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lume(un quart). Il sera bon aussi de faire précéder leur administration de celle d'un lavement d’eau simple, pour nettoyer le gros intestin et préparer leur action. Quant à la température les remèdes sont ordinairement donnés lièdes, sans que l’on puisse formuler d’une manière précise le degré de température, car telle personne trouvera à peine tiède un liquide qui serait trop chaud pour telle autre, il fautici s’en rapporter aux sensations du malade,

Dans l’antiquité, on donnait les lavements avec une vessie à laquelle était adaptée une canule; depuis on inventa la seringue ordinaire, constituée par un corps de pompe dans lequel se meut un piston et terminée par une canule droite ou recourbée. Dans ces derniers temps, les progrès de l’industrie ou plutôt de l’industrialisme ont porté très loin les perfectionnements dans la confection de ces appareils. Nous avons le clysoir, le clyso-pompe à jet continu ou interrompu ; la dernière exposition des produits de l’industrie était très riche en objets de ce genre, mais le seul perfectionnement que l’on puisse citer et dont les malades retirent un avantage réel consiste dans l’emploi des canules en gomme élastique. A l’aide de ces instruments flexibles qui se prêtent aux mouvements involontaires auxquels le malade, surtout s’il s’agit d’un enfant, peut se livrer, on n’a pas à craindre ces déchirures,-ces perforations que l’usage des canules métalliques pouvait produire.

La position à donner au malade, varie suivant l’instrument dont on se sert. Si c’est la seringue classique, le patient sera couché sur le côté, le corps incliné à droite ; il ne faut pas oublier en introduisant la canule que le rectum n’est pas tout à fait parallèle à l’axe du corps, mais qu’il suit à peu près la courbure du sacrum et qu’il penche un peu vers la gauche , l’instrument doit donc être poussé doucement en haut et à gauche, du reste les personnes exercées savent très bien les donner quelle que soit la situation du sujet. A ce propos je rappellerai une petite anecdote assez plaisante que Saint Simon raconte dans ses Mémoires. La duchesse de Bourgogne, dont les enfantillages et la gatté avaient su triompher de la roideur puritaine de madame de Maintenon et de la dignité cérémonieuse du grand roi, était sujette à des maux de tête que les lavements seuls pouvaient adoucir ; et c’était surtout quand elle allait au théâtre que ces maux de tête exigeaient le calmant habituel : Retenue par le roi dans le cabinet de madame de Maintenon, avant l’heure du spectacle, elle ne pouvait vaquer à cette indispensable fonction, et l’égoïste monarque qui s’amusait des folies de sa petite-fille, n’aurait admis aucune excuse qui l’eût privé un seul moment de sa présence. Comment faire ?... La duchesse de Bourgogne avait pour femme de chambre une cer- ' aine Manon dont la dextérité savait pourvoir à tout. Sous un prétexte quelconque, celte fille entrait cachant sous ses jupes l’instrument tout armé, se plaçait à genoux derrière la duchesse comme pour accommoder quelque chose à son ajustement, la robe était troussée, et Manon, l’adroite et industrieuse Manon, conduisait sans encombre le

clystère à sa destination spéciale ; en un clin d’œil tout était terminé :inutile de dire que Manon ressortait comme elle était entrée. Le plus curieux de l’affaire c’est que la duchesse ayant avoué le secret de ce petit manège, qui avait fini par intriguer Louis XIV, celui-ci ne s’en fâcha pas, et Manon continua d’exercer son ministère comme par le passé. E. Beaugrand.

Docleur en médecine.

laxatif (mat. méd. ), adj. Laxativus, Laxans, du verbe Laxare, relâcher. On appelle ainsi les purgatifs doux et légers qui déterminent des évacuations sans irriter les intestins. ( V. Purgatif.)

lazaret ( pol . méd.), s. m. On appelle ainsi certains édifices isolés de toutes parts et situés aux frontières, ou dans les ports de mer dans lesquels séjournent pendant un temps plus ou moins longles personnes etles choses provenant des pays supposés infectés de maladiescontagieuses.Cenomde lazaret vient de ce que dans le moyen âge ces établissemens étaient placés sous l’invocation de Saint-Lazare, patron des lépreux et des pestiférés. Pour l’influence et l’utilité des lazarets , voyez Contagion , Peste. J. B.

légume (bot.),s.m.Legere, cueillir, récolter. On appelle ainsi vulgairement la plupart des substances végétales herbacées qui sont employées comme aliment (V. ce mot.). En botanique, ce mot est synonyme de gousse.etsert à désigner un fruit capsulaire, bivalve, ayant ses graines à l’une des sutures longitudinales qui réunissent les deux parois. Ce fruit est spécial à l’une des plus nombreuses familles du règne végétal, celle des légumineuses.

lenitif (mat. méd.), adj. Lenitivus, de Lenire; adoucir. Ou appelle de ce nom les substances adoucissantes ; quelquefois cependant on en fait mal à propos , le synonyme de laxatif; ainsi l’électuaire lénitif du codex qui renferme du séné est purgatif.

lent ( path .). adj. lentus. Cette qualification dont tout le monde connaît la valeur, s’applique : lo à certaines fièvres chroniques, telles que la fièvre hectique; 2» à la respiration; 3° et le plus souvent au pouls (V. Respiration. Pouls.).

lentille, (bot. hyg.), s. f., ervum lens, famille des légumineuses.

Ce fruit ou légume s’offre sous la forme d’une gousse glabre, plutôt ovale qu’allongée, renfermant des semences orbiculaires aplaties , de forme généralement très-régulière.

La lentille est connue de temps immémorial; elle compte, suivant le Coran , au nombre des aliments que demandaient les Israélites à la place de la manne. Les anciens lui atlribuaient un grand nombre de propriétés et plusieurs de fort contradictoires. C’est ainsi que Pline assure qu’elles agissent différemment sur le canal digestif, suivant le degré de cuisson qu'on lui fait subir, et suivant aussi qu’on la fait cuire dans l’eau de rivière ou de puits.

L’état actuel des connaissances chimiques et

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