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VIA

via

T^tjon ou, du spl, et être alors plus» incommodes qu’utiles.

J. Pi Beaudk.

viable (tnéd. lég.) adj . , viabilis, de via, chemin, qui peut suivre son chemin, qui peut parcourir sa qarrière. Se dit des enfants qui au moment de leur naissance se présentent dans des conditions telles qu’ils paraissent aptes à vivre comme les autres qpl'ants. — Dans la loi civile un enfant est déclaré ■viable quand il est né après le 180e jour de la conception, et en physiologie la vialabilité de l’enfant est déterminée par le degré de son développement, et nullement par l’époque de la grossesse.

Pourqu’un enfant soit physiologiquement viable, il faut qu’il soit assez développé pour agiter les membres, crier et respirer librement, que la peau ait perdu sa transparence, qu’elle soit veloutée ou couverte d’un enduit sébacé, que la tête présente un commencement de chevelure; que les os du crâne se touchent par de larges surfaces ; que l’enfant rende le méconium et les urines; enfin, que l’ombilic soit situé à-peu-près au milieu de l’espace cppipris entre le sommet de la tête et les pieds.

Quant aux vices de conformation qui peuvent empêcher l’enfant de vivre, il en a éié parlé au mot Monstres. J. B.

viande ( hyg ), s. f. , caro, en grec, sarx. La viande ou chair est la partie musculeuse des animaux qui sert en grande partie à notre alimentation. Quoi qu’en aient dit quelques-uns de cés philosophes rêveurs qui font de la science avec leur imagination, Rousseau, entre autres, la nourriture animale est essentielle à l’homme; c’est elle qui forme la partie la plus utilement réparatrice de notre alimentation, et qui, sons un plus petit volume, offre le plus de matière assimilable. Si examinant les animaux qui sont le plus rapprochés de nous, les mammifères, nous les étudions au point de vue de leur alimentation, nous voyons qu’ils se partagent en trois classes, les carnivores, les herbivores et les omnivores. La structure de l'appareil digestif diffère notablement dans ces trois classes. Les substances végétales étant plus difficiles à convertir en chyle, le tube intestinal des herbivores est excessivement long et présente plusieurs poches ou estomacs particuliers dans lesquels l’élaboration des matières végétales s’accomplit. Chez les carnivores, au contraire, les aliments qui sont de nature animale étant plus facilement transformés en sucs assimilables, il n’y a qu’un seul estomac, et 1e tube digestif est trèscourt. Enfin, chez les omnivores, la structure des voies intestinales est en quelque sorte intermédiaire ; il y a un seul estomac, mais le conduit est plus long que chez les carnivores proprement dits, et plus court que celui des herbivores.

L’homme offre précisément cette configuration mixte qui le rend propre à digérer les deux sortes d’aliments : il est donc à la-fois herbivore et carnivore : il lui faut donc des substances végétales et animales. Suivant une loi d'anatomie physiologique découverte par Cuvier, il y a une solidarité complète entre les différentes parties d’un appareil destiné à une certaine fonction, et

, ces parties sont en rapport avec toutes les actes et toutes les circonstances de cette même fonction. Ainsi, nous avons vu que le canal digestif diffère suivant l’espèce d’alimentation ; il en est de même des dents; elle ne sont pas, chez les carnassiers, ce qu’elles sont chez les herbivores et, chez l’homme elles offrent encore un caractère mixte

Mais dira-t-on. certain peuples vivent presque exclusivementde végétaux, cela est vrai; il faut dire aussi que ces peuples ne forment pas la majorité des hommes; il n’y a guère que les Brahmes etcertaines sectes religieuses qui se sont astreints à ce régime; tels étaient les anciens pythagoriciens, les cénobites de la Thébaïde par exemple. C’est donclà l’exception. On a fait remarquer encore que l’alimentation purement végétale n’avaitguère été rencontrée que dans les pays tropicaux où la sobriété est une vertu moins méritoire que dans le nord; mais quels en sont les effets? On connaît la mollesse et la faiblesse de l’Hindou, tandis que les hommes qui se nourrissent de viande, sont beaucoup plus forts, plus énergiques et peuvent se livrer à des travaux plussoutenus. Des économistes sont allés jusqu’à calculer à quelle somme de travail répondait la quantité de viande servant à la nourriture. En Angleterre et en France certains établissements métallurgiques nourrissent leurs ouvriers pour être sûr qu’il prendront une quantité convenable de viande et de boissons fermentées ; on a remarqué que ces ouvriers étaient moins souvent malades, et soutenaient mieux le travail.

Sans pousser plus loin cette discussion qui nous entraînerait au-delà des bornes qui nous sont prescrites, nous dirons que la viande fait indispensablement partie du régime alimentaire de l’homme, mais que la proportion peut varier suivant le climat et le genre de vie, elle sera toujours moiï considérable au midi que dans les régions septentrionales, et pourra être moins abondante chez l’homme inactif que chez celui qui mène une vie laborieuse. L’usage abondant des viandes constitue même une méthode de traitement dans les gastralgies et la phthisie pulmonaire dont les résultats sont souvent satisfaisants.

Les différentes sortes de viandes dont l’homme peut se nourrir sont tirées des différentes classes d’animaux, mais plus particulièrement des mammifères, des oiseaux et des poissons. Les reptiles et les crustacés fournissent un contingent beaucoup plus restreint.

Mammifères. — Leur chair a pour base la fibrine unie à une quantité variable de gélatine, d’osmazôme et de graisse. Les quantités excitantes et nutritives sont en raison de la prédominance de la fibrine et de l’osmazôme; plus celles-ci sont abondantes, plus la chair est brune, substantielle et stimulante. Leur proportion, celle de l’osmazôme particulièrement, paraît tenir à l’âge et au genre de vie que mènent les animaux. Chez les animaux domestiques on en trouve beaucoup moins que chez les animaux sauvages et dans un même animal, les muscles qui ont le plus d’exercice sont aussi ceux qui présenteront les éléments réparateurs dans une plus forte proportion. Chezlesjeunes animaux la proportion d’osmazône et de principes actifs est plus faible que chez les animaux adultes. De là une classification très-naturelle des viandes, en viande.1

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