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cette huile deviendrait conséquemment d’un usage dangereux. Cependant, ce principe étant, comme on vient de le voir, soluble dans l’eau, il ne serait peutêtre pas impossible de l’en priver par son mélange à froid ou à chaud avec ce liquide, en effectuant ensuite la séparation par décantation.

Bien qu’en médecine vétérinaire on administre quelquefois la staphisaigre comme purgatif drastique, cependant son usage le plus ordinaire est sous forme de pommade, pour développer, au besoin, une légère éruption cutanée, et surtout pour détruire la vermine ; dans ce cas, on réduit la semence en poudre , et on la mêle à de la poudre à poudrer ou à del’axonge, pour en faire une pommade.

M. Brandt, qui, après MM. Lassai gne etFeneuille, a fait l’analyse de la staphisaigre, l’a trouvée composée d’un principe amer brun, d’un principe amer jaune, d’une huile volatile et d’une huile grasse, d’albumine, d’une matière amylacée, d’un mucososucré, d’un alcaloïde auquel ces deux derniers chimistes ont donné le nom de delphine, et d’un principe résineux . J. - P . Beau de .

stae’HVK.ibi ( anat .), adj. ( staphylinus , du grec staphylè, la luette). qui appartient à la luette.

STAPHYLiMO-peARYNGiEM (anat.), adj.

(staphylino-pharyngeus), qui appartient à la luette et au pharynx.

staphylome (path.), s. m. ( staphylôma, du grec staphulè, grain de raisin). Ce nom a été donné à plusieurs maladies de l’œil, à cause de leur ressemblance avec le fruit indiqué.

Staphylôme de la cornée transparente. — C’est une tumeur saillante de la cornée; cette tumeur est tantôt inégale, bosselée , tantôt sphéroïdale, ailleurs enfin conique ; d’un volume variable; tantôt blanchâtre, tantôt bleuâtre, et s’avançant plus ou moins à travers les paupières. On l’observe quelquefois à la suite d’ophthalmies avec ulcération de la cornée, comme il arrive dans la variole. On a remarqué que les enfants y étaient plus exposés que les adultes. Cette maladie apporte nécessairement un troubletrès-granddanslavisionquiestordinairement perdue. Le traitement consiste dans l’ablation de la tumeur, ce qui entraîne la sortie des humeurs de l’œil et la fonte de celui-ci. Certains malades préfèrent garder cette infirmité plutôt que de se soumettre à une opération. Depuis quelques années, on a beaucoup parlé de la kératoplastie , qui consiste à remplacer la cornée maiade enlevée par une cornée saine prise sur un animal vivant. Des expériences faites sur les animaux ont réussi. Faut-il espérer qu’il en serait de même chez l’homme?

Staphylôme de la sclérotique. — Il consiste également en une saillie anormale de la membrane sclérotique (Y. Œil); la tumeur est ordinairement bleuâtre, quelquefois brune; son volume est rarement assez considérable pour dépasser les limites des paupières. On conçoit que quand le staphylôme a lieu sur une portion de la sclérotique cachée dans l’orbite, on ne peut le reconnaître; il n’est apparent que quand il occupe la portion antérieure de la sclérotique. Le traitement n’offre rien de particulier.

Staphylôme de l’iris. (Y. Iris [Maladies de l’[).

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STAPHYtORAPaïE (path) , s. f.) de staphulê, luette, raphê, réunion); on appelle ainsi l’opération quia pourbutde réunirla luette divisée. (V. Luette.)

stase (path), s. f. ( statio , du grec stasis, qui exprime l’action de s’arrêter).La stase des humeurs, c’est leur séjour dans une partie quelconque du corps, à cause de la cessation ou du ralentissement extrême de leur mouvement circulatoire.

station ( phys .), s. f. (en latin statio). C’est la fonction par laquelle l’homme se tient debout et se livre aux diverses attitudes et exercices. ( V. Attitude et Locomotion.)

stationnaire (path. ), adj . ( stationarius , de stare, s’arrêter).On dit qu’une maladie reste stationnaire, lorsqu’elle reste dans le même état sans s’améliorer et sans s’aggraver.

stéarine (chim.), s. f. (dérivé du grec stear, suif).M. Chevreul a donné ce nom à la partie solide des graisses de divers animaux. C’est une matière grasse, blanche , fusible à 44°, susceptible de cristalliser en aiguilles fines. Chauffée, au contact de l’air elle brûle comme du suif et acquiert de l’odeur. La stéarine est soluble dans l’alcool ; la potasse la transforme en glycérine, en acide stéarique, margarique et oléique. L’eau ne la dissout pas. Elle est formée, d’oxygène, 9,454; d’hydrogène, 1 1 ,770, et de carbone, 78,776. On l’obtient en traitant la graisse par l’alcool . C’est avec l’acide stéarique que i on fait ces bougies qui sont aujourd’hui d’un usage si général. L’acide stéarique et la stéarine sont quelquefois employés dans la préparation du cérat.

