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rop, en pastilles , en pommade. La quinine brute s’emploie aussi en pilules, qui se préparent très-bien en ramollissant cette substance avec les doigts; Comme elle paraît sans saveur puisqu’elle n’est pas soluble dans la salive, elle peut être très-utile dans la médecine des enfants ; elle a été employée avec succès à la dose de 10 centigrammes à l’âge de quatre ans, dans des fièvres intermittentes.

La teinture de quinine se prépare avec : quinine, 30 centigr.; alcool à 36 degrés, 30 gram. La teinture de sulfate de quinine se prépare avec les mêmes proportions de sulfate et d’alcool; les doses sont 1 à 15 gram. dans une potion. Le vin de sulfate de quinine se prépare avec sulfate de quinine 30 centigr., vin de Madère 1 litre; la dose est de 50 à 100 gram. Le sirop de sulfate de quinine se prépare avec 2o centigr. de sulfate de quinine , que l’on fait dissoudre dans une petite quantité d’eau au moyen de quelques gouttes d’acide sulfurique étendu, etquel’onmêle à 1 20 gr.desirop de sucre blanc; la dose est de 2o à 50 grammes. Les pastilles se préparent avec 2 gram. de sulfate de quiDine pour 500 grammes de sucre etgomme adraganthe q. s.; l’on fait des pastilles d’un gram. La pommade de sulfate de quinine se prépare avec 4 gram. de sulfate dissous au moyen de l’alcool et de quelques gouttes d’acide sulfurique, l’on incorpore avec 16 grammes d’axonge.

La cinchonine s'emploie de la même manière que le quinine et dans les mêmes cas. Cependant, Bally dit avoir coupé avec le sulfate de cinchonine des fièvres d’accès qui avaient résisté à des doses beaucoup plus fortes de sulfate de quinine. On fait avec la cinchonine les mêmes préparations qu’avec la quinine; seulement, lorsqu’on les administre, il faut ordinairement le faire à dose double pour avoir des effets aussi marqués qu’avec la quinine. (V. Fièvres intermittentes .), J. -P. Beaude.

goiNTE-FEUULE. (Y. Potentille.)

quintessence (mat. méd.), s. f. On appelait ainsi autrefois certaines liqueurs composées d’alcool chargé de principes médicamenteux. Ce sont les teintures ou alcoolats des pharmaciens modernes. Le nom de quintessence s’appliquait aussi aux principes les plus subtils des corps.

quotidien ( path .) , adj. (d equotidianus, ce qui revient chaque jour). Cette qualification s’applique aux accès fébriles et aux symptômes, quels qu’ils soient, qui se montrent tous les jours, d’où les noms de fièvre quotidienne, accès quotidien, type quotidien, etc. (Y. Fièvres intermittentes .)

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RABIQUE ou rabêiqbe (path.)] adj. (de rabies, rage) , qui appartient à la ragc-( V . Hydrophobie. )

RACES humaines ( physiol . ) Lorsque l’on jette les yeux sur l’ensemble des êtres animés qui couvrent le globe, on est tout d’abord frappé de l’analogie de structure et de conformation qui rapproche certains de ces êtres de manière à en constituer de grandes familles. Ainsi, les mammifères, les oiseaux, les poissons, les reptiles, etc., présentent entre eux des traits de ressemblance qui nous obligent instinctivement à les classer par groupes principaux. Puis, descendant plus avant dans l’examen de chacune de ces grandes familles, on voit bientôt que les individus qui les composent ne se ressemblent pas tous, mais qu’ils forment de nouveaux groupes différents les uns des autres, et dans les catégories ainsi formées, on trouve encore à diviser, à distinguer jusqu’à ce que l’on arrive à l’extrême limite de cette analyse qui est l’individu. Ainsi, parmi les mammifères, on reconnaîtra que le lion, le tigre, le jaguar, la panthère, le chat, ont la même configuration et constituent une véritable tribu ; mais que le lion n’est pas identique avec le tigre, le tigre avec la panthère ou avec le chat, et que, par conséquent, il faut créer de nouvelles divisions pour y placer les êtres qui ont entre eux la plus grande ressemblance possible. Un caractère fort remarquable de ces groupes depuis longtemps apprécié par les naturalistes, c’est que les animaux qui les constituent se perpétuent tels par voie de génération , les parents donnant toujours naissance à un produit qui leur est tout-à-fait pareil et capable lui-même de transmettre les mêmes caractères à sa progéniture. La reproduction constante du même type par l’accouplement avec son semblable est ce qui fonde essentiellement l’espèce. Des animaux appartenant à des espèces trèsvoisines peuvent quelquefois s’unir et procréer ensemble ; mais les produits sont des bâtards, des métis ordinairement inféconds. Cependant, il arrive que le bâtard, s’accouplant à l’une des deux espèces pures qui lui ont donné naissance, peut donner lieu à un produit qui tend à revenir au type de l’une ou de l’autre espèce.

Considéré à ce point de vue, l’homme, qui appartient à la grande famille des mammifères, constitue une espèce à part ne pouvant fructueusement s’unir à aucune autre : mais, dans une même espèce, il est des différences dépendant de causes variables et qui établissent ce que l’on appelle des variétés, lesquelles forment ainsi de petits groupes, dans lesquels les caractères distinctifs se transmettent encore par la génération. Dans les variétés, les croisements sont communs et féconds. Parmi les chiens, par exemple, les caniches, les mâtins, etc., peuvent s’allier entre eux, et les produits féconderont à leur tour. Chez l’homme, les variétés que l’on observe dans les différentes parties du globe constituent précisément ce que l’on entend par le mot race. Ainsi, par un premier aperçu, il est facile de voir que les Chinois, les habitants noirs du Sénégal et les Européens ne se ressemblent pas les uns aux autres, bien que présentant les traits distinctifs du genre humain, et qu’ils se ressemblent entre eux, et cela d'une manière héréditaire. Ce sont donc là autant de races distinctes qu’il s’agit d’étudier ici.

Notre savant collaborateur, M. Lagasquie , a surtout étudié l’homme (Y. ce mot) au point de vue psychologique ; nous devons ici nous attacher à l’examen de ses caractères physiques , ou , si l’on veut, zoologiques.

L’homme, cet animal à deux pieds et sans plumes , comme le définissait Platon, est placé, sous le nom de bimane, en tète de la grande classe des mammifères. Voici comment les naturalistes le décrivent comme être zoologique : tête arrondie, couverte de cheveux ; yeux disposés daus des orbites et destinés à regarder eu avant; oreilles à conque peu développée, bordées et lobulées; dents verticales au nombre de 32, dont on donne ainsi la formule : incisiv. 4/4, canines t -l/l-l , molaires 5-5/5-S; membres supérieurs complètement détachés, servant uniquement à la préhension et au toucher, aidés, dans leurs mouvements, par la présence de clavicules; doigts onguiculés, séparés ; pouce opposable aux autres doigts ; station droite, verticale, assurée par la position de la colonne vertébrale rela-

Îtivement à la tête et à son annexion au bassin; jambes servant exclusivement à la marche, pieds

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