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fait aujourd’hui un usage général. Savaresse nous disait que l’on obtenait facilement ce résultat en diminuant la proportion de chlorate de potasse, ou bien, ainsi que nous l’avons déjà dit, on substitue le nitrate au chlorate. Il nous indiqua la composition d’allumettes qui s’enflammaient par friction et qui ne contenaient pas de phosphore. Ces allumettes aussi sont préparées avec le sulfure d’antimoine et le chlorate de potasse. Aujourd’hui, on emploie avec plus de sécurité les allumettes au phosphore rouge, inventées par M. Coignet, ou bien des allumettes au simple chlorate de potasse que l'on frotte sur un papier enduit de phosphore rouge ; ces dernières ne présentent aucune chance d’incendie.

Le phosphore n’agit pas seulement pour produire des accidents dans la fabrication des allumettes comme cause d’incendie; il détermine aussi par son action chimique des maladies qui ont fixé l’attention des médecins. Ce sont surtout les ouvriers qui trempent dans le mastic, qui travaillent dans l’étuve, ceux qui démontent les presses et qui mettent les allumettes en paquets ou en boîte, qui éprouvent l’action fâcheuse des vapeurs phosphoriques.

Ces maladies sont déterminées par les vapeurs acides résultant de la combustion lente du phosphore à l’air libre (V. Phosphore ); elles paraissent formées par l’acide hypophosphorique. Cet acide, introduit dans les voies respiratoires, a déterminé des bronchites chroniques, des palpitations et de l’emphysème des poumons. M. Gendrin en a signalé plusieurs cas à l’hôpital de la Pitié. Les vapeurs du phosphore, mêlées à la salive par le passage de l’air dans la bouche pendant la respiration, et converties par ce contact de l’air en acide phosphorique, sont introduites dans l’estomac par la déglutition constante et involontaire de la salive : portées de cet organe dans la suite des voies digestives, elles sont absorbées et introduites dans la circulation générale, où elles modifient la nutrition. On attribue à cette cause le teint jaune et maladif des ouvriers exposés à ces vapeurs; des diarrhées colliquatives ont également paru produites par la même cause. «

Mais c’est principalement sur les dents, les gencives et sur les mâchoires inférieure et supérieure que l’acide hypophosphorique paraît avoir une action élective; cette action doit avoir lieu par l’intermédiaire de la salive, les gencives sont ramollies et quelquefois ulcérées, les dents affectées de carie, l’os maxillaire frappé de nécrose ; des abcès et des fistules sont les résultats de cette dernière altération, et elles persistent tant que l’on n’a pas extrait la portion d’os nécrosé. (Y. Nécrose.) On a remarqué que l’altération de l’os maxillaire était beaucoup plus rapide chez les ouvriers qui avaient des dents gâtées, et que ce mauvais état de la bouche favorisait également l’apparition du premier symptôme. C’est d’abord en Allemagne , à Vienne et à Nuremberg, que l’on a observé les maladies que nous venons de signaler ; ensuite elles furent observées à Strasbourg par M. Sédillot, qui pratiqua avec succès l’opération du séquestre pour des nécroses de l’os maxillaire, produites par cette cause.

Les docteurs Heyfelder, Sthrol et Sédillot, paraissent être les premiers qui se soient occupés de ces maladies. M. Sthrol donna même une théorie sur l’étiologie de cette affection; il admet que

l’acide phosphorique dissous dans la salive pénètre entre la dent et ses alvéoles jusqu’à l’os maxillaire, où, par son action, il détermine la mort de l’os.

En 1846, M. Théophile Roussel publia dans le cahier de mars de la Revue médicale un mémoire très intéressant sur ces maladies; le conseil de salubrité, à Paris, avait déjà fixé son attention dès 1845 sur ces altérations, que l’on devait nécessairement observer d’abord en Allemagne, puisque c’est dans ce pays et en Angleterre que la fabrication des allumettes phosphorées avait commencé par prendre un grand développement.

