VAS
VÉG
il périt quatre cent quarante -huit personnes, ne qui , eu égard au nombre relatif des premiers aux seconds , r<ÿid la perte des vaccinés cent vingt-huit fait moindre que celle dès sujets non vaccinés.
Quant au traitement, c’est celui des varioles bénignes ou discrètes : diète, repos au lit, boissons délayantes, quelques lavements, quelques sinapismes au besoin, c’est-à-dire plutôt des soinsqu’ün traitement proprement dit.
E. Beadgrand.
var.ioi.iqui: ( path .), adj. qui a rapport à la Variole; on dit pustule variolique , virus variolique. (V. \ariole.)
VARIQUEUX {path ), adj. varicosus, qui a rapport aux varices, ulcère variqueux, veines variqueuses
vasculaire (Système) (anat.), adj. de vas, vaisseau. On donne le nom de système vasculaire à l’ensemble des conduits dans lesquels est charrié le fluide nutritif. Ce sont ces canaux qui, prenant le sang et la lymphe à leur origine, les portent au centre circulatoire qui, à son tour, les envoie aux poumons pour être vivifié. (V. Respiration.) De là ils reviennent au cœur, qui les envoie de nouveau à tous les organes. Ce système se partage en trois classes : 1° les veines, qui conduisent au cœur le sang provenant des organes; 2" les lymphatiques ou absorbans, qui portent aux veines les produits de la digestion (le chyle) ou les débris de la nutrition des organes (la lymphe) : les lymphatiques sont, pour beaucoup d’auteurs, une annexe du système veineux; 3° enfin , viennent les artères qui prennent le sang lancé par le cœur, et vont le distribuer dans toute l’économie. — V., pour les détails, les mots Artères, Lymphatiques et Veines.
Meckel a donné quelques lois générales relatives à l’appareil vasculaire qui méritent d'être rapidement énumérées. lü La forme du système vasculaire est celle d’un arbre. A partir du cœur, il présente un tronc qui se partage en branches, rameaux, ramuscules, dont le calibre va toujours en diminuant. Cependant, si l’on se représente toutes cesdivisionsréunies,on n’obtiendra pas un cylindre, mais un cône, dont le sommet est en haut, tandis que la base est vers la surface du corps. Chaque vaisseau est à-peu-près cylindrique avant les divisions; il diminue à mesure qu’il se ramifie.
2U II règne une communication entre les diverses parties du système vasculaire. Ce sont ces connexions qui constituent les anastomoses. Elles ont lieu le plus souvent en arcades, plus rarement à angles. Les anastomoses se multiplient à mesure que les vaisseaux deviennent plus petits ; de sorte que vers leur terminaison elles forment un lacis, un véritable réseau inextricable.
3° Les vaisseaux marchent généralement en ligne droite. Cela est surtout vrai pour les troncs et les branches un peu volumineuses.
4° Considéré d’une manière générale, le système vasculaire est symétrique. Du reste, cette symétrie est moins exacte que pour le système veineux.
Relati vemen t à ieur texture, les vaisseaux offrent plusieurs tuniques: i° une interne, qui règne sans
interruption dans toute l’étendue du système en se continuant avec celle du cœur; elle est lisse, mince, blanchâtre, homogène, sans apparence d’organisation; 2° une tunique externe ou celluleuse. C’est la seule qui soit commune à tout le système, car lès artères en présentent une fibreuse intermédiaire. Les vaisseaux sont eux-mêmes nourris par des vaisseaux particuliers qu’on appelle vasa vasorum, qui naissent dans le voisinage, mais rarement des vaisseaux mêmes auxquels ils se distribuent. Les nerfs qu’ils reçoivent émanent plus particulièrement du grand sympathique.
Les branches les plus déliées des vaisseaux prennent le nom de capillaires. Bichat en fait un système à part. Autenrieth va plus loin : suivant lui, les dernières ramifications artérielles s’unissent aux premières du système capillaire, puis cellesci se réunissent pour former des troncs, se ramifier de nouveau et s’unir aux veines ; mais rien ne prouve ce mode de distribution. Voici ce que l’observation microscopique apprend à cet égard. Les dernières ramifications vasculaires, comme nous l’avons dit, s'anastomosent mille et mille fois les unes avec les autres : au-dessous du diamètre 0,01 à 0,02 de ligne, il est impossible de distinguer les divisions des artères de celles des veines. Elles forment des tubes tellement fins, que la membrane interne paraît exister seule, et que les globules sanguins y marchent les uns à la suite des autres. Dans certains endroits, la membrane interne paraît manquer, et alors il n’y a plus que des canalicules où passent les globules sanguins.
Le système vasculaire paraît être le premier qui apparaisse dans le développement de l’œuf humain, Peut-être, comme chez les oiseaux, les veines se forment- elles avant les artères; mais cela n’est pas démontré. Nous ne nous étendrons pas davantage sur les généralités du système vasculaire, et nous renvoyons, pour les détails, aux mots que nous avons indiqués au commencement de cet article. J. -P. Beaude.
vaste [anat.), adj. vastus, qui a la même siguification. On donne le nom de vaste interne et vaste externe au triceps fémoral (V. ce mot).
végétal [hist. nat.), adj .vegetalis, qui a rapport aux végétaux . Le règne végétal est une des deux grandes divisions du règne organique, l’autre étant formée par le règne animal. Bien tranché dans ses caractères lorsqu'on observe des végétaux parfaits, le règne végétal se confond avec les deux autres lorsque l’on arrive à ses limites : il est des corps pour lesquels les naturalistes sont très-embarrassés lorsqu’il s’agit de fixer leur place dans la classification, tant ils semblent participer à chacun des autres règnes, sans avoir cependant les caractères distinctifs d’aucun : ce sont ces corps quiforment les transitions entre les grandes classes des êtres de notre globe. (V. Organisme .)
La médecine puise dans les végétaux la plus grande partie de ses médicaments, et même les plus efficaces et les plus actffs; les principes immédiats des végétaux possèdent sous un petit volume toute l’énergie des substances végétales dont on les extrait, et souvent on parvient ainsi à isoler le principe actif d’un végétal des principes