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la splénite, que nous avons décrite plus haut.
J. -P. Beaude.
raucité ( path .), s. f. ( raucitas , raucedo). La raueité est une modification de la voix, qui devient plus sourde et comme voilée dans la plupart des affections du larynx.
rave (bot.), s. f. C’est une variété du raifort cultivé. (Voy. ce mot.)
rayonné ( anat .), adj., qui est disposé en forme de rayons. Se dit, en anatomie, de certaines parties qui affectent cette disposition : tels sont les ligaments qui unissent les vraies côtes au sternum.
réactifs ( chim .), s. m. pl. ( reagentia , substances qui réagissent). On appelle ainsi en chimie les corpsqui modifientd’unemanièresensiblelespropriétés matérielles des corps avec lesquels on les met en contact. Ainsi, lorsque l’on verse quelques gouttes d’acide sulfhydrique dans la solution aqueuse d’un sel de plomb, il se forme un précipité noir qui trouble la liqueur 5 on dit alors que l’acide que je viens de nommer est un réactif des sels de plomb, etc. Lorsque l’on veut reconnaître si une substance est acide ou alcaline, on la met en contact avec la teinture de tournesol et le sirop de violettes : si elle rougit la première, c’est un acide; si elle verdit le second, c’est un alcali; ces deux corps sont donc les réactifs des acides et des alcalis, etc. J. B.
réacîtoej (path.), s. f. Mouvement en sens inverse d’un premier mouvement, sorte de contrecoup. On appelle ainsi l’action organique et vitale qui se produit sous une cause quelconque, et tend à rejeter de l’économie la cause morbifique qui l’a fait naître. On dit aussi qu’il y a réaction quand un organe irrité réfléchit cette irritation sur un autre organe. C’est ainsi que l’on dit qu’une inflammation locale produit une réaction fébrile.
réalgar. C’est un sulfure d’arsenic. (V. Arsenic.)
resoutebr, s. m. On donne le nom de renoueurs, de rebouteurs, de rhabilleurs, à des charlatans ignorants et grossiers qui font profession de remettre les membres cassés ou luxés. Les hommes qui font ce métier sont ordinairement des forgerons ou des maréchaux, auxquels les gens du peuple, ou même des personnes d’une classe plus éclairée, se confient avec une foi superstitieuse qui fait honte à l’intelligence humaine. C’est surtout pour les entorses qu’ils jouissent d’une grande réputation. Les gens crédules qui se livrent à eux s’imaginent qu’ils savent remettre des nerfs déplacés. Or, comment admettre un seul instant que ces rebouteurs, qui ne savent même pas ce que c’est qu’un pied, anatomiquement parlant, quels sont le nombre et la disposition des os du pied, qui ne savent pas ce que e’est qu’un nerf, qu’un tendon, iront remettre une chose qu’ils ne connaissent pas à une place qu’ils ignorent ? Pourtant on vous assure qu’ils guérissent en 24 heures des entorses violentes : cela est-il possible? Nous avons eu trop souvent à soigner des malheureux qui avaient passé par les mains de ces grossiers charlatans, et qui étaient affectés d’inflammations graves des articulations, pour ne pas protester énergiquement contre les dan-
gersdes manœuvres auxquelles ils se livrent. Quand donc l’action d’une loi répressive viendra-t-elle arrêter d’une manière efficace ces usurpations de l’ignorance et du charlatanisme sur le savoir et la raison! J.-P. Beaude.
réceptacle ( bot .), s. m. (de recipere, recevoir, admettre). En botanique, on appelle réceptacle : 1° le fond du calice sur lequel reposent les organes de la fructification ; 2° la partie interne du péricarpe à laquelle la graine est attachée ; 3° la partie d’une fleur composée qui porte les fleurons et demi-fleurons.
recette, s. f. Ce mot est synonyme d e formule (Voy. ce mot) ; mais il se prend ordinairement en mauvaise part, et s’applique surtout aux collections de remèdes préconisés par les charlatans.