Les moyens préventifs à employer pour prévenir ces accidents consistent surtout dans la ventilation des ateliers; il est aussi très-important de ne pas employer toujours les mêmes ouvriers, et ce sont le plus souvent des femmes, aux opérations les plus insalubres, tandis qu’il en est qui sont complètement sans inconvénients, telles que le rangement des allumettes dans les presses qui doivent les contenir pour le trempage. Dans quelques fabriques on simplifie beaucoup la manipulation dans la préparation des allumettes : on a supprimé les presses et la mise en paquet ou en boîte; les allumettes taillées, dans de petits cubes de bois blanc, sont adhérentes entreelles par une de leurs extrémités, ou le bois n’est pas complètement coupé; les paquets sont ainsi tout formés, et c’est dans cet état que les allumettes sont soufrées, trempées, séchées à l’étuve et livrées à la vente. Ce procédé réduit à près de moit:é les frais de fabrication, et il présente moins d’inconvénients sous le rapport de la santé des ouvriers.

M. Sthrol a conseillé les préparations iodées pour combattre les effets fâcheux de cette maladie lorsqu'elle est développée. M Heyfelder a prescrit, guidé par les mêmes indications, l’iodure de potassium et l’huile de foie de morue, mais sans beaucoup de succès ; M. Sthrol, après avoir essayé l’huile de foie de morue, administra l’iode mêlée à de l’huile d’olive, préparation qui lui paraissait devoir posséder la propriété de l’huile de foie de morue sans en avoir le goût détestable; il la formulait ainsi: iode, 20 centigrammes; huile d’olive, 200gramm; à prendre deux cuillerées à bouche chaque jour. Des gargarismes chlorurés sontjoints au traitement, et il fait pratiquer dans les trajets fistuleux qui communiquent jusqu’à l’os nécrosé des injections avec un mélange de créosote, 10 gouttes ; alcool, 30 grammes; eau commune, 200 gram. Lorsque ces moyens de traitement n’ont point réussi, on n’a plus qu’à recourir à l’opération du séquestre, pour enlever l’os mort et arrêter ainsi les ravages de la maladie-

Les fabriques d’allumettes chimiques ont donné lieu à la rédaction de plusieurs arrêtés et ordonnances de police relativement aux précautions à prendre dans les fabriques, qui ont été rangées dans la. deuxième classe des établissements insalubres, et surtout au transport et à la vente de ces produits, qui sont une cause si fréquente d’incendie. ^ J. -P. Beaude.

AX.TÜÆA (bot.) . C’est le nom latin de la guimauve. (Y. ce mot.)

AiTHJEmis ( chim .), s, f. C’est une matière dé-

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couverte dans la racine de guimauve, et que Bacon, qui la trouva en 1826, crut être un principe immédiat particulier. Plisson, qui l’examina plus tard, reconnut que c’était un mélange de nitrate de magnésie et d’une substance qu’il considère comme étant de l’asparagine. (Y. Guimauve.)

* AHUHOKflÂQÜË ( chim . et physiol.). Dans l’article Ammoniaque , fait par notre savant collaborateur M. Bouchardat, il disait, en parlant des propriétés du gaz ammoniaque, que ce gaz dôit être employé avec la plus grande circonspection, et que les vapeurs ammoniacales avaient été employées avec avantage comme stimulantes dans les affections des membranes de l’œil et des fosses nasales. Nous croyons devoir consigner ici comme développement de ces idées les observations recueillies par M. C. James, dans un voyage qu’il fit à Naples en 1843 sur la grotte d’AmmoniaqUe, et qui furent reproduites dans le Journal des Connaissances médicales pratiques, en janvier 1844.

