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Quant aux circonstances qui réclament l’emploi les vomitifs, Y. Vomissement. J. B.

X70IHITUR.ITÏ0N ( physiol . path.),s. f., vomituriiio. Effort répété pour vomir, mais sans expulsion de matières au-dehors, ou avec éjection peu abondante.

voûte ( anat .), s. f., fornix. Se dit de la paroi supérieure de toute cavité qui est concave en dedans, convexe en dehors. Voûte du crâne , voûte à trois piliers, voûte palatine.

vue ( physiol .), s.f. (V. Vision.)

vutNÊRAiRE (mat. méd), adj .,vulneraritts, de vulmts, blessure, qui a rapport aux blessures. On désignait autrefois sous ce nom les baumes que l’on croyait propres à la cicatrisation des plaies ( V. ce mot), et certains aromates dont l’infusion était donnée dans les contusions, comme devant favoriser la résorption des sucs épanchés et s’opposer à la formation des abcès. On donnait aussi le nom d’espèces vulnéraires à la réunion de ces plantes, avec lesquelles on préparait aussi une eau spiritueuse que nous avons décrite au mot Eau vulnéraire. Le fameux vulnéraire suisse ou Falltranck , de deux mots allemands fall , chute, et trancli, boisson, est composé de diverses manières : voici une formule que nous extrayons de la pharmacopée universelle de M Jourdan:

Fleurs de primevère, d’oreille-d’ours, de bouillon-blanc, de mélilot, de chaque une demi-livre; de millepertuis, quatre onces : de pied-de-chat, dix onces; feuilles d’aspérule odorante, une livre; fleurs d’arnica, deux onces; de merisier à grappe, deux gros; de rose rouge, un gros : sommités de thym des Alpes, demi-livre ; sommités de serpolet, quatre onces.

Hipp. Cloquet indique une autre formule, dans laquelle il fait entrer la bétoine, le bugle, la pervenche, la verveine, diverses espèces d’armoises, des menthes, des véroniques, etc. On peut dire du vulnéraire ou thé suisse, que ses formules sont aussi variées que ses effets sont nuis, et même quelquefois nuisibles; parce qu’ils endorment la prudence et empêchent de recourir à des moyens plus efficaces. J. B.

Vültuecx (séméiol.), adj., vultuosus, de vultus, visage, comme qui dirait : qui a beaucoup de visage; on dit que la face est vultueuse quand elle paraît élargie, qu’elle est rouge , que les yeux sont vifs et comme saillants ; cet état s’observe dans certaines réactions fébriles vives.

vuiiVAXïiE (mat. méd. ), adj. chenopodium vulv aria. Plantede la famille de chenopodées J. pentandrie digynie L. Cette plante est très-commune dans les jieux incultes, le long des chemins ; elle est étoilée à toutes ses feuilles ; quand on la froisse elle répand une odeur très-désagréable , analogue à celle du poisson pourri et à celle de la sécrétion de follicules de la vulve , d’où son nom de vulvaire. Elle était autrefois employée en lavement comme anti-spasmodique.

xrtT ive (anal.). s. f. , vnlva,pudendum muliebre, cumins. On appelle ainsi l’ensemble des parties externes de la génération chezla femme. Elle comprend plusieurs parties : d’abord à la partie supérieure au niveau du pubis , le mont de Vénus ou pénil , éminence formée par un peloton graisseux plus ou moins épais : la peau est là couverte de poils. Du mont de Vénus partent, de chaque côté deux replis tégumentaires dans l’épaisseur desquels existeune couche de graisse ; ces replis ou grandes lèvres se réunissent en s’amincissant vers l'anus, et forment là la commissure postérieure de la vulveou fourchette , arrondie en forme de croissant. Entre la fourchette et la membrane hymen qui ferme Centrée du vagin , est un petit intervalle concave que l’on nomme fosse naviculairc. La commissure antérieure est tout-à-fait angulaire et se perd dans le mont de Vénus. En dedans des grandes lèvres sont deux replis de la membrane muqueuse que sépare un tissu spongieux érectile : on le connaît sous le nom de petites lèvres ou nymphes. Elles simulent deux crêtes dont la partie moyenne et antérieure est la plus large, la partie inférieure se perd insensiblement autour de t’orifice du vagin, et l’extrémité supérieure se bifurque pour envelopper la base du clitoris. Celui-ci est un petit tubercule plus ou moins saillant, analogue à la verge de l’homme, -qu’il représente en petit. 11 naît comme lui des branches de l’ischion par deux racines qui se réunissent bientôt au-devant de la partie inférieure de la symphyse pubienne, à laquelle il est attaché par un ligament suspenseur. C’est là que réside en partie la sensibilité vénérienne chez la femme. It est formé d’un tissu érectile analogue à celui du pénis. Au-dessous du clitoris est un tubercule sur lequel existe l’ouverture extérieure du canal de l’urètre , c’est le méat urinaire. Tout cet espace triangulaire situé au-dessus du vagin limité latéralement parles petites lèvres, constitue le vestibule. Au-dessous est l’orifice du vagin (V, ce mot }, au-devant duquel est placée la membrane hymen, sorte de repli membraneuxdela muqyense delà vulve, affectant une forme semi lunaire ou parabolique. Sur le côté sont des petits tubercules au nom! re de deux à cinq, rougeâtres, plus ou moins saillants, regardésà tort comme les débris de la membrane hymen; ce sont les caroncules myrtif ormes.

