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Matières organiques
traces.
traces.
Ainsi qu’on le voit par les trois analyses de M. Lefort, les eaux des diverses sources de Saint-Nectaire présentent peu de variété dans leur composition, seulement il n’y est pas fait mention de l’acide sulfhydrique indiqué dans l’analyse de MM. Boulay et Henry. Toutes ces sources sortent d’un terrain granitique et doivent avoir une origine commune ; elles varient plus par leur température que par leur composition. Cet acide provenait évidemment de la décomposition par la matière organique des sulfates qui existent dans ces eaux.
Les eaux de Saint-Nectaire, qui sont alcalinesgazeuses, sont facilement supportées par l’estomac; elles sont surtout employées dans les rhumatismes, les paralysies sans excitation cérébrale , l’aménorrhée, la leucorrhée, les scrofules et les dartres ; on les emploie aussi dans les affections des organes digestifs et les affections chroniques de l’utérus; mais c’est surtout dans la gravelle qu’elles ont, diton, un grand succès; elles sont contre-indiquées dans les affections de l’encéphale et de la poitrine.
Les eaux de Saint-Nectaire se prennent en bains,
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en douches et en boisson. Lesbainsdoivent durer une | heure ; la quantité d’eau que l’on doit boire peut j aller jusqu’à six verres, pris le matin à jeun; on I commence par un verre et l’on augmente graduel- j lement. Lorsqu’on ne peut supporter les eaux pures, on les coupe avec l’eau ordinaire ou une tisane adoucissante. La saison commence le 15 juin et finit le 1 5 octobre.
On emploie aussi, dit-on, en cataplasmes sur des ulcères atoniques et sur les engorgements scrofuleux, la boue qui se dépose dans les réservoirs. Les eauxdeSaint-Nectaire sont aussi iucrustantes, mais à moindr3 degré que celles de Saint- Allyre ; ce phénomène doit surtout s’observer dans les sources qui contiennent le bicarbonate de chaux.
J.-P. Beaude.
SAiîsrT-PARBOUXfEaux minérales de) ( thêr .). C’est un petit hameau situé à 3 lieues de Bourbonl’ArchambauIt, qui possède une source d’eau minérale gazeuse et ferrugineuse. On ne fait point usage de cette eau sur les lieux, mais elle s’exporte et se boit aux repas , surtout par les baigneurs qui font usage des eaux de Bourbon-l’Archambault. On la prend aussi le matin à jeun, à une dose de quelques verres quel’onpeut porter jusqu’à deux litres. Cette eau a unesaveur piquante aigrelette; elle est limpide et laisse dégager un grand nombre de petites bulles d’acide carbonique ; elle se trouble et devient jaunâtre pendant les orages et l’extrême sécheresse ; elle dépose sur les parois des vases dans lesquels on la renferme, sans être bien bouchée, de l’oxyde de fer et du carbonate de chaux; elle confient de l’acide carbonique, du carbonate de chaux, de fer et de magnésie , du sulfate de soude et de chaux , du chlorure de sodium et de magnésie, du citrate de fer. Cette eau se conserve très-bien lorsqu’elle est bouchée hermétiquement. On en exporte, dit-on, en Allemagne, en Pologne et en Italie. J. B.
