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on doit alors avoir recours à l’émétique à haute dose, moyen contre-stimulant préconisé par l’école italienne, vanté par Laennec , qui le mettait audessus des saignées dans le traitement de la pneumonie, et encore employé de nos jours par beaucoup de praticiens. Nous sommes loin de contester le bon effet de cette médication ; toutefois nous pensons qu’elle ne doit être qu’accessoire pour ainsi dire, et que les émissions sanguines doivent toujours occuper la première place dans le traitement de la pneumonie. Nous en dirons autant, à plus forte raison , des vésicatoires appliqués sur le thorax et entretenus pendant quelques jours; ils ont cté souvent utiles pour hâter la résolution d’une pneumonie traînant en longueur, et doivent être surtout employés chez les enfants, les gens affaiblis et les malades disposés aux tubercules , toutes personnes qui supporteraient mai les émissions sanguines un peu fortes.

Dans la pneumonie chronique , les boissons légèrement expectorantes, les potions kermétisées et les vésicatoires fréquemment renouvelés, doivent former la base du traitement. A. Hahdy,

pneumonique ( path .) s. m. et adj. Se dit vulgairement d’une personne affectée d’une maladie des poumons.

PKTEUîso-'TiîoisAX (path. int.), s. m. (de pneuma air, et thorax poitrine). De même que l’on appelle hydro-thorax l’épanchement d’eau dans la poitrine, de même on appelle pneumo-thorax les collections aériformes qui se forment dans les plèvres.

poche des eaux ( accouch .) C’est la saillie des membranes de l’œuf à travers l’orifice du col de l’utérus dilaté. (V. Accouchement.)

podagre (méd.), s. et adj. (depous ,podosp\ed, agra proie, capture). On appelle ainsi la goutte, lorsqu’elle attaque les articulations des pieds; par extension, on donne ce nom à la goutte en général, et enfin on en fait quelquefois, dans le vulgaire, un adjectif auquel on donne quelquefois le sens très-étendu de souffreteux, d’infirme; cette acception du mot n’est pas admise en médecine. J. B.

poignée ( pharm .), s. f., se dit de la quantité d’une substance végétale qui peut tenir dans la main. (Y. Manipule).

poignet ( anat.), s. m. C’est le nom vulgaire du carpe ou de l’articulation de celui-ci avec les os de l’avant-bras. (V. Avant-bras et Main.) poix, (anat ). V. Pileux (système).

toilette ou poélette. (V. Palette.) point re coté ( méd .), s. m. Douleur fixe, aiguë, pongitive, fixée dans un côté de la poitrine et occupant un espace très-circonscrit. Le point de côté est un des signes de la pleurésie ; il existe aussi dans la pleurodynie. (Y. ces mots.)

poire (bot. méd.), s. f., fruit du poirier, pyrus, L. ; fam. des Rosacées, J. On en connaît un grand nombre de variétés. Toutes sont alimentaires, soit telles que la nature nous les offre, c’est-àdire crues, soit cuites ; il en est même qui ne pourraient (entrer dans le régime diététique sans avoir’ été soumises à la coction. Pour que ce fruit jouisse de toutes ses qualités, il faut que la saison n’ait été ni trop humide ni trop sèche; dans le premier cas, les poires sont fades, indigestes, et se couservent difficilement ; dans l’autre, elles ne grossissent pas,

T. II

et deviennent souvent pierreuses. Ce caractère et la plus grande densité de leur chair les distinguent essentiellement des pommes. Les Romains connaissaient trente-six espèces de poires ; ils leur donnaient, comme nous, les noms de ceux qui faisaient connaître de nouvelles espèces, ou ceux des lieux d’où ou les avait importées. C’est ainsi que notre Bon-Chrétien, importé, de la Calabre par saint François de Paule, était leur Pompéienne; notre Saint-Martin leur poire d’Arménie ; notre Cuisse- Madame leur Onychine, ainsi appelée parce qu’elle avait la couleur des ongles ; notre Beurré leur Yolumnium, parce quelle remplissait, en quelque sorte, la paume de la main. En général, les caractères qui distinguent les variétés de poires sont plus tranchés que dans le genre pomme ; en effet :

La poire se distingue, ici par sa grosseur,

Là par son coloris, plus loin par sa douceur;

L’une mûrit l’été, l’autre tombe en automne ;

Celle-ci, dans l’hiver, à la main s’abandonne.

