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que prescrit l’humanité, et que l’on donne dans toutes les autres affections; à la condition aussi de ne pas les enfermer dans un lazaret, mais de les envoyer dans des lieux élevés, secs, bien aérés et disposés à cet effet. (V. Typhus.)

E. Beaugrand.

santal (mat. mèd..), s. m. On appelle ainsi en pharmacie trois sortes de bois que l’on distingue par leur couleur. Santal blanc ( santalum album), famille des santalées, J., tétrandie monogynie, L. C’est le bois d’un arbre qui croit dans les grandes îles de la mer des Indes, et particulièrement à Timor. Il est très-peu usité, et semble n’être qu’une variété du suivant, qui est beaucoup plus estimé.

Santal citrin. — Il est produit par le même arbre ou par une espèce très-voisine. Il vient des mêmes localités et des îles Sandwich. On le trouve dans le commerce en bûches décortiquées, longues de 50 centim. à 1 mètre, et de 10 centim. de diamètre et plus, d’un jaune fauve et d’une odeur roséemusquée fort agréable. Il est aujourd’hui beaucoup plus employé dans la tabletterie qu’en médecine. Cependant il entre dans la composition du • sirop de rhubarbe ou de chicorée composé , et de pastilles odorantes. Il répand en brûlant une odeur très-agréable, et sert à parfumer les appartements.

San tal rouge (Bois de) , pterocarpus santalinus, famille des légumineuses, J.; diadelphie décandrie, L. C’est un arbre très-élevé qui croît dans les Indes- Orientales, surtout à Coromandel, et dans l’île de ! Ceylan. Il vient en morceaux équarris, brut à l’exté- ! rieur, rouge de sang à l’intérieur, fibreux, résineux,

J d’une odeur faiblement parfumée, d’une saveur astringente. Il contient une matière résinoïde colorante, à laquelle Pelletier a donné le nom de santaline. Ce bois est aussi très-peu usité en médecine; il ne sert qu’à colorer quelques poudres dentifrices. Dans les arts il est très-employé par les ébénistes. J. B.

santé ( hyg .), s. f. ( sanitas ). Etat dans lequel toutes les fonctions s’exécutent librement et facilement : c’est l’état normal. Quant aux moyens de conserver ce précieux état, voy. Hygiène.

santolins [mat. méd.), s. f. ( sàntolina chamœcy par issus), de la famille des synanthérées, J., syngénésie égale, L. Vulgairement citronnelle, aurone femelle , garde-robe. C’est un petit arbrisseau qui croît spontanément dans les contrées méridionales de l’Europe. Sa saveur est amère, très-aromatique; son odeur, pénétrante; elle est stimulante, anthelminthique, et jouit des propriétés de la tanaisie. (V. Armoise.) J. B.

SANTONîîîEfmah méd.), s. f. C’est un principe cristallisable extrait des fleurs de la santouine et du semen-contra ; il est employé comme vermifuge, 25 milligram. 1/2 grain.

saphène ( anal .), s.f. [saphena, du grecsaphès, évident). On appelle ainsi deux veines de la jambe, très-apparentes sous la peau. 1° Grande saphène ou s. interne (tibio-mallèolaire, Chauss.). Ses racines viennent des orteils internes, et surtout dugrosorteil; au niveau du coude-pied elle communique avec la saphène externe, passe au-devant de la malléole interne, monte le long de la partie interne de la jambe et de la cuisse, reçoit plusieurs veines sous-cutanées et va s’ouvrir dans la veinp

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