‹ Dictionnaire de médecine usuelleChapitre 172 sur 298 · S EN · texte numérisé non relu

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bous porîent à respirer, à manger, à nous mouvoir, etc... Ce sont des sensations qui naissent du repos des organes et sont ainsi opposées aux précédentes, qui naissent de l’excès de leur action. J’en fais deux espèces : 1° Besoins naturels. Ce sont ceux qui se développent spontanément chez tous les hommes ; tels sont ceux de sentir, de penser, de se mouvoir, de manger, de boire, de respirer, etc . . Satisfaire ces besoins avec modération est une source de plaisir et de santé; mais y résister est pénible et même dangereux parfois pour la vie. TV’cst-il point remarquable que la nature n’ait point abandonné à la négligence ou aux caprices de notre volonté le plus impérieux de tous ces besoins, celui de la respiration, et qu’elle ait destiné à le satisfaire des actions instinctives ou automatiques et involontaires. 2° Les besoins artificiels sont ceux de fumer, de priser, de prendre des liqueurs fortes. Une fois développés, ils sont aussi tyranniques, aussi impérieux que les besoins naturels : ils nous tourmentent, nous jettent dans une fouie d’inquiétudes, d’ennuis , de mélancolies insupportables, et ■finiraient par troubler la santé s’ils n’étaient satisfaits.

5° Sensations spontanées. Ce sont en général des sensations morbides, bien qu’elles puissent se présenter momentanément dans l’état sain. Leur permanence constituerait et constitue réellement «ne maladie par la gêne qu’elle cause, par les troubles qui peuvent en être la suite. Ces sensations forment d’ailleurs plusieurs espèces distinctes. Ce sont des démangeaisons, des picottements , des fourmillements, des frissons, des chaleurs, des douleurs même très-variées, et quelquefois des accès morbides particuliers , comme celles de l’aura epileptica , de la boule hystérique, de l’étourdissement, des congestions cérébrales, etc... Je pense qu’en bonne logique, et pour ne point aller au delà des faits fournis par l’observation, il ne faut les attribuer qu’à l’altération de la sensibilisé sans lésion matérielle.

II est encore quelques modes particuliers des sensations que nous ne pouvons passer sous silence.

6° Sensations attentives. Ces sensations, comme l’indique leur nom, sont nécessairement compliquées d’attention ; elles le sont presque toujours encore d’actes de volonté réfléchis et irréfléchis et instinctifs, qui donnent lieu à des mouvements également volontaires ou involontaires destinés à l’accomplissement de la sensation. Elles paraissent beaucoup plus vives, plus distinctes, plus parfaites en un mot que les sensations inattentives ; mais nous allons prouver que cette apparence n’est qu’une illusion. Lorsqu’un objet , un oiseau , par exemple, vient à passer devant nous, quand nous sommes inattentifs nous serions fort embarrassés de dire à quelle espèce il appartient, quelie est sa forme, son plumage; mais, dès que notre attention est éveillée, nous le suivons du regard et nous pouvons apprécier les détails qui jusqu’alors nous avaient échappé. L’attention est en quelque sorte un verre grossissant qui nous présente les objets avec plus de netteté. Est-ce que l’attention rend les sensations plus vives et plus prononcées? Nullement. Mais, en éveillant l’intelligence, elle donne à celle ci toute sa puissance pour juger ce que lui

apportent les sens. C’est là ce qui a été mal apprécié par les physiologistes.

Des sensations répétées ou accoutumées. La répétition des excitations sur les sens ou l’habitude de leur exercice produit des effets divers. Tantôt elle en exalte la sensibilité : ainsi une lumière trop vive peut enflammer les yeux ; d’autres fois elle les émousse; c’est ce que l’on voit chez les forgerons qui touehent impunément des fers brûlants. Dans quelques cas, elle rend désagréables des sensations qui plaisent pour l’ordinaire ; d’autres fois, enfin, c’est le contraire qui a lieu : ainsi, beaucoup de personnes, qui d’abord ne pouvaient prendre de liqueurs fortes, finissent par y prendre goût et ne plus pouvoir s’en passer. Un fait général et fort remarquable, c’est qu’il n’y a pour le goût que les choses trés-sapides qui puissent devenir agréables, quelquefois même nécessaires ; au moral comme au physique, on ne se passionne pas pour des choses insipides.

