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manger, il est des besoins factices, l’usage du tabac par exemple, qui par habitude sont devenus aussi impérieux que les premiers. Cela posé, on comprend combien il est difficile de donner des préceptes absolus. Nous ferons donc remarquer, avec l’auteur de l’article Longévité, que la devise omniamediocritcr , ou en français de tout avec modération, est celle qu’il convient d’adopter, chacun en raison de ses aptitudes ; ce qui est excès pour l’un n’est, pour un autre, qu’un emploi très-modéré ; dès lors ce qu’il faut consulter avant tout, ce sont les dispositions individuelles. Ici, se placent les différences, suivant les âges, pour lesquelles nous renvoyons aux mots Enfant, Vieillard, Virilité, suivant les sexes (Y. Femme , Homme ) , etc. Un mot sur les différences suivant les climats. On sait que, dans le Nord, l’appétit estbeaucoup plus vif, plus développé; que la nourriture animale y est plus répandue et plus abondante que dans les pays chauds. Les septentrionaux font aussi un plus grand usage des alcooliques et autres excitants. Dans le Midi, l’activité des fonctions cutanées détourne à son profit l’activité des fonctions digestives. L’estomac languirait si on ne le stimulait par l’usage des aliments fortement épicés par le poivre, le piment, etc. Les toniques diffusibles y sont aussi très-employés et très-nécessaires. Relativement aux tempéraments, le régime ne saurait non plus être le même. Les sujets athlétiques ont besoin d’aliments réparateurs et d’une quantité de nourriture bien supérieure à celle qui convient aux autres hommes. Cependant , comme l’excès même de leurs forces peut leur devenir nuisible, il est bon de tempérer l’extrême vigueur de ces tempéraments par l’usage des végétaux, l’abstinence du vin et des alcooliques. C’est surtout chez les personnes nerveuses, que la plus grande réserve doit être apportée dans l’emploi des excitants. Le thé, le café, les liqueurs fortes déterminent une stimulation qui exagère et exalte encore leur susceptibilité naturelle. Cependant et précisément à cause de cette susceptibilité, qui est d’autant plus grande que le corps est plus faible , les substances douées de propriétés nutritives très-prononcées leur sont tout-à-fait appropriées. L’exercice modéré, les distractions doivent leur être recommandés. Plus que tous les autres, ils doivent éviter les excès. Les personnes bilieuses ont besoin d’un régime rafraîchissant, les fruits, les acidulés leur conviennent plus particulièrement, les substances irritantes seraient pour elles très-nuisibles. L’usage répété des bains est ici très-important. Le tempérament sanguin prédispose beaucoup aux inflammations , aux hémorrhagies. Les rafraîchissants sont donc encore ici parfaitement indiqués. Une nourriture trop abondante et surtout trop animalisée augmenterait encore ces fâcheuses dispositions. La constitution lymphatique est donc à peu près la seule qui demande l’usage des stimulants. Chez les personnes de ce tempérament, les viandes très-chargées de principes nutritifs, le vin, les divers stimulants sont ici tout à fait en rapport avec les exigences de l’économie.
Quant aux besoins factices dont nous parlions plus haut , ils doivent être respectés quand ils ont malheureusement pris assez d’empire pour être transformés en besoins naturels. Seulement il faut engager les personnes qui les présententà les combattre , en diminuant chaque jour les concessions que J
1 l’on est obligé de leur faire, jusqu’à ce que, enfin, l’habitude ait été perdue, ce qui est quelquefois possible.
Mais c’est surtout dans l’état de maladie que l’étude du régime acquiert de l'importance. Les anciens s’en étaient beaucoup occupés, et, depuis les divers traités sur le régime que renferme la collection hippocratique, une foule d’auteurs ont écrit sur ce sujet. Du reste, tout le monde est assez généralement d’accord sur les règles qu’il convient de suivre, surtout dans les maladies aiguës.
