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sette, couvrant dans d’autres cas tout un pariétal. Cette tumeur apparaît ordinairement quelques jours après la naissance; toutefoison avu desfœtus venir au monde avec cet épanchement, bien que l’accouchement eût eu lieu avec la plus grande facilité ; enfin on a constaté leur existence chez des enfants encore contenus dans le sein de leur mère. Le volume de la tumeur augmente pendant quelques jours plus en hauteur qu’en largeur, présente à sa circonférence un bourrelet très-résistant et de la fluctation au centre. Au bout de deux ou trois semaines, la tumeur commence à décroître sans présenter jamais dans son cours la moindre trace d’inflammation ni de suppuration; dans le cas où la marche de la maladie a été abandonnée à ellemême, la guérison a été généralement accomplie entre la septième et la neuvième semaine.
Ces tumeurs doivent être examinées avec beaucoup de soin, afin qu’on ne les confonde pas avec une hernie du cerveau; on évitera cette erreur, si l’on fait attention que les céphalæmatomes ne se montrent jamais au niveau des sutures par lesquelles se font le plus souvent les encéphalocèles , et d'ailleurs, dans ces dernières, on peut, par un toucher attentif, constater la perforation du crâne, tandis que dans les collections sanguines dont nous parlons, en déprimant le centre on finit par rencontrer l’os. Les loupes, les tumeurs érectiles ne présentent pas de fluctuation, et ne sont pas entourées d’un bourrelet résistant. Les fongus de la dure-mère, outre qu’ils sont excessivement rares dans l’enfance, offrent une perforation du crâne qui n’existe pas ici. Quant aux abcès, nous avons dit que le céphalæmatbme ne présentait jamais de phénomènes inflammatoires, et d’ailleurs les abcès ne sont pas entourés d’un rebord dur.
Les céphalæmatomes intra-crâniens ne faisant pas tumeur à l’extérieur, et ne donnant lieu qu’à des accidents de compression, ne peuvent être reconnus d’une manière certaine pendant la vie,
Le pronostic de cette affection n’est pas trèsgrave. On cite cependant quelques exemples d’enfants qui ont succombé , mais pendant les premiers instants de la vie extra-utérine; au moment de la naissance, la vie des enfants est si précaire, qu’il est bien difficile de faire la part que la tumeur a pu prendre dans la mort des enfants dont on parle.
Traitement. — Quand la tumeur est peu considérable, on se borne à l’application de compresses trempées dans une décoction vineuse chaude de substances aromatiques. Si la tumeur est volumineuse, l’épanchement considérable, il vaut mieux avoir recours à l’incision; le recollement se fait d’ordinaire avec facilité. Si, dans l’opération, une artériole était ouverte , il faudrait la lier ou la tordre. J.-P. Beaüde.
CÉphaeotrïbe ( accouch .), s. m. (du grec képhalê, tête, et tribo, je broie). On adonné ce nom à un instrument destiné à broyer la tête du fœtus afin d’en réduire le volume, dans certains cas d’accouchement où l’enfant ayant déjà succombé dans le sein de la mère, par l’effet de l’étroitesse du diamètre du bassin, il importe de terminer l’accouchement pour assurer les jours de la mère ; cet instrument a été inventé par M. Baudelocque neveu. J. B.
CÉE.ÉBRO-SPIWAS. {anat.) , adj. On a donné le nom d’axe cérébro-spinal à la réunion des deux principaux centres nerveux, le cerveau et la moelle épinière. C’est de ces deux centres que partent seulement les nerfs du sentiment et du mouvement. 11 existe un troisième ordre de nerfs qui appartient à la vie de nutrition ; c’est le grand sympathique. (V. ce mot.)
cÉïsbjè ( chim .), s. f, C’est un des principes qui constitue le blanc de baleine. (V. Adipocire .)
OBBHOVOBUiaS {bot.). V. Ansérine ( Supplément) et Vulvaire.
CHBVZX.I.E nw PIES (anat.), s. f. (E, Malléole.)
chlorhydrate ( chim .), s. m. Nom donné aux sels composés d’acide chlorhydrique et d’une base); ce mot est synonyme d’hydrochlorate et de muriate. (Y. Hydrochlorate.)
eai.OKH'srBBiç'ïïs (chim.), s. m. C’est le nom nouveau de l’acide hydrochlorique. (V. ce mot.)