Au total, toutes ces modifications si variées, toutes ces espèces de sensations, à l’exception de celles que déterminent l’attention et l’habitude, appartiennent à autant de propriétés distinctes les unes des autres. Il y a donc une multitude de sensibilités diverses dans l'économie animale, au lieu d’une seule, comme on pourrait le croire en jugeant d’après nos physiologistes actuels qui rapportent toutes les sensations à un principe unique, la sensibilité , ou tout au plus encore à une deuxième propriété mal fondée , la sensibilité organique de Bichat.

__ Pour les sens proprement dits, voy. Audition, Goût, Olfaction, Toucher, Vision.

P.-N. Gerdy,

Professeur de pathologie externe à la Faculté «le uied. de Paris, chirurg. de l’hôp. de la Charité*

sensibilité ( physiol. ), s. f. [sensibilitas(. Aptitude des organes à percevoir les impressions. (V. Sensation.)

sensitif (pliysiol.) , adj., qui appartient aux sens et aux sensations.

SESISOKUTM [physiol.), s. m., mot latin intraduisible; il s’applique à l’organe qui perçoit la sensation, et, par conséquent, au cerveau; c’est comme qui dirait le sentoir.

septénaire ( path .), s. m., intervalle de sept jours ou d’une semaine. On attribuait, dans l’antiquité, une grande valeur à certains nombres ; c’était là un reste des doctrines pythagoriciennes. On croyait que les maladies marchaient ainsi par septénaires, et que les jours critiques tombaient précisément à l’une de ces époques fatales. On a reconnu aujourd’hui toute l’inanité de ces idées théoriques.

sentiment ( physiol .), s. m. (V. Sensation.)

septique ( toxicol .), adj. (septicus, du grec septein , corrompre, gâter). On appelle septiques les substances qui amènent une viciation du sang révélée par des gangrènes, etc. Les matières introduites dans l’économie, le virus de la morve, le venin de la vipère (V. Serpent ), sont des poisons septiques.

septum ( anat .), s. m., mot latin conservé en

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français, qui signifie cloison, séparation. Il y a dans le cerveau le septum lucidum qui sépare les deux ventricules latéraux. Le septum medium partage le coeur en deux moitiés; le diaphragme est quelquefois appelé septum transverse , etc.

séquestre. (Y. l’article Nécrose, au mot Os.)

séreux (V. Membrane).

sérosité ( physiol .), s. f. (sérum). La sérosité ouïe sérum est la partie la plus aqueuse, la plus ténue des humeurs de l’économie. Elle est ordinairement limpide, jaunâtre et de la consistance de l’eau : c’est elle qui s’épanche dans les hydropisies, les «Brèmes, qui forme la matière des vésicules, àesbulles (V. Peau.). Pour plus de détails, voy. Lait et Sang.

serpent ( hist. nat.) , s. m. ( serpens , en grec ophis ). Les serpents ou ophidiens forment un des quatre ordres dans lesquels est divisée la classe des reptiles. Ils sont caractérisés par leurs corps allongés, dépourvus de pieds. Ces animaux inspirent une horreur que justifie assez leur aspect repoussant, cettepeaunue, froide et visqueuse ou couverte d’écailles d’une teinte livide ; cette agilité , cette souplesse de mouvements qui les rend si redoutables, et enfin ce venin dont plusieurs espèces sont armées. Chez les peuples païens le serpent est le symbole delaruse, l’emblème parlequel ils personnifient le génie du mal, et même dans les traditions originelles de notre religion, le serpent est appelé à jouer un rôle odieux .

Nous parlerons dans cet article des espèces qui , munies de crochets venimeux, peuvent faire des blessures graves et souvent mortelles; les principales sont la vipère et le serpent à sonnettes .

