d’un épanchement dans la partie la plus déclive de la plèvre. Si le liquide augmente de quantité, la matité augmente aussi d étendue, et peut s’étendre ainsi à toute la partie postérieure et latérale de la poitrine, et même en avant, jusque sous l’aisselle. La matité est toujours facile à apprécier par la comparaison du son avec celui du cité opi posé resté normal ; lorsque !a pieuresie est double, cette comparaison ne peut plus avoir lieu, on doit alors juger de l'état du son d’une manière absolue, et l'appréciation plus difficile pourrait exposer à l’erreur, si l'on n’avait pas d'autres sources de diagnostic à consulter.

Dans les parties occupées par l’épanchement, le poumon est refoulé, comprimé, la respiration se fait incomplètement, ou ne se fait plus du tout, et par l’auscultation on constate la diminution ou même l’absence du bruit respiratoire dans l'étendue occupée par la matité : en même temps, lorsque l’épanchement est considérable, de l’autre côté on entend une respiration plus forte qu’à l’état naturel, une respiration dite puérile , et qui atteste le surcroît d’activité du poumon resté libre et obligé de suppléer au défaut de fonction de l’autre. Dans certains cas, du côté malade, à l’endroit <>ù le poumon comprimé touche l’enveloppe thoracique, en arrière, près de la colonne vertébrale, on entend un souffle tubaire, indiquant que l’air ne pénètre pas dans les vésicules et s’arrête dans les grosses bronches ; toutefois , ce signe n’est pas constant, le plus ordinairement il y a seulement absence de bruit respiratoire sans aucun autre bruit.

Lorsque l’épanchement est peu considérable , et qu’il n’occupe que le tiers ou la moitié d’une des cavités pleurales , on peut encore quelquefois cons-

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tater un phénomène d’auscultation caractéristique de la pleurésie : pendant que le malade parle, si on applique l’oreille vers l’angle intérieur de l’omoplate, on entend sa voix saccadée, chevrotante, et assez semblable à celle d'une personne qui parlerait en ayant un jeton entre ses lèvres. Ce phénomène dont on ne connaît pas bien la cause, et qui est connu sous le nom d 'égophonie , manque souvent ; il est d’ailleurs assez fugace, et ne dure que quelques jours ; lorsque l’épanchement augmente , il cesse, pour reparaître quelquefois vers le déclin de la maladie lorsque l’épanchement diminue.

Aux signes que nous venons d’indiquer, si nous joignons la dilatation du côté malade, en cas d’épanchement considérable et durant longtemps, si nous ajoutons aussi l’absence du frémissement vibratoire qu’on sent à la main appliquée sur la poitrine lorsqu’une personne parle, frémissement qui n’existe plus lors de l’épanchement , nous aurons exposé les signes les plus certains de la pleurésie, ceux à l’aide desquels on peut reconnaître cette affection, et la différencier des autres maladies de poitrine, avec lesquelles elle a quelques points de ressemblance.

La marche de la pleurésie est tantôt aiguë, tantôt chronique : dans la forme aiguë, les symptômes sont bien plus prononcés, la fièvre a presque toujours le caractère inflammatoire lors du début ; la durée de cette maladie est assez prolongée ; l’épanchement une fois formé est le plus souvent long à disparaître complètement ; et, malgré les moyens les mieux appropriés, la guérison n’est pas obtenue avant un mois, quelquefois même six semaines ou deux mois. Dans la forme chronique, qui tantôt succède à la forme aiguë , d’autres fois débute par être chronique, la durée de la maladie est illimitée ; souvent, alors, l’épanchement, qui se fait insensiblement, donne lieu à peu de symptômes ; on observe des cas dans lesquels il n’existe qu’un peu d’essoufflement, et c’est aux signes physiques seuls qu’on doit de reconnaître la maladie.

