TET
rence de l’hydrocèle sont encore de bons caractères distinctifs; mais en cas de doute, comme il arrive dans certaines hydrocèles enkystées , une ponction exploratrice est le meilleur moyen de faire cesser l’incertitude.
Comme toute affection cancéreuse, le sarcocèle est incurable quand il a une fois pris un certain développement. Tout au plus , à l’aide de quelques résolutifs, pourrait-on réduire le volume de la tumeur : il faut donc , sans trop de retard , avoir recours à l’opération. Le volume de la partie malade, les adhérences qu’elle peut avoir contractées , son état d’ulcération , ne sont pas des contre-indications. Il n'y a de contre indication réelle que l'engorgement du cordon, et encore quand il s’étend au-dessus de l’anneau. L’opération est encore contre-indiquée quand la maladie existe en même temps dans l’abdomen ou dans toute autre partie, et quand l’état cachectique s’est déclaré.
Sarcocèle tuberculeux. — Il résulte du développement de matière tuberculeuse dans l’cpididyme. On l’observe surtout chez des sujets encore jeunes, lymphatiques ou scrofuleux; il peut attaquer les deux testicules, soit simultanément, ce qui est assez rare, soit successivement; enfin, il succède parfois à un engorgement "chronique.
Le sarcocèle tuberculeux débute avec beaucoup de lenteur sur le testicule ou sur l’épididyme, ou sur tous les deux à la fois. La partie malade est tuméfiée, dure, inégale, bosselée, présentant comme plusieurs petites tumeurs isolées : ici la sensibilité est peu marquée et il n’y a jamais de douleurs lancinantes. IM us tôt ou plus tard, la matière tuberculeuse se ramollit par places, et il se forme des abcès ayant leur foyer principal sur le testicule ou sur l’épididyme. L’ouverture de ces abcès, d’ordinaire peu volumineux , soulage le malade, et donne issue à un liquide séro-purulent entraînant avec lui des flocons jaunâtres de consistance caséeuse (matière tuberculeuse). Il se forme après cela des fistules fournissant chaque jour un peu de pus mal élaboré, et peut-être un peu de sperme. Quelquefois la maladie s’arrête là, les fistules finissent par se tarir, mais alors le testicule reste en partie atrophié, et ses fonctions sont amoindries en proportion. D’autres fois il y a fonte complète du testicule ; mais ici la maladie n’est jamais mortelle par elle-même, elle ne l’est que par des complications du côté des poumons et tenant à la disposition tuberculeuse générale.
Le traitementest celui des affections scrofuleuses, c’est-à-dire les anti scrofuleux intérieurement, et les fondants locaux. Du reste, on ouvrira les abcès chaque fois qu’il s’en formera, etc., etc. Ici la castration n’est pas formellement indiquée, et beaucoup de chirurgiens pensent, qu’on ne doit pas la tenter. Nous serions assez de cet avis, sauf, comme toujours, les indications particulières.
V. Fongus du testicule. — On voit quelquefois, à la suite d’une violence extérieure ou d’une orchite biennorrhagique, la substance glandulaire du testicule, tuméfiée et fongueuse, se faire jour à travers un déchirement de la tunique albugiuée, traverser le scrotum ulcéré et venir faire sait lieà l’extérieur, sous forme d’un champignon solide , ferme, peu sensible et peu sujet à saigner. Cette maladie a été surtout décrite par les Anglais (S. Cooper, W- Lawrence,
etc.); ils disent que cette tumeur tend d’elle-même à la guérison , quoiqu’avec une extrême lenteur ; que, coupée ou cautérisée, elle ne repullule pas, et que la cicatrisation s’en fait alors ayec facilité.
YI . Névralgie du testicule. — Sous le nom de testicule douloureux ( irritabile teslis), A. Cooper a décrit une maladie„du testicule qui consiste surtout dans une sensibilité extrême de cet organe, qui, du reste, est à peine gonflé. Mais des douleurs trèsvives y sont ressenties, surtout sous l'influence de la pression, de la marche, des changements atmosphériques, etc. Les souffrances sont parfois intolérables, et s’étendent souvent jusque dans le dos et la région du rein. Cette affection, quand elle se prolonge, jette les malheureux malades dans un état d’abattement poussé jusqu’à i’hypochondrie ; beaucoup demandent à grands cris à ce qu’on les débarrasse de l’organe cause de leurs souffrances.
Le sulfate de quinine , les ferrugineux, l’arsenic, les narcotiques , mais surtout la ciguë associée à l’opium et à la belladone, tant à l’intérieur qu’à l'extérieur, ont fourni d’excellents résultats. A. Cooper se loue beaucoup de l’emploiede Iaglace. Un exutoire établi dans le voisinage du scrotum, tel qu’uu vésicatoire aux cuisses, a quelquefois amené la guérison. Enfin, si tous les remèdes échouent, que les douleurs ne donnent aucun instant de relâche au malade, et que celui-ci le réclame, on aura recours à l’opération de la castration qui a déjà été pratiquée avec succès dans des cas de ce genre.
Telles sont les principales maladies du testicule; quant aux tumeurs enkystées ou hydatiques, aux varices, aux ossifications, à l’atrophie, etc., elles n’of Vent ici rien do particulier. Pour les varices du cordon, voy. Varicocèle. J. -P. Beaude.
tétakos ( path .), s. m., mot grec conservé en latin et en français, dérivé de teinô, je tends, et par lequel on exprime une convulsion spasmodique permanente et douloureuse, d’une partie ou de l’ensemble des muscles soumis à la volonté.
Le tétanos s’observe rarement à Paris ; mais il est commun dans les pays chauds, dans les régions tropicales, là oùles alternatives du chaud pendant le jour, et du froid pendant la nuit, sont très-brusques, dans les contrées marécageuses et sur le littoral. On l’observe plutôt dans l’enfance et la jeunesse que dans l'âge adulte et la vieillesse, les hommes y sont plus sujets que les femmes, les sujets vigoureux que les individus faibles. On a accusé la présence de vers dans le tube digestif ; cette cause ne peut être entièrement révoquée en doute; mais elle se montre trèsrarement. Une constipation prolongée, des émotions morales tristes, peuvent encore produire la maladie qui nous occupe. De toutes ces influences, les plus actives sont assurément l’âge et les brusques alternatives de chaud et de froid. Développé dans ces conditions ou sans cause appréciable, le tétanos est dit simple , idiopathique ou spontané ; mais le plus ordinairement il se manifeste à l’occasion d’une blessure , et alors il est dit symptomatique , ou mieux traumatique. Le tétanos traumatique est aussi plus fréquent dans les contrées cù les vicissitudes atmosphériques sont plus considérables. Il se montre plutôt l’hiver, et surtout dans les hivers rigoureux. Il est souvent la suite de blessures qui iutéresseut beaucoup de nerfs ou de tissus fibreux ;