1° Vipère. Elle appartient à la famille des hétérodermes, se distingue de la couleuvre par ses crochets venimeux. Son corps est cylindrique, écailleux ; sa tête est courte, obtuse, en forme de cœur ; laqueue est également courte ; le dessous du corps est garni d’une double rangée de plaques. A la mâchoire supérieure se trouvent deux dents recourbées, longues, excessivementaiguës, et percées d’un canal qui donne issue à un liquide sécrété par une glande située sous l’œil. C’est ce liquide qui, versé dans la plaie au moment de la morsure, occasionne les formidables accidents dont nous parlerons plus loin.

Le genre vipère renferme les cinq espèces suivantes : 1° Le trigonocëphale ou serpent fer de lance; il est d’un gris jaunâtre, ou gris foncé; il peut atteindre la longueur de six ou sept pieds, mais habituellement il en a trois ou quatre. Il habite exclusivement les Antilles et en particulier la Martinique. 2° Le plalure, dont le corps est strié de bandes noires ; il dépasse rarement la longueur de deux pieds , et se trouve dans la mer des Indes . 3° Le naja , qui renferme la fameuse vipère naja des Indiens, ou serpent à lunettes ; il existe aux Indes, sur la côte de Coromandel et dans le nord de l’Afrique. 4° L’elaps de la Guyane. Et 5° enfin, la vipère commune ou vipère d’Europe; sa tête est déprimée et comme tronquée en avant, couverte d’écailles granulées, et offrant à sa partie supérieure deux lignes noires réunies en forme de Y; les yeux sont vifs, étincelants; la langue gris noir, molle, bifurquée, très-mobile ;~ le corps, long de 1 8 pouces à deux pieds, est brun avec

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une raie noire en zigzag le long du dos, et une rangée de taches noires sur chacun des flancs ; le ventre est gris ardoisé ; le dessus du corps est garni d’écailles petites, ovalaires , imbriquées , et le dessous de plaques transversales.

Les vipères sont très-communes en Europe, et surtout en France, où on les rencontre à Fontainebleau, en Bourgogne, en Bretagne et dans plusieurs provinces du Centre et du Midi. Elles habitent les lieux secs et arides, exposés aux rayons du soleil ; elles se nourrissent de rats, de grenouilles, de lézards, d’insectes, de vers, etc. Pendant l’hiver elles se réunissent et se groupent en faisceaux entrelacés, restant ainsi immobiles, engourdies dans des trous ou des cavités de rochers.

Le nom de vipère ( vivi parus , qui enfante vivant) leur a été donné parce qu’elles sont du petit nombre des reptiles qui ne pondent point d’œufs : mais, au moment de la naissance, l’œuf qui renfermait la vipère se rompt, et l’animal sort vivant et nu du corps de sa mère.

2° Serpent à sonnettes ou crotale. On en connaît deux espèces principales : le boïquira, qui est d’un brun cendré avec une rangée de taches noires le long du dos , et le duressus , d’un gris jaunâtre javec plus de vingt bandes noires irrégulières et transversales sur le dos ; la longueur des crotales dépasse rarement cinq à six pieds. Ces différentes espèces ont pour caractère commun la disposition de la queue qui est armée de grelots. Ces grelots consistent dans de petites pyramides, creuses, en matière cornée, emboîtées les unes dans les autres au moyen de bourrelets qui s’adaptent à des cavités de la pyramide voisine; ainsi ces pyramides se tiennent sans être liées ensemble; de là, le bruit de frottement que fait entendre l’animal quand il remue la queue, et qui a été comparé à celui que font des haricots agités dans leur enveloppe sèche. Du reste, ce bruit a été exagéré; il faut être très-près de l’animal pour l’entendre, à moins qu’il ne s’agite violemment, et alors on entend à quatre ou cinq mètres. Mais habituellement il révèle plutôt sa présence par l’odeur infecte qu’il exhale. Les crotales ne se trouvent que dans l’Amérique, et surtout à Cayenne, dans la Guyane, à la Louisiane et dans le Mississipi. Quant aux crochets venimeux, ils offrent la même disposition que ceux de la vipère.

