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SUT

Mahon, dans sa Médecine légale, cite l’histoire d’un employé des fermes qui, livré, après avoir été pendu, à la confrérie des pénitents blancs, à laquelle il appartenait, fut porté dans une chapelle où des chirurgiens lui donnèrent des secours et le rappelèrent à la vie; mais ces chirurgiens n’ayant pas jugé convenable de le saigner à la jugulaire, il s’endormit pour ne plus s’éveiller. Il cite encore l’histoire de Gordon, ce boucher de Londres, qui, joignant à sa profession celle de voleur de grands chemins, avait amassé une fortune considérable ; il fut arrêté et condamné à être pendu. Voulant se soustraire au supplice, même aux dépens de sa fortune, il fit des offres considérables pour séduire ses juges ou des personnes importantes qu’il croyait capables de le sauver. IN’ayant pu réussirai accepta les secours d’un jeune chirurgien qui, par des expériences sur les animaux, démontra à sa famille la possibilité de le sauver, en lui introduisant une petite canule dans la trachéeartère, ce qui lui permettrait de respirer, même à la potence. Le chirurgien, introduit dans la prison la veille du supplice, pratiqua en secret l’opération. Le lendemain, le corps fut livré aux parents, puis immédiatement porté dans un lieu où l’attendait le chirurgien, avec tous les secours nécessaires. Gordon, après avoir été saigné à la jugulaire, donna quelques signes de vie ; mais la mort arriva bientôt, déterminée sans doute par l’état apoplectique du cerveau. Ces faits, dont il serait facile de multiplier les exemples, si nous ne voulions seulement qu’intéresser nos lecteurs, montrent que, dans les cas de suspension, on doit toujours donner des secours, surtout quand on est assez heureux pour arriver lorsque peu de temps s’est écoulé depuis que le corps a été pendu. J. -P. Beaudk.

suspxrieux (physiol.,path.) , adj. (suspiriosus , de suspirium , soupir) .On appelle suspirieuse la respiration des sujets qui , dans certains états morbides , font entendre à chaque expiration une sorte de soupir plus ou moins bruyant et prolongé.

sus-pubien ( anat .), adj. ( supra-pubianus ), qui est au-dessus du pubis. S’applique surtout à i anneau inguinal que l’on appelle quelquefois suspubien. — Région sus-pubienne, celle qui est au- ■. essus du pubis.

sus-scapulaire {anat.), adj .,{supra-sca- ;,-w?ar«'s),quiestau-dessus duseapulum. Se dit surtout de la région supérieure de l’épaule.

SUTURE (chir.), s. f. { sutura , de suere , coudre) .La suture est une petite opération de chirurgie qui consiste à coudre ensemble les lèvres d’une plaie , pour les maintenir plus exactement rapprochées et obtenir une consolidation immédiate. On appelait autrefois cette sorte de suture, sanglante, par opposition à l’emploi des emplâtres agglutinatifs,qui constituaient la suture non sanglante.

On distingue plusieurs sortes de suture que nous ne ferons qu’indiquer très-brièvement, renvoyant aux traités de chirurgie , pour les détails que comporte cette question.

i° Suture à points séparés ou entrecoupés. Avec une grosse aiguille et ordinairement courbée, armée d’un fil ciré fort ou de cordonnet, on traverse k s deux lèvres de la plaie, perpendiculairement à

la direction de celle-ci ; le centre du fil est donc dans la plaie, et les deux bouts, qui passent d’un côté et de l’autre, sont ramenés l’un vers l’autre et noués au niveau de la solution de continuité. On peut appliquer ainsi plusieurs points suivant l'étendue de la blessure.

2°Suturedupelletierouensurjet.lci\,aigm\\e est enfilée d’un fil long et on la porte toujours du même côté, traversant obliquement les bords de la plaie, à des distances plus ou moins rapprochées , de telle sorte que le fil forme une spirale passant alternativement dans la blessure et par dessus ses bords ; c’est, comme l’indique le nom, le véritable surjet des couturières.

