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teinture do colchique nous a réussi , mais elle doit être récemment préparée. On a conseillé les bains tièdes. Il faut éviter que le malade ne se refroidisse en sortant. Les boissons délayantes légèrement diurétiques sont très-convenables. Les sudorifiques, au contraire, n’ont pas ici la valeur qu’on leur a attribuée, car les malades suent abondamment et d’eux-mêmes sans être soulagés pour cela. Les laxatifs sont utiles, non comme méthode absolue de traitement, mais dans le cas de constipation. Au reste, les complications doivent nécessairement modifier le traitement.

Dans Y état chronique , les émissions sanguines ne conviennent point , à moins qu’il n’y ait des exacerbalions : ici on aura surtout recours aux frictions avec les liniments ammoniacaux ou camphrés , ou dans d’autres cas opiacés. Tout le monde connaît l’eflicacité des douches de vapeur, des bains de vapeur simple ou aromatique , des fumigations stimulantes , des bains sulfureux ou alcalins , des eaux minérales d’Aix en Savoie , de Bourbonne , de Néris , d’Uriage , de Plombières, etc. Quand les douleurs sont fixées sur certaines articulations, on pourra avoir recoui s aux révulsifs, vésicatoires, cautères ou moxas répétés. On a aussi conseillé l’acupuncture et l’électricité, le massage, et ces moyens excitants ne sont pas sans efficacité. En même temps, on aura recours à des moyens hygiéniques , le malade se tiendra bien chaudement, fera usage d'une nourriture saine, évitera les stimulants, se couvrira de flanelle, fera souvent usage de frictions sèches, etc.

Enfin, dans tous les cas de rhumatismes aigus ou chroniques, quand , la douleur ayant disparu , on craindra une métastase vers un organe important , on s’efforcera de rappeler le rhumatisme au dehors à l’aide des sinapismes , des vésicatoires appliqués sur les articulations anciennement malades, etc.

Rhumatisme musculaire. — Il est caractérisé par une douleur plus ou moins violente, fixe ou mobile, occupant un ou plusieurs muscles; les causes sont celles des rhumatismes articulaires. Quant à l’anatomie pathologique, il ne paraît pas que l’autopsie d’individus atteints de rhumatisme musculaire et ayant succombé ci une autre maladie ait fait reconnaître de traces d’inflammation, surtout de suppuration, comme on l’a prétendu. Les exemples de suppuration rapportés par quelques auteurs semblent appartenir à des phlegmons intramusculaires ou sous-aponévrotiques.

Il est bien rare que des symptômes précurseurs annoncent le début de l’affection ; une douleur ordinairement assez vive, quelquefois sourde et obtuse, ailleurs aiguë et déchirante, se manifeste sur le trajet d’un ou de plusieurs muscles, ou même I parfois dans quelques faisceaux d’un seul. La moindre contraction des muscles souffrant augmente à tel point la douleur que les malades restent daDS une immobilité absolue. La pression calme ou augmente les douleurs, et d’autres fois elle est indifférente. Le rhumatisme musculaire diffère de celui qui attaque les articulations, en ce que, quelque vive que soit la douleur, il n’y a ni rougeur, ni tuméfaction, ni chaleur au niveau de la partie affectée; que la réaction fébrile et les symptômes généraux manquent complètement : les exceptions à cette règle

sont fort rares. Du reste, il peut y avoir complication d’arthrite ou de goutte.

La durée de cette affection est très-variable. Elle peut se terminer au bout de quelques jours ou de quelques semaines, et alors elle est dite aiguë ; ou bien elle se prolonge pendant des mois, des années, et on l’appelle chronique. Le pronostic n’a donc d’autre gravité que celle qui résulte de souffrances répétées ou continuelles ; car le rhumatisme musculaire est par lui-même incapable de produire la mort : il n’y a pas ici de ces complications du côté du cœur ou des séreuses, comme dans la forme articulaire.

On distingue quelques variétés de cette affection, suivant le siège qu’elle occupe. 1° Les muscles de la tête et surtout l’occipito-frontal peuvent être seuls affectés , alors la tête est douloureuse à la partie supérieure. 2° Quand ce sont les muscles du cou et en particulier le sterno-mastoïdien, il y a ce que l’on appelle torticolis {Voy. ce mot). 3° La pleurodynie : c’est le rhumatisme des muscles intercostaux, il est très-fréquent, et s’annonce par une douleur vive aiguë près du sein, véritable point de côté trèssemblable à celui de la pleurésie ; ia respiration, la toux sont gênées par l’exaspération de la douleur, à cause des mouvements que ces actes nécessitent. 4° Si les muscles antérieurs du ventre sont affectés, c’est le rhumatisme pré-abdominal de M. Requin ; on pourra croire alors à une péritonite ; mais la face n’est point pâle ni grippée, il n’y a pas de vomissement, pas de ballonnement du ventre: la douleur ne s’exaspère que médiocrement par la pression, mais elle augmente beaucoup dans les mouvements du tronc ou par une pression oblique ; enfin il n’y a pas de fièvre. 3° On désigne sous le nom de lumbago le rhumatisme des muscles de la région lombaire. Cette affection est caractérisée par une douleur ordinairement très-vive, occupant un seul côté ou les deux côtés de la colonne vertébrale , s’exaspérant par le mouvement de flexion, mais surtout de redressement du tronc, à tel point que, quand le rhumatisme est violent, le malade ne peut se lever ni marcher, il est cloué immobile dans son lit. Cette forme est ordinairement très-rebelle, très-tenace et très-sujette à récidiver. 6° Quant aux rhumatismes des membres, les généralités de notre article leur sont plus spécialement applicables.

Rhumatismes viscéraux. Ils ont été admis par analogie surtout pour les parties qui comme les intestins, la vessie, l’utérus, le cœur, présentent des fibres musculaires dans leur texture; on ne saurait cependant non plus les rejeter d’une manière absolue : ce sont là des questions à élucider.

Le rhumatisme musculaire nous paraît, comme le précédent, une affection sut generis , tout-à-fait à part, mais elle ne se complique jamais d’accidents Inflammatoires.

Le traitement est exactement celui du rhumatisme articulaire aigu et chronique, auquel nous renvoyons sans avoir rien à y ajouter ou à en retrancher.

•T. -P. Beaude.

B.HÜHSE. (V. Calharre pulmonaire.)

kxcik cQBsmJBî [bot. méd.) , s. m. C’est le fruit du ricinus communis, L.; famille des euphorbiacées, J.

Le ricin ou palma-christi est originaire d’Egypte;

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