COR
opération un moyen thérapeutique fort énergique, surtout lorsqu’il est appliqué sur une portion notable du corps , telle qu’un membre. ( V. Ventouse.)
La compression exercée au moyen d’ùn bandage est un moyen employé avec succès dans plusieurs affections chirurgicales. Dans les cas de varices, d’œdème, de faiblesse musculaire, d’un membre ou d’une articulation, un bandage roulé pratiqué au moyen d’une bande ou par un bas lacé, est un moyen très-efficace ; on emploie aussi la compression pour favoriser la guérison de certains ulcères, et pour maintenir d’anciennes cicatrices. La compression s’emploie aussi pour maintenir les parois abdominales relâchées, pour contenir les hernies; appliquée sur les artères, elle modère ou retient lecours du sang : enfin c’est un des moyens ' dont la chirurgie use le plus fréquemment et avec le plus de succès.
La compression modérée a pour effet d’augmenter le ressort et la force tonique des parties, d’y causer une excitation salutaire, d’y favoriser la ! circulation des liquides et principalement du sang veineux et artériel, d’augmenter la vitalité de la* peau. Elle est contre-indiquée toutes les fois qu’il y a des symptômes d’inflammation aiguë : dans ces cas elle est douloureuse, insupportable et peut produire l’étranglement et la gangrène ; trop forte et continuée trop longtemps, même dans les cas où elle est le plus indiquée, elle peut déterminer l’atrophie. J. -P. Beaude.
con cobeitant ( path 0, adj. (du latin concomitans, qui accompagne); se dit des symptômes et des signes qui accompagnent les phénomènes essentiels d’une maladie, mais qui ne caractérisent point l’affection et qui ne sont qu’ accessoires.
concrétion (path.), s. f. (concretio) se dit de la formation de tout corps solide et inorganique qui a lieu dans l’épaisseur des tissus ou dans la cavité des organes; les calculs et quelques tubercules sont des concrétions. On ditcependant des concrétions osseuses, quoique ces dernières soient organisées. J. B.
condït (pharm.) , s. m. (conditus). On donne ce nom en pharmacie (à toutes les substances végétales recouvertes de sucre cristallisé. Les condits sont plutôt servis sur les tables qu’administrés comme médicament ; quelques pâtes pectorales ont été ainsi préparées : elles n’en sont que d’un usage plus agréable. J. B.
condvloxbzen ( anat .), adj. Nom donné à
quatre trous de l’os occipital, à cause de leur voi-
sinage des condyles de cet os; ils donnent passage à des artères qui se rendent au cerveau. (Y. Occipital.)
CONGÉNÈRE (anat.), adj. On donne, en anatomie, le nom de muscles congénères, à ceux qui concourent à produire le même effet, par opposition aux muscles qui agissent en sens contraire, et qui sont nommés antagonistes.
conïcine (mat. méd.), s. f. On désigne ainsi et sous lesnomsde conine, conéine et cicutine, un alcaloïde trouvé dans les racines, les feuilles et les
semences de la grande ciguë ( coniummaculatum). Cette substance est liquide, elle a l’aspect huileux, et est plus légère quel’eau, dans laquelle elle se dissout en partie; elle est soluble dans l’alcool, l’éther et les huiles volatiles. Sa saveur est âcre, chaude, brûlante ; son odeur est celle de la souris ; elle est volatile et incristallisable : combinée aux acides elle forme des sels, dont quelques-uns ont une apparence dé cristallisation. Cette substance est trèsvénéneuse, et elle constitue sans doute le principe toxique de la ciguë. Elle est sans emploi en médecine; on lui préfère l’extrait hydro-alcoolique de ciguë. (V. ce mot.) J. B.
CONNivent (anat.), adj. (connivens, de connivere, qui signifie clignoter, fermer à demi). On donne le nom de calcules connicentes à des replis qui s’observent dans les intestins depuis le pylore jusqu’à leur extrémité,et qui ont pour fonction de ralentir le cours des aliments et de favoriser l’absorption du chyme. (V. Intestin.) J. B.
conserves (■ thércvp .) , s. f. pl. (Y. Lunettes.)
CONSOMMÉ ( hyg .), s. m. (V. Bouillon.)
constitution ( physiol .) V. Tempérament.
constitutionnel (path.), adj., qui tient àla constitution. On donne ce nom à des maladies qui ont fini par devenir inhérentes à la constitution et qui affectent tous les organes : constitutionnel sous ce rapport est synonyme de diathèse; ‘cependant on dit une syphilis constitutionnelle et une diathèse cancéreuse. (F. Diathèse.) J. B.
contentif (chir.), adj. Se dit d’un bandage ou d’un appareil destiné à maintenir des parties divisées , telles que les bords d’une plaie, une fracture, une luxation.
contre.inbication (thérap.), s.f. Circonstance qui empêche de faire ce que semblerait indiquer la nature de la maladie.
convolvulacées (bot.), s. f. pl. Nom donné à une famille de plantes dicotylédonées, mono-pétales, à étamines hypogynes, dont fait partie le liseron ( concolvulus ), qui lui a donné son nom. Nous ne donnerons pas ici les caractères de ce, le famille qui fournit plusieurs espèces à la médecine et entre autres le jalap (concolvulus jalappa). J. B.
cokaco.claviculaire (anat.), adj. C’est le nom d’un ligament qui unit l’apophyse coracoïde de l’omoplate avec la clavicule (V. ce mot.)
©oracosdien (anat.), adj. C’est un ligament qui convertit en trous l’échancrure de l’omoplate. (V. ce mot.)
cob.de ( anat et path.), s. f. (funis, funiculus ) On nomme cordes vocales ou de Ferrin, les deux ligaments inférieurs de la glotte que l’on croit jouer un rôle important dans la production des sons. (V . Larynx- — La corde du tympan, est un filet du nerf vidien qui pénètre dans la caisse du tympan, par une ouverture nommée fissure de Glasser. — Les cordes sonores sont des petits conduits membraneux contenus dans les canaux demi-circulaires