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plus résistantes. Les pommes et les poires, qui seressemblent sous tant de rapports, offrent cependant des différences très-remarquables dans leur forme , la composition de leur tissu cellulaire et leur pesanteur spécifique. Les premières ont toujours leur base creusée d’une cavité plus ou moins profonde, dans laquelle s’implante le pédoncule; elles sont généralement sphéroïdes ; taudis que la poire, au lieu d’être creusée à sa base , se prolonge toujours plus ou moins vers la queue, et représente assez exactement une pyramide, forme à laquelle elle doit évidemment son nom.
Les pommes sont connues de temps immémorial; les écrivains de l’antiquité en font mention, et signalent même plusieurs variétés qu’il est facile de reconnaître. C’est, sans contredit , l’un des premiers fruits dont les hommes aient fait usage. Le pommier est naturel aux forêts de l’Europe; dans cet état sauvage, il fournit des fruits âpres, dont les animaux sont avides , mais que la culture et surtout la greffe modifient d’une manière trèsheureuse, et appropriée à nos goûts et à nos besoins. Ce fruit si utile partage avec la poire l’honneur d’oi ner nos tables ; c’est celui qui se conserve le plus longtemps et qui exige le moins de soins. Les pommes crues sont rafraîchissantes ; la coction les rend laxatives; elles forment, dans l’un et l’autre cas , et surtout dans le dernier, un aliment sain , d’une digestion assez facile pour pouvoir entrer dans le régime diététique qui doit suivre les grandes maladies. Certaines espèces, et notamment celle dite reinette, sont employées pour faire des tisanes béchiques et pectorales ; leur décoction fait la base du sirop de pomme composé , si communément administré aux enfants et aux vieillards. Quelquefois on applique comme topique émollient la pomme de reinette cuite ou sa pulpe sur certaines tumeurs inflammatoires, et particulièrement daus l’ophthalmie récente et palpébrale. On attribuait encore d’autres propriétés aux pommes chez les anciens : c’est ainsi qu’une loi de Solon obligeait les nouveaux maries à faire usage , l’un de pomme , l'autre de coing, avant d’entrer dans la couche nuptiale. Ce législateur , se fondant sur les propriétés opposées de ces deux fruits, et voulant les faire tourner au profit de la génération future , croyait ainsi amortir l’ardeur inféconde de l’un, et exciter chez l’autre des désirs qu’un sentiment trop exalté de pudeur pouvait anéantir.
On faisait autrefois bouillir les pommes ou leur suc avec des corps gras , tels que le suif et l’axonge , et on employait ceux-ci comme adoucissants dans le pansement de certains ulcères. On a donné à ces médicaments le nom de pommade , qui est resté à des préparations dont les corps gras font la base, mais dans lesquels les pommes n’entrent plus.
Il est vrai de dire cependant qu’autrefois ou donnait le nom de pomme à tous les fruits sphéroïdes succulents. La pommade de concombre serait, dans ce cas, la seule préparation pharmaceutique qui justifierait cette dénomination.
Il est superflu de faire remarquer que le bonbon vendu par les confiseurs sous le nom de sucre de pomme, ne contient pas plus les principes de ce fruit que le sucre d’orge ne participe de ceux de l’orge. C’est simplement un sirop de sucre de canne ou de betterave rapproché au grand cassé , et qui |
ne diffère du sucre que parce qu’il est aromatise.
On divise les pommes en pommes douces ou à couteau , en pommes acides ou à cuire (compotes et marmelades ) , et en pommes âpres ou amères. Cesdernières, lorsqu’elles sont mêlées dans une proportion convenable avec les pommes douces, fournissent, par le pressurage, une boisson alcoolique bien connue sous le nom de cidre , et qui sert à étancher la soif d’un quart environ des habitants de la France. (Y. Cidre.) T. Couvebchbl,
Te l'Acidémie de Médeonr.
pommette (anat), s. f. On appelle ainsi une saillie légèrement arrondie en forme de pomme, que présente la face au-dessous de l’angle externe de l’œil; elle est formée par le relief que présente sur le squelette un os quadrilatère nommé os malaire. (Y. Malaire et Face.)
posïpholyx (path ), s. m. (V. Pemphygus.) On a aussi donné le nom de pompholyx ( en grec, pompholux signifie bulle d’air ) à l’oxyde de zinc obtenu par sublimation. (V. Zinc.)
ponction ( chir .), s. f. ( punctio , de pungere piquerj.Opération qui consiste à plonger un instrument piquant dans une cavité naturelle ou accidentelle, pour en faire sortir le produit liquide ou gazeux qu’elle renferme. La ponction se pratique soit avec une lancette, soit avec un bistouri, soit enfin avec un trois-quarts. (Y. Abcès, Hydropisie, etc )
pobigitive [path.), adj. (pungens).On qualifie ainsi une sorte de douleur très-aiguë , semblable a celle que produirait l’introduction dans les tissus d’un instrument acéré. (V. Douleur.)
posït-sîe- varole [anat.], s. m., partie du cerveau située à la base de cet organe. (V. Cerveau.)
POPUTÉ (anat.), adj. (du latin poples, poplités, jarret).On appelle creux poplité, ou espace poplité, la face postérieure du genou; elle constitue un creux qui dépend principalement du relief que forment de chaque côté les tendons des muscles biceps en dehors, et couturier, droit interne, demi tendineux et demi-membraneux en dedans. Dans cette région, très-nettement circonscrite, on trouve différents organes qui lui empruntent leur nom; ce sont: — l°Le muscle poplité (iemovo-^o'gdx.é tibial de Chaussier), qui s’étend du condyle externe du fémur à la ligne oblique du tibia. — 2° L 'artère poplitée, qui n’est autre que la continuation de la crurale ou fémorale : elle prend ce nom au moment où elle traverse l’anneau du grand adducteur au tiers inférieur de la cuisse, se place à la partie postérieure du genou, descend jusqu’au quart supérieur de la jambe, où elle se divise en trois branches, les tibiales antérieure et postérieure, et la péroniere. Dans son trajet elle fournit au genou les cinq arteres articulaires. On a très-souvent l’occasion de lier l’artère poplitée, soit pour des anévrismes du creux du jarret, soit pour des blessures de cette partie. — 3° La veine poplitée accompagne l’artère. — 4° Les deux nerfs poplités provenant de la subdivision du grand nerf sciatique, et désignés, suivant leur position, en interne et externe. J. IL
PQPULÉ3ïM(ma/.»ié<i.) s. m. .(onguent populéum)
| Ce mot,<st transporté du latin et signifie peuplier;