CBXOROFORttZE (chim.), s. m. C’est un corps liquide éthéré, produit par la réaction du chlore sur l’acide formique. C’est d - là que lui vient son nom. 11 fut découvert en 1831, par Soubeiran. Liébig s’en occupa en 1832, et Dumas en détermina la composition en 1835. Il fut pendant longtemps, comme ces corps nombreux que l’on obtient en chimie avec les substances organiques, un simple objet de curiosité scientifique; cependant un médecin, M. Guillot, l’avait essayé à petites doses administré à l’intérieur, dans l’asthme, et avait obtenu des résultats satisfaisants.
Ce corps est liquide, incolore, très-volatil, d’une odeur assez agréable, d’une saveur sucrée et brûlante, très-peu soluble dans l’eau, non inflammable, d’une pesanteur plus considérable que l’eau, puisque sa densité est de 1,480, celle de l’eau distillée étant de 1,000. Sa préparation paraît assez difficile et l’on n’en obtient que de petites quantités; ce n’est plus par l’intermédiaire de l’acide formique qu’on le prépare. Soubeiran l’obtenait en distillant, à feu doux, 10 parties de chlorure de chaux délayées dans 60 d’eau et mêlées avec 2 parties d’alcool à 850 degrés; il se produit ordinairement dans la cornue vers la température de 90 degrés une réaction et un boursouflement qui nuit à l’opération : il faut alors retirer le feu et laisser marcher la distillation. Il passe dans le récipient des portions d’alcool qui sont mêlées au chloroforme produit : dans ce cas il faut rectifier, et l’on peut employer l’eau qui dissout l’alcool ; on sature l’excès de chlore par le carbonate de soude en solution, on ajoute du chlore de calcium après la décantation, et l’on rectifie de nouveau.
Flourens, le premier, expérimenta le chloroforme sur des animaux, afin de déterminer le sommeil avec absence de sensibilité, connu sous le nom d’éthérisme ou d’anesthésie ; il obtint u n succès complet, et il fit part de ses résultats à l’Académie des sciences, dans la séance du 8 mars 1847. Plus tard M. Simpson expérimenta ce moyen sur des malades, et il remarqua que le chloroforme agissait plus rapidement que l’éther, et qu’il ne présentait que peu des inconvénients de ce dernier moyen. 11
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fit plusieurs opérations avec succès ; ses résultats furent pleinement confirmés par les expériences que l’on fit en France vers la fin de 1847. Aujourd’hui c’est un moyen complètement substitué à l’éther. Nous ne décrirons pas ici ses effets, et nous renverrons cette partie au mot Éthérisation. Suppl. J. B.
chioeofhtIiE ( chim .), s. f. C’est le nom donné à la matière verte des végétaux qui est formée de deux substances, l’une jaune et l’autre bleue; c’est elle qui colore l’emplâtre de ciguë et l’onguent populéum; elle paraît sans action sur l’économie et n’est point employée isolément en médecine.
chlorotique ( méd .), adj. et s., qui a rapport à la- chlorose, se dit des individus affectés de cette maladie. (Y. Chlorose.)
cholérine (méd.), s. f. On a donné ce nom pendant l’épidémie du choléra, en 1832, à Paris, à une variété de la grippe accompagnée de quelquesuns des symptômes du choléra. (Y. ce mot.)
cholérique (méd), adj. et s., se dit des choses qui ont rapport au choléra; on désigne aussi par ce mot la personne affectée de cette maladie.
CHONDRUE (méd), s. f. On a donné ce nom à l’inflammation des cartilages ; quelques médecins n’en admettent point l’existence. (V. Cartilages.)
chronicité (path), s. f. C’est l’état des maladies chroniques. (V. Chronique.)
chronique (path), adj. (du grec chronos, temps); se dit des maladies dont la marche est lente ; l’état chronique est l’opposé du type aigu. (V. Maladie.)
CIGARES MIEÎMCAMENTBUX ( phdrm . et thérap). C’est là un mode d’administration de certaines substances, trop en rapport avec les goûts du jour pour qu’il ne réussisse pas. Ajoutez d’ailleurs que ce même mode d’administration offre réellement des avantages lorsqu’il s’agit de faire pénétrer diverses vapeurs médicamenteuses dans Ja gorge, le larynx et les voies aériennes.