saîbjt-sau'Vbuk. (Eaux minérales de) {thérap.). Saint-Sauveur est une ville du département des Hautes-Pyrénées, bâtie à 770 mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle est située dans la vallée de Lavédan, etdansune position très-pittoresque, surle bord du gave de Gavarnie, qui coule au bas de la terrasse des bains, à deux cent cinquante pieds audessous; elle est à une lieuedeBarègeset à un quart de lieue de Luz . La découverte de la source de Saint-Sauveur date de la même époque que celle de Barèges , mais elle fut plus longtemps que cette dernière à acquérir de la célébrité. Il n’y a guère plus d’un demi-siècle , écrivait Désessarts en 1808, que l’établissement de Saint-Sauveur, encore informe, consistait tout simplement en un seul et grand bassin recouvert d’une voûte en partie creusée dans le roc , où l’eau minérale était retenue avec son sédiment jusqu’à une profondeur j d’environ trois pieds. C’est dans cette espèce d’en- j tonnoir , qui ne garantissait que faiblement des injures du temps , que les habitants de la vallée venaient quelquefois prendre des bains par agrément et par propreté , plutôt que pour leur propriété curative. Tel était l’état d’abandon de cette source , seulement fréquentée par quelques rhumatisants du voisinage, lorsque l’abbé Besagua , professeur de droit à l’université de Pau, après avoir fait inutilement usage des eaux de Barèges pour
une maladie des reins et de la vessie, descendit à Luz , et se fit porter chaque jour à la source de Saint- Sauveur ; il guérit bientôt par l’usage de ces eaux. La reconnaissance de l’abbé lui fit un devoir de publier les vertus de la source bienfaisante à la- I quelle il devait la santé. Depuis cette époque la réputation des bains de Saint-Sauveur n’a fait que ! s’accroître ; ils sont aujourd’hui l’un des établisse- ! mentsthermaux desPyrénées le plus fréquentés.
La principale source de Saint-Sauveur est la source du Loiret; l’eau sort par un jet qui a près de 3 pouces de diamètre et qui produit en 24 heures 140 mèt. cub. d’eau (140,000 lit.); il se divise en plusieurs embranchements auxquels on a donné les noms de la Châtaigneraie , Besagua, la Terrasse, et la Chapelle , et qui sont destinés aux différents services, tels que la douche, la buvette et les bains ; ces derniers contiennent seize baignoires en marbre gris poli.
L’eau de Saint - Sauveur est claire , limpide , grasse et onctueuse au toucher et au goût ; elle a l’odeur et la saveur de l’eau de Barèges. Le 14 septembre 1821, M. Lonchamps a trouvé sa température de 34° 5o centig. prise au robinet de la douche . La température est un peu moindre dans les bains , elle est de 30 à 33° 7. L’eau, près de la source, laisse dégager une quantité assez notable de bulles qui sont formées par du gaz azote .
L’eau de Saint-Sauveur a été soumise plusieurs fois à l’analyse ; l’une des plus récentes est celle de M . Lonchamps ; la voici pour un litre d’eau :
Azote 0, lit.OOi
Sulfure de sodium ■ . . 0,gr. 025360
Sulfate de soude 0, 038680
Chlorure de sodium 0, 073598
Silice 0, 050710
Chaux 0, 001847
Magnésie, 0, 000242
Soude caustique 0, 005210
Potasse caustique )
Barégine £ traces.
Ammoniaque '
Cette eau est, comme on le voit , chargée de très-peu de principes minéralisateurs , puisqu’elle ne contient que 19 centigrammes 5, par litre d’eau; elle contient aussi moins de soufre que l’eau de Barèges. Cette opinion , qui était celle d’Anglade, a été justifiée parles travaux de M. Fontan, qui n’a trouvé que 0,0200 gram. de sulfure de sodium, tandis que l’eau de Barèges en donne 0,0384 gram. ; mais elle contient beaucoup plus de barégine, ou de cette matière organique que l’on rencontre dans les eaux sulfureuses , et spécialement dans l’eau de Barèges, ce qui lui donne une apparence grasse, onctueuse et douce, qui, avec sa température moins élevée , et la petite proportion de son principe sulfureux, la rendent si éminemment utile dans les affections nerveuses , qui affluent d’une manière presque exclusive à l’établissement de Saint -Sauveur.
Ces eaux soDt surtout administrées dans les affections spasmodiques et hypochondriaques, dans les névroses, dans les engorgements des viscères du bas-ventre, les maladies des voies urinaires , les céphalalgies, la migraine ; dans les affections rhu-