ÉLÉMENTS FIXES
Carbonate de soude 6,grains.l5750
— de lithine 0, 00032
— de strontiane 0. o07G8
— de chaux 1, 85730
— de magnésie 1, 68750
— de protoxyde de fer 0, 07850
— d’oxyde de magnésie o, 00230
Sulfate de soude 0, 26150
Phosphate de soude 0, 27750
— de lithine 0, 00010
— de chaux 0, 00035
— d’alumine 0, 00015
Silice 0, 25000
Fluorure de calcium.. 0, 001G0
Chlorure de sodium 17, 22855
— de potassium 0, 28900
Bromure de sodium 0. 00015
Total des cléments Axes.... 28, 10000
On est étonné, à la lecture de cette analyse, de la multiplicité des substances qui entrent dans la composition de l’eau de Seltz, et surtout de la proportion si minime de quelques-unes. On serait en droit de douter de l’exactitude de ces proportions, si l’on ne savait que M. Kastner a pu opérer sur de grandes quantités d’eaux minérales, et si l’on ne connaissait, d’ailleurs, l’exactitude scrupuleuse des chimistes allemands. Il reste maintenant à se demander quelle action peuvent avoir sur l’économie des millièmes etdes dix millièmes de grains de lithine , de strontiane , de bromure de sodium , etc. Pour nous, nous avouons que nous ne sommes pas suffisamment édifié sur l’action dynamique de substances même très-actives prises en si petites proportions. Cependant, si l’on fait attention à la grande quantité d’eaux minérales bues dans certains cas par les malades, peut-être pourra-t-on penser qu’il est telle de ces substances qui n’est pas sans action sur l’économie, surtout après un long usage des eaux.
Il ressort encore un fait de ces analyses, c’est la difficulté d’imiter d’une manière exacte les eaux minérales naturelles. Les eaux factices ne doivent être considérées que comme des approximations qui ne peuvent tenir lieu des eaux naturelles, que lorsqu’il est impossible de se procurer ces dernières; la multiplicité des principes que les chimistes trouvent aujourd’hui dans presque toutes les eaux minérales confirme jusqu’à l’évidence ces faits, que nous n’avançons pas aujourd’hui pour la première fois.
Les eaux de Seltz sont rafraîchissantes et diurétiques, légèrement stimulantes ; elles s’emploient dans un grand nombre de cas , mais c’est surtout dans les dérangements des fonctions des organes digestifs. Hufeland la conseillait dans les maladies
chroniques des poumons, dans la phthisie pulmonaire, conjointement avec le lichen d’Islande et le lait d’ànesse ; il prescrivait même de couper avec ce lait l’eau de Seltz. On l’emploie aussi avec avantage dans la période aiguë des maladies inflammatoires, soit pure, soit coupée avec des tisanes ou des sirops. Dans les affections de l’estomac avec vomissement opiniâtre, l’eau de Seltz est d’un usage très -efficace; c’est souvent la seule boisson que l’estomac ne rejette pas. Pendant les épidémies du choléra, cette eau a rendu d’immenses services ; refroidie jusqu’à la température de la glace fondante, elle empêche les vomissements, ranime les malades en même temps qu’elle calme le sentiment de la soif, qui est souvent si impérieux dans cette funeste maladie. On l’emploie aussi dans la gravelle, les affections calculeuses et les maladies de la vessie ; dans la fièvre hectique, dans les diarrhées bilieuses ; elle est également regardée par les navigateurs comme un préservatif du scorbut et de la dysenterie. Dans les catarrhes chroniques, dans les leucorrhées, dans les flux hémorrhoïdaux, dans les dérangements de la menstruation, dans les affections de l’utérus, l’eau de Seltz, dit M. Velter, est employée avec beaucoup de succès. Enfla, pour nous résumer, nous citerons cette phrase d’un rapport fait à l’ Académie de médecine par MM. Marc, Gasc, François et Caventou. « Nous ne pensons pas, disent les com- « missaires, qu’il existe d’eau minérale qui con- (i vienne à un plus grand nombre d’individus. Elle « restaure sans irriter, favorise les sécrétions, par- « ticulièremeut celles des membranes muqueuses, « et excite surtout les voies urinaires. »