3° Suture entortillée. On traverse , perpendiculairement à leur direction, les bords de la plaie avec une aiguille disposée à cet effet ; on environne les bouts de cette aiguille qui dépassent avec des anses de fil qui , se croisant au niveau de son milieu , et , par conséquent, au niveau de la plaie, forment un véritable 8 déchiffré. On place ainsi plusieurs épingles à côté les unes des autres, suivant la longueur delà blessure.

4e Suture enchevillëe ou emplumée. Comme dans le premier procédé , on passe les fils , qui doivent être doubles, et on forme ainsi plusieurs points séparés; puis, dédoublant le bout qui passe hors des bords de la plaie , on y place un rouleau de diachylum gommé , une petite baguette de bois , ou un morceau de sonde de gomme élastique, etc. On serre les fils que l’on noue, et, en serrant les nœuds, les deux petits cylindres placés de chaque côté tendent à se rapprocher et mettent, par conséquent, les bords dans un contact parfait.

Les deux premières sutures, dans lesquelles des fils seuls sont passés dans la plaie, sont peu usitées, parce que les fils tendent à couper la chair et que cette section peut avoir lieu avant la cicatrisation. La suture entortillée estt: ès-employée pour les réunions exactes, dans le bec-de-lièvre, par exemple. Mais la meilleure, celle qui remplit le mieux les conditions d’une bonne coaptation , est assurément la suture dite enchevillëe, à cause des peti tes chevilles dont on se sert. Les bords sont rapprochés, et les points de suture, ne formant pas un cercle complet, la peau -ne saurait être coupée. Du reste, le chirurgien peut combiner ensemble ces différents procédés, choisir celui qui est le mieux adapté au cas qu’il a sous les y eux ,etc. Ce sont là des questions dans lesquelles l’opportunité est tout; les règles générales doivent bien souvent se taire devant les indications particulières. E. B.

sxcose. (V. au Supplément.)

’ sylvamès (Eaux minérales de ) ( thèrap. ). Sylvanès ést un village du département de l’Aveyron, situé à trois lieues de Vabres, quatre de Saint-Affrique et six de Rodez; ce village est agréable, dans une position élevée de 400 mètres audessus de la mer, et très-salubre.

Les eaux de Sylvanès sont thermales, sulfureuses et ferrugineuses ; les sources sont au nombre de trois, qui jaillissent au pied d’une colline. L’une, enfermée dans les bâtiments de l’établissement thermal, sert aux bains : c’est le grand réservoir ;\'mtre, située sur le bord de la petite rivière de Sylvanès, coule à l’air libre et est prise en boisson : on la nomme Petite Fontaine ; au-dessus de ces deux

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sources, on en trouve une troisième, que l’on nomme les Petites Baignoires. Ces eaux sont limpides et ont une odeur sulfureuse très-prononcée ; leur goût est douceâtre; mais, retenues dans la bouche, elles ont une saveur ferrugineuse très-marquée ; le fond du réservoir présente un sédiment d’un jaune rougeâtre et onctueux. La température de la première source ou du grand réservoir est de 38° ; celle de la seconde, de 34°. Les Petites Baignoires ont 33°.

L’analyse de ces eaux a été faite par MM. Bérard de Montpellier et Coulet : Pour un litre d’eau :

Acide carbonique 0Iit.200

Acide hydrosulfurique 0, 050

Carbonate de fer 0,gr.0t05

— de chaux 0, 1250

— de magnrsie 0, 2300

— de soude 0, 0054

Sulfate de soude 0, 0370

Chlorure de sodion: 0, 2530

Depuis, M. Cauvy a trouvé de l’arsénite de fer et de magnésie, 16 milligrammes par litre.