rechute (path.) s. f. (re itératif, et cadere, tomber, tomber de nouveau). La rechute est le retour d’une maladie qui venait de guérir ; elle a lieu pendant la convalescence, et diffère de la récidive qui indique la réapparition d’une maladie au bout d’un temps plus ou moins long après la guérison complète.
récidive (path.). V. Rechute.
recipe ( pharm .) s. m., verbe latin à l’impératif ; qui signifie prends ou prenez , et par lequel on commence les formules. Ainsi, pour faire une potion, on dira : Recipe eau distillée de tilleul, de fleurs d’oranger, etc. Le mot recipe s’écrit en abrégé par un R dont la seconde jambe est barrée.
recipiektï (chim.), s. m. (de recipere, recevoir). Vase ordinairement en verre et de forme sphéroïdale, qui sert à recevoir le produit d’une distillation.
récrémeist ( physiol .), s. m. On appelle récréaient une humeur qui, après avoir été séparée du sang par un organe sécréteur, y est ramenée par l’absorption. (Y. Sécrétion.)
recrudescence (path.), s. f. (ùere, de nouveau, crudescere, s’irriter). C’estlaréapparition, pendant le cours d’une maladie, de certains symptômes graves qui avaient cédé momentanément. La recrudescence diffère donc de la rechute et encore bien plus de la l'écidive. (V. plus haut Rechute.)
RECTIXE. C’est l’inflammation du rectum. (Y. ce mot.)
recto-vaginal (anat.), adj., qui appartient à la fois au rectum et au vagin. La cloison recto-vaginale sépare ces deux conduits l’un de l’autre. La fistule recto-vaginale est une ouverture accidentelle qui les fait communiquer ensemble.
RECTO- VÉSICAL (anat.), adj., qui dépend du rectum et de la vessie. La cloison recto-vésicale résulte de l’adossement des parois du rectum et de la vessie. La taille recto-vésicale est un procédé opératoire dans lequel on pénètre dans la vessie par le rectum.
rectum (anat.), s. m., mot latin conservé en français et qui signifie droit. Ce nom a été donné à la terminaison de l’intestin, à cause de sa direction presque droite, bien qu’elle ne le soit pas réellement; le rectum succède à l’S iliaque du côlon (V. Côlon), et il est obliquement dirigé de haut en bas et de gauche à droite jusqu’à l’anus; il est si-
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tué dans l’excavation du sacrum , à la courbure duquel il s’accommode ; et enfin il présente, à son abouchement à l'anus , un petit retrait en arriére. Il est cylindrique , mais renflé au-dessus de son orifice terminal , surtout chez les vieillards ; chez l’homme, il est situé derrière la vessie et la prostate; chez la femme, derrière l’utérus et le vagin. Dans les deux sexes, il est, postérieurement , en rapport avec le sacrum , auquel se fixe un repli du péritoine appelé méso-rectum. Sa surface extérieure ou péritonéale (V. Intestin et Péritoine ) est lisse et polie. L’interne , ou muqueuse , est munie de plis longitudinaux appelés colonnes du rectum ; la muqueuse forme des plis transversaux incomplets, occupant à peu près la moitié de la circonférence de l’intestin. Les fibres musculaires longitudinales ne forment point ici de bandelettes séparées comme sur le côlon ; elles forment une couche épaisse et uniforme derrière les fibres circulaires , qui sont presque toutes, inférieurement, au niveau du sphincter. Les artères du rectum viennent de la mésentérique inférieure, de l’hypogastrique etde la honteuse interne ; elles sont collectivement désignées sous le nom d’hémorroïdales. Quelques unes de ces veines vont se jeter dans l’hypogastrique ; le plus grand nombre concourt à former la mésentérique inférieure. Ces nerfs proviennent , pour la plupart, du grand sympathique ; il en reçoit aussi plusieurs des nerfs sacrés.
Rectum (Maladies du ). — Nous en ferons trois groupes : les vices de conformation, les lésions organiques et vitales et les lésions traumatiques.