Le venin des serpents, secrété par la glande dont nous avons parlé, est un liquide huileux, jaunâtre, analogue à la gomme. Ce fluide, qui a peu d’action sur les animaux à sang froid, agit sur les animaux à sang chaud avec d’autant plus d’activité que l’animal blessé est plus jeune, plus petit, et que le serpent est plus âgé, plus irrité, et qu’un temps plus long s’est écoulé depuis qu’il n’avait mordu. Inoculé, le venin agit même quand il a été desséché ou conservé dans l’alcool. Dans l’estomac, il est décomposé par le suc gastrique et il perd ses propriétés. Il faut un 1 /2 milligr. de venin pour tuer un moineau, il en faut 3 pour un pigeon, d’où F’ontana calcule qu’il faudrait 15 centigr. pour faire périr un homme, et 60 pour tuer un bœuf. Or, comme la vipère commune ne fournit que 7 centigr. environ par piqûre, il est rare qu’elle puisse tuer un homme, à moins qu’il n’y ait plusieurs piqûres; mais le trigonocéphale et le serpent à sonnettes, étant beaucoup plus gros, fournissent une quantité de venin suf- 69*

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Osante pour causer la mort de l’homme et des gros mammifères; mais ici encore, il faut tenir compte de l’activité du venin qui est, comme nous l’avons dit, en rapport avec l’âge et l’énergie du serpent.

Les serpents venimeux fuient presque toujours et ne poursuiventjfimafs l’homme; mais lorsqu’on les attaque ou que, sans les voir, on vient à les toucher, ils s’enroulent sur eux-mêmes, forment plusieurs cercles concentriques au centre desquels la tête se trouve placée; puis, se débandant comme le ferait un ressort, ils s’élancent sur leur adversaire, la gueule béante et les crocs redressés de manière à les enfoncer dans la partie du corps qu’ils veulent atteindre. Du reste, le serpent ne s’élance jamais à une distance plus considérable que la longueur de son corps, car il ne quitte pas la terre où il est appuyé sur sa queue. S’il a manqué son coup ou s’il est très-irrité, il s’enroule de nouveau avec une remarquable agilité pour s’élancer encore de la même manière.

Les symptômes varient suivant l’espèce d’animal qui a fait la blessure. Supposons le cas le plus simple, la vipère commune. Il y a d’abord une douleur, d’ordinaire assez vive, occupant quelquefois tout Je membre. Une aréole inflammatoire ne tarde pas à se former autour de la piqûre; cette partie se gonfle, et dans l’espace de quelques heures un engorgement mou et pâteux s’empare de tout le membre blessé. En même temps, il survient du malaise, de l’anxiété, des nausées, des vomissements bilieux , de la céphalalgie, une grande tendance aux syncopes. La partie blessée devient livide ; il s’y forme parfois des phlyctènes ; l’état général peut faire des progrès ; les syncopes se répètent; il y a refroidissement; plusieurs symptômes d’une fièvre pernicieuse algide ; teinte jaune de la peau, etc. La mort peut survenir dans l’espace de quelques jours ; mais le plus ordinairement il y a guérison : les accidents se dissipent peu à peu et finissent par disparaître. Quand le serpent est plus volumineux, s’il s’agit d’un trigonocéphale, par exemple , les accidents sont encore les mêmes , mais plus graves, et la mort peut survenir dans l’espace de quelques heures. Quant aux cas de mort subite, suivant M. Rufz, savant médecin de la Martinique, il faut les attribuer à la frayeur. La mort a lieu soit par le fait des accidents nerveux que nous avons signalés, soit par une congestion pulmonaire, soit par des phlegmons diffus qui se forment aux alentours de la partie blessée, etc. Une circonstance également notée par M. Rufz, c’est l’état de fluidité du sang qui est infiltré dans tous les tissus. Cet état de diffluence annonce l’altération profonde éprouvée par ce liquide. Enfin, dans le cas de morsure par le crotale , la mort survient quelquefois en peu de minutes, environnée d’un cortège de symptômes effrayants, soif dévorante , langue énormément tuméfiée, gangrène delà partie blessée, exsudation d’un sang noir à la surface du corps, etc.

