SAS
crurale, au niveau de l'arcade de ce nom. 2° Petite saphène , saphène externe ( péronéo-malléolaire Chauss.). Commence sur la partie externedudos du pied par un grand nombre de ramifications, se porte derrière la malléole externe, monte le long de la face externe de la jambe, et gagne le creux du jarret où elle se jette dans la poplitée. — C est surtout sur la saphène interne que se pratique la saignée du pied .(Y. Saignée.) J. B.
sapidité ( phys ,), s.f. (sapiditas). Propriété des corps doués de saveur. (Y .Goût.)
s apis sr. (V. Pin. )
satinette ( pharm .), s.f. On donne le nom de sapinette à une bière antiscorbutique, obtenue en faisant macérer pendant quatre jours dans 2,000 de bière récente : feuilles de cochlearia 30, racines de raifort 60, bourgeons de sapin 30. On en donne de 60 à 100 grammes par jour dans les affections scorbutiques. Cette bière est très-utile sur les vaisseaux, dausles voyages de long cours. (Y. Bière.)
saponaire [bot. et mat. mèd.). s.f. ( sapona ria officinalis). Plante de la famille des caryophyllées, J.; décandrie digynie, L. Elle croit spontanément dans toute l’Europe, sur le bord des champs cultives. Ses racines sont vivaces, longues de deux à trois pieds, de la grosseur du petit doigt, entourées d’une écorce rougeâtre; la partie intérieure est blanche et fibreuse. Les feuilles sont ovales, aiguës, glabres, entières, etc. Le suc de la saponaire, l’infusion de ses feuilles et la décoction de ses racines, sont fréquemment employés comme dépuratifs dans les scrofules, les maladies de la peau, la syphilis constitutionnelle, les affections goutteuses, etc. Cette plante contient un principe amer, et un autre principe mucilagineux qui fait mousser l’eau et lui donne l’apparence d’une dissolution de savon : ce principe savonneux a été nommé saponine par M.Bucholz, qui a donné, d’ailleurs, une très-bonne analyse de la saponaire. Le suc de cette plante s’administre souvent mêlé à celui de la fumeterre, de la chicorée et du pissenlit. Pour les tisanes, l’infusion de la racine doit être prolongée; il faut 15 à 30 grammes pour un litre d’eau; l’extrait se donne quelquefois en pilules. J. B.
saponification ( chim .), s. f. (de sapo savon, facere faire). Action de préparer le savon. (Voy. ce mot.)
saponine. Y. au Supplément.
sapotixxier (bot.) , s.m. \achras sapota ). C’est un arbre de la famille des sapotées, J., hexandrie monogynie, L., qui se trouve dans les contrées chaudes de l’Amérique. Il donne un fruit pulpeux très-estimé et qui est servi comme dessert dans les Antilles . Son écorce a été vantée comme fébrifuge.
sarcocêee. (V. Testicule [Maladies du].)
sarcomateux ( path . chir), adj., qui a rapport au sarcome ; se dit de certaines productions accidentelles qui tendent à dégénérer : tels sont certains polypes.
sarcome {chir.), s. m. ( sarcoma , du grec
sarx, chair). Les anciens appelaient ainsi les tumeurs formées de tissus accidentels et offrant la consistance et l’aspect de la chair. Cette expression est peu employée aujourd’hui, depuis que Laënnec a classé et dénommé la plupart des formations anormales.
sarcopte. (V. Acarus.)
sardonique. (Y. Rire.)
sarrasin {bot. et hyg.), s. m., blé noir, blé de Barbarie. Polygonum fagopyrum, Linn., famille des polygonées de Juss. La graine est de forme ovale, anguleuse, de couleur noirâtre, du volume d’un grain de chenevis. Le parenchyme dont elle est en grande partie formée est blanc et farineux.
L’importation de cette substance de l’Asie, dont elle est originaire, est un don précieux fait à l’Europe. On la doit à un croisé flamand , dont les cendres reposent obscurément dans le cimetière d’un village de Flandre appelé Zindeppe. Peut-être les bienfaits obtenus par la culture de cette plante alimentaire compenseront-ils un jour les sacrifices immenses qu’ont coûtésles brillantes croisades du xme siecle.
Dans quelques-unes de nos provinces, et notamment en Bretagne, le sarrasin forme la nourriture presque exclusive des habitants.. On en prépare un pain ou des galettes qui, bien qu’assez peu appétissantes pour les estomacs inaccoutumés à ce régime, n’en sont pas moins, lorsque surtout le lard ou le beurre ont servi à les oindre, très-goûtées de ce peuple frugal. La rusticité de la plante, qui croît là où aucune espèce de céréale ne viendrait, la propriété nutritive du grain, en font une ressource d’ungrand prix dans les pays où la terre semble réfractaire à la culture des céréales.
Le sarrasin est souvent employé à la nourriture des volailles qu’il engraisse, et auxquelles ii communique un goût assez suave. Couverchel.
sarriette {bot.), s. f. [satureia hortensis), plante de la famille des labiées, J., didynamiegymnospermie, L. ,qui croît dans l’Europe méridionale, et que l’on cultive beaucoup dans les jardins. Sa tige est dressée, rameuse, haute d’un pied environ ; les fleurs sont très-petites, violettes, et dans les aisselles des feuilles supérieures. La sarriette a, de même que toutes les autres plantes de cette famille, une odeur et une saveur aromatiques très-prononcées . Elle ressemble , du reste, beaucoup au thym pour ses propriétés, et elle est surtout employée comme condiment. J. B.
sassafras [mat. mèd ■ ) , s. m. On appelle ainsi la racine et le bois munis de leur écorce du laurus sassafras , de la famille des laurinées, J. , ennéandrie monogynie, L. Cet arbre, qui s'élève à la hauteur de 30 ou 40 pieds, se trouve dans l’Amérique méridionale. Son bois nous arrive en bûches irrégulières; le tissu en est léger, rosé, et d’une odeur de camphre assez agréable ; l’écorce est épaisse, légère, cassante, rougeâtre, et de la même odeur que le bois. Cette odeur est due à une huile volatile qui s’y trouve en très-grande quantité. Trois kilogrammes de bois en renferment 45 grammes (M . Guibourt) . Le sassafras est surtout employé,
SÀT