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développées dans la cavité de ce canal ; contre ces deux espèces, la première surtout, la dilatation est impuissante et la cautérisation dangereuse.
Les instruments qui servent à la guérison des rétrécissements sont tellement nombreux que nous devons renoncer même à les indiquer. Ainsi il n’y a pas moins de vingt scarificateurs de mécanismes divers qui tous, suivant leurs auteurs, présentent des avantages sur tous les autres; il en est de même des porte-caustiques , des sondes et des bougies. Si daus ce chaos les médecins ont bien de la peine à se reconnaître, comment les personnes étrangères à notre art pourraient-elles distinguer le bon du mauvais, et se défendre de l’entraînement que manquent rarement de produire les assertions d’imprudents novateurs ? Notre rôle, ici, doit donc se borner à leur signaler les conséquences des rétrécissements de l’urèthre , les dangers d’une trop longue attente ; à leur faire connaître les signes qui dénotent leur formation , et à leur conseiller de se confier, pour le traitement, à des médecins expérimentés. Le Rov d’Etiolles.
rétraction ( path .). (V. au Supplément.) rétrocession (path.). (V. Métastase.) rétro-utérin, ine, (path.), adj. Se dit des abcès et des tumeurs situés en arrière de Yutérus. (V. ce mot.)
rétroversion (path.), s. f. (rétro versio, de rétro vertere , retourner). La rétroversion, c’est le renversement d’un organe ; ce mot s’applique plus particulièrement à la matrice. (Voy. ce mot .)
rêvasserie ( séméiol. ), s. f. C’est une espèce de subdelirium dans lequel le malade reste à moitié endormi et parle à demi-voix et sans suite , comme il arrive dans les rêves.
rêve. (V. Sommeil.) réveil. (V. Sommeil .) réveille-matin. (V. Euphorbe.) révulsif ( thérap .), adj. ( revel lens, de revellere, repousser). On appelle médicamen ts révulsifs tous ceux qui, étant appliqués sur un organe, peuvent, en excitant celui-ci, détourner le travail morbide qui s’était établi sur un autre organe plus ou moins éloigné. Les révulsifs appartiennent tous à la classe des excitants. (V. Révulsion.)
révulsion (thérap.), s. î. (revulsio, même racine que le mot précédent). La révulsion est un phénomène par lequel, une modification survenant d’une manière spontanée ou artificielle dans un organe, il en résulte une diminution notable ou même la cessation des accidents morbides dont un autre organe plus ou moinséloigné était le siège. La modification dont nous parlons est presque toujours une excitation plus ou moins vive. Deux douleurs existant en même temps dans deux endroits du corps plus ou moins éloignés, la plus forte fait cesser la plus faible. Cet aphorisme d’Hippocrate, tant de fois cité par les auteurs, est la véritable base de la révulsion. Ainsi, les sinapismes, les bains de pieds irritants que l’on emploie dans les maux de tête, dans les congestions cérébrales, dans les angines, etc. , ont pour but d’attirer vers les extrémités inférieures une partie de l’excitation anormale qui s’est développée à la tête ou à la gorge. Les vésicatoires, les moxas, les sétons, les cautères, ces ressources si puissantes de la thérapeutique dans
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les affections de la poitrine, du cerveau, etc,, ne sont autre chose que des révulsifs qui, dit-on, appellent à l’extérieur l’irritation morbide siégeant à l’intérieur; les purgatifs et les vomitifs remplissent le plus souvent la même indication. Enfiu, on doit ranger parmi les révulsifs, les diurétiques et les sudorifiques , qui , provoquant une sécrétion abondante de la part des reins et de la peau , agissent comme de véritables stimulants de ces organes. L’art ne fait ici qu’imiter ces crises malheureusement si rares et si patiemment attendues par les anciens , ces crises dans lesquelles on voit une maladie s’arrêter et guérir au moment où un flux intestinal , des sueurs abondantes ou une sécrétion urinaire anormale viennent à se manifester.
On avait établi autrefois une distinction entre la révulsion et la dérivation. On disait que la première avait lieu quand la stimulation était appliquée loin du lieu malade , et dérivation quand elle était appliquée très-près ; mais c’est là une de ces subtilités que les écoles modernes ont bannies avec juste raison. Ces deux mots sont aujourd’hui synonymes. Quant à l’expression de révulsion dèplëlive appliquée aux cas dans lesquels il y a eu sécrétion abondante, comme lors de l’emploi des purgatifs ou des diurétiques, elle peut trèsbien être conservée. On a parlé aussi de saignées révulsives et dérivatives ; nous pensons que les saignées sont à peu près uniquement déplétives. Tout au plus l’expression de révulsive pourrait-elle convenir aux applications de sangsues ou de ventouses, à cause de l’irritation locale qu’elles déterminent.