« A peu de distance de la grotte du Chien, et au pied d’un petit tertre remarquable par sa riche végétation se trouve la grotte d’Ammoniaque. La découverte de cette grotte ne remonte qu’à une douzaine d’années, et est due au hasard. Le prince de Capoue, frère du roi actuel, venait de faire construire près du lac d’Agnano un élégant pavillon pour la chasse au canard sauvage. Des ouvriers étaient occupés à des plantations d’arbres autour, lorsque tout-à-coup, en creusant une fosse, ils se sentirent suffoqués par des émanations gazeuses qui s’échappaient du sol. Le voisinage de la Grotte du Chien leur fit croire à un phénomène de même nature. En effet, des animaux déposés dans la fosse moururent très-rapidement asphyxiés, Toutefois, le gaz soumis à l’analyse, on reconnut que ce n’était point de l’acide carbonique, mais bien de l’ammoniaque; de là le nom par lequel on désigne aujourd’hui la grotte édifiée sur l’emplacement delà fosse.

L’intérieur de la grotte a l’aspect d’une fosse à peu près carrée, d’un mètre de profondeur, que recouvre une voûte en maçonnerie, haute de trois mètres environ. On y pénètre par une petite porte, que le gardien n’ouvre qu’en exigeant un assez fort péage. Il a cela de commun avec son collègue de la grotte du Chien et avec tous les ciceroni d’Italie. En entrant, vous ne distinguez rien qui annonce la présence du gaz. L’atmosphère est partout transparente ; point d’odeur tant que vous restez debout. Le sol est sec, brunâtre, pulvérulent, sans aucune trace de végétation. Où donc se trouve le gaz? A la partie inférieure de la grotte. J'aurais cru, au contraire, qu’en raison de sa légèreté spécifique, il aurait gagné la partie supérieure. La disposition inverse tient à quelque combinaison physique ou chimique dont je n’ai pu me rendre compte, et qui nécessiterait un nouvel examen. 11 est à présumer que le gaz existe à l’état de carbonate.

Ou sait que l’ammoniaque, de même que fiacide carbonique, est impropre à la combustion.’ Allumez une torche ; aussitôt que vous approchez la flamme de la surface du gaz, elle fume et s’éteint. Cette expérience me servit à mesurer la hauteur de la couche d’ammoniaque. Je constatai que le gaz remplit la fosse en totalité. Je m’assurai de plus qu’il ne s’échappe point par le seuil de la porte ni

par aucune autre issue. Quand on détermine son écoulement au dehors, la fosse se remplit à mesure qu’on chasse le gaz, de sorte que celui-ci reprend bientôt son premier niveau. Alors la sécrétion s’arrête, comme sil’air, saturé d’ammoniaque, ne pouvait en admettre davantage.

11 n’y a aucun danger à se plonger la tête dans la couche d’ammoniaque, pourvu qu’on ne respire pas, sans quoi on risquerait d’être suffoqué, il est bon également de se tenir les narines bouchées, car le contact du gaz sur la membrane pituitaire déterminerait une chaleur vive et de l’éternument.

Pendant que je recueillais mes notes et mes observaiions, un étranger entra dans la grotte, arrivant de Naples. Ma qualité de médecin et la sienne de malade nous eurentpromptement misen rapport.

11 me raconta que, depuis plus d’un an, il était atteint d’un engorgement chronique des paupières, avec injection de l’œil et affaiblissement de la vue, sans qu’aucun traitement eût encore pu le soulager. C’est alors qu’il avait quitté le climat humide et froid de l’Angle terre pour voyager en Italie. 11 vint à Naples. Etant allé visiter, dans une de ses excursions, la grotte d’Àmmoniaque, il entendit dire que plusieurs personnes, ayant comme lui mal aux yeux, s’étaient guéries par des fumigations avec le gaz de la grotte. Il en essaya, et, au bout de peu de jours, s’en trouva très- bien.

Ainsi je constatai que la conjonctive avait à peu près repris sa teinte blanchâtre. 11 ne restait plus que quelques vaisseauxvariqueux et mobiles, s’entrecroisant à la partie externe de l’œil droit. Le gauche était mieux encore : la vision beaucoup plus forte de chaque côté. Les pupilles, quoique un peu dilatées, offraient leur contractilité normale.