La muqueuse, qui tapisse toute la vulve, est rouge, lisse, luisante, offrant surtout aux grandes lèvres un grand nombre de follicules qui sécrètent une matière muqueuse dont l’odeur est bien connue. Pour la glande récemment retrouvée par M. Huguier. (V. Vagin.)

Vulve (Maladies de la). — 1° Vices de conformation. — La vulve peut manquer complètement, et alors le vagin s’abouche dans le rectum ou dans la vessie: cette lésion est excessivement rare et elle n’est reconnue qu’à l’époque ou les règles doivent se montrer pour la première fois. D’autres fois, les grandes lèvres sont adhérentes : on les sépare avec le bistouri.

2° Inflammations et abcès de la vulve. — Les grandes lèvres, à la suite d’une contusion, d’approches conjugales trop répétées, ou même sans causes appréciables peuvent être le siège d’une inflammation phlegmoneuse qui se termine par un abcès. Boyer a vu de ces abcès revenir tous les

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mois au moment des règles. Le traitement est essentiellement antiphlogistique ; quand on sent la fluctuation, on ouvre largement par la face interne de la grande lèvre.

3° Inflammations des follicules muqueux de la vulve. — Cette maladie récemment découverte par M. Robert, consiste dans une phlegmasie ordinairement chronique d’un plus ou moins grand nombre des follicules muqueux qui tapissent la vulve. Cette affection est causée assez ordinairement par une blennorrhagie, un accouchement laborieux, ou bien par une affection de l’utérus; elle a pour symptômes, de la douleur, de la cuisson, et souvent un prurit insupportable dans différents points de la vulve. En examinant attentivement les parties on voit des points rouges, desquels la pression fait sortir un liquide blanchâtre; un stylet trèsfin entre dans les orifices de ces follicules et cause une assez vive douleur. Le traitement consiste à inciser ces follicules et à cautériser l’intérieur avec le nitrate d’argent.

4° Dartres de la vulve. — Les différentes formes dartreuses; mais surtout la squammeuse humide peuvent siéger sur la vulve. Les caractères et le traitement de ces dartres n’offrent rien de particulier. Notons seulement qu’elles s’accompagnent souvent de démangeaisons véritablement intolérables.

5° Plaies et déchirures. — Les premières approches de l’homme , des chutes sur le périnée , mais surtout l’accouchement quand le volume de l’enfant est considérable , occasionnent des plaies ou ruptures de la vulve. Ces ruptures ont constamment lieu à la partie postérieure, surtout dans les accouchements; et même dans ce dernier cas, alors que le plancher périnéal est fortement distendu par la tête de TenTant, la rupture peut se faire par le centre même de cette région, en laissant intacts la fourchette et l’orifice de l’anus. La possibilité de cet accident, niée par certains accoucheurs, est aujourd’hui constatée par des observations authentiques. Si la plaie est récente on la réunit immédiatement à l’aide de la suture enchevillée. Si elle est ancienne il faut ordinairement en rafraîchir les bords avant d’en essayer l’agglutination.

6° OEdème des grandes lèvres. — On le rencontre surtout chez les femmes enceintes et dans les hydropisies générales. La compression ou des mouchetures, si les grandes lèvres ne se dégor-

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gent pas , les laxatifs , les lotions et les applications résolutives, sont les moyens à employer.

7° Gangrène de la vulve ( cancer aqueux des Allemands). — C’est là une affection qui n’a été bien connue que depuis les travaux de Richter sur la question. On observe cette gangrène plus particulièrement chez les enfants élevés au sein de la misère et des privations , habitant des localités sombres, froides et malsaines. La maladie débute par un gonflement œdémateux avec tension et rougeur livide des grandes lèvres , puis apparaît une tache noirâtre qui s’étend et finit par envahir une partie plus ou moins étendue de la vulve. Des cautérisations avec le fer rouge peuvent borner les progrès du mal ; mais quand la mortification s’est arrêtée, les chlorures liquides ou pulvérulents doivent plus particulièrement être employés; en même temps des applications anti-septiques et un régime tonique seront de rigueur.

8° Tumeurs des grandes lèvres. — Il se développe dans ces parties ; 1° des kystes séreux que l’on excise ou que l’on ouvre et dont on irrite l’intérieur par des injections iodées pour en obtenir le recollement ; 2° des tumeurs fibreuses , dures et résistantes qu’il faut emporter,

9° Cancer des grandes lèvres et de la vulve . — Il n’offre rien de particulier; mais ici on peut l'opérer facilement.

10° Hernie vulvaire. — Elle est très-rare. L’intestin sorti entre le vagin et la branche de l’ischion vient faire saillie dans la grande lèvre. Après la réduction il faut maintenir les parties à l’aide d’un bandage approprié.