Les eaux de Syivanès sont employées en boisson et en bains. On en boit de trois à quatre verres, et souvent on les coupe avec un tiers de lait. Les bains se prennent à une température assez élevée, dans des baignoires et des piscines ; l’usage de ces eaux est , dit-on , associé à celui des eaux acidulées de Camarès, qui sont sur le revers opposé de la colliue. C’est surtout dans les affections nerveuses, les rhumatismes chroniques, la paralysie, les maladies scrofuleuses, les affections cutanées , les ulcères opiniâtres , la contraction des membres, les fausses ankiloses, que l’on emploie ces eaux. Celles j de la Petite Fontaine sont recommandées dans les ! catarrhes pulmonaires chroniques, les flueurs blanches et la suppression des règles. La saison, ou le temps pendant lequel on doit prendre les eaux, est | de 15 à 20 jours; onpeutfaire deux saisons lorsqu’il y a indication. J.-P. Beaude.

symétrie (anat.) , s. f. ( symetria , du grec sun, avec, metron, mesure), qui se fait d’une manière régulière. Ce mot se dit ordinairement d’un objet dont les deux moitiés se répètent exactement. Ainsi les deux moitiés du corps sont symétriques ; un organe situé sur la ligne médiane du corps est symétrique quand ses deux moitiés sont semblables entre elles, le cerveau, le rachis, etc. Bichat a remarqué que c’étaient surtout les organes appartenant à la vie animale ou de relation qui étaient symétriques.

sympathie [physiol.), s f ( sympathia,dxx grec sun, avec, et patheïn, souffrirJ.En physiologie, le mot sympathie exprime le rapport qui lie certains organes, de telle sorte que l’action vitale de l’un ne peut être modifiée que l’autre ne s’en ressente. Plusieurs organes peuvent être ainsi liés entre eux sans que l’on puisse expliquer, pour la plupart du temps, la cause de cette relation. Ces retentissements ont lieu soit dans l’ordre physiologique, soit dans l’ordre pathologique. Parmi les phénomènes les plus curieux de sympathie que puissent nous offrir les organes dans l’état physiologique, nous citerons : la simultanéité du mouvement des deux yeux, alors que l’on veut n’en faire mouvoir qu’un seul; le gonflement des mamelles au commencement de

a grossesse ou même seulement dans le cas de rétention des règles. En pathologie les faits sont plus nombreux et plus apparents. Comme l’a fait le grand Hunter, on peut partager les sympathies en trois catégories, suivant qu’elles ont iieu : i°dans des organes continus , comme quand la douleur se répand dans tout le trajet d’un nerf qui vient d’être piqué ou contus ; comme lorsqu’on souffre du gland à l’occasion d’une pierre dans la vessie ; 2° dans des organes contigus : irritation de la vessie et rétention d’urine dans les gonflements hémorrhoïdaux ; 3° dans des organes éloignés : vomissements dans les phlegmasies cérébrales, dilatation de la pupille dans certaines affections vermineuses , douleur de l’épaule droite dans l’hépatite, etc. Ces différents phénomènes sont d’une grande importance pour le pathologiste , et demandent une étude sérieuse. On en retire de gi'andes lumières pour le diagnostic des maladies. J. B.

sympathique ( anat. ) , adj. (s ympathicus , mêmes racines), qui a rapporta la sympathie. On appelle phénomène sympathique', celui qui résulte de la sympathie qui lie l’organe qui le présente avec un autre organe primitivement affecté. C’est ainsi que le vomissement est un phénomène sympathique de l’inflammation des méninges.

SYMPATHiQUE(Nerfgrand).(cinaL),s.m. Sous les noms de nerf grand sympathique, de système nerveux ganglionnaire , est comprise une portion fort intéressante du système nerveux , et qui consiste dans une série de ganglions réunis par des filets nerveux minces et déliés et desquels partent d’autres filets qui se distribuent aux viscères placés sous l’empire de la vie organique (Y. Nfrfs).

