‹ Dictionnaire de médecine usuelleChapitre 151 sur 298 · RIG · texte numérisé non relu

RIG

son fruit est épineux, composé de trois coques monospermes; les graines ou semences qu’il renferme sont lisses, luisantes et oblongues : leur tunique externe est mince, dure et cassante ; leur volume est celui d’une petite fève; l’amande est blanche , d’une saveur douceâtre, un peu âcre. Ce sont ces dernières qui, soumises à la presse, après avoir été débarrassés de leur enveloppe externe, fournissent l’huile purgative de ricin ou palma-christi. On a longtemps cru que, pour l’obtenir douce, il cbnvenait d’en séparer l’embryon; maisMM. Henry et Boutron, après avoir soumis une quantüé notable de germes à la presse, ont obtenu une huile aussi douce que celle fournie par le périsperme seulement ; d’où iis ont conclu que le principe âcre n’était pas tout formé dans la semence du ricin, mais bien qu’il pouvait se développer pendant l’extraction, lors surtout qu’on employait des procédés défectueux. Ils ont remarqué qu’en soumettant la graine à une température trop élevée, l’huile acquérait une âcretéqui en faisait un drastique violent (1).

On a proposé plusieurs modes d’extraction, plus ou moins heureux, pour obtenir l’huile de ricin ; le plus anciennement connu consiste à broyer les semences de manière à les réduire en pâte, à faire bouillir celle-ci avec de l’eau, et à enlever l’huile qui s’en sépare à mesure qu’elle surnage le liquide. -Ce procédé très-défectueux est maintenant presque complètement abandonné, surtout eu France. Le second procédé consiste à réduire la graine en pâte au moyeu du mortier, à soumettre à la presse etàfiltrer; l’huile ainsi obtenue est très-douce et administrée avec succès. Le troisième procédé, que l’on doit à M. Faguer, est fondé sur la propriété qu’a cette huile de se dissoudre en toute proportion dans l’esprit de vin. Il consiste à délayer à froid une livre de pâte de semences privées de leur enveloppe corticale , dans 125 gram. d’alcool à 36°, età soumettre à la presse après l’avoir introduit dans un sac de coutil ; on obtient, par ce procédé, 312 gram. d’huile pour 500 de graine.

L’huile de ricin, lorsqu’elle est récemment extraite, forme un purgatif doux et d’une administration assez facile, caron peut l’associer au bouillon, ou la prendre sous forme d’émulsion au moyen d’un jaune d’œuf. Mêlée à l’éther, dans certaines proportions, on i’emploie contre les vers et quelquefois avec succès pour l’expulsion du ténia. Les médecins anglais en font grand usage et la désignent sous le nom de castor oit; la dose est de 30 à 60 gram. , suivant l’usage et la constitution du malade. On l’a proposée pour faciliter, dans certaines préparations officinales, la division du mercure; sa consistance et sa viscosité justifient cette préférence sur les autres corps gras. Couyerchel.

Ribe (anat.), s. f. ( ruga ). Les rides sont les plis de la peau ou des diverses membranes offrant un sillon entre deux élevures.

RÏG ÏBK2 CADAVÉRIQUE. (Y. Mort.)

S.I&OB. ( path.), mot latin francisé, par lequel on désigne le froid accompagné de frisson qui se développe au début des accès de fièvre. (Voy. ce mot.)

(1) Contrairement à cette opinion, nous dirons que nous avons vu un jeune élève en pharmacie éprouver des accidents toxiques après avoir ingéré seulement deux graines de ricin fraîches. J. B.

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