En résumé, la révulsion peut être établie: 1° directement, soit sur la peau par les rubéfiants, les vésicants et les caustiques , soit sur la muqueuse gastro-intestinale par les vomitifs et les purgatifs; 2° indirectement et par l’intermédiaire de l’absorption et du système circulatoire , comme quand on emploie les diurétiques et les diaphoniques. Plusieurs auteurs modernes n’acceptent pas l’explication que nous avons donnée plus haut de l’action des révulsifs , et regardent ces déplacements, ces voyages de l’irritation, comme n’étant nullement démontrés; ils appliquent à la méthode révulsive le nom plus général de méthode perturbatrice , qui indique le fait sans impliquer d’idée théorique. Dans notre aversion pour tout ce qui tient à l’hypothèse , nous ne serions pas éloignés d’adopter cette expression ; mais nous pensons que l’usage prévaudra encore longtemps, et que longtemps encore le mot de révulsion restera dans la science avec les idées qui s’y rattachent et que nous avons résumées aussi brièvement qu’il nous a été possible. E. B.
bhagades (path.), s. f. pl. (du grec rhagas rupture). Les rhagades sont de petites ulcérations de nature vénérienne, longues et étroites, de véritables gerçures qui siègent entre les plis de l’anus. (V. Fissure et Syphilis.) rramnées (bot.). (V. au Supplément.) bhaiohtic. (V. Rhubarbe.) rhinite (path.), s. f. (de rhin nez, avec la désinence ite qui indique l’inflammation); c’est le synonyme de coryza. (Voy. ce mot.) rhinoflastis. (V. Nez.) rhouium ( chim .) (V. au Supplément.)
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KHOBSBOÏBH [anal.), adj. et s. (de rhombos et eidos, forme, ressemblance; qui a la forme d’un rhombe). On appelle ainsi, en géométrie, une figure quadrilatère dont ies côtés opposés sont égaux et parallèles, et qui a deux angles aigus et deux angles obtus opposés deux à deux . Muscle rhomboïde . Il est situé à la partie postérieure et inférieure du cou, et postérieure et supérieure du dos; il s’étend du ligament cervical postérieur et des apophyses épineuses de la dernière cervicale, et des cinq premières dorsales aux quatre cinquièmes inférieures de l’interstice de la base de l’omoplate. Ce muscle contribue à fixer l’omoplate et à lui faire opérer un mouvement de bascule qui rapproche son angle inférieure de l’épine dorsale. J. B.
ehübasbe [mat. méd.), s. f. (r/iewm).Sous le nom de rhubarbe, on désigne la racine de plusieurs plantes du geaverheum, famille des polygonées, J., cnnéandrie trigynie, L. Ce nom de rheum vient de Rha qui est l’ancien nom du Volga, d’où rha Rarbarum, rha des Barbares, parce qu’une espèce de rhubarbe ( rhapontic ), connue des anciens, croissait sur les bords du Volga, et que les habitants de ce pays étaient appelés Barbares. Suivant d’autres, la véritable étymologie serait le mot grec rhéô je coule, à cause des propriétés purgatives de cette plante.
Les plantes du genre rheum sont vivaces et prennent souvent des proportions très-considérables ; les feuilles qui naissent de la partie inférieure de la tige sont excessivement larges, pétiolées et engainantes; tantôt ondulées (R. ondulatum ) etpresque veiues; tantôt palmées, c’est-à-dire divisées jusqu’au milieu en sept lobes aigus, couvertes de petites aspérités (R. palmatum) ; tantôt, enfin, lobées ou simplement dentées, très-obtuses, glabres et luisantes (R. compactum ). Les fleurs sont nombreuses, groupées enpalmicules rameuses et allongées à l’extrémité de la tige. Chaque fleur est petite et ressemble à celle du genre patience ( rumex ), seulement elles ont neuf étamines au lieu de six ; le fruit est muni d’angles très-saillants et membraneux. Aux trois variétés que nous avons mentionnées d’après la forme des feuilles, rheum undulatum , palmatum et cornpaclum , il faut joindre le R. rhaponticum, qui donne des feuilles très-grandes, lisses, eordiformes et d’un vert foncé et portées sur de longs pétioles sillonnés.