En anatomie, on appelle ganglions des renflements gris rougeâtres, plus ou moins volumineux, placés sur le trajet des nerfs. Bien que ce système ait son origine dans le système cérébro-rachidien auquel il emprunte à tout moment ses éléments, comme les cordons qui émanent des centres nerveux sont, en quelque sorte, modifiés dans leur structure par ces ganglions qu’ils traversent, il convient de mettre à part le grand sympathique, et de lui consacrer une description spéciale bien que trèssuccincte. Les nerfs ganglionnaires sont plus grêles, plus déliés que ceux des centres cérébro-ra chidiens. Ils sont plutôt aplatis, que ronds, et peu consistants. Quant aux ganglions , ce sont, avonsnous dit, des corps gris, rougeâtres, formés par un lacis, des touffes de filets nerveux séparés par une matière dans laquelle les micrographes modernes ont décrit des granulations analogues à celles de la substance grise du cerveau.

Le grand sympathique présente cinq portions, suivant qu’on l’étudie à la tête, au cou, à la poitrine, à l’abdomen.

Ganglions céphaliques. — Nous trouvons d’abord le ganglion ophthalmique situé dans l’orbite, au côté externe du nerf optique ; il reçoit ses racines du nerf nasal et. du moteur oculaire commun; puis le ganglion sphéno-palalin ou de Meckel, qui est près du trou du même nom ; le ganglion otique ou d’Arnold, placé au côté interne du nerf maxillaire inférieur, sous le trou ovale ; le sous-maxillaire que l’on trouve sur le trajet du nerf lingual, près ou au niveau de la glande sous-maxillaire. Ces diffé-

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rents ganglions reçoi vent des filets des nerfs cérébraux qui les avoisinent, communiquent entre eux et envoient les filets dans les principales parties situées dans leur vo’sinage.

Ganglions cervicaux. — On en connaît trois et souvent deux seulement: on les distingue en supérieur, moyen et inférieur. Des ganglions cervicaux émanent les nerfs cardiaques qui sont au nombre detrois, qui vont former le plexus cardiaque , qui est un lacis nerveux très-considérable situé derrière la crosse de l’aorte et qui envoie des filets au plexus pulmonaire du pneumo-gastrique, au cœur et à l’origine des gros vaisseaux.

Ganglions thoraciques. — Au nombre de douze, quelquefois seulement dix , ils forment une chaîne située sur les côtés de la colonne vertébrale, eha que ganglion répondant à un espace intercostal , se continuent les uns avec les autres et avec les précédents, reçoivent des rameaux des branches antérieures des nerfs dorsaux. Ce sont ces ganglions qui fournissent les deux nerfs grand et petit splanchnique, dont le premier se rend au ganglion semi-lunaire de l’abdomen, le second se subdivise pour s’anastomoser avec le grand splanchnique , tandis que l’autre portion va se perdre dans le plexus rénal.

Ganglions abdominaux.— Il y ad’abord à considérer les ganglions semi-lunaires , couchés en partie sur les piliers du diaphragme, en partie sur l’aorte au niveau du tronc cœliaque ; ces ganglions reçoivent les nerfs grands splanchniques, et envoient des rameaux pour former I e plexus solaire situé au-devant de la colonne vertébrale et de l’aorte, derrière l’estomac , et dont les divisions forment des plexus secondaires tels que le plexus sousdiaphragmatique , le P. cœliaque, le P. coronaire stomachique, le P. hépatique, le P. splénique, le P. mésentérique supérieur, le P. mésentérique inférieur , le P rénal ou émulgent, et enfin le P spermatique , qui sont chargés d’alimenter de leurs filets les organes dont ils portent le nom, en suivant les divisions de l’artère qui s’y distribue.

Ganglionslombaires. — Ilssont au nombre de cinq de chaque côté, ils continuent la chaîne des ganglions thoraciques que terminent les trois ou quatre ganglions sacrés.