C’est là qu’une diète sévère est de rigueur ; mais, comme l’a dit avec raison M. Chôme! , dans sa pathologie générale, il est deux inconvénients également fâcheux qu’il faut éviter avec le même soin : celui de nourrir trop le malade et celui de ne le pas nourrir assez. Ramazzini s’est élevé avec raison contre l’un et contre l’autre, lorsqu’il a dit, que les pauvres succombaient souvent à leurs maladies pour avoir trop mangé, et les riches par la diète trop sévère à laquelle ils étaient soumis. On était surtout tombé dans ce dernier excès, il y a quelques années, lors de la vogue de lamédecine dite physiologique. Au moindre accès de fièvre, on criait à la gastrite, et le malade était assujetti à une abstinence complète ; à peine l’eau gommée lui était- elle permise. De là bien des irritations de l’estomac qui étaient le fait de la méthode. Aujourd’hui, tout le monde sait que, quand l’affection inflammatoire est peu intense, que la réaction fébrile est modérée, on peut accorder au malade une alimentation légère de bouillon de poulet ou de veau, quelques fruits rouges, la cerise surtout, du chasselas bien mûr, quelques tranches d’orange, etc. Mais, quand les accidents sont graves, la diète doit être très-sévère ; alors, comme on l’a déjà dit avec vérité, en accordant des aliments, ce n’est pas le malade que l’on nourrit , mais la fièvre. Il est à cet égard un fâcheux préjugé répandu dans le monde. Quand , dans une affection aiguë, vous mettez un malade à la diète, tous les assistants de s’écrier : Vous allez l’affaiblir! Eh bien ! c’est précisément dans ce but que la diète est ordonnée. L’abstinence des aliments agit dans le sens des émissions sanguines et des autres antiphlogistiques. Saigner et nourrir, ce serait défaire d’une main ce que l’on ferait de l’autre. L’abstention de toute substance alimentaire est surtout indispensabledans les maladies du tube digestif, aiguës ou même chroniques. On était autrefois très-sévère pour les opérés : ils étaient privés pendant plusieurs jours de toute substance alimentaire, solide ou même liquide; enagissant ainsi, on favorisait singulièrement les accidents fort graves connus sous le nom de résorption purulente. Aujourd’hui, on évite bien souvent cette terrible complication, en accordant de bonne heure de la nourriture aux opérés.
Dans la plupart des affections chroniques, il faut, au contraire, nourrir le malade, et c’est sur une alimentation à la fois douce et réparatrice qu’il convient d’insister. Les tuberculeux phthisiques ou scrofuleux ont plus particulièrement besoin d’un régime tonique et fortifiant. Du reste, ce régime des affections chroniques, que nousnepouvons qu’indiquer d’une manière générale et très-sommaire, se trouve décrit pour chaque maladie en particulier.
Quant au régime de la convalescence, voy. ce mot.
Beaugband.
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région (anat.), s. f. (regio, contrée). On appelle ainsi en anatomie des portions du corps plus ou moins exactement circonscrites, le plus souvent renfermées entre des lignes conventionnelles ; c’est ainsi que l’abdomen est partagé en neuf régions (Y. Abdomen). Ces distinctions sont très-utiles en chirurgie pour l’établissement des rapports respectifs des organes dans chaque région, ce qui aide au diagnostic différentiel des maladies dans chacune d’elles, et donne plus de précision au manuel des opérations qui doivent s’y pratiquer. J. B.
règles. (Y. Menstruation.)
réglisse [mat. mêd.), s. f. [glijcyrrhiza, de deux mots grecs glucos doux, sucré, et rhza, racine; racine sucrée). Glycyrriza glabra de la diadelphie décandrie, L.; famille des Légumineuses, J. Cette plante est originaire d’Espagne et des contrées méridionales de la France, de l’Italie, et en général des bords de la M éditerranée . Le goût sucré de la racine est d’autant plus marqué, que la plante a été récoltée dans une région plus chaude. Ces racines sont traçantes, et s’étendent parfois à une grande distance ; elles sont ramifiées, cylindriques, ordinairement de la grosseur du doigt , revêtues d’un épiderme brunâtre ridé par la dessication et composées intérieurement de couches ligneuses d’un jaune clair. La tige estdroite, d’un mètre environ dehauteur; les feuilles semblables à celles de l’acacia; les fleurs, papilionacées et violettes , sont disposées en épis axillaires.
