RAI
interne, qui est le plus mince et comme tranchant est dirigé en dedans et sert d’attache au ligament inter-osseux qui le réunit au cubitus ; à son extrémité supérieure se trouve une petite cavité arrondie qui reçoit la petite tête de l’humérus. Cette extrémité est soutenue sur un col ou portion rétrécie, ce qui donne à cette extrémité la forme d’un godet de bilboquet. L’extrémité inférieure ou carpienne est plus large, quadrilatère, présentant d’abord en bas une cavité superficielle partagée par une ligne et qui reçoit en dehors le scaphoïde, en dedans le semi-lunaire ; puis, à la partie interne, est une surface étroite qui s’unit avec l’extrémité inferieure du cubitus. En avant , en arrière et en dehors, existent des gouttières pour le passage de plusieurs des muscles de l’avant-bras.
Radius (Maladies du). (V. Avant-bras et Coude.) J. B.
rafraîchissant [mat. méd.) , ad j . 11 ne faut pas confondre les rafraîchissants avec les réfrigérants ; la première qualification appartient à des médicaments pour l’usage interne, et qui ont pour propriété de calmer la soif, telles sont les boissons acidulées prises fraîches. Nous verrons plus bas que le nom de réfrigérant s’applique à l’action thérapeutique du froid à l’extérieur.
rage. (Y. Hydrophobie) .
raifort {bot.), s. m. On en connaît deux espèces bien distinctes :
1” Raifort cultivé ( raphanus sativui), tétradynamiesiliqueuse, L.; familledes Crucifères, J. Cette plante est originaire de la Chine et du Japon, où elle est, dit-on, très-commune. On la cultive en Europe, et c’est sa racine, connue sous le nom vulgaire de radis, qui se sert comme hors-d’œuvre sur nos tables. On connaît beaucoup de variétés de radis de forme etde couleurs variables, roses, rouges, violets, et arrondis, fusiformes, etc. La chair, est dans tous les cas , blanche , tendre , cassante dans les jeunes racines ; filandreuse ou spongieuse, creusée de cavités dans les vieilles. Le goût est, en général piquant; mais le principe volatil âcre est masqué par une grande quantité d’eau. On connaît sous le nom de radis noirs ou gros raiforts, une variété du raphanus sativus , remarquable par son volume considérable et sa saveur très-piquante.
Les radis sont d’assez difficile digestion, ils occasionnent des rapports désagréables, et ne conviennent point aux estomacs délicats; du reste, ils jouissent de propriétés anti-scorbutiques comme la plupart des autres crucifères. La partie rouge qui entoure la racine dispose au sommeil.
2° Raifort sauvage. (Y. Cochlearia.) J. B.
raiponce (bot.), s. f., campanula rapunculus; petite plante de la famille des Campanulacées, J., pentandrie-monogynie, L. Sa racine est allongée, fusiforme et blanche, les feuilles sessiles, lancéolées ; elles passent pour rafraîchissantes; on les mange en salade avec les racines.
raisin (bot. méd.), s. m. (uva), fruit de la vigne, vitisvinifera, L. ; fam. des Vignes, J. Il s’offre en grappes formées de la réunion d’un grand nombre de baies fixées à un pédoncule commun ( rafle j.
T. II
Le volume, la couleur et la saveur du raisin varient suivant les variétés que produit la culture; c’est ainsi que les grains sont ronds ou ovales , de couleur verdâtre ou jaune d’or, rouge, rouge pourpre ou noir, plus ou moins savoureux, d’autant plus sucrés qu’ils sont plus mûrs. Cet excellent fruit jouit de propriétés différentes, suivant qu’il est vert ou mûr ; dans le premier cas, il est astringent; dans l’autre, il est laxatif et apéritif. Le raisin , par son utilité dans l’économie domestique, par les nombreux produits qu’il fournit aux arts, est incontestablement l’un des fruits les plus précieux que l’on connaisse. C’est avec raison que le poète des Jardins a dit, en partant de la vigne :
La poésie, enfin, dans un ingrat oubli.
Peut-elle, sans honneur , laisser enseveli
L’arbuste tortueux dont la grappe féconde
Verse l’espoir , l’audace et l’allégresse au monde
Le raisin est sans contredit, après le blé, le fruit le plus utile ; lorsque l’un fournit au cultivateur un aliment sain et substantiel , l’autre rafraîchit son palais, étanche sa soif et ranime ses forces. Mais c’est principalement à l’état de demi-dessication que le raisin est employé en médecine. Il fait partie des quatre fruits pectoraux, et figure sur nos tables parmi les fruits secs dits quatre-mendiants. La grande proportion de principe sucré qu’offre le raisin dans les pays chauds rend sa conservation assez facile : aussi est-ce surtout l’Égypte, la Grèce, la Calabre , l’Espagne et la Provence qui sont en possession de fournir aux besoins du commerce. On distingue cinq sortes principales de raisin sec : 1° Le raisin de Smyrne ou de Damas : ses grains sont gros, aplatis, rougeâtres, demi-transparents , leur saveur rappelle celle du muscat; 2° le raisin d'Espagne ou de Malaga ; 3° le raisin de Calabre ; 4° celui de caisse ou de Provence. C’est le plus commun. C’est à Roquevaire principalement qu’on effectue sa dessiccation. On choisit de préférence les espèces connues sous les noms de pansos , panse , qui réunissent à une proportion très-notable de principe sucré, l’avantage d’avoir de gros grains clair-semés sur la grappe et peu fournis de pépins. Lorsque ce raisin approche de sa maturité, on tord la grappe et on effeuille en partie le ceps, pour permettre au soleil d’exercer son influence sur le raisin, soit en favorisant la réaction des principes, soit en soustrayant l’humidité surabondante; on procède ensuite à la cueille, qui doit s’effectuer avec soin : on sépare les grains gâtés et on plonge les grappes dans une lessive de cendres de sarment ou de chaux. On suspend ensuite les grappes, ou on les place sur des claies pour égoutter. Si la saison ou le climat sont favorables, la dessiccation se fait au soleil ; dans le cas contraire , on a recours au feu. On estime que 150 kilog. de raisin n’en fournissent guère que cent après la dessiccation.
Le raisin de Corinthe se distingue du précédent en ce que ses grains sont beaucoup plus petits, de couleur bleue noirâtre ; mielleux , leur saveur est sucrée et d’une odeur qui tient du muscat et de la violette ; cette odeur se perd malheureusement assez promptement, et nous ne connaissons guère ce raisin qu’avec une odeur vineuse, résultant évidemment d’une certaine altération. Corinthe n’est plus en possession de fournir le commerce ; c’est de Zanthe que nous vient maintenant ce raisin. Les Anglais