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fois, l’ascite trente fois, l’hydrothorax huit fois, 1 l’hydropéricarde trois fois, et une seule fois l’hydrocéphale. On a constaté la présence de l’urée dans la sérosité de ces épanchements (Guibourt, Barlow).
Parmi les autres symptômes les plus constants, nous noterons une suppression presque complète de la transpiration cutanée, une dyspnée habituelle, la bronchite, des vomissements, de la diarrhée, enfin, parfois, des accidents cérébraux dont l’invasion est brusque et très -grave.
La durée de la forme chronique est très- variable. Tantôt l’hydropisie se montre peu de temps après que l’on a constaté la présence de l’albumine dans les urines; tantôt il s’écoule plusieurs mois avant qu’elle apparaisse. Une fois déclarée , elle peut disparaître par le traitement, ou bien offrir des intervalles de rémission.
Le pronostic est généralement grave, mais surtout pour la forme chronique. Le signe le plus favorable est la diminution de l’anasarque , coïncidant avec la diminution de l’albumine dans les urines. M. Malmsten a, sur soixante-neuf cas, perdu trente-trois malades , près de moitié. Dans ce nombre, vingt sont morts dans un état comateux, cinq par affaiblissement, et huit par complications; des trente-six autres malades, vingt trois ont guéri, treize ont vu leur état s’améliorer.
Quant à la nature de la maladie, sans entrer ici dans une discussion que ne comporte pas le plan de cet ouvrage, nous dirons que, contrairement à l’opinion de M. Rayer, nous ne la regarderons pas comme étant de nature inflammatoire, du moins dans la grande ma jorité des cas.
Traitement. Quelle que soit l’opinion que l’on se forme sur la nature de la maladie de Bright, tout le monde s’accorde à reconnaître l’utilité des antiphlogistiques dans la période aiguë : saignées, sangsues, ventouses scarifiées aux lombes, diète surtout lactée ; les purgatifs conviennent particulièrement pour faire diminuer l’œdème, qui se montre dès les premiers instants. Les bains de vapeur, les diaphorétiques paraissent très-utiles pendant cette période. S’en référant aux causes, on donnera une large part aux soins hygiéniques. Dans la forme chronique, h, au début, il y a quelques symptômes de réaction , on aura recours aux antiphlogistiques, mais plus ménagés que dans le cas précédent. On a vanté ici une foule de médications et de médicaments dont le grand nombre prouve l’inefficacité. Les diurétiques de toutes sortes, y compris même la racine de raifort, vantée par M. Bayer, ont échoué ; les purgatifs , utiles dans certains cas , on.t.s'j , : de la diarrhée ou l’ont augmentée si elle existait^. jà;les ferrugineux peuvent êtreutiles dans certaines'-eonditions, mais non dans tous les cas. M. Martin Solon a préconisé des pilules résolutives de mercure et de savon, etc. Au total, les sudorifif iues, et en particulier les bains de vapeur, sont les moyens qui paraissent avoir fourni les meilleurs résultats. Quant aux révulsifs, vésicatoires, cautères, ou n’en a pas retiré de très-bons effets. Il y a déjà assez longtemps , nous avons proposé théoriquement l’emp'itï de l’eau albumineuse en boisson ; nous nous proposons d’employer ce moyen à la première occasion.
I. Dégénérescences graisseuse, cartilagineuse ^osseuse. El les n’offrent rien de bien particulier à noter.
4° Productions accidentelles. Le cancer est trèsrarement primitif dans le rein ; il est presque constamment symptomatique d’une diathèse cancéreuse ; ainsi , par exemple , il succédé souvent au sarcocèle. L’hématurie et la présence d’une tumeur bosselée, lancinante, dans la région des lombes, peuvent faire reconnaître la maladie chez un sujet déjà cancéreux.
Les tubercules ne sauraient être diagnostiqués.
Les kystes, renfermant une matière gélatineuse, ne sont pas rares dans le rein; mais on ne les reconnaît qu’à l’autopsie. Quant aux hydatides, il faut qu’elles se soient fait jour par les voies urinaires. Si la tumeur était très-prononcée vers les lombes et menaçait de se rompre, il faudrait l’ouvrir.
Vers. On a rencontré plusieurs espèces de vers dans les reins de l’homme : ainsi le strongle géant, le spiroptère , et peut-être le dactylius aculealus.
( V. V ers. ) E. Beaugrand.
relâchant (mat. méd.), adj. (laxans). QnaWfication donnée aux médicaments qui ont pour effet de diminuer l’état de tension ou d’éréthisme dans lequel se trouvent les organes. Tels sont les mucilagineux, les corps gras, surtout quand on les emploie tièdes. Us sont opposés aux astringents.
relâchement (; pathol .), s. m. ( relaxatio ); état d’un corps dont les moyens d’union avec les parties supérieures sont affaiblis, relâchés; c’est le premier degré du prolapsus (V. ce mot). C’est ainsi que l’on dit: le relâchement de la luette, de l’utérus, etc. On appelle aussi, en physiologie, relâchement des muscles, leur état de repos , opposé à leur état d’activité ou de contraction.
beleveur (anat.), s. m. (elevator). Ce nom de releveur a été appliqué à beaucoup de muscles qui ont plus particulièrement pour fonctions d’entraîner en haut les parties auxquelles ils s’insèrent inférieurement. Aujourd’hui que, d’après Chaussier, on désigne la plupartdesmuscles parleurs attaches, ces noms de releveur, d’élévateur, d’abaisseur sont beaucoup plus rarement employés en myologie; on décrit cependant encore sous ce nom , dans les traités d’anatomie, les releveurs communs de l’aile du nez et de la lèvre supérieure (grand sur-maxillolabial de Chaussier), le releveur de l’anus (sous-pubio-coxvgien de Chaussier), etc. J. B.
remède (thérap.), s. m. {remedium). Ce mot n’est pas tout-à-fait synonyme de médicament , il semble signifier quelque chose de plus. Dans le monde, on appelleplus particulièrement remède une substance que l’on regarde comme capable de guérir une maiaàie donnée; aussi, à tout instant on nous demande un remède pour calmer tel ou tel accident morbide; mais, hélas! nous avons plus de médicaments que de remèdes. Quant au mot remède employé pour signifier lavement (Y. ce mot.) J. B.
remède de pr ad ier. (Y. au supplément.!
rémission ( path .), s. f. (: remissio , de remittere , relâcher). Etat de diminution plus ou moins marqué, mais non de cessation complète des phénomènes fébriles entre les accès d’une fièvre rémittente. On appelle aussi rémission, la diminution temporaire des accidents morbides dans une maladie continue , aiguë ou chronique.
T. II