Toutes les variétés de poires peuvent être rangées en deux grandes séries : celles d’été et celles d’hiver. Les premières, qui comprennent les Muscats, les Jargonelles , les Bergamottes, les Beurrés Chaumontels, etc. , figurent avec honneur sur nos tables, et sont, pour les personnes les plus délicates, d’une assez facile digestion; celles d’hiver, et notamment les Bon-Chrétien , les Catillac , les Colmar, les Rousselet , etc., n’y figurent le plus ordinairement que sous forme de compotes , soit simples, soit suivant la méthode d’Appert, ou bien encore cuites au four , et à l’état de poires tapées. Coupées par tranches et cuites dans le moût du jus de raisin, les poires d’hiver forment une sorte de conserve molle bien connue des gens du peuple sous le nom de raisiné.

Depuis quelques années , la culture des poires a pris une grande importance dans certaines contrées. Généralement plus sucrées que les pommes, elles fournissent une boisson alcoolique ou poiré, qui perd , presqu’aussitôt sa fabrication , ce nom pour prendre, suivant les lieux et les besoins du commerce, ceux de vin blanc et même de vin mousseux de Champagne, si la fermentation a été suspendue à propos. Le poiré est réputé agir sur les nerfs; mais, généralement plus léger et plus alcoolique que le cidre, il passe mieux, et n’a que l’inconvénient de déterminer plus facilement l’ivresse (M. Cidre). T. Coüvekchel.

pokée (bot.), s . f. (V. Bette.)

pois (bot. méd,.), s. m. Pois cultivé, pisum sativum, L. ; fam. des Légumineuses, J. Le pois comestible est incontestablement l’un des fruits légumineux les plus estimés et les plus utiles. Il s’offre sous la forme de gousses renfermant des graines globuleuses ou pois. Lorsque les pois n’ont pas atteint leur maximum de volume et de maturité, ils prennent le nom de petits pois, et alors sont plus agréables que nourrissants. Lorsque le pois est mûr et sec, il renferme une proportion relativement très-considérable de principes nutritifs , et est alors d’une digestion assez difficile pour produire, chez les personnes délicates, des flatuosités et des borborigmes. Depuis quelques années, on

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effectue, par un moyen assez ingénieux, la décortication des pois; cette opération rendant leur digestion plus facile, permet d’en introduire l’usage dans le régime diététique. Le pois , à l'état sec , forme une ressource alimentaire assez importante pour les gens peu aisés et pour les habitants des campagnes ; la facilité avec laquelle il se conserve permet de le mettre à profit dans les expéditions maritimes.

L’importance du pois dans l’alimentation a fixé l’attention des chimistes, et notamment de Braconnot, Einoff et Davy. Le premier a signalé dans ce fruit la présence d’un principe nouveau, qu'il a nommé légumine , et qui se rencontre dans toutes les graines à cotylédons charnus de la famille des légumineuses. Il a vu, en outre, que 1 00 grammes de pois fortement desséchés ne perdaient que 12 gr. 50 c. d’humidité, ce qui établit, comme on voit , une proportion très-considérable des autres principes, et explique la propriété éminemment nutritive de ce fruit.

Bien qu’on rapporte aux contrées méridionales de l’Europe la patrie originaire du pois , rien ne l’étahit cependant d’une manière précise. Il était connu des Romains, mais on ignore si la dénomination cicer s’applique à notre pois chiche ou à notre pois commun. Les variétés sont nombreuses, et quelques-unes bien caractéristiques , car on en voit dont la tige s’élève de dix à douze pieds , et d’autres à deux seulement ; les unes sont très-sucrées, d’autres très-féculeuses ou farineuses.

Pois chiche ou ciche, cicer arietinum . Il se distingue par ses gousses courtes, velues, renfermant une ou deux semences irrégulières; la gousse, au lieu d’être, comme dans l’espèce précédente, marquée d’une saillie dorsale, est simplement sillonnée. Les pois chiches sont cultivés de temps immémorial en Egypte , dans le Levant et dans le midi de l’Europe ; ils figurent au nombre des aliments dont ces peuples font usage. Ils sont moins nourrissants que le pois ordinaire ou cultivé , plus difficiles à digérer, et conséquemment peu propres à la nourriture des personnes qui ne sont pas douées de constitutions aussi robustes.

