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II. Affections médicales proprement dites

1° Inflammation aiguë. Synanche , Synanche et Parasynanche des auteurs de l’antiquité. Laryngite, Angine laryngée des modernes.

Les causes de cette pblegmasie sont à peu près les mêmes que celles de l’angine ordinaire. (V. ce mot.) Les enfants y sont sujets. Certaines personnes, par le fait d’une indisposition spéciale, en sont affectées pour la moindre cause ; un refroidissement , une émotion vive , etc., suffisent pour déterminer une phlegmasie du larynx ; les acteurs, les chanteurs, les avocats, les professeurs, les personnes, en un mot, qui font usage des organes vocaux , y sont très-exposées. — Cette affection accompagne souvent les fièvres éruptives, la variole, la rougeole et la scarlatine. On l’observe quelquefois régnant d’une manière épidémique.

Quand un individu a succombé aux atteintes de cette maladie et que l’on procède à l’examen des parties affectées, on trouve une rougeur très-vive delà membrane muqueuse qui tapisse le larynx; quelquefois même , quand la maladie a duré plusieurs jours, il y a ramollissement , friabilité plus grande du tissu muqueux, et, dans certains cas, de petites ulcérations.

Les symptômes portent nécessairement sur les fonctions que remplit le larynx, ainsi la voix est plus ou moins fortement altérée, suivant que l’inflammation a déterminé un boursouflement plus ou moins considérable des parties affectées. Quand la pblogose est très-forte , il peut y avoir aphonie complète. (Y. ce mot.) D’un autre côté, ce gonflement rétrécissant le conduit destiné au passage de

l’air, il en résulte une gêne de la respiration, également en rapport avec la violence du mal. Cette difficulté de respirer peut, dans certains cas graves, être portée jusqu’aux angoisses de la suffocation. Ce phénomène alarmant se rencontre surtout chez les très-jeunes enfants, dont la glotte, naturellement plus étroite (toute proportion gardée) que celle des adultes, est encore rétrécie par la tuméfaction phlegmasique. Le malade éprouve en même temps de la douleur à la région du larynx et cette douleur est augmentée si l’on comprime légèrement avec les doigts la partie souffrante. La toux offre un caractère particulier dans le bruit qu’elle fait entendre; elle est stridente , très douloureuse pour le malade, qui ne la retient cependant pas, parce qu’il espère toujours, par son moyen , expulser ce qui le gêne dans la gorge. L’expectoration est assez souvent nulle au début; plus tard, elle consiste dans des mucosités filantes quelquefois striées de sang. Enfin, l’état fébrile général dépend de l’intensité et de l’étendue du mal.

Au bout de quatre , cinq ou six jours , les accidents diminuent progressivement d’intensité et la maladie finit par disparaître complètement, laissant ordinairement à sa suite une raucité de la voix qui persiste pendant un temps assez long. Dans certaines circonstances, quand la maladie a débuté avec beaucoup de violence , la mort par suffocation peut en être la fâcheuse conséquence. Cette terminaison fatale s’observe plutôt chez les , jeunes sujets que chez Jes grandes personnes. , D’autres fois, la maladie passe à l’état chronique.

C’est à la laryngite aiguë qu’il faut rapporter la laryngite striduleuse, que notre savant collabora- i teur M. Guersant a décrite dans le premier vo- ■ lume de ce Dictionnaire , sous le nom de Pseudo- Croup. (V. Croup.)

Le traitement de la maladie qui nous occupe est celui de l’angine aiguë intense; il est, par conséquent, essentiellement antiphlogistique: saignées, j ou application de sangsues plus ou moins répétées i et en plus ou moins grand nombre, suivant les cas ; révulsifs cutanés, tels que bains de pied , sinapis- i mes, elc.jmais, de plus, le silence le plus rigoureux sera recommandé au malade : les tisanes émoi- I lientes qui lui sont prescrites seront prises en petite 1 quantité à la fois. Il sera très-utile de faire vaporiser dans l’air que respire le malade de l’eau contenant des substances émollientes [Mauve, Gui- i mauve, Lait, etc.). Les vomitifs et les purgatifs I habilement maniés et appliqués suivant les cir- : constances, notamment dans les cas d’épidémie i peuvent encore rendre de grands services

Pour la Laryngite pseudo-membraneuse, V. Croup, j

2° Laryngite chronique. Elle est simple ou ulcé- i reuse; c’est à la seconde que l’on donne spécialement le nom de Phthisie laryngée.

A. La laryngite chronique simple succède le plus > ordinairement à la forme aiguë. D’autres fois, • elle survient spontanément et peut être re- «j gardée comme le prélude de la phthisie laryngée. Ici, les lésions anatomiques consistent f spécialement dans une coloration rouge ou ardoi- i sée de la muqueuse avec épaississement assez #

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