§1. Vices de confoemation. 1° Imperforation. — Il n’est pas rare de voir chez les enfants, au moment delà naissance, une imperforation du rectum ou plutôt de l’anus ; cet orifice peut être simplement rétréci, ou bien entièrement oblitéré. Quand il y a simple rétrécissement , l’ouverture de l’anus est convertie en un pertuis très- étroit dans lequel on peut à peine introduire un stylet. Les matières fécales ne peuvent sortir, ou elles ne sortent qu’en très-petite quantité ; alors le ventre se gonfle, se ballonne ; il survient des vomissements, le visage rougit, les veines du cou se tendent , les yeux sont rouges et saillants ; l’examen des langes de l’enfant prouve d’ailleurs qu’il ne rend pas le méconium, ou qu’il n’en rend qu’une trop faible quantité. Dans ce cas, il faut dilater l’anus avec des mèches, des suppositoires formés de corps qui se gonflent par l’humidité, tels que l’éponge préparée et la racine de gentiane. Si l’ouverture était très-étroite, que les accidents fussent très-marqués, il faudrait ouvrir l’anus d’un coup de bistouri , et panser ensuite avec une mèche pour maintenir l’orifice convenablement ouvert. Od renouvelle le pansement à chaque selle , et pendant quelque temps , afin de prévenir le rétrécissement consécutif.
D'autres fois , l’imperforation est complète , et alors il peut se présenter deux cas. Dans l’un, l’obstacle est tout-àfait extérieur, il n’y a point de traces d’anus; la peau se continue dans l’intervalle des fesses, au lieu de rentrer au niveau de l’anus. Cette membrane obturatrice est donc formée par le derme lui-même ; elle est d’ailleurs plus ou moins épaisse. Dans le second cas , l’obstacle existe à une certaine hauteur; l’orifice anal existe, mais il se
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termine en cul-de-sac à une hauteur variable. De quelque manière que le rectum soit oblitéré, l’enfant, ne rendant pas de méconium , éprouve les accidents indiqués plus haut ; alors, l’examen des parties fait reconnaître lacause de ces phénomènes. Dans l’oblitération externe , le diagnostic est trèsfacile , la simple inspection suffit ; mais quand l’obstacle réside à une certaine hauteur , il faut introduire dans l’ouverture le petit doigt, ou bien une sonde en gomme élastique terminée par une boule de métal, et on sent une membrane repoussée dans les efforts que fait l’enfant pour aller à la selle.
Le traitement est ici bien nettement indiqué par la nature de la maladie : il faut ouvrir un passage aux matières fécales, et, quand il n’y a extérieurement qu’une simple membrane ou une peau peu épaisse, on l’incise crucialement et on résèque les lambeaux ; alors , l’écoulement continuel des matières empêche le recollement de l’ouverture. Quand il n’y a pas de traces d’anus, il faut inciser à l’endroit où il devrait être ; puis, avec un troisquarts , perforer dans la direction du rectum , de manière à atteindre cet intestin et à y pénétrer. Mais cette opération est parfois très-difficile , et, si elle n’est pas faite à temps, il est rare que l’enfant y survive. Quand l'oblitération siège à une certaine hauteur , on peut encore la détruire avec un instrument aigu , conduit avec précaution sur le petit doigt.
2° Absence du rectum. Dans certains cas, on ne trouve pas de traces de rectum, l’anus manque complètement ; et, quant au rectum lui-même , il se termine inférieurement en cul-de-sac , à un pouce et même plus au-dessus de l’ouverture ordinaire; ou bien il peut s’ouvrir, soit dans la vessie ou le vagin, soità l’extérieur, aux lombes, dansle flanc gauche, à la partie antérieure de l’abdomen , etc.; enfin, il peut manquer complètement, et c’est alors le côlon qui se termine en cul-de-sac.