Réduits en farine , et appliqués extérieurement sous forme de cataplasme , ils agissent comme émollients et résolutifs ; mais leur usage, très-répandu et très-réputé autrefois , est maintenant complètement tombé en désuétude.

Lorsque la rareté des denrées coloniales obligeait de leur chercher des succédanés , l’attention s’est fixée sur le pois chiche torréfié pour remplacer le café; mais la prohibition ayant cessé, on a bientôt abandonné l’usage de tous les cafés indigènes, comme on les appelait alors, pour recourir à la fève exotique , qu’ils ne remplaçaient que fort imparfaitement.

Pois a gbatter, dolichos pruriens, L.; originaire de l’Amérique Méridionale. Il s’offre sous la formed’une gousse ou légume assez long, d’unbrun grisâtre , hérissé de poils peu adhérents. Les graines sont arrondies, entourées d’une cicatrice linéaire.

On fait peu d’usage de la graine, mais les poils qui revêtent la gousse sont employés aux Antilles , où ce fruit croît abondamment et spontanément , dans le traitement des vers intestinaux ; toutefois , leur action paraît être simplement mécanique. Le mode d’administration consiste à faire macérer les

gousses dans l’eau ; lorsque les poils sont détachés, on agite et on décante. On sucre ce macératum, et on le fait prendre à la dose de deux à trois cuillerées, suivant la force de l’individu. On facilite ordinairement l’action de ce remède au moyen d’un purgatif doux, l’huile de ricin, par exemple. On administre encore les poils du dolichos pruriens mêlés au miel, sous forme d’opiat. On est dans l’usage d’en faire suivre immédiatement l’administration d’une pincée de farine de manioc, pour éviter sans doute l’irritation que leur passage pourrait produire dans la gorge. Enfin , on prépare aux Barbades une bière médicamenteuse, en faisant infuser ces gousses dans la bière ordinaire ; on l’administre contre l’hydropisie.

Les poils de pois à gratter sont vendus, sur nos places publiques, par les charlatans et les escamoteurs, sous le nom de poudre à démanger. Les indigènes de l’Amérique Méridionale, dans leurs jeux tant soit peu sauvages , appelés carnes tollendas , remplissent de poils du pica pica, dolichos pruriens, des espèces de tubes de papier ou de feuilles, et, soufflant par une extrémité, les lancent à la figure des passants. Nos gens du peuple en font aussi un usage fort abusif quelquefois. Nous croyons utile d’indiquer le moyen d’anéantir l’active démangeaison que produit leur contact. Il consiste à appliquer de la cendre chaude sur la partie endolorie : le soulagement immédiat qu’elle produit tend à faire croire que le prurisme est dû à une sécrétion du poil, analogue à celle que produit le pois chiche. Cette sécrétion résisterait, si l’on en croit certains voyageurs, à l’action dissolvante de l’eau , et produirait sur ceux qui se baignent dans les rivières qui charrient ces gousses velues un prurit insupportable. Couverchel,

De C Académie de Médecine.

POIS a CAUTÈRES. (V. Cautère.)

poison. (V. Empoisonnement.)

poissons (hist. nat. et hyg.), s. m. pl. (en latin pisces, en grec ichthus). Les poissons forment, dans la classification de Cuvier, la quatrième classe des animaux vertébrés. Us habitent dans l’eau, sont ovipares, à sang froid, respirent l’air contenu dans l’eau au moyen de feuillets, composés eux-mêmes de lamelles dans lesquelles se distribuent d’innombrables vaisseaux sanguins, et que l’on nomme branchies. Les poissons se meuvent au moyen de nageoires formées de rayons et offrant à peu près la figure d’un éventail. Ces instruments de locomotion représentent chez eux les membres antérieurs et postérieurs des mammifères.

Cuvier a partagé les poissons en deux grandes séries, suivant que leur squelette est formé de tissus osseux ou cartilagineux ; ces deux divisions principales sont elles-mêmes subdivisées d’après des caractères tirés de la disposition des branchies.

Les poissons jouent un grand rôle dans l’alimentation ; il est certains peuples, habitant le rivage de la mer, qui en font leur nourriture presque exclusive, et que, pour cette raison, on nomme ichthyophages ( ichthus , poisson , phagô, je mange). Il paraît , et notre collaborateur et ami M. le docteur Ch. Martin a eu l’occasion de le constater dans ses voyages en Norwège, il parait, dis-je, que l’on se dégoûte très-promptement de la chair de poisson ;

roi

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