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CEP

Carbonate de chaux grammes. 0,30840

Carbonate de magnésie

Silice

Carbonate de fer

— de manganèse

— de strontiane

Fluate de chaux

Phosphate de chaux

— d’alumine avec excès de base.

Les proportions indiquées ci-dessus ne sont pas les mêmes pour toutes les sources; on a trouvé le carbonatp de lithérie, un milligramme dans la source du Mouhé.

Les eaux de Carlsbad sont stimulantes et légèrement purgatives; elles produisent des selles assez liquides, mais sans coliques; il est très-rare qu’elles déterminent des napsées, si ce n’est chez les personnes délicates ou qui sont prédisposées à une irritation de l’estomac. Elles provoquent d’une manière très- marquée les sécrétions urinaires et cutanées ; mais elles accélèrent le pouls, causent souvent des palpitations et des congestions cérébrales. Pendant la durée du traitement, les malades se trouvent lourds; ils éprouvent delà douleur et de la pression dans l’abdomen, qui se gonfle si les évacuations alvines n’ontpas lieu. La purgation n’est pas un effet nécessaire ni indispensablement utile pour la réussite du traitement, et, bien qu’on la favorise quelquefois par l’usage du sulfate de soude ajouté aux eaux, souvent la crise a lieu par les urines qui coulent en abondance, d’autres fois par les sueurs, quelquefois même par ces divers moyens combinés. La pléthore est le phénomène qui se manifeste le plus ordinairement par l’action des eaux ; quelquefois il faut avoir recours à la saignée et suspendre l’usage des eaux.

Les eaux de Carlsbad sont prescrites dans diverses affections du bas-ventre, dans les embarras muqueux des voies digestives, les flatuosités, la constipation, les obstructions du foie, de la rate, du mésentère, de l’épiploon, dans les affections biliaires, l’hypocondrie, les hémorroïdes sèches ou fluentes; dans les dartres, les scrofules, les vers, la leucorrhée, les pâles couleurs , les vices de la menstruation, la stérilité, les affections ca culeuses. Elles sont contre-indiquées toutes les fois qu’il existe des symptômes de congestion, de la fièvre, de l’éréthisme; elles sont d’un effet fâcheux dans la phthisie pulmonaire, la syphilis, le cancer, le squirrhe, les hydropisies, le scorbut et les affections du cœur ou des gros vaisseaux.

Les eaux sont prises en boisson et en bains ; en boisson elles sont ingérées à une température si élevée qu’il faut les porter par petites portions à la bouche pour pouvoir les avaler. Ces eaux doivent être administrées à petites doses, et lorsqu’elles ne purgent pas, on est dans l’usage de déterminer cet effet par deux gros de sulfate de soude ajoutés au premier verre d’eau. L’énergie de ces eaux est si grande que l’on commence d’abord par les moins fortes et que l’on augmente ensuite et de quantité et d’énergie , en prenant l’eau des sources dont la température est la plus élevée ; ce sont celles dont les eaux sont les plus actives.

Les bains se prennent au Sprudel et au Muhlenbad, ainsi que dans les maisons particulières, où l’on reçoit l’eau des sources par des conduits souterrains. Quoique l’eau de Carlsbad ne se transporte pas facilement dans des bouteilles où elle Se décom-

pose assez promptement par l’altération d’une partie du sulfate de soude, qui laisse se dégager une notable quantité d’acide sulfhydrique , cependant on expédie dans des cruchons de l’eau du Sprudel , qui est celle qui s’altère le moins. Les sels de Carlsbad extraits des eaux sont employés comme purgatif.

J.-P. Beaüde.

cakps ( anat .), s. m. C’est la partie que l’on nomme vulgairement le poignet. (Y. Main.)

cabpiesj [anat.), adj. qui appartient au carpe.

CASSAVE [hyg.), s. f. (V. Manioc.)

CATBÉB.ÉTIOUZ ( Ihérap .), adj. et s. Ondonne ce nom à des caustiques faibles, employés en petite quantité pour détruire des chairs fongueuses. (Y. Caustique. )

cauchemar ( physiol. ), s. m. On donne ce nom à un sentiment d’oppression qui se manifeste pendant le sommeil, et qui est ordinairement accompagné de rêves pénibles; le cauchemar se produit souvent par l’effet d’une mauvaise digestion, d’un embarras dans la circulation; il coïncide souvent avec une affection du système circulatoire ; ce phénomène, que l’on n’a pas encore expliqué d’une manière satisfaisante, est déterminé, à n’en pas douter, par une congestion cérébrale momentanée souvent déterminée par la gêne des organes circulatoires. (V. Sommeil.) «L B.

csêia^ue [anat.). (V. Cœliaque.)

CEEÏ.UE.SUX [anat.) , adj. ( cellulosus ), qui abonde en cellules. On avait donné le nom de substance celluleuse, ou tissu celluleux des os, aux parties dans lesquelles ces organes présentent dans leur texture un nombre considérable de petites loges ou cellules. (V. Os.)

cÉPHAï.ai£«ATCME ( path .), s. m. du grec ( képhalê , tête, et aimatemata , tumeur formée par le sang). C’est un auteur allemand, Zeller, quia donné ce nom, généralement adopté aujourd’hui, aux tumeurs sanguines qui se rencontrent assez souvent sur le crâne des nouveau-nés. Cette affection, déjà connue des anciens accoucheurs, n’a été bien étudiée que dans ces derniers temps, par MM. Zeller, Michaelis et Burchard, en Allemagne; Paletta, en Italie; Valleix et P. Dubois, en France.

La cause des céphalæmatomesest assez obscure; on serait assez naturellement porté à l’attribuer à des pressions violentes éprouvées par la tête du fœtus pendant le travail de l’accouchement. Mais il a été constaté que cette affection pouvait exister chez des enfants venus très-facilement au monde, et même avant la naissance. 11 y a donc là matière à beaucoup de recherches.

Ces tumeurs siègent habituellement sur l’un ou l’autre pariétal, et plutôt à droite qu’à gauche. On peut les rencontrer sous le cuir chevelu, sous l’aponévrose crânienne, entre le péricrâne et l’os, et enfin en dedans delà boîte osseuse du crâne, entre celle-ci et la dure-mère. Ces tumeurs sont constituées par une collection sanguine, qui, suivant l’époque plus ou moins reculée à laquelle remonte la maladie, peut s’offrir sous trois états; encore liquide, déjà coagulée, et enfin ramenée à une masse ferme, fibro-gélatineuse, ou même cartilagineuse.

Le céphalæmatome extra- crânien se montre sous l’apparence d’une tumeur de volume très- variable, quelquefois aussi petite qu’une noi-

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