* La saveur des racines est sucrée et mucilagineuse, quelquefois mêlée d’un peu d’âcreté. D’après l’analyse faite par plusieurs chimistes, la réglisse contient de l’asparagine, une matière âcre et un principe ou sucre particulier, la glycyrrizine.
Il est peu de substances plus usitées que la réglisse ; on en fait une énorme consommation pour sucrer les tisanes adoucissantes et rnucilagineuses; mais comme cette racine contient un principe âcre, soluble par l’ébullition, il faut faire seulement infuser la réglisse dans les tisanesqu’on veut édulcorer, ou bienl’ajouter à la fin de la décoction. 11 faut aussi avoir la précaution de la ratisser exactement et de la fendre en petites bûchettes. La réglisse macérée dans l’eau et à laquelle on ajoute un peu de coriandre constitue la boisson populaire connue sous le nom de coco.
C’est en Italie et en Espagne que l’on prépare, par décoction et évaporation, dans des bassines de cuivre, le suc ou jus de réglisse, dont on fait en France, et depuis bien longtemps, une si grande consommation dans les rhumes ordinaires. C’est un extrait noir, solide, roulé en magdaléons, d’une saveur de réglisse très-prononcée, et que l’on distingue, dans le commerce, en suc de réglisse de Bayonne ou d’Espagne, et en suc de réglisse de Calabre. Ce dernier est le plus estimé, il est plus ferme , plus cassant et d’un goût beaucoup plus agréable que le premier. C’est à l’aide de cet extrait que l’on prépare les grains de réglisse anisés et la pâte de réglisse.
Quant aux propriétés réelles de la réglisse, tout au plus peut-on avancer qu’elle est adoucissante, expression aussi vague en elle-même que sont incertaines et douteuses les vertus de cette plante. Tout ce que l’on peut dire, c’est que si elle ne lait pas de bien , elle ne saurait faire de mal.
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Le suc ou jus de réglisse est pectoral et réussit assez bien dans les légers rhumes. Enfin, avec la racine dont nous parlons, on fait une poudre qui sert à donner de la consistance aux pilules et à les rouler pour les empêcher de s’agglutiner entre elles. On emploie aussi beaucoup cette poudre en hippiatrique.
J. - P. Beaude.
régule [chim.), s. m. (de rex, regis, roi). Les anciens alchimistes, qui avaient établi une nomenclature si bizarre parmi les métaux dont l’or était le roi , appelaient régules ou petits rois les substances métalliques pures, qu’ils plaçaient après for. Ainsi le régule d’arsenic était l’arsenic métallique , le régule d’antimoine, l’antimoine, etc.
régurgitation ( path .), s. f .(regurgitatio). action opposée à celle de l’ingurgitation, et par laquelle des matières quelconques ressortent de la gorge, c’est-à-dire du conduit œsophagien. C’est une sorte de vomissement, mais beaucoup plus doux, sans efforts, sans secousses. La régurgitation est très-commune chez les très-jeunes enfants qui rejettent ainsi les aliments pris en excès. Cela a lieu surtout pendant l’allaitement. J. B.
reibjs [anat.), s. m. pl. ( ren,renis , en grec nëphros). Les reins sont des organes glanduleux destinés à la sécrétion de l’urine et situés dans la région lombaire, de chaque côté de la colonne vertébrale ; quelquefois les deux reins réunis n’en forment qu’un, qui est situé sur la ligne médiane du corps ; leur forme est cel le d’un haricot dont l’échancrure regarde en dedans. Ils sont situés hors du péritoine dans un tissucellulaire graisseux très-abondant; ils répondent en arrière aux deux dernières côtes, au diaphragme, au muscle carré des lombes et au bord externe du muscle psoas. La face antérieure est en rapport avec le côlon lombaire, à gauche avec la rate et la grosse tubérosité de l’estomac, à droite avec le foie et la seconde partie du duodénum. Les deux extrémités sont arrondies: lasupérieure, plus grosse, est coiffée de ia capsule surrénale, comme d’un casque; le bord externe est épais et arrondi.; l’intérieur est plus mince, il présente au milieu une échancrure (scissure) par laquelle pénètrent les vaisseaux et les nerfs et d’ou sortent les uretères. Les reins chez l’adulte ont ordinairement quatre pouces de long sur deux de large et ils ont environ un pouce d'épaisseur à leur partie moyenne ; leur poids est de 60 à 120 grammes. Leur consistance est très-ferme, et leur couleur d’un rouge tirant sur le brun. Une tunique cellulaire fibreuse, mince, transparente et peu extensible les enveloppe, s’enfonce dans la scissure et se réfléchit sur le bassinet.
