LIG
lierre ( lot. et mat. méd. ) s. m. hedera hélix. penlandriemonogynie Linn. section des caprifoliacées Juss. famille des hédéracées Rich. C’est un arbuste sarmenteux grimpant, qui croît sur les troncs d’arbres et sur les murs et les vieux édifices : il s’y attache au moyen d’espèces de crampons qui naissent de la tige et de ses ramifications. Ses fruits étaient» autrefois employés comme purgatifs, mais; leur usage a été abandonné, quoique leurs propriétés fussent réellement assez actives. Il découle du tronc des vieux- lierres une gomme résine que l’on administrait comme stimulant et emménagogue, son usage a également été abandonné. Quant aux feuilles, elles servent journellement au pansement des cautères et elles sont, en effet, préférables aux papiers, et aux taffetas dont l’industrie des pharmaciens a doté: la science- depuis quelques. années. J. B.
liekre TERii. stre (bot., mat. méd.),glechoma hederacea des botanistes, Rondotte , Herbe de St- Jean du vulgaire, rangé dans la didynamie gy.nrmospermie par Linné ; il fait partie, dans la classification naturelle de Jussieu, de la. famille des Labiées. Sa tige en partie rampante se redresse vers son, extrémité, ses feuilles, cordiformes, sont opposées et pétiolées. Ses fleurs sont d’un bleu violacé, quelquefois rosées. Le calice est divisé en cinq dents très-effilées : la corolle est tubuleuse et a deux lèvres, la supérieure courte et bifide, l’inférieure plus longue trilobée.
Le lierre terrestre croît abondamment en France et se rencontre surtout dans les buissons, les fossés et le long des murs. Sa saveur est chaude 'et amère, son odeur aromatique et pénétrante. Ces propriétés résultent de la présence d’une huile essentielle, de même que. pour les autres labiées. Celte plante a été vantée comme spécifique dans une foule d’affections, surtout pour la phthisie, les maladies du cerveau, des reins et de la vessie, mais le succès ne justifie nullement ces trompeuses promesses. Aujourd'hui le lierre terrestre est journellement employé avec un avantage réel dans les catarrhes pulmonaires chroniques, quand il n’y a pas trop d’excitation . La partie usitée de la plante sont les feuilles, dont on fait une infusion à la manière du thé. j. b.
ligament (anat.) s. m. (du latin ligare, lier, attacher). On appelle ligaments les faisceaux ou les lames de tissu fibreux qui unissent les surfaces contiguës des’ os et concourent avec cellesci à former les articulations. (V. ce mot. )
Leur trame est formée par des fibres bien apparentes dirigées en différents sens, tantôt irrégulièrement disposées et s’entrecroisant, le plus souvent régulières et placées parallèlement : leur couleur est grise ou blanche avec un brillant argentin toul-à-rait remarquable. Les fibres du tissu ligamenteux sont très-fortes, très-solides, très-résistantes, peu élastiques dans l’état frais, se prêtant difficilement à une distension brusque, d’où les ruptures qui accompagnent ordinairement les violences dont les articulations sont le siège .(Y. Luxation). Cependant ces cordons fibreux
cèdent à des efforts lentement répétés, c’est même sur cette propriété que se fonde l’action des machines orthopédiques dans le redressement des difformités, des ankylosés, etc... Leur contraction est tout-à-iait insensible, mais ils ont une remarquable tendance à revenir sur eux-mêmes. Dans l’état sain , ils ne reçoivent pas l’influence des irrilans chimiques, mais ils sont très-sensibles à l’action des efforls mécaniques, pincements-, torsions etc... Dans l’état morbide leur sensibilité est souvent portée au point d’occasioner des douleurs très-vives.
Les ligaments sont tantôt épanouis en membranes, tantôt resserrés en cordons fasciculés; les premiers constituent les Capsules fibreuses, les second les Ligaments proprement dits. Ils offrent ceci de commun, 1» qu’ils se confondent de part et d’autre avec le périoste (Y. ce mot), qui revêt les deux os dont les extrémités forment l’articulation; 2° qu’ils sont formés en grandes partie de fibres longitudinales; 3» et que la plupart du temps ils sont fortifiés par leur union avec d’autres tissus. Ainsi bien souvent des tendons (extrémités fibreuses dès muscles) viennent s’étaler sur les capsules articulaires dont l’épaisseur se trouve ainsi augmentée.
Un tissu cellulaire plus ou moins abondant lès enveloppe à l’extérieur et pénètre entre lès faisceaux de fibres et les fibres elles-mêmes. Il y a aussi de la graisse, ce dont on s’aperçoit en les faisant sécher. Quant aux vaisseaux sanguins, leur nombre n’est pas partout le même; je ne sache pas qu’on y ait distinctement constaté des filets nerveux.
Les maladies des ligaments n’offrent rien de spécial, ce sont celles des articulations dont ils font partie : ainsi, pour les détails pathologiques, Voyez Articulations, Goutte , Rhumatisme, Tumeurs blanches. E. B.
ligature ( chir .) s. m. ( ligatura , de ligare lier.) C’èst un cordonnet ordinairement formé par la réunion de plusieurs brins de fil ciré, et avec lesquels on étreint soit une tumeur que l’on veut faire tomber en gangrène, soit un vaisseau dans lequel on veut arrêter la circulation. Par extension le nom de ligature a été donné à l’opération elle-mêtne. Voyez; pour les détails, Anévrysme, Plaie, Loupe, Tumeur. J. B,
ligne (anat.)s. m. linea. Nous n’àvons pas ici •à nous occuper de la ligne des géomètres qui est supposé sans largeur et sans épaisseur. En anatomie, on appelle ligne blanche une bande fibreuse qui s’étend de la partie inférieure du sternum au pubis et partage le ventre en deux moitiés égales, elle se dessine à l’extérieur par un sillon au milieu duquel est l’ombilic. La ligne médiane est une ligne imaginaire qui est supposée diviser verticalement le corps en deux moitiés latérales. J. B.
lilas (bot,) s. m. Syringa vulgaris. Diandriemonogynie Linn. famille des jasminées Juss. Cet arbrisseau, qui faille charme, de nos bosquets, est originaire de l’Orient. 11 s’élève ordinairement à
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