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Le traitement de la teigne furfuracée n’exige pas un grand déploiement de moyens médicamenteux; des lotions alcalines, ou savonneuses, ou aromatiques , suffisent souvent pour faire disparaître la desquammation épidermatique qui la constitue .

E. Beaughajnd.

teintïïee ( pharm .), s. f. ( tinctura , de tin gere , teindre). On appelle ainsi, en pharmacie, des solutions de divers médicaments dans l’alcool ou l’éther ; de là les noms de teintures alcooliques ou ëthërëes. Les teintures alcooliques s’appellent aujourd’hui alcoolés, les secondes éthérolés , mais ces mots n’ont pas été universellement adoptés. Ce sont particulièrement les substances végétales que l’on prépare ainsi en solutions alcooliques ou éthérées, à la condition , bien entendu, que la partie active de ces substances est soluble dans ces deux liqueurs.

tempérament ( physiol. ), s. m. ( tempera mentum ; en grec, krasis, mélange). — On entend par tempérament la disposition d’organisation propre à chaque homme. Quoique cette disposition varie autant que les individus, il en est qui présentent une coexistence de caractères extérieurs qui les distinguentd’unemanière tranchée. Ces constitutions sont des tempéraments simples et détermines. Il en est d’autres qui sont moins tranchés , et où les traits des constitutions précédentes s’unissent et se mêlent ; ce sont les tempéraments mixtes ou composés. Enfin, il en est d’autres encore qui n’ont point de caractères tranchés ; ce sont les tempéraments vagues et indécis. Les premiers sont dus à la prédominance de plusieurs parties organiques semblables. plus développées que les autres ; et les tempéraments indécis, à une sorte d’équilibre entre toutes les parties de l’organisation .

Tempéraments simples et déterminés. Il y en a cinq . On les désigne d’après les parties qui les caractérisent par leur prédominance.

1° Tempérament athlétique ou musculeux.

C’est la constitution des athlètes ; il appartient exclusivement à l’homme , et il est essentiellement caractérisé par des os volumineux et des muscles énormes. L’athlétique a la tête petite, le cou court, les cheveux serrés et touffus , le front peu découvert, la face large, les tempes saillantes ou peu déprimées , les traits gros et lourds , la barbe abondante, le corps velu, les épaules et la poitrine trèslarges, le ventre peu saillant , les membres forts et les jointures volumineuses .

Les athlètes ont généralement la sensibilité obtuse, l’intelligence médiocre, les passions difficiles à émouvoir et quelquefois difficiles à apaiser. Ils sont souvent la dupe d’un être beaucoup plus faible qui les abuse , et c’est le caractère qiie l’antiquité a donné à Hercule et à Samson .

2° Le tempérament nerveux est ainsi appelé , parce que l’on suppose que le système nerveux est très-développé chez les hommes de ce tempérament , et on le suppose , parce qu’il paraît exalté dans ses fonctions. Si la prédominance du système nerveux n’est pas aussi évidente qu’on pourrait le désirer, l’ensemble des caractères que je vais exposer n’en est pas moins réel.

Les hommes du tempérament nerveux ont assez

généralement les cheveux noirs, droits, loDgs et peu touffus ; la figure maigre et pâle, l’œil brillant, les traits un peu concentrés sur la ligne médiane , exprimant la souffrance et la mélancolie. Ils ont rarement beaucoup d’embonpoint, et souvent les veines se dessinent par des traces bleuâtres à travers la peau blanche qui recouvre leurs membres.

Ils ont d’ailleurs beaucoup d’intelligence, et tant de susceptibilité , qu’elle les tourmente et les égare assez souvent, au point de les jeter dans une incurable mélancolie . Cette vive sensibilité, qui est alors pour eux la source de mille maux, est souvent aussi, le principe ‘d’une éloquence extraordinaire , qui y puise sans cesse de nouveaux traits et un nouvel éclat. C’était là le caractère du célèbre J. -J. Rousseau. Ce tempérament appartient à la femme autant qu’à l’homme.

3° Tempérament bilieux Chez le bilieux, ce n’est point la bile qui prédomine, comme on pourrait le croire, mais bien la substance noire qui colore ses cheveux, ses poils, sa peau et ses yeux, et que les anatomistes désiguent sous le nom de pigment , pigmenlum; du moins , le fait est très -probable. Peut-être le foie y a-t-il aussi plus d’activité que chez les autres.