La texture du rein présente deux substances, l’une extérieure ou substance corticale, l’autre intérieure ou substance tubuleuse. La première est d’un fauve brunâtre ou rougeâtre; elle constitue , autour de l’autre , une couche de deux à trois lignes d’épaisseur, de laquelle se détachent des cloisons qui pénètrent entre les faisceaux de la substance tubuleuse. Elle paraît formée de petites granulations que forment les extrémités des capillaires et des veines. La substance tubuleuse est d’un rouge pâle, ferme, résistante ; elle est composée de faisceaux coniques enveloppés par la substance corticale et dont la base est dirigée en dehors, tandis
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que le sommet converge en dedans. Ses sommets sont terminés par une espèce de mamelon auquel viennent aboutir les tubes ; c’est à l’ensemble des mamelons qui seuls ne sont pas enveloppés par la substance corticale, que l’on a donné le nom de substance mamelonnée. Tantôt chaque cône à son mamelon , tantôt il y en a deux pour un seul cône. Ceux-ci sont formés par un grand nombre de petits canaux ou tubes convergents , dans lesquels l’urine paraît être sécrétée; ils s’ouvrent , vers leur sommet, à l’intérieur des calices par des orifices très-serrés. Les calices ( infundibula ) sont de petits conduits membraneux, au nombre de six à douze, d’un diamètre variable, embrassant d’un côté la circonférence des mamelons, ouverts, de l’autre, dans le bassinet. Celui-ci ( pelvis ) est un petit réservoir membraneux, placé à la partie postérieure de la scissure du rein, derrière les vaisseaux, de forme irrégulièrement ovalaire, allongée et aplatie, recevant les calices et donnant naissance à l’uretère, qui conduit jusque dans la vessie l’urine versée des calices dans le bassinet. (V. Sécrétion , Uretère.)
L’artère du rein ou rénale vientdel’aorte; elle est très-grosse, et se partage en plusieurs branches, qui pénètrent dans la scissure et vont se ramifier à l’infini dans la substance corticale : la veine rénale ou èmulgenle, formée par la réunion des veinules nombreuses qui accompagnent les divisions artérielles, va se jeter dans la veine-cave ; les lymphatiques sont peu conuus ; les nerfs viennent du plexus solaire.
Rein (Maladies du). Elles sont graves , nombreuses; nous devrons donc y consacrer un article d’une certaine importance.
§ I. Vices nE conformation. Ces lésions étant au-dessus des ressources de l’art, et pour la plupart ne troublant pas l’exercice des fonctions, nous nous bornerons à les mentionner. Il arrive, parfois, qu’un rein fait défaut ; alors son congénère, obligé de le suppléer, est beaucoup plus gros. On conçoit qu’une maladie du rein unique apporterait une grande perturbation dans la sécrétion urinaire. Les deux reins peuvent-ils manquer ? Un fait du docteur Moulin de Trêves semblerait le prouver ( Archiv . de Mèd ., t. xxvii). D'autres fois, comme nous l’avons dit, ils sont réunis et placés au-devant de la colonne vertébrale. Leur situation dans l’abdomen peut offrir de grandes variétés; il n’est peutêtre pas un point de cette cavité où on ne les ait rencontrés.
