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THY

degrés. Les thermomètres à mercure sont les plus exacts pour les hautes températures, ceux à l’alcool nes'emploientquepour les très-basses températures. On a fait depuis quelques années beaucoup de recherches sur la température des corps aux différents âges et dans différentes maladies ; mais cette question est encore à l’état d’expérimentation. J. B.

thhimîjscope, (V. au Supplément.)

thoracentèsi:. On donne ce nom à l’opération de l’empyème. (V. Épanchement .)

thoracique (anat.), adj. (de thorax, cuirasse ou poitrine), qui appartient à la poitrine. On appelle lesmembressupérieurs, membres thoraciques, parce qu’ils sont articulés avec la poitrine. Artères thoraciques. On en décrit trois : l°l 'interne, qui provient de la sous clavière; Yexterne supérieure , branche de l’axillaire; 3° Yexterne inférieure, qui en provient également. — Le canal thoracique est formé par la réunion des vaisseaux lymphatiques, il est adossé à la colonne vertébrale; il commence à la troisième vertèbre lombaire et va s’ouvrir dans la veinesous-clavièregauche. (V. Lymphatiques.) J. B.

thorax ( anat .), s. m. Synonyme de poitrine.

thribace. C’est l’extrait de/a/7«e.(V. ce mot.) thrombus ( chir .), s. m. (V. au Supplément).

thym (bot.), s. m. (thymus), famille des labiées, J ; didvnamie gymnospermie, L. — Cette plante, originaire des bords delà Méditerranée, estaujourd’hui cultivée dans presque tous les jardins. De même que les autres plantes de la famille des labiées, elle est aromatique, et l’odeur très-forte qu’elle ex haie est due àunehuileessentielle très-abondante. Ellen’estguère employée que dans l’art culinaire comme condiment. L’huileessentielledethyms’emploiequelquefoispour aromatiser certaines pommades médicamenteuses.

thymus (anat.), s. m. (thymus, en grec thumos). On appelle ainsi un corps glandiforme situé à la partie supérieurede la poitrine, derrière le sternum; dans l’écartement intérieur du médiastin, et à la partie inférieure du cou, où il est recouvert par les muscles sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien. Cet organe n’existe que chez les fœtus et pendant les premières années de la vie; il commence à paraître vers le troisième mois de la vie intra-utérine. Au neuvième mois, son développement est très-considérable; il pèse de 15à 20 gr. Il paraît certain qu’il s’accroît encore après la naissance jusqu’à l’âge, de deux ans. Il commence alors à s’atrophier, ilsc dessèche; après douze aDSil ne reste plus de traces. Le thymus est formé de deux lobes réunis inférieurement par un tissu cellulaiie dense et serré, et qui présentent en haut un écartement où se trouve ia trachée-artère. Ces deuxlobes sont formésde iobu: -s qui paraissent contenir eux-mêmes de petites vésicules, qui, suivant certains auteurs, s’aboucheraient avec une cavité centrale creusée dans chacun des deux lobes : elles renferment un liquide épais et blanchâtre. Du reste le thymus est très-irrégulier dans sa forme, d’un blanc-rougcâtre et d’une consistance molle. C’est l’organe, qui, chez le veau, constitue le ris. Plusieurs physiologistes ont émis des hypothèses sur les fonctions du thymus. Le

fait est que l’on ignore encore à quoi sert cet organe dans la vie fœtale et après la naissance.

Thymus (Maladies du). Quelques auteurs allemands, Kopp, Hirsh, etc., ont décrit sous le nom d 'asthme thymique, une affection suffoquante de la première enfance, et qu’ils attribuent à l’hypertrophie du thymus.

Suivant M. Krause, le thymus acquerrait dans ces cas jusqu’à 20, 30 et55gr.; on l’a vu descendre jusqu’au diaphragme, refouler les poumons et le cœur, soit en conservant sa structure normale, soit induré et dégénéré. Les symptômes auxquels cet état donne lieu sont, d’après les auteurs cités, des accèsdesuffocation avec crises, respiration sifflante comme dans la coqueluche , et se compliquant, quand ils sont violents, d’accidents épileptiformes; puis ces accès sc rapprochent de plus en plus, et l’enfant finit par succomber.

Cette maladie n’est pas encore admise chez nous, car personne n’a eu en France l’occasion de l’observer; aussi les pathologistes français pensent-ils qu’il s’agissait d’une névrose convulsive du larynx, danslaquellel’hypertrophie du thymus jouait le rôle simple de coïncidence. J. -P. Beaude.

thyro arytepjoïdien- (anaL),adj. (thyroarijtenoïdeus), qui a rapport aux cartilages thyroïde et aryténoïde : muscle thyro-aryténoïdien : il s’étend de l’angle rentrant du cartilage thyroïde à la partie antérieure et inférieure de l’aryténoïde; ligament ihyro-arytenoïdien. (Voy. Larynx.)

thyrc-hyoïdiem (anat.), s. et adj. (thyroliyoïdeus), qui a rapport au cartilage thyroïde et a l’os hyoïde. Muscle thyro-hyoïdien : il s’étend de la face antérieure du cartilage thyroïde au bord inférieur du corps de l’os hyoïde et à la partie antérieure de la grande corne.

thyroïde (anat.), adj. (du grec thuros, bouclier, et eïdos , ressemblance, qui ressemble à un bouclier. — Cartilage thyroïde , cartilage qui entre dans la structure des parois du larynx. (V. ce mot.)

Corps thyroïde. — On appelle ainsi un corps glandiforme, situé à la partie antérieure du cou, audevant de la trachée, offrant à peu près ia forme d’un croissant à concavité supérieure. Sa partie étroite , ou isthme, est au-devant des premiers anneaux de la trachée; les parties latérales ou lobes s’élèvent sur les côtés du larynx et du pharynx, par une pointe plus ou moins allongée qu’on nomme ses cornes. La face postérieure du corps thyroïde est concave et embrasse la trachée. Sa couleur est tantôt jaune, jaunâtre, ou quelquefois rouge-brun, i! est composé de lobules que quelques anatomistes regardent comme renfermant des vésicules; ces vésicules, dit-on, communiquent entre elles dans chaque lobe en particulier, tandis qu’il n’y a pas de communication entre celles du côté droit et celles du côté gauche. Le parenchyme est homogène, d’un rouge pâle, d’une consistance assez grande, laissant écouler, à la section, un liquide séreux ; une capsule assez large l’enveloppe de toutes parts. Les usages de ce corps sont inconnus comme ceux du thymus, avec lequel il a beaucoup d'analogie. On le croit un organe de fhématose, chargé de faire subir au sang qui lui est apporté par quatre

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