sté atome ( chir. ) , s. m., nom donné à une sorte de tumeur graisseuse. (V. Loupe.)

stercoral (path.), adj. (de stercus, excrément). On dit les matières stercorales, pour les excréments. — Embarras stercoral pour désigner l’accumulation de ces matières dans les intestins, chez des sujets depuis longtemps constipés. — Fistulesstercorales, celles qui, situées à l’anus, communiquent avec le rectum et laissent passer les matières fécales. (V. Fistules.) J. B.

stérile (physiol.), adj. (sterilis), qui ne porte point de fruits, contrairement à sa destination. (♦Femme stérile. Arbre stérile-

stérilité. (V. Impuissance et au Suppl.)

STERNAL(anaf.),adj.(sterna?îS,quiappartient eu sternum)- côtes sternales, appendice sternal.

ste rn algie , sténocardie ; synonymesd’angine de poitrine. (Voy. ce mot.)

sterno-claviculaire (anat.) ,adj. ( ster no- clavicularis), qui appartient au sternum et à la clavicule. — Articulation sterno- claviculaire ; c’est celle qui unit le sternum à la clavicule ; elle est fortifiée par deux ligaments, l’un antérieur, l’autre postérieur, et qu’on nomme ligaments sterno-claviculaires rayonnés.

sterno-cleibo-mastoÏsi en (anat.), s.

m. et adj. (sterno- cleidomastoïdeus). Ou appelle ainsi un muscle très-fort, très-apparent, qui, partant de la ligne courbe de l’occipital et de l’apophyse mastoïde, va s'insérer, par deux faisceaux distincts, au sternum et à la clavicule ; de là son triple nom. Ce muscle est quelquefois rétracté, soit d’une manière aiguë, soit d’une manière chronique. Cette lésion constitue ce qu’on appelle le torticolis. (Voy. ce mot.) J. B.

sterno-hyoïriekt (anat.), adj. ( sterno hyoïdeus). Muscle qui s’étend de la partie inférieure du corps de l’os hyoïde , à la partie supérieure et postérieure du sternum .

sterwo-thyroisien (anat.), adj. (sternothyroïdeus)Muse\e qui va du cartilage thyroïde à la partie postérieure et supérieure du sternum.

sternum (anat), s. m . (sternum, mot latin conservé en français, et dérivé du grec sternon, qui signifie la partie antérieure de la poitrine). C’est un os impair, symétrique, aplati, allongé, dirigé obliquement en bas et en avant, et fermant en avant la poitrine. Sa face antérieure est recouverte par la peau et offre quatre saillies transversales ; sa face postérieure est en rapport avec le médiastin ; les bords latéraux présentent sept cavités articulaires qui reçoivent les cartilages des vraies côtes. L’extrémité supérieure, échancrée au milieu, offre de chaque côté deux excavations qui logent les extrémités internes de la clavicule. L’extrémité inférieure donne naissance à un cartilage triangulaire, ayant son sommet dirigé en bas et qu’on appelle appendice xiphoïde.

Sternum ( Maladies du ). Fractures. — Elles ont lieu ordinairement par le fait d’une violence extrême qui vient frapper l’os dans sa continuité, comme cela a lieu dans une chute du corps en avant sur une partie saillante ; par l’effet d’un projectile, une pierre, un morceau de bois, un projectile lancé par la poudre à canon ; d’autres fois, mais bien rarement, la fracture a lieu par une sorte de mouvement d’extension, comme quand on fait un violent effort pour soulever un fardeau. Ces fractures sont souvent transversales, parfois obliques ou étoilées. Les rapports du sternum avec les organes qu’il recouvre (cœur etgros vaisseaux) peuvent entraîner des conséquences très-graves, quand la cause fracturante a agi avec beaucoup de violence Ainsi, on a vu la mort subite en être la conséquence, surtout s’il y a eu enfoncement des fragments ; d’autres fois, ce sont des phlegmons et des abcès du médiastin, etc.

Ces fractures se reconnaissent aisément à la déformation de la partie antérieure de la poitrine. L’enfoncements’accompagned’oppression, de toux, et même de crachement de sang.

On réduit les fractures en faisant opérer au tronc divers mouvements qui permettent l’écartement des fragments, et on maintient avec un bandage de corps diversement modifié, suivant les indications. Ici, plus que dans tout autre lésion, il faut faire usage de ia saignée et des autres antiphlogistiques, afin d’éviter les accidents qui pourraient se manifester du côté des organes placés dans la poitrine.

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