Le malade en était à sa quatorzième séance. Voici comment je le vis faire ses fumigations :

Il s’inclinait le visage dans la couche d’ammoniaque, le nez et la bouche hermétiquement fermés. Au bout de sept à huit secondes, il se dressait pour respirer ; après quoi il reprenait la même attitude. Cependant ses yeux se remplirent de larmes. Cellesci commencèrent à tomber par gouttes, qui se succédèrent bientôt avec une telle abondance qu’on aurait dit de deux ruisseaux. Le clignement des paupières était devenu involontaire et très-rapide. Après plusieurs immersions dans le gaz, il se lava lesyeux avec de I’eaü bien fraîche, mit des lunettes de verre bleu garnies de taffetas noir sur les côtés et sortit de la grotte.

Pendant une demi-heure encore, ses yeux restèrent rouges et lés pupilles fortement contractées. I! y avait de la cuisson et quelques élancements. Mais peu-à-peu tous ces phénomènes se dissipèrent, excepté le larmoiement, qui d’ordinaire se prolongeait le reste de la journée.

Comment agissent de semblables fumigations? En ramenant momentanément à l’état aigu certaines ophthalmies chroniques caractérisées par l’engorgement passif de la membrane. Quand les parois des capillaires ont perdu de leur ressort élastique, vous préférez aux topiques mucilagineux et relâchants une médication stimulante* qui réveille la vitalité des tissus. Le nitrate d’argent en collyre, le poudre de calomel en insufflation, sont alors fort utiles. La vapeur d’ammoniaque devra produire les mêmes résultats, peut-être même de plusaVan-

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tageux encore, puisqu’on active de la sorte la circulation des petits vaisseaux, sans introduire dans l’œil des' substances étrangères, dont l'action est toujours difficile à graduer.

Le gardien de la grotte me dit avoir vu guérir bon nombre d’amauroses ainsi traitées. Il me raconta l’histoire d’un homme entièrement aveugle, qui avait recouvré la vision par le seul fait de ces fumigations. Je ne trouve, dans de pareilles cures, rien de bien extraordinaire. Il y a longtemps, qu’à l’exemple de Scarpa, la médecine emploie avec avantage la vapeur d’ammoniaque pour combattre certaines paralysies de la rétine et de l’iris.

Les expériences dont je venais d’être témoin me dispensèrent d’en faire d’autres sur moi-même. Quant au gardien, il n’en montre aucune. Il n’a pas même de chien; car, vu la rareté des visiteurs, l’animal lui coûterait plus à nourrir qu’il ne lui rapporterait à asphyxier. Heureusement que j’avais apporté des lapins.

J’en plaçai un au fond delà fosse. Il se mit aussitôt à courir dans tous les sens, cherchant une issue pour fuir ; puis il tomba sur le côté, se grattant vivement le nez avec ses pattes de devant. Respiration haletante, extrême anxiété. Il se relève à moitié, chancelle comme dans un état d’ivresse, retombe. Il pousse Ces cris de détresse que nous savons être l’indice d’une mort prochaine, et reste étendu, l’œil ardent, la bouche entr’ouverte, le corps agité d’un tremblement rapide et convulsif. Une minute s’est à peine écoulée qu’il est déjà mort.

J’essayai vainement de le rappeler à la vie en lui insufflant de l’air dans la poitrine. Ce moyen si puissant échoua, ainsi que tous les autres qui m'avaient réussi dans la grotte du Chien, sur des animaux exposés depuis plus longtemps à l’action du gaz. L’asphyxie de la grotte d’ Ammoniaque est donc bien plus terrible.

Ces différences tiennent à la nature même des corps gazeux, et à leur mode spécial d’activité. Tel , gaz est seulement impropre à la respiration ; tel autre exerce de plus une action délétère. Mettez un animal sous une cloche remplie d’azote, un autre sous une cloche remplied’acideçarboniqué, tous les deux seront asphyxiés, mais le premier beaucoup moins vite que le second. C’est que le gaz acide carbonique est délétère, et que l’azote nel’estpoint.

Les gaz délétères ne le sont pas tous au même degré. Ainsi, l’ammoniaque est plus dangereux que l’acide carbonique, l’hydrogène sulfuré plus dangereux que l’ammoniaque.