Ces différents cas sont fort graves. Quand l’abouchement a lieu dans la vessie, les enfants ne tardent pas à succomber ; mais , quand c’est dans le vagin, la vie peut se prolonger jusqu’à un âge très-avancé pourvu que l’ouverture soit large. Quand le rectum manque , et que l’on ne peut, a l’aide d’une opération convenable, rétablir l’ouverture dans son siège habituel , il faut avoir recours à l’établissement d’un anus artificiel , soit par la méthode de Littré, qui consiste à inciser par la région de l’aine, à aller chercher le côlon que l’on fait aboucher au niveau de cette partie, soit par celle de Callisen, qui pratiquait son incision en arrière, dans la région des lombes ; procédé qui a été modifié dans ces derniers temps par M. Amussat , et qui a fourni entre ses mains plusieurs bons résultats.
§ 2. Lésions vitales et obganiques. — Les inflammations du rectum lui-même n’ont rien de particulier; il n’en est pas de même de celles du tissu cellulaire graisseux qui l’entoure , surtout à la partie inférieure , là où ce tissu est très-abondant. Il en résulte desabcès qui sont ordinairement très-douloureux; ils peuvent devenir gangréneux, soit par le passage des matières fécales provenant du rectum perforé , soit par la violence même de l’inflammation. Ces abcès succèdent àdes coups, des chutes, des froissements, ou bien à des perforations de l’intestin par des corps étrangers. Il faut les ou-
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\rir ces abcès de bonne heure et assez largement pour que le pus ait un écoulement facile. Ils sont fréquemment liés à l’existence d’une fistule à l’anus.
( Y. Fistule. )
Rétrécissement du rectum. Il ne s’agit pas ici de ce rétrécissement congénial de l’anus dont nous avons parlé, mais d’une affection organique du rectum qui se trouve resserré d’une manière plus ou moins étroite et à une hauteur variable. Ces coarctations sont occasionnées par des inflammations de la muqueuse rectale et du tissu sous-muqueux, et qui épaissit les parois de l’intestin par des abcès, des ulcérations qui, après la guérison , ont formé des brides; par des excroissances syphilitiques , des productions accidentelles, squirrheuses ou cancéreuses. Ces différentes lésions ont pour résultat commun de gêner, ou même d’empêcher l’issue des matières stercorales.
Dans les premiers temps, il y a simple difficulté dans la sortie des fèces , dont le calibre se trouve diminué , et qui, plus tard , sont tellement minces, qu’elles semblent passées à la filière. Il y a constipation habituelle ; des coliques avec tension du ventre et borborygmes, revenant et disparaissant d’une manière irrégulière. La défécation a lieu avec difficulté. Quand ces accidents durent depuis quelque temps , les malades commencent à s’en inquiéter, et alors i's consultent; et le chirurgien, introduisant sonjdoigt dans le rectum, trouve, à une hauteur variable , une saillie anormale , un anneau induré, un infundibulum aboutissant à unepartie rétrécie, ou bien enfin des brides tendues, des saillies inégales , irrégulières ou arrondies et polypiformes, suivant la nature de la lésion qui a produit le rétrécissement. Quand la maladie dure depuis un certain temps , les malades sont pâles , amaigris ; la langue est sale, la bouche amère ou pâteuse; ils ont du dégoût pour les aliments, etc.
Il existe parfois des rétrécissements à diverses hauteurs , ce qui rend le diagnostic plus difficile, et surtout le traitement; car, après avoir détruit celui qui est le plus inférieur, il en reste alors audessus dont on ne soupçonnait pas l’existence.
Le pronostic des rétrécissemeots est toujours assez grave ; mais la gravité du pronostic est toujours en rapport avec la nature de la maladie , qui en est le point de départ. Ainsi , les végétations syphilitiques, les rétrécissements, suite des phlegmasies chroniques, les productions polypeuses pourront céder à un traitement approprié. Le cas est bien plus grave s’il s’agit d'un squirrhe ou d’un cancer; la maladie est ordinairement alors audessus des ressources de l’art. C’est à une affection de ce genre qu’à succombé le célèbre Broussais.