Traitement. — Laissant de côté toutes les médications vantées contre la morsure des serpents , et dont l’efficacité n’est rien moins que démontrée, nous dirons seulement ce que nous enseigne la saine raison appuyée sur l’expérience. La première chose à faire quand on a été mordu , c’est d’appliquer une ligature au-dessus de la partie lésée. Un cordon , un bout de ficelle, un morceau d’étoffe que l’on déchire en forme de ruban; tout est bon en pareille

occurrence. Si la blessure est à la tête ou au tronc , on comprimera autour avec les deux mains. On pourra sucer et faire sucer la plaie, à moins que l’on n’ait quelque écorchure à la bouche, auquel cas on courrait risque de s’inoculer le venin. On lavera la plaie à grande eau et on la fera baigner le plus possible. Quant au chirurgien, il commencera par agrandir la piqûre avec le bistouri, afin de pouvoir faire dégorger plus aisément les parties et cautériser plus profondément et plus exactement ; le dégorgement pourra être facilité par l’application d’une ventousek Il s’agit ensuite de cautériser : on a préconisé une foule de substances, et surtout l’alcali volatil (ammoniaque liquide), qui est très-employé en Amé*rique et dans le centre de la France par les chasseurs contre la morsure de la vipère ; mais, comme il a été dit à l’article Pustule maligne (Y. ce mot.), il faut préférer, lorsqu’on le peut, le fer rouge. On fera ensuite alentour de la blessure des lotions stimulantes avec du jus de citron, de l’eau-de-vie, de l’eau de Cologne, etc., et on laissera sur ce même point des compresses imbibées de ces liquides. Le malade devra rester au lit, où on lui fera prendre quelques boissons chaudes, animées avec de l’ammoniaque ou tout autre stimulant, afin de provoquer la sueur. Si la frayeur avait été très-vive, on ranimerait les forces avec un peu de vin sucré, ou de l’eau et de l’eau-de-vie. En Amérique, on a employé, dit-on, avec succès l’eau-de-vie, le rhum, le wisky „ pris en très-grande quantité et jusqu’à complète ivresse. Le malade sortait de cette ivresse, les effets généraux du venin étant dissipés. Les accidents généraux graves dont nous avons parlé se combattent par les toniques, le quinquina, les vins généreux, les cordiaux. Quant aux complications, telles qu’abcès, gangrène, etc., on aura recours aux moyens ordinaires qu’enseigne la chirurgie. Ajoutons enfin que les morsures des serpents venimeux laissent parfois à leur suite des accidents nerveux, tels que des céphalalgies et des amauroses dont il est trèsdifficile de débarrasser les malades. J. -P. Beaude.

serpentine (bot.), s. f. (ophioxilon) . On donne ce nom à un genre de plantes de la famille des apocynées, J., et de la polygamie monœcie, L. Le bois d’une de ces espèces, nommé bois de serpent ( ophioxilon , serpentinum), qui se récolte à Geylan, a été employé comme emménagogue, sudorifique et fébrifuge; il est inusité aujourd’hui.

serpigineüx (path.), adj. (serpiginosus). On désigneainsi certainesulcérationsqui,àmesure qu’elles se cicatrisent d’un côté, s’étendent de l’autre sur les téguments sains; cesulcérations sontétroites, longues, en forme de bandes irrégulièrement contournées, ce qui leur donne quelque apparence d’aspect aveclescirconvolutionsd’un serpent. Certains ulcères syphilitiques affectent souvent la forme serpigineuse. serpentaire. (Y. Aristoloche .) serpoeet (mat. méd..), s. f. (thymus serpillum), petite plante de la famille des labiées, J., didynamie gymnospermie, L. Elle est aromatique, légèrement stimulante, et s’emploie dans les mêmes circonstances que les autres plantes de cette précieuse famille, telles que la lavande, la menthe, etc.

serre-fine, s. f. Petites pinces, inventées par Vidal (de Cassis), pour rapprocher la peau à la suite d’incision.

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