La partie usitée de la plante est la racine ; on en connaît, dans le commerce, plusieurs variétés provenant des différentes espèces dont nous venons de parler, mais qui empruntent leur nom aux pays d’où on nous les apporte. On en fait d’abord deux grandes classes, suivant qu’elles sont exotiques ou indigènes.
Rhub akbes exotiques. — Deux principales variétés. 1° Rhubarbe de Chine ou des Indes. Elle vient de la Chine méridionale par Canton; elle est en morceaux cylindriques, d’un jaune terne à l’extérieur, d’une texture compacte et serrée intérieurement, et à marbrures d’une couleur de brique. Elle est souvent percée d’un trou dans lequel on trouve quelquefois les débris de la corde qui servait àla suspendre pendant la dessication. Son odeur est très-prononcée et sa saveur amère, elle croque très-fort sous la dent et co’ore la salive en jaune orangé, la couleur de sa poudre tient le milieu en-
tre le jaune fauve et l’orangé. Cette rhubarbe est terne d’aspect et présente des morceaux sains, d’autres altérés; l’espèce qui la produit a été décrite par des botanistes anglais de l’Inde sous le nom d 'émodi (nom du pays), ou de R. australe.
2° Rhubarbe de Moscovie ou de Bukharie. Elle provient aussi de la Chine, mais par l’intermédiaire de la Russie : elle est en morceaux aplatis, irréguliers, anguleux, mondés au vif et percés de trous comme dans l’espèce précédente; mais ces trous sont plus grands et plus nets ; la texture est moins compacte, plus légère, d’un jaune vif à l’extérieur, offrant intérieurement des marbrures linéaires jaunes, rouges et blanches irrégulières ou étoilées ; odeur prononcée, saveur amère et astringente ; elle croque sous la dent et colore la salive en jaune safran ; sa poudre est d’un jaune pur. Cette racine est la plus estimée de toutes, et provient du rheum palmatum. Une société bukhare a reçu du gouvernement chinois le monopole de son exportation, et la répand en Russie par Katcha en Sibérie : là est un pharmacien entretenu par le gouvernement russe, qui examine avec soin toutes les racines, et fait brûler celles qui sont défectueuses; de là la belle qualité de la rhubarbe moscovite.
Rhubarbes indigènes. — 1° Rhubarbes d’Europe. Elles proviennent, de différents rheum modifiés par le climat. 2° Rhubarbe de France, rhapontic. Ses racines sont en morceaux très-gros, imitant à l’extérieur les rhubarbes exotiques, mais plus ligneuses intérieurement ; ici ies marbrures sont en cercles concentriques, elles croquent peu sous la dent, teignent peu la salive, leur odeur et leur saveur ne sont pas très-prononcées, la poudre est rougeâtre.
— Plusieurs chimistes ont fait l’analyse de la rhubarbe, et ou y a constaté une huile douce , de l’amidon, de la gomme, du tauuin, de l’oxalate de chaux et quelques autres sels, plus un principe jaune particulier, nommé par M. Henry père, qui l’a trouvé le premier, capkopicrite , et que M. Caventou a reconnu plus tard être formé d’une substance jaune peu soluble dans l’eau froide, et qu’il nomme rhabarbarin , plus, un autre principe insoluble dans l’eau, très-purgatif, c’est la rhabarbarine.
La rhubarbe est un médicament très-employé en médecine, moins cependant aujourd’hui qu’il ne l’était autrefois ; son action varie suivant la dose à laquelle on l’emploie. Donnée à la dose de 30 à 60 centigrammes, elle est tonique , et convient surtout pour stimuler les estomacs paresseux, et eu particulier chez les vieillards, les enfants et les convalescents. Employée ainsi comme tonique, la rhubarbe est très-utile dans les flux muqueux atoniques , dans les maux d’estomac causés par les flueurs blanches, dans certaines diarrhées sans irritation intestinale, dans la chlorose, chez les scrofuleux, etc. A la dose de 4, 6 et 8 grammes, la rhubarbe est purgative ; mais son action tonique se fait toujours sentir, de là cette constipation qui succède souvent à la purgation : aussi ne faut-il pas S’employer dans les cas d’irritation gastro-intestinale.
Le mode d’administration est variable. Comme tonique, la meilleure manière, c’est de prendre une prise en poudre (3 à 6 centig.) dans la première cuillerée de soupe. Certaines personnes s’habituent à en mâcher de petits fragments qu’elles avalent.