Ce tempérament appartient généralement aux bruns, et plus à l’homme qu’à la femme. Les cheveux sont ordinairement noirs, droits ou crépus, et presque toujours durs et roides, les yeux enchâssés profondément dans leur orbite , les arcades sourciliaires et orbitaires assez souvent distinctes, les traits en général assez gros , l’iris et la peau d’un brun jaunâtre plus ou moins foncé, avec une pupille d’un beau noir, une barbe de même couleur, et une phyiunomie tout entière, sérieuse, réfléchie et imposante. Le corps du bilieux a ordinairement les formes un peu rudes et anguleuses, la peau brune, les veines des membres saillantes et visibles.

Les hommes de ce tempérament montrent beaucoup d’intelligence et de capacité, beaucoup d’ambition et d’opiniâtreté pour la satisfaire. Aussi, c’es généralement parmi eux que se trouvent ces despotes de la terre , qui l’ont ravagée par leur ambition ou l’ont opprimée par leur tyrannie. C’est aussi parmi eux que se rencontrent les ennemis les plus implacables de ces derniers, ces hommes au caractère inflexible, qui, avec peu de moyens matériels , leur ont souvent opposé d’insurmontables obstacles. C’est à ce tempérament que devaient appartenir un Brutus, un Sylla, un Marius, un César, un Charlemagne , unCromwel; c’était celui de Bonaparte. Les climats du Nord peuvent bien modifier et pâlir la peau et une chevelure déjà blonde, mais ils n’empêchent pas que les traits du visage ne conservent de la sévérité, de la fermeté, et les formes du corps, l’âpreté de celle du tempérament bilieux-

4° Le sanguin a les formes plus gracieuses, plus arrondies que ne les a le bilieux. Ses cheveux sont ordinairement châtains, souples et mollement bouclés ; sa peau est unie, douce, blanche, ou nuancée d’une légère teinte de rose, mais communément assez tranchée aux joues ; le contour des orbites est moins apparent, et l’œil enchâssé moins profondément que chez le bilieux. Il a aussi le regard plus doux, la physionomie plus gaie, comme le caractère plus aimable et plus enjoué. Il n’a ni moins d’intelligence ni moins d’imagination; mais comme il

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est moins opiniâtre dans sa volonté, plus léger dans ses résolutions, et moins constant dans ses entreprises, il n’est point fait pour les premiers rôles qui se jouent sur la scène du monde , à la face des nations .

5e Les personnes du tempérament lymphatique ont ordinairement les cheveux blonds, fins et bouclés; la peau, d'une teinte blanche, leur est propre, et les distingue des autres personnes. Elles ont les formes arrondies du sanguin, mais leur peau est plus fine ët plus mince, et leurs chairs ont moins de fermeté. Elles ont souvent plus d'éclat dang le visage, parce que le pourpre de leur sang y brille sur l’albâtre de leur peau. Chez elles, d’ailleurs, les ailes du nez, les lèvres, les paupières, les joues et les lobes des oreilles ont souvent plus d’épaisseur ; même le blanc de leurs yeux, et l’iris, surtout, sont fréquemment teiüts en bleu, et, quelquefois, le bord de leurs paupières offre une légère nuance de roüge. Leur figure, enfin, exprime la mollesse et l’apathie de leur caractère. Elles ne manquent pas d’intelligence, elles ont même de l’esprit,; mais comme elles ont peu de passion pour l’animer, elles fuient et laissent passer volontiers les occasions d’en faire usage.

Tempéraments composés. Ce sont ceux où plusieurs systèmes de l’organisation prédominent à la fois sur les autres. Ces constitutions ne sont guère moins communes que les précédentes, et les plus communes de ces constitutions combinées sont, je crois, celles du tempérament lymphatique avec le sanguin, et, ensuite, du sanguin avec le musculeux.

Tempéraments indécis. Ces tempéraments sont les plus nombreux de tous. 1 Is tiennent à ce que les parties de l'organisation sont dans un équilibre de développement tellement exact, qu’il est impossible de direqu’elle est celle qui prédomine sur les autres.

