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tout entier. Il faut ici, comme dans les cas précédents, réduire la tumeur et la maintenir réduite. Dans certains cas, l’intestin invaginé l’étrangle et se gangrène ; la mort en est souvent le résultat.

Rectocèle. (V. Vagin.)

Productions accidentelles du rectum. II s’y développe parfois des polypes, surtout chez les jeunes enfants ; il faut alors les lier ou les exciser. Les tumeurs vénériennes ou les végétations syphilitiques seront traitées de la même manière.

Le cancer est une grave maladie qui a ordinairement pour conséquence la mort des sujets. La nature des douleurs, le rétrécissement du rectum et le toucher font reconnaître cette fâcheuse affection. Le traitement du cancer lui est en général applicable (V. Cancer) ; mais, de plus, on peut, dans certains cas, essayer l’extirpation de la partie malade tentée par M. Lisfranc, et qui, souvent, peut amener une guérison sinon radicale, au moins temporaire. Si la tumeur siégeait trop haut et que l’obstacle au cours des matières fécales fût interrompu, on ouvrirait, comme l’a fait avec succès M. Amussat, un anus artificiel par la méthode de Callisen. Ce moyen ne guérit pas le cancer assurément, mais il peut permettre au malade de vivre encore plusieurs années.

§ III. Lésions traumatiques. — Les plaies du rectum sont rarement isolées ; presque toujours il y a en mêmetemps blessure des partiesvoisines, et alors le danger résulte en grande partie du passage des matières fécales hors du rectum dans l’organe, avec lequel la blessure l’a fait communiquer, la vessie par exemple. Pour rétablir le cours naturel des matières, Dupuytren conseillait de fendre largement les sphincters, alors la blessure avait le temps de se guérir.

Corps étrangers. Ils peuvent avoir été introduits par la bouche, enfoncés dans les intestins mêmes, ou bien, ce qui est le plus commun, ils ont été placés là à travers l’anus, et l’on ne saurait croire à quelles bizarreries ont conduit les goûts dépravés de certaines personnes. C’est ainsi que l’on a extrait de l’anus des pots de confitures, des fioles, des morceaux de bois, et enfin dans ces derniers temps des verres à boire, et chez un de ces malheureux , un de ces grands verres à bière nommés choppes. On comprend de quelles précautions il faut s’entourer dans ces opérations : un verre brisé dans des tentatives d’extraction a produit des accidents mortels. J. -P. Beadde.

récureent [anat.), adj. et s. [recurrens, qui revient sur ses pas, qui se replie sur soi-même). — Artères récurrentes ; on appelle ainsi plusieurs artères qui, en se recourbant, semblent remonter vers leur origine. Telles sont, autour du coude, les récurrentes radiale et radiale postérieure, et les récurrentes cubitale antérieure et postérieure . Au genou, il y a la récurrente tibiale. Enfin, il y a le nerf laryngé récurrent.

redoublement {path.), s. m ., retour d’un accès de fièvre.

resoul [bot.), s. m., nom vulgaire du coriaria myrtilus, de la décandrie pentandrie. Arbrisseau dont les feuilles et toutes les autres parties sont très-fortement astringentes, et qui sont quelquefois mêlées avec le séné.

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réduction (chir.), s. f. [reducere, ramener) — Manœuvres employées par le chirurgien pour remettre en place les fragments d’un os cassé, ou la tête d’un os déplacé (Y. Fracture et Luxation). L’opération du taxis, à l’aide de laquelle on fait rentrer une hernie, est encore une réduction. (Y. Hernie .)

réfrigérant [mat. méd.), s. et adj. On appelle réfrigérants l’ensemble de substances capables d’amener un refroidissement plus ou moins intense dans les parties sur lesquelles on les applique. Telles sont les compresses trempées dans l’eau glacée et renouvelées souvent, les vessies remplies de neige ou de glace pilée, les mélanges de neige ou de glace et de certains sels qui produisent un abaissement très-notable de température et que l’on emploie dans certaines phlegmasies très- intenses, surtout celles de l’encéphale ou plutôt de ses enveloppes, dans les cas de hernies étranglées, etc. .. Les réfrigérants sont d’un usage externe, et diffèrent par conséquent des rafraîchissants. (Yoy. ce mot.) J. B.

régals (Eau) ( chim .) (du lat, regalis, royal). C’est un mélange d’acide chlorhydrique et d’acide nitrique (V. ces mots) qui a la propriété de dissoudre l’or, roi des métaux . L’eau régale est un caustique très-énergique, mais excessivement douloureux, qu’on a employé contre certaines ulcérations de mauvaise nature, et nommément contre l’esthiomène. Il doit être employé rarement et avec beaucoup de ménagement. J. B.

régénération (path.), s. f. ( regeneratio , reproduction). C’est la reproduction d’une partie détruite. Peu d’organes sont susceptibles de se reproduire chez l’homme , et il paraît même que les os jouissent seuls de ce privilège. A mesure que l’on descend dans les classes inférieures, la régénération devient plus facile ; enfin, dans les dernières classes, les parties détachées d’un animal se reforment très-promptement et très-aisément, de même que repousse une branche d’arbre coupée. Souvent même, comme on l’observe dans les polypes , une portion de l’animal suffit pour produire un animal entier et parfait. J. B.

régime (hyg.), s. m. ( regimen , d eregere, régler, gouverner). On entend par le mot régime l’emploi méthodique et raisonné des aliments et des choses nécessaires à la vie dans l’état de santé ou de maladie. Le mot régime est en médecine synonyme de diète, expression qui ne signifie pas toujours privation, mais usage réglé des aliments. Ainsi considérée, l’étude du régime constitue l’une des parties les plus importantes de l’hygiène- Forcés que nous sommes de nous renfermer dans d’étroites limites, nous devons nous borner ici aux généralités les plus élevées qui dominent la question.

L’homme, dans l’état de santé, est assujetti aune multitude de besoins qui doivent être satisfaits. Mais dans quelle mesure doivent-ils l’être? Là est toute la question. Nous noterons d’abord que les besoins ne sont pas identiquesdans les différents individus. F orts chez les uns, ils sont faibles chez d’autres, et déjà surgit une première difficulté quand on veut tracer des règles générales et absolues. En second lieu, à côté des besoins naturels, comme ceux de boire et de

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