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TUB

lière de ces docteurs de la loi, qui, toutes choses égales, consomment plus de truffes qu’aucune autre classe de citoyens ; témoin entre autres le docteur M. ...t, qui en absorbait des quantités à indigérer un éléphant, et qui n’en a pas moins vécu jusqu’à quatre-vingt-dix ans. »

Les truffes du Périgord, d’Angoulême et d’Espagne, sont très- réputées . Les environs d’Avignon, de Grenoble, les montagnes des Cévennes, du Jura, l’Alsace et le Piémont en fournissent aussi, mais leur arôme est moins suave ; elles sont plutôt consommées sur les lieux que dirigées sur la capitale, si ce n’est comme substitution.

COUVERCHEL,

Membre de l’Académie de Médecine et de la Société de Pharmacie.

tube ( anat.), s. m, ( tubus , canal ou conduit). On dit le tube digestif, pour l’ensemble du canal intestinal ; le tube laryngien , pour le larynx, etc.

tubercule [path .), s. m. ( tuberculum , diminutif de tuber , grosseur, bosse; c’est le pnuma des Grecs). Le tubercule est donc une petite tumeur ; pendant longtemps il a eu seulement cette vague signification, et ce n’est guère que vers le .dernier siècle qu’on lui a donné une acception plus restreinte. Enfin le tubercule a pris une signification spéciale, à dater des travaux de Bayle et de Laënnec. Pour nous, aujourd’hui, le tubercule est une production accidentelle consistant en une matière jaunâtre ou grisâtre, sans apparence d’organisation, d’une consistance ferme au début, mais friable, et déposée dans les organes, soit en petites masses isolées et ordinairement arrondies, soit à l’état d’infiltration. Les tubercules se terminent ordinairement par ramollissement ; alors ils se vident à l’extérieur à la manière des abcès, et laissent dans le lieu qu’ils occupaient une cavité ou caverne plus ou moins étendue, susceptible de s’agrandir par ulcération, ou bien ils durcissent et prennent l’apparence d’un petit os ou d’un morceau de craie.

Pour étudier leur anatomie pathologique, nous les distinguerons, comme l’a fait Laënnec, en deux formes principales, isolés, infiltrés.

1° Le tubercule isolé, examiné à l’époque où il devient apparent à l’œil nu, se montre sous forme d’une petite granulation grise, demi-transparente, grosse comme une tête d'épingle ou un grain de chenevis; ce sont les tubercules miliaires de Laënnec, ou granulations grises de M. Louis. Plus tard, c’est une petite masse globuleuse, du volume d’un noyau de cerise, d’une aveline, d’une amande, constituée par une matière d’un blanc jaunâtre, homogène, d’un aspect mat, friable, se laissant écraser sous le doigt comme du fromage ou de la châtaigne bouillie. C’est là ce que l’on nomme l’état de crudité. Assez souvent aussi, ces petites masses sont réunies, de manière à former des amas plus ou moins considérables, quelquefois du volume d’une grosse noix. Tantôt les tubercules isolés sont en contact immédiatement avec la substance de l’organe dans lequel ils se sont développés, tantôt ils sont entourés d’une membrane ou kyste. Quand ils sont très-gros, ils ont refoulé à l’entour d’eux le parenchyme de l’organe.

2° Au lieu d’être disposée en corps régulièrement circonscrits, la substance tuberculeuse peut être en masses irrégulières infiltrées dans la trame des organes, offrant çà et là des points miliaires. Cette matière grise, qui donne lieu à l’infiltration tuberculeuse, s’étale quelquefois en nappe sous les séreuses, à la surface des poumons, par exemple sous le péritoine ; plus tard elle augmente de volume, prend la teintejaunâtre, la friabilité, etc., que nous avons reconnues comme propres au tubercule isolé.

On s’est beaucoup occupé de savoir quelle était l’origine, le point de départ du tubercule, que nous avons étudié, arrivé déjà à l’état de granulation grise. Les auteurs varient beaucoup à cet égard ; les uns voient là une hydatide, d’autres une gouttelette de pus qui s’est concrétée. Suivant M. Rochoux, là où doit se déposer la matière tuberculeuse, on verrait d’abord de petits corpuscules rougeâtres, tenant aux parties voisines par des filaments celluleux ou vasculaires, et gros comme le quart d’un grain de millet. Mais, je le répète, le tubercule n’est appréciable que quand il a pris l’aspect de la granulation grise demi-transparente. A l’état de crudité telle que nous l’avons décrite, la matière tuberculeuse, examinée au microscope, présente des granules moléculaires, une substance interglobulaire hyaline, et enfin des corpuscules ou globules propres aux tubercules. Ces derniers ont de 0mm 005 à 0mm010 : leur forme est irrégulière, à angles arrondis, et leurs contours ordinairement très-distincts. Ils renferment dans leur intérieur jaunâtre un pus opalin, un certain nombre de globules moléculaires, mais point de noyaux. Ainsi on ne peut plus dire que le tubercule est du pus concrété, puisque les globules tuberculeux sont d’un quart ou d’un tiers plus petits que les globules pu* rulents (Lebert). Enfin l’analyse chimique y fait reconnaître, sur 100 parties : matière animale, 98; chlorhydrate de soude, 0,15 ; phosphate et carbonate de chaux, 1,85; oxyde de fer, des traces (Thénard). D’un autre côté, M. Hecht, de Strasbourg, a trouvé le tubercule cru (car c’est toujours de celui-là qu’il s’agit) composé uniquement d'albumine, de gélatine, de fibrine et d’eau. Quant à l’accroissement, il a lieu par la juxta-position de couches périphériques successives.

Voyons maintenant ce que devient cette matière tuberculeuse ainsi constituée: l°elle peut se ramollir; 2° passer à l’état crétacé.

i° Le ramollissement survient au bout d’un temps variable ; il commence à se manifester au centre de la masse tuberculeuse, qui devient plus humide, plus onctueuse au toucher, semblable à du fromage mou ou à une bouillie purulente. Arrivée ; à cet état, la matière liquide tend, comme celle des abcès, à se faire jour au dehors ou à s’ouvrir dans la cavité la plus voisine, ce qui a lieu en effet par ulcération progressive. Là où était la matière tuberculeuse, il n’y a plus qu’une ulcération si la production accidentelle avait son siège dans un tissu membraneux ou bien à la surface d’un organe, et une véritable caverne (V . Phthisie ) si elle siégeait dans le sein d’un parenchyme.

Le plus souvent les parois de ces cavernes continuent de suppurer, et elles se revêtent d’une sorte de membrane pyogénique; quelquefois ces parois

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