Tel est, vu dans son ensemble, ce nerf sympathique qui a tant fixé l’attention des anatomistes et des physiologistes, et sur lequel les auteurs sont loin d’être d’accord. Cependant, il est généralement admis aujourd’hui que le nerf grand sympathique, ou système nerveux ganglionnaire, est une dépendance de l’appareil cérébro-spinal ; qu’il préside au mouvement, à la nutrition et aux fonctions des organes qui ne sont pas soumis à l’empire de la volonté, non pas d’une manière spéciale , absolue , mais qu’ils y prennent une part plus grande que celle des nerfs encéphalo-raehidiens ou de la vie animale; il se passe donc, dans ce système, quelque chose de particulier, de spécial. M. Claude Bernard a constaté que la section des ganglions du grand sympathique détermine dans les parties où se rendent les filets nerveux de ces ganglions une augmentation de calorique qui s’élève jusqu’à 10° centigr., et en même tempsil y a augmentation de la pression du sang dans les vaisseaux capillaires, tandis que la section du nerf

de l’axe cérébro-spinal détermine un effet contraire. Il y a dans l’étude des fonctions de ces nerfs un vaste champ de recherches et nôusdevonstout attendre de l’expérimentation et de l’analyse; l’imagination ne sauraitlesdevancerqu’auxdépens de la vérité. J. B.

symphyse ( anat .), s. f. ( symphisis , du grec sumphuô,]e réunis). On entend parsymphyse l’ensemble des moyens ligamenteux qui tiennent en contact les surfaces articulaires de deux os. A l’exclusion de toutes les autres articulations, on appelle plus particulièrement symphises celles qui réunissent les os du bassin, celle qui unit le sacrum et l’ilium symphise du pubis, c’est celle qui réunit antérieurement les deux pubis; symphise sacro-iliaque. J. B.

SYMPHYSÉOTOMIE ou SYMPHYSEOTOMIE

(i accouch .), s. f. (du mot précéd. symphise , lui-même tirédu grec, etde temnô, je coupe, je divise). C’est la division des moyens d’union des deux os pubis suri a ligne médiane. Cette opération se pratique dans le but d’agrandir le diamètre du bassin, et de faciliter l’accouchement. Cette opération, imaginée et pratiquée danslesiècledernierparSigault,etquidonnalieua!ors à de si scandaleuxdébats,esttrès-rarementusitéeaujourd’hui. Elle n’est guère convenable que quand la tête, étant fortementengagée, esttrop serrée dans le détroitsupérieur rétréci, ou qu’elle est arrêtée par un rétrécissement transversal du détroit inférieur, et encore faut-il que la quantité de dilatation nécessaire pour le passage de l’enfant soit peu considérable.

La symphyséotomie se pratique à l’aide d’un bistouri, avec lequel on coupe la peau et les ligaments qui unissent les deux os pubis. Depuis que le mérite des incisions sous-cutanées a été mis en doute dans une foule de circonstances, on a proposé de pratiquer l’opération à l’aide d’une simple ponction faite à la peau. Cette importante et ingénieuse modification mettrait à l’abri des accidents d’inflammation et de suppuration que l’on a justement reprochés à la symphyséotomie. Mais, je le répète, les occasions de pratiquer cette opération sont très-rares. J. B.

SYMPTCMOTOEOGIE. (Y. au Supplément.)

symptôme [path.], s. m. (en grec sumptôma, de sun, avec, et d epiptô, je tombe, qui tombe avec, accident concomitant). On appelle ainsi tout changement survenu dans la disposition matérielle d’une partie ou dans uue fonction à l’occasion d’une maladie. Comme nous l’avons dit ailleurs, il ne faut pas confondre les signes et les symptômes. Le signe est tout ce qui, venant impressionner notre esprit, nous conduit à la connaissance d’un fait plus caché, ou à une conclusion que l’esprit tire des symptômes, tandis que le symptôme n’est que la simple constatation du dérangement matériel ou fonctionnel. Ce dernier appartient davantage aux sens, le signe davantage au jugement; en un mot, le signe est un symptôme apprécié.

Les symptômes, disons-nous, appartiennent soit aux organes, soit aux fonctions. Pour les premiers, ils consistent dans uue modification appréciable aux sens du médecin. Ainsi, dans un érysipèle, la peau devient plus rouge, plus ferme, plus tendue, plus chaude, il y a de plus certains troubles fonctionnels. Dans les inflammations du cerveau ou de ses enveloppes, il y a des désordres de l’intelligence, de la sensibilité et du mouvement, en un

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