Les reins, mais surtout le droit, peuvent présenter une mobilité anormale; il glisse sous le péritoine, et peut ainsi aller et venir dans une certaine étendue; d’autres fois, Louis en cite un exemple, il flotte à une espèce de mésentère que lui forme le péritoine en l’embrassant, au lieu de passer simplement par dessus. Tantôt ces déplacements ne donnent lieu à aucun accident ; tantôt ils déterminent des douleurs, des tiraillements, ou même des phlegmasies péritonéales. Le palper peut faire reconnaître une tumeur mobile. Dans ce cas on soupçonnera la nature réelle de la maladie contre laquelle on ne peut guère employer qu’une ceinture à ventrière qui maintient exactement l’abdomen.
§ II. Lésions traumatiques. — Une chute d’un
lieu élevé sur le siège , une violente secousse, une équitation prolongée, peuvent amener une commotion du rein qui se révèle par des douleurs plus ou moins vives et de l’hématurie. Le repos, les saignées, les bains, les boissons rafraîchissantes , sont indiqués pour combattre cette lésion.
Un coup violent sur la région lombaire , le passage d’une roue de voiture sur le ventre, peuvent agir sur le rein et le contusionner , le déchirer même. Les accidents sont ici ceux de la commotion, mais à un degré plus élevé. La déchirure peut, parfois , amener une hémorrhagie interne trèsabondante. Le traitement est à peu près le même que dans le cas précédent ; seulement les émissions sanguines seront employées d’une manière beaucoup plus énergique. Il est bon, dans ce cas, de s’abstenir des diurétiques et des boissons trop abondantes, pour ne pas trop exciter l’activité du rein qui n’est que trop disposé à s’enflammer par le fait delà contusion. Si l’hémorrhagie est abondante, on pourra appliquer de la glace pilée sur la région lombaire. Les abcès qui se formeraient dans cette partie seront ouverts avec les précautions voulues, et si le sang s’était coagulé dans la vessie, on l’en ferait sortir par des injections.
Malgré leur situation profonde, les reins peuvent être atteints d g plaies dans une foule de circonstances différentes : un coup d’épée, de sabre, de fleuret, de baïonnette, peut pénétrer jusqu'à cet organe; dans d’autres cas, c’est un coup de feu, etc. La douleur qui en résulte s’étend parfoisjusqu’au testicule qui peut être rétracté. L’hématurie vient encore ici éclairer le diagnostic , souvent fort difficile, et que le siège, la situation et la direction de la blessure ne parviennent pas toujours à élucider complètement. Le traitement est précisément celui des deux lésions que nous venons d’examiner.
g 111. Lésions vitales. — Inflammation. Elle peut résider autour du rein, occuper le parenchyme de cet organe, ou seulement les parties membraneuses (calices et bassinet). Cette triple distinction n’était pas admise autrefois, on les coufondait toutes sous le nom collectif de néphrite ; c’est surtout à M. Rayer que l’on doit d’avoir complètement élucidé cette question dans son bel ouvrage sur les maladies des reins.
a. Périnéphritc. — [péri, autour, nephros, rein, avec la terminaison ite , qui indiquel’inflammation.) M. Rayer appelle ainsi l’inflammation: l°de la couche celluleuse qui unit la substance du rein à la tunique fibreuse ; 2° de cette dernière , et 3° du tissu cellulaire qui enveloppe le rein. Cette phlegmasie accompagne parfois celle du rein ; dans d’autres cas, elle est le résultat d’une contusion, d’une perforation du rein ou du bassinet; enfin, elle peut être idiopathique et développée sous l’influence des causes générales de toutes les inflammations.
La périnépbrite est caractérisée par une douleur sourde plus profonde que celle du rhumatisme lombaire, et ici on n’observe pas d’altération dans les urines comme dans la néphrite; plus tard la région lombaire se gonfle, un engorgement pâteux, un véritable œdème se manifeste dans toute cette partie ; enfin , l’inflammation n’ayant pas été arrêtée, il se forme un véritable abcès; de la fluctuation se fait sentir, et si l’art ne vient au secours de la nature, si l’abcès n’est pas ouvert par le chirurgien,