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les genoux et les pieds se touchent, et les membres inférieurs présentent ainsi deux ovales superposés, ou bien chaque membre forme un grand arc , les genoux sont écartés et les pieds se touchent seuls. On conçoit quelles allures bizarres ces déformations doivent apporter et apportent en effet dans la marche des enfants ainsi contournés. Les avant-bras, mais surtout les clavicules se courbent à leur tour, quoique plus rarement. La colonne vertébrale peut participer à ces désordres ; de là, les différentes altérations des côtes et du sternum dont nous avons parlé à propos des déviations du rachis. Les os plats, ceux des épaules par exemple (omoplates), se laissent aussi déformer , mais une altération assez curieuse est celle que subissent les os du crâne. Quand les fontanelles ne sont pas encore ossifiées, les os se laissent écarter et distendre par l’action de grossissement du cerveau ; ils prêtent en quelque sorte , et la tête acquiert souvent des dimensions énormes qui, avec les autres altérations, concourent à donner aux rachitiques un aspect monstrueux. Ce développement du cerveau a pour conséquence une grande activité de l’intelligence; aussi les enfants rachitiques sont-ils renommés pour la précocité de leur esprit. Plus tard, quand les os du crâne sont ossifiés, cet effet n’aurait plus lieu.
Les os du bassin sont très-fréquemment altérés dans leur configuration ; le bassin se trouve aussi rétréci en différents sens ; on conçoit les dangers que, par la suite, ces lésions pourront amener chez les sujets du sexe féminin dans les cas de grossesse.
Au total , la déformation des os des rachitiques marche habituellement de bas en haut. Les exceptions à cette loi sont très-rares.
La durée de la seconde période est très-variable. Quand la marche est aiguë, tout le squelette peut être déformé dans l’espace de quelques mois , mais dans les cas les plus ordinaires, il se passe plusieurs années avant que les désordres soient arrivés au point qu’il doivent atteindre.
3° Ici la disposition morbide s’arrête, les effets sont produits : et tantôt la maladie tend à la guérison, ce qui se reconnaît à la vigueur nouvelle que prennent les sujets, et au redressement des os altérés ; tantôt les déformations tendent à persister, et alors le sujet reste faible, souffrant ; il peut même succomber dans le marasme , ou bien il reprend un peu de force , mais il reste pour toute sa vie dans l’état hideux que nous avons décrit.
Suivant M. Guérin, auquel nous devons d’intéressantes recherches sur le rachitisme, cette maladie résulte anatomiquement d’un ramollissement du tissu osseux avec dépôt dans son tissu , en quelque sorte dédoublé d’un liquide coagulable qui subi différentes transformations.
Causes. Le rachitisme s’observe surtout depuis l’âge de six à huit mois jusque trois ou quatre ans ; au-delà , la maladie est plus rare. On a trouvé des foetus vivants ou morts déformés. Sur 346 sujets atteints de la maladie en question , on a trouvé 143 garçons et 198 filles (J. Guérin). Les autres causes sont à peu près celles de la scrofule (Voy. ce mot), surtout avec la disposition héréditaire. On y joint encore une cause qui , suivant M. Guérin, serait très-puissante : une nourriture trop forte donnée aux enfants très-jeunes, et l’oubli de conditions hygiéniques.
Pour le traitement , c’est en grande partie celui de la scrofule auquel nous renvoyons ici; quant aux appareils destinés à redresser les jambes, nous n’y avons que très-rarement recours, et jamais chez les jeunes enfants. L’expérience nous a appris que, dans 1 immense majorité des cas, l’habitation à la campagne et un régime approprié , suffisaient pour rendre à l'organisme le degré d’énergie suffisant pour amener un redressement dû aux seules puissances physiologiques. J. -P. Beaude.
ïiachîtome, s. m. Instrument d’anatomie propre à ouvrir le canal médullaire du rachis.
racine (i bol .), s. f. (en latin radix , en grec rhiza). La racine est la partie inférieure des végétaux qui plonge dans un autre corps, le plus souvent dans la terre, où elle puise sa nourriture. Un très-grand nombre de racines sont employées I ea thérapeutique ; on en trouvera la description au nom de la plante qui les fournit. — Par analogie, on appelle en anatomie racine, le prolongement de certains organes qui vont s’implanter dans les tissus. Ainsi, les racines des cheveux, des poils, sont dans les bulbes ; les racines des dents dans les alvéoles, etc. On appelle aussi racines d’un cancer ou d’un polype, les expansions qu’il envoie dans les parties voisines. J. B.
radezyge. (V. Lèpre.)
RADiaîres ( hist.nat .), s. m. pl. (de radius , rayon). Les radiaires ou rayonnés constituent une grande division du règne animal, formée des individus dont les parties, au lieu d’être disposées parallèlement des deux côtés d’un axe médian, sont placées circulairement autour d’un point central, tels sont les zoophytes.
radial ( anal adj., de radius , rayon (un des deux os de l’avant-bras), qui appartient au radius. Ce nom s’applique à la région occupée par le radius ou qui en dépend; ainsi le bord radial de la main est le côté de ce membre qui se continue avec le radius. — Muscles radiaux , artère radiale, veine radiale, j nerf radial, etc. (Pour les détails sur ces organes, voy. Avant-bras.)
rabiCa:l, adj. ets. (d eradix, racine).C’est ce qui constitue la racine, le fondement d’une chose. — En botanique, on appelle feuilles radicales celles qui naissent sur la racine d’une plante. — En chimie, le radical est l’élément qui, combiné avec l’oxygène, peut donner lieu à un acide : le soufre est le radical de l’acide sulfurique. — On appelle cure radicale , en thérapeutique, un traitement qui extirpe, en quelque sorte, les dernières racines de la maladie et la guérit entièrement. La cure palliative ne fait que calmer les accidents. J. B.
radis (bot. hyg .), s. m. (de radix, racine) nom vulgaire de quelques crucifères appartenant au genre raphanus ( V . Raifort).
radius ( anat .) s. m. mot latin qui signifie rayon, conservé en anatomie pour désigner l’un des deux os de l’avant-bras (Y. ce mot). Le radius est un os long, irrégulier, prismatique, triangulaire à la partie moyenne et un peu courbé en dedans; un grand nombre de muscles s’insèrent sur les trois faces de cet os et sur son bord antérieur; le bord