Ce n’est pas seulement en état de maladie que l’eau de Seltz est efficace, elle fait partie du régime de beaucoup de personnes qui, par son emploi, conjurent des indispositions qui souvent seraient assez incommodes. Il est important , lorsque l’on fait habituellement usage de l’eau de Seltz, de ne pas prendre indifféremment de l’eau de Seltz factice pour de l’eau naturelle ; l’eau factice, telle qu’on la prépare le plus ordinairement, n’est qu’un simple mélange d’eau commune et de gaz acide carbonique: c’est là l’eau de Seltz que l’on prépare pour la table. On ajoute à celte eau les sels indiqués par Bergmann, lorsque l’on veut préparer l’eau de Seltz factice pour les besoins des pharmaciens; mais il est facile de voir que, dans aucun cas, on n’a une eau analogue à l’eau de Seltz naturelle, puisqu’il existe dans cette eau des principes que la chimie aurait beaucoup de peine à y introduire, si même elle y pouvait parvenir.
L’eau factice est rafraîchissante, agréable et utile pour beaucoup de personnes, surtout pendant les chaleurs de l’été; elle favorise la digestion chez ies personnes qui ont l’estomac paresseux ; mais il est important de n’en point faire un usage exagéré, car souvent elle irrite l’estomac. J’ai connu beaucoup de personnes qui ne pouvaient pas faire usage plusieurs jours de suite de l’eau de Seltz factice sans ressentir un état d’agitation extrême, une chaleur brûlante à la paume des mains, de l’insomnie, de l’irritation à l’estomac. Est-ce à la quantité trop considérable d’acide carbonique que contient l’eau de Seltz factice qu’était dû cet état? nous le pensons : car l’eau de Seltz factice contient jusqu’à 4 et 5 volumes de gaz acide carbonique , tandis
(1) Chaque pouce cube vaut (19,81 centimètres cubes.)
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que l’eau naturelle, conservée dans les cruchons, en contient environ un demi-volume. Par opposition, à la vérité, l’eau factice laisse dégager son gaz avec une grande facilité, tandis que l’eau naturelle le conserve mieux. Cependant il est une limite à cette déperdition du gaz; car j’ai exposé dans des verres à expérience de l’eau factice et de l’eau naturelle à l’air libre pendant six iours, et, après ce temps, l’eau de Seltz factice précipitait aussi abondamment par l’eau de chaux que l’eau naturelle, ce qui semblait annoncer qu’il existait dans ces eaux la même proportion d’acide carbonique ou de bicarbonate.
Ce qui explique pourquoi l'eau factice devient si fade lorsqu’elle a perdu une grande partie de son gaz, c’est que, même préparée dans les meilleures fabriques, elle est loin de contenir la même proportion de substances salines que l’eau naturelle. Lorsqu’on y met ces proportions, l’eau factice, lorsqu’elle a perdu une partie de son gaz, contracte quelquefois une saveur urineuse qui la rend désagréable, et l’on évite cet inconvénient en la préparant plus douce; aussi, l’eau de Seltz douce des fabricants est-elle presque la seule qui soit livrée au commerce même dans les meilleurs fabriques.
Si l’eau de Seltz factice peut être avantageuse dans beaucoup de cas, il n’en est pas de même d’une boisson que l’on prépare avec le bicarbonate de soude et l’acide tartrique, et que l’on nomme très-improprement poudre de Seltz ; cette préparation n’a rien qui la rapproche de l’eau de Seltz, si ce n’est le gaz qu’elle contient : il se forme, par la décomposition du bicarbonate de soude par l’acide ’ ni trique, un tartrate de soude acide, et de l’acide carbonique qui se trouve en dissolution dans le liquide. Cette boisson, qui est purgative, contient près de quatre gram. de tartrate acide de soude par litre; elle peut être utile pour les personnes qui ont le ventre paresseux, mais elle ne saurait remplacer l'eau de Seltz, et le plus souvent elle doit être nuisible, surtout chez les personnes irritables ou qui ont des digestions difficiles.