La pleurésie aiguë simple est une maladie assez grave, parce qu’elle fait souffrir et qu’elle dure quelque temps , mais il est rare qu’elle se termine d’une manière fâcheuse; il n’en est pas de même lorsqu’elle existe dans les deux plèvres, le danger alors est grand. Chez les sujets disposés à la phthisie, la pleurésie acquiert aussi un plus grand degré de gravité , souvent cette maladie est le début de la tuberculisation des poumons. La pleurésie chronique est presque toujours grave; quelquefois elle est entretenue par des tubercules de la plèvre [pleurésie tubercule ); dans d’autres cas, l’épanchement est formé par un liquide purulent, toutes circonstances fâcheuses. Les pleurésies, suite de perforation pulmonaire, sont presque toujours mortelles.

Dans la pleurésie aiguë , le traitement doit être antiphlogistique et proportionné au degré de la maladie, à la force et au tempérament du malade. Souvent on se trouve bien au début d’une ou de deux saignées générales , mais c’est surtout aux évacuations sanguines locales qu’on doit avoir recours : il est rare qu’on ne soit pas obligé de revenir plusieurs fois à des applications de sangsues ou de venlouses scarifiées sur le côté malade. En même temps, ce traitement actif sera secondé par

le séjour au lit , la diète , l’usage des boissons délayantes, et l’emploi de quelques cataplasmes émollients appliqués sur la poitrine. Plus tard, lorsque la fièvre est moins forte, lorsque la douleur de côté a diminué d’acuité, on se trouve bien, pour favoriser l’absorption de l’épanchement, de l’application de plusieurs vésicatoires assez larges placés successivement sur le côté , et entretenus pendant quelques jours. Il faut alors aussi se relâcher un peu du régime sévère conseillé dans le commencement, et permettre des potages légers, des fruits cuits et quelquefois même des légumes. A ce moment, on se trouve bien aussi de la prescription de quelques boissons légèrement diurétiques , telles que les infusions de chiendent, dequeuesdecerises, de busserole , dans lesquelles on peut ajouter un peu de nitre. Dans la convalescence, on doit surtout éviter les refroidissements.

Dans la pleurésie chronique, il faut être assez réservé sur les émissions sanguines; lorsque la douleur est vive, il est bon cependant d’avoir recours à une ou deux saignées locales modérées. On doit surtout employer les révulsifs, les vésicatoires entretenus sur le côté, les cautères, les sétons placés au même lieu; les diurétiques, tels que le nitrate de potasse , la digitale, sont aussi quelquefois utiles. Quant au régime de nourriture , il doit être doux , peu abondant , mais cependant il faut soutenir un peu le malade, qui ne doit pas non plus rester toujours au lit: dans les saisons chaudes, une promenade, un petit voyage sont souvent même favorables.

Dans la pleurésie aiguë et chronique, lorsqu’il y a menace de suffocation imminente par suite de la quantité du liquide épanché , lorsque surtout on soupçonne que ce liquide est purulent, la ponction de la poitrine entre les côtes forme une dernière ressource qu’on doit employer, mais dont le succès est douteux (V. Empyème). Quelques résultats heureux obtenus récemment sembleraient, dans des pleurésies aiguës, devoir encourager à tenter cette opération toutes les fois que la dyspnée devient extrême.

Hydrothorax. — L’hydrothorax , ou hydropisie des plèvres , consiste dans l’accumulation de sérosité dans les cavités pleurétiques, sans inflammation ; rarement, peut-être même jamais , cette maladie n’est primitive , elle est la conséquence d’une autre affection qui, produisant l’hydropisie générale , amène en même temps l’épanchement pjeurétique ; c’est ainsi qu’on la retrouve dans les affections organiques du cœur, dans la maladie de Brigt. Les signes qui font reconnaître l’hydrothorax sont la matité de la poitrine à la percussion , et l’absence de respiration reconnue par l’auscultation dans les points occupés par l’épanchement. Comme lhydrothorax est presque toujours double, ces caractères physiques existent des deux côtés : en même temps le malade éprouve une dyspnée résultant de la compression du poumon par le liquide épanché, et dont le degré est en rapport avec la quantité de l’épanchement. L’hydrothorax est presque toujours une maladie grave; son pronostic dépend d’ailleurs tout-à fait de la cause organique qui produit l'épanchement : cette cause étant le plus ordinairement une maladie incurable, il en résulte qu’on doit généralement avoir

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