C’est du reste une innovation pharmaceutique empruntée aux Orientaux, On fait des cigares de belladone , de jusquiame, etc. , très-utiles dans l’asthme et les toux nerveuses. On peut’ aussi faire des cigarettes avec quelques substances minérales, dont la solution imbibe du papier ou des feuilles de tabac privés de nicotine. On a conseillé aussi des cigarettes arsénicales, 5 centigr. par cigarette: on en aspire quelques gorgées seulement qu’on fait pénétrer dans les voies aériennes. On dit ce moyen très-utile dans l’asthme. M. Bernard a aussi imaginé des cigarettes mercurielles , qui contiennent 4 centigr. de deuto-chlorure de mercure et qu’il emploie dans les ulcérations de la gorge et du larynx.
Enfin il y a les fameuses cigarettes de camphre de M. Raspail, qui ont au moins cet avantage, que si elles ne font pas de bien, elles ne peuvent assurément pas faire de mal : à part quelques cas de névroses des voies aériennes dans lesquelles le camphre peut avoir une action sédative réelle, nous ne pouvons voir là qu’une exploitation de la crédulité publique. E. B.
cimetière ( hyg .), s. m. (V Inhumation.)
cinchonine (mat. méd), s. f. C’est un des principes actifs du quinquina. (V. ce mot.)
citrate (chim), s. m. On désigne ainsi des sels formés par l’acide citrique et une base ; les citrates jusqu’à ce jour avaient été inusités en médecine, lorsque, il y a peu de temps, on proposa de faire usage du citrate de magnésie comme purgatif : ce sel se prépare avec le sous-carbonate de magnésie hydraté et l’acide citrique; il doit y avoir excès d’acide? afin de rendre le citrate soluble, et de lui donner cette saveur acide qui ne laisse au médicament que le goût et l’aspect d’une limonade, lorsque l’on y a ajouté une quantité suffisante de sucre et qu’on l’a aromatisé avec l’essence ou l’écorce de citron : 40 gram. de citrate de magnésie dans 500 à 750 gr. d’eau sont un purgatif aussi actif qu’une bouteille d’eau de Sedlitz à 32 gram. Chez quelques personnes même ils produisent une purgation plus marquée. Il est important que ce médicament ne soit pas anciennement préparé, car alors il contracte un goût assez désagréable produit par la réaction de l'huile essentielle et du sucre sur le citrate de magnésie. C’est à M. Rogé, pharmacien à Annecy-le-Château (Aisne) , que l’on doit l’invention de ce médicament, qui est le purgatif le plus agréable dont on puisse faire usage.
Le citrate de magnésie peut s’obtenir encore par différents procédés : 1° en saturant l’acide citrique par de la magnésie calcinée; 2° en saturant l’acide citrique par de la magnésie en gelée ; 3° par double décomposition du sulfate de magnésie et d’un citrate.
Le citrate neutre est blanc, amorphe, inodore, insipide, insoluble dans l’eau, soluble à l’aided’un excès d’acide. J. B.
claviculaire (anat) , adj ■ , se dit des choses qui ont rapport à la clavicule.
clinique (path. génér.), adj. et s. f. (du grec cliné, lit). On donne le nom de clinique aux leçons sur l’art de guérir, faites au lit des malades ; on dit une leçon clinique, ou simplement la clinique. Les cliniques peuvent être spéciales ; ainsi on dit clinique de chirurgie, d’accouchement ; de maladies de la peau , de maladies des enfants, etc.
clxnoide (anat.), adj. (du grec cliné, lit; éïdos, forme, qui a la forme d’un lit). On donne ce nom à quatre apophyses que l’on observe sur la face supérieure du corps du sphénoïde, parce qu’elles laissent entre elles un espace quadrilatère, analogue à un lit. (V. Sphénoïde .)
CLITORIDIEN (anat), adj., qui a rapport au clitoris. Il existe une artère clitoridienne qui vient de la branche supérieure de l’artère honteuse interne, et un nerf clitoridien qui est un rameau du nerf honteux.
clitorïsme (physiol), s.m. Quelques médecins désignent ainsi l’abus que certaines femmes font du clitoris, lorsque cet organe a un développement considérable.
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