L’eau de Seltz se prend de bien des manières différentes, ainsi que nous l’avons dit dans le cours de cet article : ce n’est pas seulement à la source que l’on en fait usage, mais dans tous les lieux où se transportent les vases qui la contiennent, c’est-à-dire dans tout le monde civilisé. On en boit plusieurs verres le matin à jeun ; et l’on peut en boire, dans certains cas, jusqu’à deux litres. On en fait également usage pendant les repas, soit coupée avec le vin, soit pure, soitcoupée avec lesdiverses boissons que nous avons indiquées.
Tout ce que nous avons dit de l’eau de Seltz, et de son efficacité dans beaucoup de cas, n’est pas complètement et d’une manière exclusive applicable à cette seule source; en faisant cette histoire, nous avons fait en partie celle des eaux salines alcalines gazeuses, qui sont nombreuses en Allemagne et surtout en France. Mais l’eau de Seltz est la plus connue et paraît réunir d’une manière plus générale les qualités que l’on trouve dans un grand nombre de nos sources. Ronlin, qui afait un parallèle des eaux de l’Allemagne et des eaux alcalines gazeuses de l’Auvergne, donne même l’avantage à ces dernières, dont on fait un grand usage aujourd’hui. M. le Dr Lanyer a fait une comparaison des eaux de Saint-Galmier et de celles de Seltz, en donnant lapréférenceaux pre-
mières, bien qu’elles contiennent une quantité assez notable de carbonate de chaux, dont la présence en grande quantité ne nous paraît pas avantageuse dans une eau minérale. En général, les eaux minéralisées par les sels de chaux nous paraissent moins facilement supportées par l’estomac, que celles qui le sont par les sels de soude; elles s’assimilent moins et ont une action dynamique moins puissante. Mais tout le sol volcanique de l'Auvergne et du Bourbonnais est riche en eaux minérales, qui peu vent parfaitement soutenir la concurrence avec les sources les plus renommées de l’Allemagne. Et parmi nos eaux minérales, nous pourrions citer Vichy, Val, Contrexeville, Bussang, Saint-Alban, Hauterive, Saint-Myon, Saultmatt, Condillac, et beaucoup d’autres sources qui, bien que moins connues, jouissent de propriétés très-remarquables, et qui n’ont d’autre tort que de sourdre sous nos pieds et au milieu de notre pays.
J.-P. Beaude.
séméiotique ( path .), s. f. ( semeiotica , dugree séméion , signe) . On désigne en pathologie générale, sousles noms de séméiotique, sémiotique , séméiologie, la partie de la médecine qui traite des signes des maladies.
semence [bot. et physiol.), s. f. ( semen ). En botanique, on donne le nom de semence aux graines des plantes. Les anciens pharmacologistes avaient réuni par groupes un certain nombre de ces graines qu’ils désignaient d’après leurs propriétés réelles ou supposées. Ainsi, il y avait les semences chaudes majeures (anis, fenouil, cumin, carvi)ou?m’wewres(ache, persil, ammi, carottes), les semences froides majeures (concombre , melon , citrouille, courge) , et mineures (laitue, pourpier, endive et chicorée sauvage) . — Le mot semence est pris par les physiologistes comme synonyme d e sperme. (Voy. ce mot.) J. B.
semen-contba [mat. méd.). s. m. (V. au
Supplément.)
