COM
cloche ( path .), s. f. Dans le langage populaire on donne ce nom aune ampoule. (Y. ce mot.)
cobalt ( chim .), s.m. [coballum). C’est un métal blanc rosé, grenu à l’état natif, oxydable, difficile à fondre et qui souvent se trouve mélangé avec l’arsenic. Le cobalt a été découvert en 1733, par Bandt, ou plutôt c’est lui qui a fixé l’attention sur ce corps qui était connu depuis le xve siècle. Le cobalt, quiest^ans usage en médecine, est très-usité dans les arts; c’est avec son oxide que l’on obtient ces beaux émaux bleu d’azur, que l’on observe sur la faïence et la porcelaine; il colore également le verre en bleu foncé; en peinture il forme le bleu de cobalt, fort employé avant la découverte de l’outremer artificiel. La poudre aux mouches est une mine de cobalt fortement arsénicale. (V. Arsenic .) J. B.
cochenille [mat. méd.),s, f. (coccus). C’est un insecte hémiptère, qui produit la belle couleur rouge employée dans la teinture. (V . Insecte.)
codéine (i mat.méd •) s. f. On a donné ce nom à un des principes actifs de l’opium. (V. ce mot.)
^col (anat.), s.m. (Y. Cou.) On donne le nom de col du fémur, col de Y humérus, à des parties rétrécies de ces os qui sont au-dessous de l'extrémité articulaire supérieure, ou tête de ces os. (V. ces mots.) Plusieurs autres os ont aussi des parties rétrécies qui ont reçu le nom de col. — On nomme col de la matrice l’extrémité inférieure de cet organe qui fait saillie dans le vagin ; l’ouverture du col forme le museau de tanche. (V. Utérus.)
cglchîcibïe (chim,), s. f. On a donné ce nom à un alcaloïde découvert par Geiger et Hesse dans les bulbes du colchique, et que Ton croit être la substance active de cette plante si énergique. (V. Colchique.)
colcotha a (chim.), s. m. On donnait autrefois ce nom au peroxide de fer, produit par la décomposition du sulfate de fer par le feu : il est tonique et astringent; mais aujourd’hui on lui préfère d’autres préparations de fer. (V. ce mot.)
* COLIQUE DE FLOEIB, — COLIQUE DES PEIN- TRES. — Colique métallique. — Colique de Poitou. — Colique de Madrid. — Colique de Devonshire. Ori désigne sous ces noms la même affection qui a été indiquée au mot Colique et au mot Cérusiers (maladies des). Sous les trois dernières dénominations et sous celle de colique végétale, Segond voit une névralgie du nerf grand sympathique; il a publié un excellent Mémoire en 1836 sur cette affection, qu’il avait observée à Cayenne.
t Colique néphrétique. — On désigne . ainsi une douleur vive qui a son siège dans les reins, et qui est produite soit par l’inflammation de cet organe, soit le plus souvent par la présence d’un calcul, quelquefois par une cause rhumatismale. V. Reins (Maladies des). J. B-
coliques (Artères) (anat.), adj. Nom donné à des artères qui sont au nombre de six : trois viennent de l'artère mésentérique supérieure, et trois de l’artère mésentérique inférieure; elles
se rendent toutes à l’intestin colon. — Les veines coliques correspondent aux artères de ce nom, et elles se déchargent*dans les veines grandes et petites mésaraïques. — On donne aussi le nom de lobe colique du foie, au grand lobe de cet organe qui se trouve en rapport avec le colon.
colliquatif, ive ( path .), adj. On dit une diarrhée ou une sueur colliquative pour indiquer l’abondance des liquides rejetés dans ces affections lorsqu’elles ont une grande intensité.
collutoire (pharm.), s. m. Médicament destiné à agir sur les gencives et dans l’intérieur de la bouche ; il diffère du gargarisme en ce que ce dernier doit principalement agir sur la gorge. (V. Gargarisme.)
compresseur ( chir .), s. m. On a donné ce nom à un instrument destiné, soit à comprimer un membre pour en engourdir la sensibilité au moment de pratiquer une opération, soit à comprimer une artère pour suspendre le cours du sang et prévenir l’hémorrhagie. (V. Tourniquet.)
compression (p hysiol. et chim.), s. f. (compressa). On. donne ce nom à l’action qu’exerce une force à la surface du corps ou d’une de ses parties. La compression la plus forte qui soit exercée sur les corps, mais qui est inaperçue parce qu’elle est habituelle et uniforme, est celle de l’air atmosphérique. On a évalué à plusieurs milliers de kilogrammes la pression totale qui se fait à la surface du corps; cette pression peut même encore être considérablement augmentée sans que l’on en soit incommodé. On constate ce fait dans les mines profondes où le baromètre, en raison de la compressibilité de l’air, s’élève à une hauteur beaucoup plus considérable qu’à la surface de la terre. Dans ces derniers temps, on a fait des expériences qui prouvent que le corps peut supporter des pressions atmosphériques trois, quatre et cinq fois plus considérables que dans les circonstances ordinaires, sans que les fonctions en soient gênées: ainsi , au moyen d’une pompe à air mise en mouvement par une machine à vapeur, on a comprimé de l’air jusqu’à quatre et cinq atmosphères, dans des cloches métalliques et résistantes, dans lesquelles on enfermait un individu dans un but de traitement; sous l’influence de cette pression, la respiration devenait plus facile, l’audition était plus claire. C’est surtout comme moyen thérapeutique dans les affections de poitrine et dans celles de l’oreille, que ce moyen , qui je crois est presque abandonné aujourd’hui, avait été employé.
Il n’en n’est pas de même lorsque la pression diminue par le fait de la raréfaction de l’air. L’on connaît les symptômes que l’on éprouve lorsque l’on a gravi une montagne élevée ; gêne dans la respiration, lassitude, accablement, sueur, vertige, nausées, congestion cérébrale et pulmonaire, tels sont les phénomènes observés.
Lorsque sur une place déterminée de la surface du corps, on diminue la pression de l’air par le fait de la ventouse, on observe un boursouflement de la peau , et un afflux des liquides, qui ont fait de cette