Je fis l’autopsie du lapin qui venaitde périr dans la grotte. Ses poumons étaient à peine engorgés; les autres organes me parurent sains. L’absence de lésion estdue à l’instantanéité de là mort. Si l’animal eût eu à lutter contre une agonie plus longue, j’aurais rencontré ces transsudations, ces épanchements qui caractérisent l’asphyxie. Le sang, devenu iacoagulable, offraitles conditions physiques les plus propres pour s’imbiber. 11 ne lui avait manqué que le temps. La preuve, c’estqu’ayantde nouveau examiné iepoumonun quart d’heure après, j’y constatai tous les signes de la pneumonie par extravasion.

On peut donc établir en principe que, dans l’asphyxie, les altérations des organes seront d’autant moins apparentes que la mort aura été plus rapide.

Au moment où je retirai le lapin de la grotte,

ses yeux étaient rouges, tuméfiés, presque sortis de l’orbite. La cornée avait perdu sa transparence ; une matière visqueuse collait les paupières et obstruait les narines. Nous n’avons point trouvé ces lésions au même degré dans la grotte du Chien, parce que l’acide carbonique n’a pas les propriétés caustiques de l’ammoniaque. J’ai dû signaler cet état particulier des yeux, qui, dans certains cas de médecine légale, pourrait peut-être servir à faire reconnaître le gaz de l’asphyxie.

Je plaçai un second lapin dans la grotte. 11 mourut aussi rapidement que le premier et avec les mêmes symptômes. J’en restai làde ces expériences qui, nem’apprenant plus rien de nouveau, auraient inutilement fait souffrir de pauvres animaux.

Cependant je fus curieux encore de voir comment se comporterait une grenouille au milieu de la couche d’ammoniaque. Elle y était à . peine, qu’elle se mit à faire des bonds avec une force et une agilité d’élan dont je ne l’aurais jamais crue capable. C’est que sa peau, mal protégée par un épiderme muqueux, étaitle siégede douloureux picotements. En une minute la grenouille mourut. La rapidité de la mort ne peut être attribuée seulement à l’action asphyxiante de l’ammoniaque sur l’appareil pulmonaire. Il est évident que le gaz, absorbé en même temps par toute la surface de la peau, circulait avec le sang, portant ses ravages dans tous les organes.

Voici maintenant la liste des animaux que le gardien a vu placer dans la grotte d’ Ammoniaque avec l’indication de la durée de l’asphyxie. En rapprochant cette liste de celle que j’ai publiée dans mon travail sur la grotte du Chien, on aura un tableau comparatif de l’activité des deux gaz.

Chien 2 minutes.

Lapin I —

Chat 3 —

Poule 2 —

Grenouille 1 —

Couleuvre 4 —

Ainsi, tous ces animaux ont été beaucoup plus rapidement asphyxiés par l’ammoniaque que par l’acide carbonique. Ils ont offert comme caractère pathologique commun la perte de coagulabilité du sang, et les troubles de la circulation capillaire qui en sont la conséquence inévitable.

J’étais tout entier à mes expériences, lorsque je m’aperçus que j’en avais fait en même temps sur moi-même sans m’en douter. En effet, je ressenti is depuis un instant dans les membres inférieurs une chaleur pénétrante, accompagnée de démangeaison et de cuisson vers la peau. Je sortis, attribuant ces sensations à la température de la grotte dont je supposais l’aire brûlante comme celle de la grotte du Chien. Cependant les mêmes phénomènes persistèrent, bien que je restasse dehors. Je remarquai de plus que la plante de mes pieds, ainsi que les autres parties recouvertes par la chaussure, n’étaient pas plus chaudes que de coutume. Ce que j’avais éprouvé ne provenait donc pas du calorique du sol.

Mon thermomètre marquait 25° centig. à l’om bre. Je le place dans la grotte en différents endroits: le mercure ne monte pas seulement d’une fraction de degré. Je touche lesol avec la main: il estfroid.

Nul doute que je n’eusse attribué à un phéno-

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