semi-lunaire [anal.), adj. ( semi-lunaris , en forme de demi-lune). Se dit de plusieurs organes qui affectent cette forme. — Os semi-lunaire, le second os de la première rangée du carpe (V. Main). — Cartilage semi-lunaire , se trouve clans l’articulation du genou. Ganglion semi-lunaire (V. Nerf -sympathique (grand). Valvules semi-lunaires (V. Cœur).
séminal (pkysiol.) , adj. ( seminalis ), qui a rapport à la semence, soit dans les plantes pour les graines, soit chez les animaux pour le sperme.
séminifère (anat.), adj. (d e semen, semence, et ferre , porter), qui porte la semence. — Conduits séminifères (V. Testicule ).
séné [mat. méd.), s. m. ( sennœ folia ou folliculi). Sous le nom de séné, on comprend les folioles détachées de plusieurs arbrisseaux que Linné avait confondus en une même espèce sous le nom de cassia senna (famille des légumineuses, J. ; décandrie monogynie, L.). On a distingué depuis ces espèces en plusieurs principales : Cassia acutifolia ou à feuilles aiguës, C. obovata ou à feuilles ovalaires, et C. lanceolata ou à feuilles en forme de lance. Ces plantes croissent dans le Levant et particulièrement en Égypte, en Syrie et en Arabie; on les trouve aussi dans les autres régions
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intèrtropicales. On en fait un objet de commerce assez considérable avec ces pays qui nous envoient les folioles et les fruits ou follicules.
On distingue dans la pharmacie plusieurs espèces de séné.
1° Séné de la Palthe. C’est un mélange des folioles des trois espèces que nous avons indiquées. Celles qui proviennent du cassia acuti folia, et qui sont les plus estimées, sont ovales, aiguës, longues de 8 à 15 lignes, d’une couleur jaunâtre en dessus vert-pâlè en dessous ; celles du cassia obovata sont ovalaires, plus larges supérieurement qu’inférieuremënt, très-obtuses et longues d’un pouce environ : enfin celles du cassia lanceolata sont plus étroites et plus longues, leur pétiole est glanduleux. Ces folioles sont ordinairement plus ou moins brisées et mêlées de petites bûchettes et de feuilles étrangères que l’on enlève par le triage. Le produit ainsi épuré se nomme séné mondé.
2° Le séné de Tripoli. Il est moins estimé que le précédent; on l’attribue au cassia œthiopica.Ce séné est encore plus brisé que le précédent ; les folioles sont plus petites, plus aiguës, plus vertes, d’une odeur herbacée plus prononcée.
Il y a en outre les sénés d'Italie, d'Alep, de Moka, de l'Inde et de la Sénëgambie; mais on ne les rencontre dans le commerce que d’une manière accidentelle.
Quant aux gousses ou follicules, on en reconnaît trois sortès dans le commerce : les follicules de la Palthe qui sont grandes, larges, d’un vert foncé, noirâtres, lisses et aplaties; 2° les follicules de Tripoli qui sont plus petites et d’un vert fauve, et 3° les follicules d’A lep qui sont très-étroites, presque noires et contournées.
Ces différents produits, folioles et follicules, ont une odeur qui n’est pas désagréable et une saveur particulière amère et visqueuse. L’analyse chimique fait' reconnaître dans le séné un principe particulier nommé cathartine, de la chlorophylle, un peu d’huile volatile, une matière muqueuse, de l’albumine et des sels de chaux et de potasse . La cathartine, qui est la partie active du séné, est en masses amorphes, assezsemblablesàdela gomme arabique, neutre , d’une saveur amère et nauséeuse, soluble dans l’eau et l’aeool , insoluble dans l’éther.
Le séné est un purgatif fort actif, qui paraît avoir été introduit dans la thérapeutique par les Arabes. Il cause assez souvent des coliques, de la soif, en un mot, une irritation assez vive du tube digestif. Les Anglais , pour éviter cet inconvénient , associent fréquemment cette substance à quelques plantes aromatiques comme l’anis, le carvi, le gingembre, la cannelle. Chez nous, pour mitiger son activité, on y joint un autre purgatif plus doux, quelque sel neutre, le tamarin, la manne. Les follicules sont plus douces et occasionnent moins souvent des coliques.