En voilà assëz sur un sujet où l’on a toujours à craindre de tomber dans le vague où sont tombés la plupart des auteurs qui l’ont traité. En général, le plus grand tort de ces auteurs est de n’avoir pas distingué, entre les autres, les tempéraments indécis. 11 en résulte que tous les lecteurs un peu sévères ne peuvent s’empêcher de leur adresser le reproche de prendre les cas les moins communs pour sujet de leurs descriptions, et d’appliquer ensuite hardiment à tous les hommes des descriptions devenues infidèles, parce que ni l’une ni l’autre ne peut s’appliquer au plus grand nombre, et que le plus grand nombre ne retrouve pas son partrait dans leurs tableaux. P.-N. Gèbdv,

Professeur à la Faculté de médecine de Pans , chirurgien h l’hÔjrilal de la < harilé, membre de l’Académie de méde-

tempébakt ( thérap .), adj. ( temperans , de temperare, modérerjOa appelle médicaments tempérants, ceux qui ont pour effet de modérer la trop grande activité des organes, et qui agissent surtout pour dimiuuer la rapidité de la circulation et apaiser la production anormale, la chaleur et la soif; en un mot, de calmer l’état fébrile. On les appelle encore rafaîchissants, antiphlogistiques. La plupart de ces médicaments appartiennent au règne végétal, et tous doivent leurs propriétés à la proportion d’acide qu’ils renferment. Tels sont les citrons les oranges , les cerises , les groseilles , la

pulpe de tamarins, etc. Parmi les minéraux, on ne compte guère que l’acide borique qui soit employé comme tel. Cependant les acides forts , tels que le sulfurique, l’hydrochlorique fortement étendus d’eau, peuvent servir de tempérants. Il est bien en* tendu que toutes les substances tempérantes sont données en tisanes froides.

L’usage prolongé de ces substances acidulés finit par agacer et fatiguer notablement les organes digestifs ; il s’ensuit de la pâleur, de l’amaigrissement, de la diarrhée, etc. . . Il faudra donc être assez réservé sur leur emploi, et les associer à unfe médication émolliente qui, sans neutraliser leur action thérapeutique, empêche les inconvénients que nous venons de signaler. J. B.

sempes [anat.), s. f.pl. (tempora) .On donne le nom de tempes à la dépression comprise de chaque côté de la tête, entre les yeux, le front et les oreilles ; leur nom vient du mot latin tempus, qui signifie temps, parce que les cheveux qui recouvrent cette partie de la tête sont les premiers qui commencent à blanchir, et qu’ils indiquent, par conséquent, les différents âges de la vie. J. B.

temporal [anat.], adj. et s. m. ( temporalis),os temporal. — Les os temporaux , au nombre de deux, sont placés de chaque côté de la tête, sur les parties latérales et inférieures du crâne. Iis sont irréguliers, aplatis de dedans au dehors , offrant à la partie interne une saillie anfractueuse très-considérable connue sous le nom de rocher ; on divise le rempotai en trois parties .

1° Portion supérieure ou écailleuse , aplatie, mince, formant une portion de cercle. Sa face interne fait partie de la cavité du crâne; la face externe présente l’apophyse zygomafique avec ses deux racines, Forificedu conduit auditifet la cavité glénoïde qui reçoit le condyle de la mâchoire inférieure.

2° Portion postérieure et inférieure ou mastoïdienne.— On y remarque l’apophyse mastoïde, grosse tubérosité osseuse dirigée en arrière et eh bas; au dessous est la rainure digastrique, et èb arrière le trou mastoïdien.

3° Portion pierreuse ou rocher .* — C’est une sotte de pyramide à trois pans, anfractueuse, irrégulière, s’avançant transversalement en dedans du crâne, dont elle concourt à former le plancher. Le rocher renferme les organes de l’audition. (Voy. ce mot.) Du reste, nous n’essaierons pas d’en donner une description; il faudrait pour cèla entrer dans des détails que ne comporte pas eet ouvragé, et nous renvoyons aux traités d’anatomie accompagnés de planches, sans lesquelles tous les détails seraient inintelligibles.

Fosse temporale. — Dépression que l’on trouvé de chaque côté de la tête et qui loge le muscle temporal , qui, naissant de la circonférence de la ligne courbe temporale, va se fixera l’apophyse corônoïde de l’os maxillaire inférieur. Cemuscle est encore appelé crotaphytè ou temporo-maxillaire.

Artère temporale . — C’est une terminaison de l’artère carotide externe qui parcourt cette région et que l’on ouvre quelquefois pour pratiquer l’artériotomie ou saignée de l’artère temporale . (V. Artériotomie.)

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