—Le clitoris peutacquérir un volume très-considérable soit par l’effet d’une simple hypertrophie comme cela s’est vu chez certaines femmes dépravées appelées tribades par les Grecs , soit par le fait d’une maladie, d’un squirrhe , par exemple ; dans ces différents cas on a proposé l’amputation.

Les nymphes peuvent aussi acquérir des dimensions énormes, comme cela se voit dans la race des Boschismans : ici encore le bistouri ou les ciseaux ramèneront les choses à l’état normal.

vuIiVO-utérin (anat.), adj., vulvo-uterims , qui a rapport à la vulve et à l’utérus : cette qualification de canal vulvo-utérin a été donnée au vagin.

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weiibach (Eau minérale de) [thérap.). C’est une petite ville du duehé de Nassau, à deux lieues de Wisbade et trois lieues de Mayence, où se trouve une source minérale sulfureuse, froide, connue sous le nom de Source-pourrie ( Faulborn ). Cette eau, qui est analogue aux eaux sulfureuses, dites secondaires , ou qui sont produites par la décomposition des sulfates par les matières organiques, est composée d’après MM. Crève et Eberlin, pour 32 livres allemandes, de :

Gaz hydrogène sulfuré 288 pour cube.

Acide carbonique 128

Carbonate de chaux 68 grains.

Id. de magnésie....... 40

Id. de soude 144

Sulfate de soude 33

Muriate de soude 24

ld de magnésie 30

Résine sulfurée 12

Total 351 id.

poids équivalent à 18 gram. 60 centigr., ce qui fait sur 32 livres allemandes de 12 onces, ou 11 litres 136 millilit. ; 1 gram. 67 centigr. desubstancesminéralisatriçes, sans compter les gaz. L’eau deWeilbach s’emploiq , dit-on , spécialement contre les hernies. Les habitants, quoique cette eau soit peu agréable , en font usage dans leur vin. Cette eau s’emploie en bains et en boissons; la source restaurée en 1809 exporte, dit-on, 40 mille cruchons d’eau par année. J. B.

■WïLDïjjVGSN (Eau minérale de) [thérap.). Wildungen est un bourg de la principauté de Waldeck, situé entre la Prusse et la Hesse électorale; ce bourg est à trois lieues sud de la petite ville de Waldeck, et à six lieues de Stuttgard; il est peu éloigné de Pyremont, dans la même principauté, dont les eaux minérales jouissent d’une si grande célébrité. Les eaux de Wildungen sont, dit-on, très-efficaces dans les affections cathai rales de la vessie, dans la blennorrhagie, dans les affections chroniques des muqueuses. W. Hufeland, en 1832, en a parlé dans son Journal de médecine pratique. Wiekmann, à la fin du dernier siècle, les avait recommandées comme très-efficaces dans les affections de poitrine. Voici l’analyse de ces eaux, I

publiée par Fr. Dreve, et A. Wggers, en 1835, à Gœttinguc. Pour un litre d’eau :

Acide carbonique 3,26600

Carbonate de soude 0,05477

SulTate de soude 0,05296

Sulfate de magnésie 0,02161

Chlorure de sodium J 6,00926

Carbonate de fer 0,01797

Carbonate de magnésie 0,00688

Carbonate de chaux 0,49295

Carbonate de magnésie 0,34835

Silice 0,03627

Alumine 0,00102

Eàu 995,69196

Total 1000,00000

Cette eau, qui est fortement gazeuse, contient comme substances actives les plus marquées, le carbonate de chaux, de magnésie. Les substances qui les numéralisent, en défalquant le poids de l’acide carbonique, ne sont que de 1,04204, un peu plus d’un gramme. Elle doit être légèrement purgative; nous pensons qu’il est beaucoup de nos eaux minérales qui pourraient la remplacer avec avantage. J. B.

wisbabe ou Wïsbabejs (Eaux minérales de) [thérap.]. Wisbade , Wisbaden , Wisbad et aussi Weisbad , est la capitale du duché de Nassay, située à huit lieues nord de Mayence et à sept lieues ouest de Francfort, sur le versant du mont Taunus. La ville est agréable et ses environs sont pittoresques. Ses bains étaient déjà célèbres sous la domination romaine, et Pline en a parlé sous le nom d ’Aqua Matliacis. On compte, dit-on , dans la ville cinq sources principales et onze sources secondaires, sans compter deux sources d’eau sulfureuse froide, et l’autre gazeuse, qui est située en boissons. La source du bouillon Bruelbrunnen 0 est la plus chaude de toutes; sa température est de 66 degrés centigrades. La source de l’Aigle, Adler-quelle est à 60 degrés, celle de Sclwitzenhof-quelle à 47 degrés. Les sources de Wisbade sont très-abondantes et produisent 640 pouces d’eau, ce qui peut être estimé à plus de 195,000 litres en vingt-quatre heures; elles sont très— fréquentées et jouissent d’une grande réputation en Allemagne.

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