On ordonne le séné à la dose de 8 à 15 grammes dans 125 grammes d’eau: il faut faire infuser pendant une demi-heure et passer ; on aromatise avec une eau aromatique , ou mieux encore on peut prendre de l’infusion de café pour excipient. Comme nous l’avons dit plus haut, on l’associe souvent à d’autres purgatifs. Il entrait dans la fameuse médecine noire. Aujourd’hui on n’emploie plus les poudres, les extraits et le vin de séné. Enfin on l’ordonne souvent
en lavement à la même dose de 8 à 15 grammes dans 250 grammes d’eau; il faut toujours faire infuser parce qu’en décoction il perd ses propriétés, à moins qu’on ne le laisse bouillir que 3 à 4 minutes.
seneçon ( bot .), s. m. (V. au Supplément).
sénevé. (V. Moutarde.)
sénile ( physiol .), adj. ( senilis , de senex, vieillard), qui a rapport à la vieillesse, Affections séniles, démence sénile, gangrène sénile, etc.
sens. (V. Sensation.)
sensation {physiol.), s. f., [sensatio). Suivant les physiologistes , la sensation serait une impres sion reçue, transmise et perçue. Telle n’est pas , suivant moi, l’idée qu’on s’en fait généralement ; je pense, au contraire, que l’on comprend par sensation une excitation dont on a la conscience et que l’on rapporte à l’organe excité. Disons , pour en donner une formule abrégée, qu’aux yeux du monde et dans toutes les langues, c’est une excitation perçue dans l'organe excité , quoique la perception s’accomplisse dans le cerveau. Aussi , l’homme le plus instruit, comme le plus ignorant, dit à tout moment : Je l’ai senti, je l’ai touché du doigt, ma main est sensible , la peau est une partie très-sensible. En disant la main sensible, n ’est-ce pas dire : C’est la main qui sent, c’est dans la main que se passe la sensation. Dans la réalité, cependant, lorsque nous percevons une impression , lorsque nous nous brûlons les doigts, par exemple, il y a une impression reçue par un organe, transmission de cette sensation au cerveau par un nerf, enfin, excitation sur fè cerveau, et perception, ou conscience delà sensation par le cerveau. Ne pourrait-on pas désigner ce phénomène complexe sous le nom de perception sensorial ?
Si l’on croit généralement, par ignorance, que dans les impressions perçues il y a perception dans les parties sensibles, on n’applique donc sciemment le nom de sensation, ni dans le monde, ni dans aucune langue , à l’ensemble des phénomènes qui se succèdent dans la perception sensoriale , que les physiologistes seuls connaissent. Oui, sans doute, et c’est surtout à ce qui se passe dans l’organe excité que l’on donne le nom de sensation ; car on ignore généralement la transmission sensoriale qui s’opère dans les nerfs, et la perception qui s’accomplit dans le cerveau. C’est conséquemment à cette idée que l’on dit sensibles les parties qui éprouvent une sensation, et que les physiologistes eux-mêmes, sans s’en apercevoir, désignent à tout moment par sensation le premier acte du phénomène complexe de la perception sensoriale. Ne disent-ils pas tous, en effet, que le cerveau perçoit les sensations reçues par les organes ? N’est-ce pas dire que la sensation est distincte de la perception , et qu’elle est formée déjà quand la perception s’accomplit? Telle est aussi la vérité; car le cerveau perçoit et ne sent pas. Le rustre le plus ignorant sait bien qu’il sent par la peau, goûte par la bouche, flaire par le nez, entend par les oreilles, voit par les yeux ; il sait bien qu’il n’éprouve pas de sensation dans le crâne.
Sensation et perception ne sauraient être parfaitement synonymes, car il y a des perceptions qui ne viennent pas par la voie des sens. Ainsi, un souve-
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