STA
et le rhumatisme , eu un mot , dans les mêmes cas que la salsepareille. Elle est aujourd’hui peu employée; elle fait partie des quatre bois dits sudorifiques (salsepareille , gaïac , sassafras , squine). En Chine, elle est employée comme alimenta cause de la grande quantité de fécule qu’elle contient. — La dose est, en décoction, de 60 à 90 grammes pour 1,500 grammes d’eau que l’on fait réduire aux deux tiers. On en fait aussi un sirop. J. B.
sçoia&BE ( anat.,path. ), s. m. (squirrhus , scirrhus, en grec skilrhos , de s /«Vos, inarbre). Ce nom a été appliqué, dès la plus haute antiquité, à des tumeurs très-dures se développant dans nos tissus , et pouvant offrir la dégénérescence cancéreuse. Sa formation était attribuée , dans les écoles galéniques, à la mélancolie ou bile noire.
squïbrheüx ( path .), adj ., s cirrhosus, qui appartient au squirrhe, tumeur squirrheuse.
stade [path. ) , s. m. (; stadium , du mot grec stadion, qui désignait l’arène dans laquelle luttaient les athlètes dans les jeux olympiques, à cause de sa longueur , qui était exactement de la mesure appelée stade). Ce mot est employé en pathologie pour désigner chacune des trois époques ou périodes dont se compose un accès de fièvre intermittente. On dit stade de froid, stade de chaleur, stade de sueur. J. B.
stagnation (path.), s. f. (stagnatio, de stagnare, former étang ou marais, rester immobile comme l’eau d’un marais) Ainsi , il y a stagnation du sang qui ne coule pas ou ne coule que très-lentement dans une partie engorgée ou enflammée .
stahuakisme, doctrine de Stahl. (V. Animisme.)
staphisaigre (i bot . mëd .), s. f., fruit ou semence du delphinium staphisagria, L. ; fam. des i renonculacées de J. ; polyandrie trigynie, L. Ses graines sont triangulaires, ridées , de couleur grisbrun au dehors, blanc sale au dedans ; d!une odeur forte particulière ; d’une saveur excessivement amère et âcre ; elles sont douées d’une grande énergie, et sont pour l’homme et les animaux un violent poison.
Il résulte d’expériences toxicologiques et physiologiques faites par M. Orfila, 1° que la staphisaigre n’est pas absorbée, et que ses propriétés délétères dépendent de l’irritation locale qu’elle détermine, et de la lésion sympathique du système nerveux ; 2° que c’est la partie soluble dans l’eau qui est ia plus active ; aussi, les effets locaux de son administration sont-ils plus intenses lorsqu’on l’humeete, avant de l’appliquer sur le tissu cellulaire. La poudre de staphisaigre a été employée pour détruire les insectes parasites, tels que les poux et l’acarus de la gale. On a voulu l’administrer comme émétique; mais l’irritation qu’elle produisait sur les premières voies en a bientôt fait abandonner l’usage.
Ses semences contiennent beaucoup d’huile; mais on n’en opère pas l’extraction, parce qu’on entraînerait sans doute avec elle le principe âcre, et que