Le traitement est généra! ou local. Les moyens généraux consistent dans l’emploi de bains émollients, d’un régime rafraîchissant et adoucissant , des laxatifs. Quant aux moyens locaux , ce sont d’abord les lavements dont le malade fait de luimême un fréquent usage ; la dilatation pratiquée soit, à l’aide de mèches , dont on augmente graduellement le volume, soit au moyen de bougies ou d’appareils particuliers, tels que celui qui a été imaginé par M. Costallat ; la cautérisation et les scarifications qui s’emploient à peu près de la même manière que dans les rétrécissements de l’urèthre et de l’œsophage (V. Rétrécissement) , et avec des
instruments analogues. Dans l’emploi de ces divers moyens, il y a une foule de nuances à saisir, de précautions à prendre dont le détail nous entraînerait trop loin , etqui, d’ailleurs, n’entrent pas dans le plan de cet ouvrage. Les rétrécissements causés par la syphilis constitutionnelle, par exemple, exigeront un traitement général approprié; l’hydriodate de potasse et la préparation mercurielle pourront rendre ici de grands services.
Prolapsus ou chute du rectum. Cette lésion consiste dans le déplacement de la muqueuse, qui glisse sur la membrane musculeuse en raison de la manière lâche dont elles sont unies , et qui vient sortir par l’anus où elle forme un bourrelet plus ou moins considérable.
Le prolapsus du rectum est très-fréquent chez les enfants, sans doute à cause de la faiblesse des sphincters, de la laxité du tissu sous-muqueux , et des fréquents efforts de défécation. On l’observe aussi très-souvent chez les vieillards , et on l’attribue alors à la constipation ou à la consistance des matières fécales et aux efforts que nécessite leur expulsion. En général , le relâchement de la muqueuse peut être produit, chez les sujets faibles, cachectiques, dans les diarrhées abondantes , dans la dysenterie chronique. Les affections qui exigent de violents efforts de défécation , la constipation habituelle ; les affections calculeuses , les maladies vermineuses, l’accouchement, etc., produisent le même effet : enfin, la muqueuse pourra être mécaniquement entraînée par des tumeurs de diverses sortes, polypes, hémorrhoïdes , etc.
Le bourrelet que forme la muqueuse rectale est d’abord peu considérable , et ne se montre qu’au moment de la défécation; il est rougeâtre, épais, mollasse, gluant. Plus tard , à mesure qu’une quantité plus considérable de muqueuse est chassée au-dehors , la tumeur devient plus volumineuse ; cependant elle peut encore rentrer sous la pression des doigts. Enfin, à une période avancée, la tumeur ne rentre que difficilement; elle s’excorie , s’ulcère , devient fongueuse , saignante au moindre froissement, et peut finir par épuiser le malade et le faire périr dans le marasme. La tumeur peut aussi se gangréner ; il en résulte alors de graves accidents.
Il faut d’abord réduire la tumeur ; ce que l’on fait, en plaçant le sujet dans une situation convenable, en prenant doucement la tumeur entre les doigts enduits de cérat ou d’huile ; puis quand elle estrentrée, on la maintientavecune pelotte reposant sur l’anus et serrée par un bandage en T. On favorisera le resserrement des parties relâchées au moyen delotionsastringentes, d’eau blanche, de décoction d’écorce de chêne, d’extrait de ratanhia, de suppositoires de même r iture ; la pommade au ratanhia pourra être utile dans ce cas; les malades prendront des lavements pour éviter les efforts de défécation, et quand ces moyens échoueront, on aura recours à certaines opérations chirurgicales, qui ont pour objet de resserrer le pourtour de l’anus ; la cautérisation avec le fer rouge, la ligature, l’excision partielle de la tumeur, et enfin la rescision des plis rayonnés de l’anus imaginée par Dupuytren, et exécutée plusieurs fois par lui avec succès.
Invagination du rectum. Ici, ce n’est plus seulement la muqueuse qui se renverse, c’est l’intestin