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se développe dans l’utérus aussitôt la fécondation. (V. Ovologie.)

CAFÉINE ( chim s. f. On a donné ce nom à une substance blanche, soyeuse, qui cristallise en aiguilles, volatile, soluble dans l’alcool et dans l’eau; neutre, mais pouvant se dissoudre dans les acides; elle cristallise facilement. Cette substance, qui s’extrait du café torréfié, a été découverte en 1821, par Pelletier, Robiquet et Oudry; on l’a trouvée aussi dans le thé. (Y. Café.)

caïuot ( physiol . ), s. m. Masse formée par la fibrine et les globules du sang, lorsque le sang se refroidit et cesse de vivre; les caillots jouent un grand rôle dans l’oblitération des vaisseaux après des blessures de ces organes (V. Hémorrhagie, Sang et Vaisseaux (Plaies des).

cainça ou cahinça (mat. mêd.), s. m. Racine du chiococca anguifuga , famille des rubiacées, J., pentendrie monogynie, L., arbrisseau qui croît aux Antilles, dans l’Amérique Méridionale, et surtout au Brésil, 'où son usage médical est trèsrépandu.

La racine de cahinça est rameuse, composée de radicules grosses comme le doigt, et le plus souvent contournées ; l’écorce est grisâtre et le corps ligneux blanc. Cette écorce est très-amère et paraît contenir le principe actif en plus grande quantité que le bois. Ce principe, extrait par MM. Pelletier et Caventou , est cristallisable , amer et sature les alcalis: on 1 a nommé acide caincique. Brandes a aussi obtenu un alcaloïde qu’il regarde comme analogue à l’émétine.

Le caïnça est purgatif et vomitif, il augmente la transpiration cutanée, et souvent la sécrétion urinaire. Les selles qu’il procure ne sont pas accompagnées d’irritation comme cela a lieu avec les drastiques. Son usage n’est guère répandu chez nous que depuis un certain nombre d’années; on l’a employé plus particulièrement dans les hydropisies, où il a fournide bons résultats, probablement a cause de sa propriété purgative.

On le donne en poudre à la dose de 2 à 4 grammes ou à la même dose en électuaire deux fois par jour; en décoction, écorce de cahinça de 8 à 10 gr. pour 250 gr. d’eau à prendre en deux fois; on en fait aussi un vin et un sirop.

Au Brésil, on regarde l’application de cette racine sur les morsures des serpents venimeux comme souveraine; cette vertu est au moins douteuse.

cajspïîs1 (Huilede) [mat. méd.), s. f. C’est une huile fournie par la distillation des feuilleset des rameaux d’un arbre des Moluques, 1 emelaleuca cajepuli. Cette huile a une odeur pénétrante, elle est soluble dans 1 acool et l’éther ; sa couleur, qui est ordinairement verte, est produite par du cuivre qui s y trouve mélangé pendant la fabrication : on 1 en sépare facilement par la rectification. L’huile de cajeput, qui est usitée dans la médecine des Indiens, aété employée pendant le choléra, soit à l’exeneur en frictions, mêlée avec des corps gras, soit a I intérieur comme stimulant, à la dose de quelques gouttes sur du sucre, dans une potion, ou da ns la tisane chaude. On la dit aussi très-efficace, soit seule, soit associée au quinquina, dans les fièvres intermittentes J. B.

cai amine (chim,.), s. m. Nom donné à un produit naturel, formé de carbonate de zinc, ou d’oxyde de zinc silicaté. (Y. Zinc.)

caeamus scksptoriùs (anat.), nom latin donné à une des parties du cerveau, à cause de sa ressemblance avec le bec d’une plume à écrire. (V. Cerveau.)

CAIjCANÉO-ASTRAG AIiïxNIy K ( anat .), s. f. On désigne ainsi l’articulation de la face supérieure du calcanéum avec la face inférieure de l’astragale. (V. Pied.)

CAX.CANÉO CUBCIDIENNE (anat.), S. f. C’est l’articulation de la face antérieure du calcanéum avec la face postérieure du cuboïde. L’articulation calcanéo-scaphoïdienne est celle qui unit le calcanéum avec le scaphoïde. (V. Pied.)

caecïum (chim.), s. m. Nom donné au métal qui est le radical de la chaux. (V. ce mot.)

cai-eeux (Corps) (anat.), s. m. On donne ce nom, ou celui de mésolobe , de grande commissure cérébrale , à une large bande de substance médullaire qui réunit les deux hémisphères du cerveau. (V. ce mot. — Calleux, en chirurgie, se dit des ulcères qui présentent des callosités. (V. ce mot.)

'camphre. L’extension que la médication au moyen du camphre a prise depuis un certain temps dans le public nous engage à revenir ici sur le mot Camphre , pour ajouter quelques détails à ceux qui ont été donnés à l’article spécial consacré à cette substance (V. 1. 1, p. 278) par notre savant collaborateur M. Vée.

Les gens du monde qui, généralement, ne savent de la médecine que ce que leur en apprennent les réclames des journaux et. les affiches des charlatans, les gens du monde s’imaginent que le camphre est un médicament en quelque sorte tout nouveau, ou du moins dont les propriétés nous ont été révélées seulement depuis quelques années. C’est là une grande erreur. Dans l’excellent résumé de matière médicale de MM. Milne- Edwards et Yavasseur (édit, de 1828), on lit à propos du camphre : « Ce médicament est employé à l’extérieur, et souvent avec succès, dans les affections nerveuses, spasmodiques, telles que les névralgies, les spasmes de la vessie et de l’œsophage, la danse de St-Guy, etc. On l’a souvent administré dans la fièvre typhoïde, pour combattre les symptômes nerveux et surtout le délire, les soubresauts des tendons, etc. A l’extérieur, on s’en sert avec beaucoup d’avantage dans les douleurs rhumatismales, la goutte, les névralgies, etc. C’est un des médicaments les plus employés. ( Manuel de mat. méd., p. 364, 2e édit., 1828). » Dans un très-bon article sur le camphre, inséré dans le Dictionnaire de médecine en 30 volumes et qui a paru en 1834,

M. Guersant passe en revue la liste très-nombreuse des maladies contre lesquelles on a essayé le camphre, et celles dans lesquelles il est journellement administré. On en trouve encore un résumé bien fait dans le Dictionnaire des dictionnaires de médecine de M. Fabre (t. II, p. 254), publié en 1840.

Ainsi le camphre a été employé avec succès,

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