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Nerfs temporaux. — II y a le superficiel qui fournit, derrière le condyle de la mâchoire , le rameau maxillaire inférieur du trifacial, et les nerfs profonds temporaux , antérieurs et postérieurs, fournis par le même nerf à la sortie du crâne. J. B .
T£MFORO-MAXiu&mx (< mat .), s. m. ( tem poro-maxillaris) . Le muscle temporo-maxillaire n’est autre que le temporal. (Voy. ce mot.) Articulation temporo-maxillaire , c’est celle qui est constituée, d’une part, par la cavité giénoïde creusée dans la face externe du temporal, et, de l’autre, par le condyle de la mâchoire inférieure. (Y. Mâchoire .)
temps ( thêrap .), s. m. ( tempus ). Il y a dans le traitement des maladies deux sortes de temps : l’un dit de nécessité , dans lequel l’indication donnée doit être remplie sans délai; l’autre A.' élection, c’est celui qui a été choisi à la convenance du praticien, parce que la médication ou l’opération que l’on propose réussira mieux aune époque qu’à une autre. On appelle aussi temps les différentes phases d’une opération. J. B.
ténacité ( phys .), s. f. ( tenacitas ). C’est une propriété des corps, par laquelle ils résistent avec plus ou moins d’efiieaeité aux causes qui tendent à disjoindre leurs molécules et à rompre violemment la cohésion qui les unit,
TsiffAii.ï.ES [chir.], s. f. pl. [tenacula). On appelle ainsi des espèces de pinces à mors tranchants dont ou se sert pour couper des fragments osseux ou des cartilages; on les nomme tenailles incisives.
tebteikneux [anat.], adj. [tendinosus] , qui a la structure ou l’apparence d’un tendon.
tjehtoobj [anat.), s. m. ( tendo , en grec tènôn., qui vient de teinô , je tends). On entend par tendons des portions de tissus fibreux, plus ou moins allongées, arrondies ou aplaties, d’un blanc nacré ou jaunâtre, formées de fibres parallèles. A l’une de ces extrémités viennent s’insérer les fibres charnues d’un muscle. Le tendon adhère ordinairement, par son autre extrémité, à un os que le muscle est chargé de mouvoir.
Le tendon d’Achille n’est autre chose que le tendon des muscles jumeaux et soléaires, >qui va s'attacher au calcanéum. Tout le monde connaît l’origine de cette dénomination. (V. Achille [tendon d’].)
ténesme ( path .), s. m, ( tenesmus , en grec tenesmos , de teinô , je tends). On appelle ténesme un besoin d’aller à la selle, continuel, très-pénible et rarement suivi d’effet. Le ténesme vésical èst un besoin d’uriner accompagné de douleur.
teneïtes ( chir .,), s. f. pl. (ïenücula) . Sorte -de pinces qui servent à extraire les calculs de la vessie dans l’opération de la taille.
ténia. (V. Tœnia.)
téktotomié ( chir .), s. f. (mot nouveau formé du grec tenôn , tendon, et temnô, je coupe, section de tendon). C’est le nom que l’on donne depuis plu-
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sieurs années à une opération fort en vogue pendant quelques moments, et qui consiste à diviser un tendon ; ce même mot s’applique souvent à la section des muscles (ou myotomie ), des ligaments [syndesmotomie) , et des aponévroses (aponévrotomie). Comme le plus ordinairement cette section a lieu sous la peau , on l’appelle ténotomie sous-cutanée.
Comme il arrive habituellement quand une méthode vient d’être découverte, ou tout au moins d’être mise à la mode, une foule de questions de priorité s’élevèrent entre plusieurs praticiens relativement aux modifications et aux applications dont la ténotomie peut être l’objet. Ces discussions se rattachent trop directement à l'histoire de l’art pour que nous n’en disions pas quelques mots, en nous bornant à fixer les droits réels des principaux inventeurs.
Hunter, l’un des plus grands génies dont la chirurgie puisse s’honorer, s’étant rompu le teudon d’Achille en 1776, cet accident lui donna l’idée d’examiner par quel mécanisme se réunissent les deux bouts d’un tendon divisé. Peur cela faire, il coupa le tendon d’Achille sur plusieurs chiens avec une aiguille à cataracte, qu’il introduisit au-dessous de la peau, à quelque distance du tendon. En agissant ainsi , Hunter avait surtout pour but de soustraire les tendons divisés à l’action de l’air; car c’est encore lui qui, le premier, fit connaître les inconvénients du contact de l’air avec les plaies, et qui fit remarquer que, quand ce contact n’avait point lieu, la plaie guérissait le plus souvent (et non toujours comme on l’a dit), sans inflammation. Ce principe, adopté surtout en Angleterre et à Montpellier, trouva quelques applications : diverses opérations, des sections de veines ou de brides ligamenteuses furent faites sous la peau. Partisan passionné de Hunter, Delpech fit revivre et développa l’opinion déjà ancienne, que beaucoup de déviations dépendaient de rétraetares musculaires; de là l’indication de conper ces muscles rétractés, et de les couper sous la peau , afin d’éviter les accidents. C’est ce que fit Delpech en l S 16 , il coupa le tendon d’ Achille dans un cas de pied-bot, en faisant seulement deux incisions latérales pour faire passer l’instrument. Depuis (1831), M. Stromeyer substitua deux piqûres étroites aux incisions de Delpech, et enfin plusieurs chirurgiens, renchérissant encore sur M. Stromeyer , se bornèrent à une seule piqûre, celle nécessaire à l’entrée de l’instrument. Tels sont les principes qui ont guidé MM. Dieffenbach et Stromeyer, en Allemagne; Duval, Bouvier, J. Huéîàn, Bonnet, etc., eut raucc.
Nous avons dit ce que c’était que la ténotomie, comment elle était née, comment cl le avait marché; il nous reste à dire rapidement comment elle se pratique, et quelles sont ses principales applications.
Une petite ponction est faite à la peau avec une lancette, au niveau du point où l’on veut pratiquer la section du tendon m du muscle; par cette ouverture on glisse un bistouri très- étroit, boutonné à son extrémité (c’est le ténotome ) , et on coupe le tendon , soit en agissant de la peau vers la partie profonde, soit, au contraire, des parties profondes vers la peau. Un petit claquement et une dépression qui se montre au niveau du point où l’ÎDStrument a agi annoncent que le tendon est coupé. Il